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05

Chapitre 5 : Une battante, quoi qu’on dise.

“ Non ce n’est pas simplement une gifle, non ce n’est pas de ta faute. tous les jours des femmes meurent sur les coups de la violence conjugale. La honte doit changer de camp mesdames. N’hésitez pas à #BalancezVosPorcsSvp” A.

*********Aïcha**********

Je me suis rendue au commissariat, pour déposer une plainte contre le mari de ma sœur, afin d’avoir remboursements et surtout pour que ce salopard paye pour ce qu’il a fait à ma sœur.

J’ai remis tous les papiers. Le monsieur qui a enregistré ma plainte m’a dit que j’ai un dossier en béton, mais que ce n’est pas à moi de déposer cette plainte. J’ai beau lui expliquer que ma sœur est actuellement hospitalisée et que pour le moment, elle ne peut pas se déplacer, mais rien.

Au final il m’a donné un document me demandant de le faire signer par ma sœur et de le ramener. Je reprends un taxi moto et retourne à la clinique.

Je vois qu’Aminata est réveillée, Nathan m’a frappée la dernière fois mais l’état dans lequel se trouve ma sœur, je n’avais jamais vu ça. Je libère widdad et prends place à côté d’Aminata, qui pleure en silence. Je lui donne un mouchoir et je vais décrocher le petit miroir qui est accroché dans les sanitaires de la chambre et je reviens le brandir devant elle.

Moi (lui présentant le miroir) : regarde toi mina, peut être que si c’est moi qui te dis comment tu es, tu ne t’en rendras pas compte. Alors, regarde-toi dans le miroir. C’est ce que tu veux faire de ta vie ?

Mina (pleurant) : ....

Moi (m’énervant) : il n’y a même pas deux mois, je suis venue te récupérer avec widdad dans un état presque identique à celui-ci. Je suis allée faire un tapage chez ton salopard de mari. Je t’ai dit de rester à la maison et qu’au moins, il vienne lui-même te chercher. Mais à peine tu étais guéri que tu as couru là-bas, comme si tu avais le feu aux fesses. Regarde-toi Aminata. Si tu ne penses pas à toi-même, pense à tes enfants. Tu sais comment ils font, depuis hier que tu es ici ? Tu le sais ? Tu n’as pas pitié de nous ? De widdad, surtout. De toutes les façons, je sais que vous dites que moi c’est l’argent de mes fesses, donc c’est de l’argent facile. D’accord, je ne vais pas vous faire une leçon sur comment c’est plus difficile de gagner l’argent ,de cette manière. Mais tu n’as pas pitié de widdad ? Elle va laver les habits et même les caleçons puants des gens, elle va récurer les toilettes des autres personnes, pourtant elle ne fait jamais aucune économie. Pourtant elle est toujours dans des habits qu’elle avait depuis le temps de mathusalem, c’est-à-dire qu’elle n’utilise pas son argent sur elle. Tu n’as pas pitié de ta petite sœur, qui chaque fois doit verser son argent dans des histoires comme ça, en plus de nourrir tes enfants, que tu envoies chez maman tous les midis ?

Mina (pleurant de plus belle) : …..

Moi (lui présentant le document de la plainte) : Signe-moi ça.

Mina : c’est quoi ? Tu sais que je ne sais pas lire.

Moi : C’est une plainte, que je veux déposer contre l’imbécile qui t’as mis dans cet état. Je ne peux pas le faire, parce que ce n’est pas moi la victime.

Mina : …..

Moi : mina je n’ai pas tout le temps, il faut que je retourne là-bas, avant la fermeture, alors prends ce stylo et signe-moi ce document et qu’on avance.

Mina (reniflant) : ….

moi (douce) : écoutes moi, je sais que c’est difficile mais il faut le faire. dénoncer cet homme aujourd’hui c’est faire un pas pour que ces genres d’hommes soit mis en état de nuire. Pour qu’un jour ta fille n’ait pas à subir le même sort que toi.

Mina (pleurant) : Je ne peux pas faire ça, Aicha.

