L'affaire de terrain
•• PRÉCÉDEMMENT ••
“La réaction de König a vraiment étonné beaucoup de personnes, y compris ma mère et moi.”
•• ANGÈLE ••
La façon dont les pleurs de cette sorcière m’énerve, hum ! Ah oui, Micheline m’énerve tellement. Mon intuition n’arrête pas de me dire que c’est elle qui a tué son mari afin de pouvoir se mettre en relation avec le mien. Pourquoi ? Tout juste, parce que mon mari est le plus riche dans la famille. Dans tous les cas, je ne pourrai pas me laisser faire.
Son fils, le benjamin, pleure d’une manière très indescriptible au cimetière, on dirait que c’est quelqu’un qui l’a tapé violemment. À cause de lui, on a tellement duré au cimetière avant de se rendre à la maison.
_ Maman, quand est-ce que papa aussi va mourir ?, me demande ma fille, Victorine.
Je suis très peureuse et choquée par la question de ma fille. Elle est folle ou quoi ? J’ai tellement envie de taper sur sa bouche, mais je me suis finalement dite qu’elle est toujours innocente. Merde, malgré tout, je l’aime toujours hein ! Ah oui, Vianney me rend très triste des fois, mais il demeure toujours mon diamant sucré.
Nous sommes tous bien arrivés à la maison et moi, je vais devoir partir avec ma fille. Bien avant qu’on ne parte, mon mari est venu nous voir.
_ Alors, comment la cérémonie funèbre a été passée ?
_ Chéri, arrête de me poses des questions inutiles ! À quoi ça sert de répondre à cette stupide question ? Tout a été passé comme prévu non ? Ou bien ?
_ Hum, c’est toujours toi ! En tout cas, moi je suis très content, car on n’a pas vraiment fait beaucoup de dépenses, me dit-il en souriant bien.
_ La façon dont tu souris, on dirait que tu vas gagner beaucoup de bénéfices après les funérailles, n’est-ce pas ?
_ Toi-même tu verras tout.
En tout cas, moi aussi je vais profiter pour changer ma voiture. Les funérailles sont devenues des commerces dans ce village, donc tout le monde en profite pour se faire de l’argent. Surtout, les hommes de la famille endeuillée touchent la plus grande partie des bénéfices. Heureusement, mon mari est le seul homme dans la famille, donc tout se passera bien.
_ Victorine, attends-moi ici, j’arrive !
_ Maman, où vas-tu ?
_ Je vais discuter avec Micheline.
_ D’accord !
Vu que mon mari est l’organisateur des funérailles de son frère, il n’est pas surplace, car il est très surchargé. J’ai demandé quelques unes informations sur Micheline et on m’a montré la chambre dans laquelle se trouvent elle et ses enfants.
_ Madame, j’aimerais bien vous encourager pour la suite des évènements. Ça va aller.
_ Merci beaucoup !
_ Je pars comme ça, donc prenez soin de vous !
_ Ok merci !
Je me suis tournée le dos pour sortir de la chambre et dans un instant, une idée m’est arrivée. Malgré tout, je n’ai pas le choix. Je dois l’avertir pour bien maintenir mon foyer.
_ Eh, s’il vous plaît madame, soyez très forte pour ce que je vais vous dire !
_ Hum, il s’agit de quoi ?
_ Bref, c’est juste pour te dire de ne pas t’approcher de mon mari. Il est à moi et sera toujours…
Je n’ai pas pu terminer ma phrase, puisque le fils ainé de Micheline ne m’a pas laissé parler. Ce petit est tellement agité hein. En tout cas, on verra la suite de ce qu’il a commencé.
_ Allons-y !
_ Maman, qu’est-ce que tu as ?
Tout ce que ma fille me demande, je ne lui réponds même pas. Ce petit m’a vraiment embêté, mais je saurai quoi faire avec lui. On dirait qu’il serait peut-être plus méchant que son défunt père.
_ S’il te plaît Victorine, je suis au volant, donc on va bien discuter, une fois, arrivées à la maison !
_ En tout cas, comme tu le veux !
Elle est toujours compréhensible et c’est ce que j’aime bien chez elle. Vraiment, ma fille est une grande bénédiction pour moi.
Une semaine plus tard.
•• VIANNEY ••
Pour le moment, je ne sais pas comment remercier mon défunt frère. Grâce à lui, les villageois me respectent encore plus à cause de l’argent. Franchement, les funérailles de mon frère sont les plus folles dans ma vie. Même celles de mes deux parents n’étaient pas comme ça. Ah oui, mon frère même peut en témoigner là où il est en ce moment.
Une semaine après les obsèques, je me suis rendu chez le chef du village afin de le remercier. Si tout était bien passé, c’était grâce à lui, donc il me faut une reconnaissance envers lui.
_ Bonjour monsieur Samuel !
_ Mon petit, on dirait que tu grossis bien après les funérailles de ton frère hein.
_ Tu as bien vu.
_ La façon dont on adore les cérémonies funéraires dans ce village, hum ! Seul Dieu qui le sache !
_ Vu que cela nous permet d’être un peu libre financièrement, on doit l’adorer non. J’attends avec impatience le jour de ton départ pour organiser une grande fête.
_ Imbécile !
Le chef est un peu fâché contre moi, mais je ne le regarde même pas, car je suis très honnête avec lui. Je suis le plus riche du village, sur ce, personne ne m’empêchera d’organiser ses funérailles. Franchement, il y a un secret dans ça, mais les gens ne le savent pas. Dans les années à venir, je vais sûrement mettre en place une structure qui s’occupera des funérailles des gens. J’imagine en même temps ce que je vais gagner avec ce projet.
_ Dis-moi ce que tu penses de la veuve et ses enfants !, me demande le chef.
_ Je compte acheter un terrain à eux.
_ Un terrain ? Ce serait une terre cultivable ou quoi ?
_ Non, mais toi aussi ! Je parle d’un bon terrain pour la construction.
_ Après cela, tu en penses quoi encore ?
_ Je suis un homme, elle est une femme. Je te laisse imaginer la suite.
Le chef se met à sourire et moi-même j’ai compris qu’il m’a bien capté. Après avoir échangé avec lui, je me suis retourné à la maison. Je dois beaucoup discuter avec Micheline sur quelques sujets très importants. C’est le bon moment de lui faire savoir qu’elle deviendra ma seconde femme. Elle veut ou pas, elle ne pourra jamais désobéir la tradition.
Quelques minutes après, je suis bien arrivé chez ma future femme. La façon dont elle rayonne ce jour, ça me donne une grande envie de l’embrasser, mais c’est impossible. Je dois aller étape par étape.
_ Micheline, j’aimerais te demander quelque chose.
_ Je t’écoute.
_ Où aimerais-tu que je t’achète un bon terrain ?
_ Un terrain ? Qu’est-ce que je vais faire avec ça ? Monsieur, je suis désolée, je n’ai pas besoin de ton terrain. Merci !
_ Hum Micheline, je te comprends, mais ne t’inquiètes pas ! Moi-même je vais vous construire une très bonne maison là-dessus.
_ Je dis bien, je n’ai pas besoin de ton terrain.
Sûrement, cette femme est en train de Iire mes pensées. En tout cas, moi j’ai la foi qu’elle finira par être ma femme.
À suivre….
