chapître 02:ma belle mère mon fardeau
Aminata (ravie) :
— Sérieusement ? C’est une super nouvelle ! Mais je dois demander la permission à mon patron…
Malick :
— Ne t’inquiète pas, j’ai déjà pris soin de tout ça. Quant à moi, en tant que PDG, j’ai demandé à Issa de gérer l’entreprise pendant mon absence. Toi, tu n’as qu’à préparer nos affaires pour demain.
Aminata :
— Je manque de mots. J’avais vraiment besoin de ces vacances…
Malick :
— Et on en profitera à fond !
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Le lendemain – Lycée
Kadi regardait des vidéos sur son téléphone quand un jeune homme l’interpella :
Lui :
— Je t’ai appelé plusieurs fois, tu ne réponds pas. Si c’est à cause de ce qui s’est passé l’autre jour, je suis désolé.
Kadi éteignit son téléphone et le regarda droit dans les yeux.
Kadi :
— Tu sais quoi ? Tu ne sers à rien. Ces petits moments passés avec toi m’ont prouvé que tu n’as aucun avenir.
Lui (choqué) :
— Kadi… C’est à moi que tu parles ainsi ?
Kadi :
— Non, je parle à ta tête ! Retiens bien ceci : un homme sans argent ne mérite pas une femme comme moi — belle et intelligente.
Elle se leva pour partir.
Lui (menaçant) :
— Tu seras à moi, de gré ou de force. Je te le promets…
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Domicile Diallo
On frappa à la porte. Aminata alla ouvrir et fut surprise de voir sa belle-mère. Elle la salua poliment, mais la vieille femme entra sans répondre.
Mère Yaye alla s’asseoir directement sur le canapé, regardant Aminata droit dans les yeux :
Mère Yaye :
— Où est mon fils ?
Aminata :
— Il est dans la chambre.
Mère Yaye :
— Alors, qu’est-ce que tu attends pour l’appeler ? Tu veux que je le fasse moi-même ?
Aminata :
— Le voilà justement.
Malick arriva, valises en main, et rejoignit sa mère.
Malick :
— Maman… Que fais-tu ici, si tôt le matin ?
Mère Yaye :
— Donc maintenant, venir voir mon fils est un problème ?
Malick :
— Non, ce n’est pas ce que je veux dire… Que puis-je faire pour toi ?
Mère Yaye :
— Je suis juste passée te voir. Ça fait longtemps.
Malick :
— Mais on s’est vus la semaine dernière !
Mère Yaye :
— Que ce soit la semaine dernière ou la semaine d’avant, ça fait longtemps. Et puis, je vais passer la journée ici.
Malick :
— Malheureusement, ce ne sera pas possible. Ma femme et moi partons en voyage pour deux semaines.
Mère Yaye :
— Pas de problème. J’irai avec vous.
Aminata reçut un message du chauffeur : il était déjà devant la maison.
Aminata :
— Malick, le chauffeur est là. On doit partir.
Mère Yaye (féroce) :
— Toi, la femme stérile, tu ferais mieux de te taire.
Aminata, profondément blessée, quitta la maison sans rien dire.
Malick (énervé) :
— Maman, je t’ai déjà dit de ne jamais traiter ma femme de stérile ! Elle ne l’est pas.
Mère Yaye :
— Si elle ne l’est pas, alors elle est quoi ? Cinq ans de mariage, pas d’enfants, que des fausses couches. Elle est stérile, un point c’est tout.
Malick (furieux) :
— Un jour, elle te prouvera le contraire. Tu verras.
Il sortit sans un mot de plus.
Mère Yaye (marmonnant) :
— Elle est stérile. Point final.
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Quelques jours plus tard – Boîte de nuit
Aïcha sirotait un verre d’alcool en regardant autour d’elle.
Aïcha (pensant) :
— Toutes mes amies sont mariées ou fiancées. Moi, je n’ai rien. Ni relation, ni petit copain… Je vais mourir seule sans connaître l’amour. (Elle se mit à pleurer.)
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Restaurant
Kadi était en rendez-vous avec un homme marié.