Moi : tu ne peux pas faire quoi ? Écoute mina, il faut que cet homme prenne conscience de ce qu’il fait, sinon il ne s’arrêtera pas. Tu aurais pu mourir hier.

Mina : tu sais, Fatao n’est pas méchant. C’est juste quand il boit, que sa colère dépasse sa bonne foi et en plus…

Moi (la coupant) : mina tu vas signer ce papier oui ou non ? Parce que ce que tu me racontes là, ce n’est pas la première fois. Tu es la digne fille de ton père et de ta mère. Pour faire des discours, vous êtes forts.

Mina : ce n’est pas ça. Cette fois c’est ma faute. La sauce était trop liquide. Il ne restait pas beaucoup de sauce pour nous et les enfants. Donc j’ai rajouté de l’eau dessus, j’ai rajouté du sel et j’ai fait de la pâte de maïs pour l’accompagner. Je n’avais pas d’argent pour faire une autre sauce, ni pour acheter de la viande. Je n’aurais pas dû faire ça. Car je savais que Fatao n’aime pas quand la sauce est liquide et surtout il déteste manger sans viande.

Moi (riant nerveusement) : tu aurais dû faire quoi alors ?

Mina : j’aurais dû laisser la sauce pour Fatao et envoyer les enfants manger chez maman. En revenant, ils allaient me rapporter un peu de nourriture.

Moi (choquée) : tu t’entends parler ? Déjà qu’on ne peut pas douter en te voyant physiquement, que tu sois la fille de Azia ; quand tu ouvres ta bouche, on sait de quel CON tu es sorti. Tu préfères servir à manger à ton vieil imbécile et laisser tes enfants qui ont respectivement 9 et 6 ans, marcher le soir depuis ton quartier jusque chez maman pour manger et te ramener à manger.

Mina : ils connaissent le chemin. Ils sont très intelligents, l’ainée sait qu’il doit tenir la main au petit et ils savent qu’ils ne doivent parler à aucun inconnu

Moi (passant la main sur mon visage) : eh Allah ! Comme j’ai dit, tu es la fille d’Azia. Les chiens ne font pas les chats. Chaque fois que tes enfants viennent à midi, c’est Widdad qui les lave, et c’est moi qui paye un zemidjan (taxi moto) que je connais et c’est lui qui te dépose les enfants à chaque fois.

Mina : oui, ils me l’ont dit.

Moi : aminata je n’ai que 22 ans. Widdad en a 25. Nous sommes tes petites sœurs. Je suis fatiguée de gérer toute une famille, comme si j’étais le parent et vous les enfants. Tu as déjà vu les mains de widdad ? La dernière fois, elle a même eu un panaris, à force de tremper les mains dans l’eau pour laver les vêtements des autres personnes. Mais, j’aurais beau t’expliquer tout ça, je sais que cela ne sert à rien. C’est toi qui es plus amoureuse que l’amour. Et comme c’est la vie que tu as chois,i je vais fermer ma bouche dorénavant. Toutes les fois que tu seras dans cette situation et qu’on nous appellera, je viendrai je n’ai pas le choix. Je ferai de mon mieux. Mais si un jour c’est trop tard, je viendrai ramasser ton corps et tes enfants. Sur ce point, je n’ai pas de soucis à me faire. Tu es de confession musulmane. Je ne vais pas m’en faire, sur le prix du cercueil et tout le tralala. Ce sera rapide. Je suis sûr que ta mère à un linge blanc, dans ses affaires. On va t’emballer dedans et on ira te mettre à ta dernière demeure. Nous allons pleurer, mais nous allons nous en remettre. Azia ne sera pas la première à perdre une fille, encore moins la dernière. Tes enfants ne seront ni les premiers ni les derniers à perdre une mère. Hassan ? Ne parlons pas de lui; s’il se pointe à ton enterrement, ce sera par obligation, car toi et moi savons en réalité qu’il n’en a rien à foutre. Après il ira prendre une bière bien glacée et la vie continue. Chaque année à a la date de ta naissance, et de ton décès, on se rappellera de toi. Ta mère lancera un soupir et quelques larmes. Nous également. Et avec le temps, le temps fera ce qu’il sait faire le mieux. Apaiser les douleurs et guérir les blessures. La cicatrice restera à jamais mais le temps aura passé. Tu ne seras qu’un souvenir. Je tâcherai de ne pas d’oublier que cela a été ton choix. Un choix que tu fais tous les jours, en âme et conscience. Cela me permettra de rester forte et de ne pas me sentir coupable. Cela me fera moins mal, parce que je me dirai que c’est bien ta volonté. La vie continuera avec ou sans toi. Le soleil se lèvera, avec ou sans toi. Le temps ne va pas s’arrêter, parce qu’Aminata Diallo n’est plus. Même si Azia, ou tes enfants voudront arrêter le temps, et bien ils ne pourront pas. Ils seront obligés d’avancer, que ce soit dans la douleur, dans la joie, dans la tristesse ou dans les larmes, tant que le soleil se lèvera, ils seront obligés de se lever également. Malheureusement ou heureusement c’est ça la réalité de la vie.

Je ne sais même pas à quel moment, les larmes ont commencé à couler de mon visage. Je les ai essuyés rageusement, je ne veux plus pleurer pour des conneries. Je range le document au fond de mon sac et je suis allée me laver le visage.

Après ça, plus aucun son n’est sorti de ma bouche, jusqu’au retour de widdad qui est arrivée avec toute la famille. Je partais, quand le docteur a fait son entrée.

Widdad : docteur comment va-t-elle? elle pourra sortir quand?

Docteur : elle a eu beaucoup de chance. Ça aurait pu être pire. Mais nous allons la garder en observation encore 4 jours.

Moi : Quoi ? Non docteur. Il faut qu’elle sorte demain. Elle pourra poursuivre les soins à la maison car les frais d'hospitalisation nous reviennent trop chers

Docteur : ce n’est pas prudent, vu son état. C’est déjà une chance, qu’elle n’ait pas perdu le bébé. Il vaut mieux qu’on la garde, afin d’éviter des complications surprises.

Moi (dépassée) : ah parce que madame que est enceinte ? Aminata tu es enceinte ?

C’était plus, que ce que j’aurais supporté. Je voulais laisser cette affaire, mais non ce n’est pas possible. Si je ne peux rien faire légalement et bien je vais faire justice moi-même.

Je me casse de là et vais dans le quartier de dékon voir un jeune que je connais et qui me rend souvent service, contre quelques sous. Je ne connais pas son vrai prénom, mais il se surnomme alfa. Pourquoi, je ne saurais vous dire. Je descends du taxi moto et je le vois en train de fumer. Il est toujours dehors lui. Il s’approche de moi

Alfa : n’sa ke mkpô ya mou fô ye (littéralement ça veut dire grande sœur quand je te vois là je t’ai ramassé mais en gros ça traduit qu’il a de la chance de me voir) j’ai tellement faim depuis ce matin

Moi (le taquinant) : alfa, alfa… tu n’as rien mangé mais « ole tou zoa ya » (mais tu fumes quand même)

Alfa : n’sa (grande sœur) tout ça là c’est la galère. Comment tu vas ?

Moi : ça ne va pas alfa. Je lui raconte un peu l’histoire de Mina

Alfa : n’sa la femme c’est une bénédiction pour le monde personne n’a le droit de lever la main sur elle. Je te suis où tu veux quand tu veux on va enlever l’envie de toucher une femme à ce fils de pute à jamais

Je lui donne un billet de 2000 francs et lui donne rendez-vous pour ce soir à 21h dans le quartier d’Adewi où vit Fatao.

Quelqu’un même qui s’appelle Fatao tu vas te coucher sous lui pourquoi ? Même son prénom te dit : attention, attention.

Je retrouve alfa à 21h30 je suis même en retard il m’attendait

Moi : excuse-moi alfa je suis en retard, je vois que tu es accompagné

Alfa : Ce n’est pas grave n’sa. Je te présente diablo. Comme je t’ai dit celui qui touche une femme nous douche personnellement ou bien Diablo ?

Diablo : yeah

Moi : tant mieux alors

Nous rentrons dans la maison et je retrouve la voisine

Moi : bonsoir tata

Voisine : bonsoir ma fille, hmmm ta sœur va mieux, je n’ai pas eu le temps de revenir à l’hôpital pour voir comment elle va. Dieu est mon témoin que c’est tout ce que j’ai comme argent que j’ai utilisé pour l’amener à l’hôpital en taxi et ramener les enfants chez vous

Moi : c’est déjà beaucoup, tata. Je n’ose pas imaginer ce qui serait arrivé si vous n’aviez pas fait ça. Vraiment merci beaucoup. Dis- moi fatao est là ?

Voisine : oui il est rentré je lui ai demandé des nouvelles de ta sœur, il m’a dit que même si elle meurt ça lui est égal. Fatao est trop méchant. Les jours où il ne frappe pas Aminata dans cette maison, on peut les compter du bout des doigts. Parfois en pleine nuit il la met dehors et c’est chez moi qu’elle dort. J’ai essayé de lui parler rien, même les autres voisins aussi. Il s’est même battu avec l’un d’entre eux parce qu’il voulait défendre ta sœur. Et le pire c’est que tout le monde est fatigué de l’affaire de ta sœur. Chaque fois on prend sa défense mais après elle défend son mari. Donc personne ne veut plus se mêler de leurs affaires

Moi : en tout cas merci voisine, je vais lui régler son histoire aujourd’hui

Voisine (regardant alfa et diablo) : ne fais pas de bêtises ma fille ne te salit pas les mains. il n'en vaut pas la peine

Moi : non tata, nous n’allons pas le tuer. Nous allons lui donner juste une correction. Prochainement il évitera de lever la main sur une femme encore moins une femme enceinte

Voisine : quoi ? Aminata est enceinte ? Mais cet homme est malade ? Frappez-le, frappez le bien. Yakametô (insulte en mina et je ne sais pas comment traduire)

Moi : ne t’inquiète pas tata. Assure-toi juste que personne ne vienne le sauver

Voisine : pour ça seulement ne t’inquiète pas. La seule personne qui se mêle encore des histoires de cet homme c’est moi et c’est à cause de ta sœur. Sinon, même si il y a le feu dans cette chambre aucun voisin de cette cours n’aidera Fatao

Moi : tant mieux alors

Je demande à alfa et diablo de m’attendre dehors et je rentre dans la chambre où le bon monsieur est assis devant une bouteille de sodabi (boisson locale avec le taux de pourcentage d’alcool inconnu ou avoisinant 100%) et qui comptait des billets de 10 000 qu’il cache directement sous l’oreiller à côté en me voyant

Fatao : tu crois que c’est un poulailler ici ? Et que tu peux rentrer et sortir comme tu veux ?

Moi : tu as raison ce n’est pas un poulailler. Il y a plus de salubrité dans un poulailler qu’ici

Fatao : tu contrôle ton langage avec moi je ne suis pas ton égal

Moi (sortant les factures de mon sac) : voilà les factures de ta femme. Nous avons dépensé presque 70 000 francs. Tu vas me les rembourser tranquillement et je m’en vais

Fatao : mais qu’est-ce que j’en ai à foutre de vos dépenses. C’est vous avez voulu l’amener à l’hôpital au lieu de lui acheter 2 comprimés de #gnagan po bolou et 2 comprimés d’ #agbapoumé (ce sont des médicaments génériques d’étalages avec une provenance inconnu et des modes de fabrications douteuses ; ce sont des antidouleurs qui fonctionnent quand même mais les effets secondaires ne sont pas connus). Si c’est parce que tu m’as vu compter de l’argent sache que ça fait 3 putains d’années que j’économise pour m’acheter une moto. Et je ne suis même pas au tiers de ce qu’il faut.

Moi (calmement) : je ne vais pas me répéter donne-moi l’argent et je m’en vais comme je suis venue

Fatao : sinon quoi sale pute, à te pavaner dans des habits de prostitué. Tu crois que tu me fais peur ? Ou tu crois que je ne sais pas ce que tu fais comme boulot ? Fille de trottoir que tu es

Moi (rigolant): encore ce même discours. Ce que tu dis je l’ai déjà écouté 873 fois et le résultat reste le même : ça ne me fait ni chaud ni froid. Alors je te laisse imaginer quand le même discours sort de la bouche d’un sous-homme comme toi !

Fatao (blessé dans un égo) : qui est sous homme ?

Moi (hurlant): mais c’est toi batard ? Tu crois que j’ai peur de toi ? Sous homme aujourd’hui, sous homme demain, sous homme après demain et jusqu’à l’éternité. Sinon tu ne peux pas vivre dans une même pièce avec femme et enfants et en plus lever la main sur elle. C’est toi qui n’a rien mais c’est toi qui frappe les gens. Espèce d’incapable

Fatao (s’approchant dangereusement vers moi) : répète un peu

Moi (crachant sur lui) : dépotoir que tu es. C’est ce que tu sais faire non? Gonfler tes muscles sur les femmes ou bien ? Aujourd’hui tu vas confirmer le code.

Fatao(m’agrippant le bras) : impolie tu feras moins la maligne quand je t’aurais refait le portrait.

Moi (criant) : Alfa, diablo

Alfa et diablo rentre dans la chambre et le tiennent fermement. Je soulève l’oreiller et ramasse tous les billets que je trouve.

Fatao (me suppliant) : aicha je t’en supplie c’est l’argent de toute ma vie. S’il te plait tu ne peux pas me faire ça. Je te promets que je ne toucherai plus ta sœur, je ferai tout ce que tu veux mais s’il te plait ne fais pas ça.

Moi : tu vas pourtant me regarder faire ça. Comme tu sais te battre, tu vas pouvoir le faire avec des hommes.

Fatao (regardant alfa et diablo) : non, non, non Aicha je t’en supplie à cause de Dieu.

Moi : je t’avais dit que tu étais un sous homme tu chiales comme un bébé devant des hommes comme toi. Mais sur ma sœur tu bombes le torse comme pas possible. Quand je te disais que tu allais confirmer le code, c’était une promesse. T’inquiète pas ce sera juste pour 5 minutes, ou 10 je n’ai pas encore décidé

Je sors de la chambre et compte les billets. Il y a au total 93 000 F. je vais rejoindre la voisine

Moi (lui tendant un billet de 10 000) : tenez tata merci encore

Voisine : mais non aicha ! Non seulement cet argent dépasse ce que j’ai dépensé, je ne l’ai pas fait pour être remboursé

Moi (insistant) : tata je n’ai jamais dit que je te remboursais. Je te le donne de bon cœur c’est tout. On va dire pour service rendu à la nation!

Voisine (rigolant) : merci ma fille que le Dieu que j’adore te le rende au centuple

Je ne réponds pas parce que je ne crois plus trop en Dieu. Si ces bénédictions marchaient réellement ça fait longtemps qu’on aurait quitté cette vie de merde.

Ma mère, widdad et aminata ne rate aucune prière pourtant on est toujours à la case de départ. Et s’il y a avait un point avant le point de départ je suis sûr que c’est là où nous serions.

Comme la voisine l’avait dit, malgré les cris de Fatao aucun voisin qui partage la cours de cette maison n’a demandé ce qui se passait dans cette pièce.

J’appelle alfa et diablo, je leur donne un billet de 10 000 à partager et je rentre chez moi. J’avoue que l’envie d’aller voir l’infirmier et le supplier que n’ai que 70 000 m’a pris mais au lieu de ça le lendemain je me suis rendue à l’hôpital et j’ai remis 70 000 à widdad pour les soins de Mina et les besoins de la maison. Je n’ai gardé que 3000 et les petits reliquats de la veille.

J’ai vu Mina mais je n’ai même pas répondu à son bonjour. Je suis repartie comme je suis venue. Je n’ai pas envie d’écouter des conneries, je reste donc dans mon coin.

*********Nathan*********

Moi : je leur dirai de te filer le contrat. Ça sera un coup de pouce. Fait leur un travail en béton et après ça ta pub se fera toute seule tu verras

Michel : tu peux compter sur moi. Dis-moi comment va maman ?

Moi : pffff. Tu ne veux pas la récupérer un peu s’il te plait ? Même si c’est pour deux semaines. Ça fera des vacances à Emilie

Michel (rigolant) : moi ça ne me dérange pas mais c’est elle-même qui ne voudra pas. Vanessa n’est pas comme Emilie tu la connais. Comme elle le dit souvent pour elle ne reste pas à l’étranger. Elle a beaucoup de monnaie donc pas de crédit chacun prends la monnaie de sa pièce en même temps

Moi (dépassé) : Emilie n’en peut plus, elle pleure à chaque fois et me demande même de déménager

Michel : mais pourquoi tu ne reloges pas maman et les filles ailleurs ? Tu fais souffrir Emilie pour rien. Toi et moi nous savons que Mme Agbodjan Madje ne changera pas.

Moi : tu veux qu’elle aille raconter partout que je l’ai chassé de chez moi ?

Michel : mais tu t’en fou pose lui des limites, elle doit respecter Emilie c’est la moindre des choses.

Je m’apprêtais à lui répondre mais j’entends des cris, des bruits de pas puis m’apporte s’ouvre en fracas sur Aicha et ma secrétaire qui la suit

Secrétaire : désolé monsieur, je lui ai dit qu’elle ne pouvait pas rentrer mais elle n’a rien voulu entendre

Moi : ne t’inquiète pas je m’en charge retourne à ton poste

Aicha : oui c’est ça retourne à ton poste

Moi : tu la fermes ! Tu es malade ici c’est mon lieu de travail tu n’as pas à débarquer ici comme ça

Aicha : je peux te parler en privé s’il te plait ?

Moi : non merci tu dégages

Aicha : nath, ça fait longtemps que j’essaye de te joindre. Ta secrétaire m’envoie chier tous les jours au téléphone et quand je viens ici elle me dit que tu n’es pas là alors que je sais que c’est faux

Moi : et tu n’as toujours pas compris le message ? Je ne veux plus rien à voir avec toi Aicha donc tu vas ressortir d’ici comme tu es venu sinon je t’appelle la sécurité

Aicha (choquée) : nathan donc tu as finis de me coucher dans toutes les positions dans les hôtels et même dans ta maison et tu veux me jeter comme ça sans préavis ?

Moi (riant) : préavis ? Il faut un préavis pour te dire qu’on ne veut plus de ton trou ? Madame je ne veux plus te bai***. Ce n’est pas forcé.

Aicha : ok, je suis enceinte

Moi : d’accord maintenant sors de mon bureau

Michel (rigolant) : madame on connaît cette technique, elle est plus vieille que le monde. Et si ça marche encore sur certains hommes c’est tant pis pour eux

Aicha (hystérique) : mais vous vous prenez pour qui, des chiens que vous êtes. Vous pensez que je suis comme vos pétasses ? Je suis enceinte si tu ne me crois pas tu viens avec moi chez le gynécologue. En attendant je ne bougerai pas d’ici tant que tu ne me diras pas que tu vas prendre tes responsabilités.

Moi (décrochant le fixe) : oui, tu peux dire au service de sécurité de venir me dégager quelque chose s'il te plait?

Michel : tu n’as pas besoin de sécurité laisse-moi te la virer en deux secondes

Les gars de sécurité rentrent et soulèvent aicha qui se débat comme une folle

Aicha (hurlant) : tu me verras passer Nathan, tu verras que ce n’est pas tous les Cons qu’on bai**. Je serai ton terminus

Moi (aux gars de la sécurité) : je ne veux plus que cette fille ait accès à cet immeuble…

P.S: je parle de sujet assez sensible qui me tient à vraiment à cœur. Les statistiques montrent que les chiffres des violences conjugales ne font qu’augmenter. Les premières victimes sont les femmes.

* Illustration photo: Aicha

** Crédit photo : Meagan Good

*** #XoXo #Afi

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