Lui :
— Depuis qu’on est là, tu ne m’as même pas adressé la parole.
Kadi :
— Je vais te poser une question.
Lui :
— Je t’écoute.
Kadi :
— Qu’est-ce que ta femme a que je n’ai pas ?
Lui :
— Pourquoi cette question soudaine ?
Kadi :
— Je veux connaître ma place dans ta vie.
Lui :
— Ma femme est la titulaire. Toi, tu es ma maîtresse. Celle qui réchauffe mes os après le travail.
Kadi :
— Tu crois que ta femme sera heureuse d’apprendre qu’elle a une coépouse dehors ?
Lui :
— Elle ne le saura jamais. Ça fait plus de trois ans que tu es ma maîtresse.
Kadi :
— Tu as deux jours pour me donner 10 millions.
Lui :
— J’espère que tu plaisantes ?
Kadi (montrant des photos compromettantes) :
— Tu comprends ce que je veux dire ?
Lui (choqué) :
— Mais t’es folle ! Où veux-tu que je trouve cet argent ?
Kadi :
— Ce n’est pas mon problème.
Lui :
— Est-ce que ta sœur est au courant de ce que tu fais ?
Kadi :
— Est-ce que ta femme sait qu’elle a une coépouse dehors ? Bien sûr que non. Donc tais-toi. Je te souhaite une excellente soirée.
Lui :
— Tu n’oseras pas… Tu sais de quoi je suis capable.
Kadi (lui montrant le numéro de son épouse) :
— Essaie seulement, et tu verras.
Il tenta de l’arrêter.
Lui :
— S’il te plaît, ne fais pas ça…
Kadi :
— La prochaine fois que tu me menaces, je m’occuperai personnellement de toi.
Elle s’en alla, le laissant sous le choc.
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Devant chez elle
Kadi croisa son ex.
Lui :
— Kadi, je t’aime. Je suis prêt à t’épouser.
Kadi :
— S’il te plaît, je suis de bonne humeur. Ne viens pas la gâcher.
Il s’agenouilla, mais elle n’était pas touchée.
Kadi :
— Tu as de l’argent ?
Lui :
— Pas encore… Mais mon amour est sincère.
Kadi :
— C’est ton amour qui va me nourrir ? L’eau lave, mais l’argent nettoie. Ce n’est pas ton histoire d’amour qui va me remplir le ventre !
Plusieurs jours s’étaient écoulés. Aminata et Malick étaient de retour de leur séjour en Allemagne.
Un mois plus tard
Domicile des Koné
Aïcha était dans la cuisine avec sa mère. Elle l’aidait à préparer le dîner.
Maman Aïcha : Ça fait longtemps que je t’ai vue… Je pensais que tu nous avais oubliés.
Aïcha : Tu es ma mère. Comment pourrais-je t’oublier ? J’ai juste beaucoup de choses à faire en ce moment.
Maman Aïcha : Oh, ne me dis pas que c’est encore ce boulot à l’entreprise ! N’oublie jamais qu’une femme trouve sa vraie place dans un foyer.
Aïcha (s’en allant) : On se voit plus tard, maman.
Après son départ, sa mère se sentit mal. Elle venait de rappeler à sa fille qu’elle devait se marier à tout prix…
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Domicile des Diallo
En possession du double des clés, Mère Yaye fit irruption dans la maison conjugale d’Aminata et Malick, en leur absence. Elle y installa ses bagages comme si tout était normal.
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Au lycée
Les élèves étaient dans la cour. Kadi discutait avec ses copines lorsqu’un professeur l’appela.
Professeur : J’ai vérifié la liste des élèves ayant payé pour le devoir de la semaine prochaine. J’ai été surpris de ne pas voir ton nom.
Kadi s’approcha de lui et posa délicatement sa main sur sa joue, le caressant doucement.
Kadi (en suçant ses lèvres) : Comment pourrais-je payer un devoir alors que mon copain n’est autre que… mon professeur ?
Professeur (souriant) : Tu viens de dire exactement ce que j’aime entendre. Mais… que vas-tu me donner en retour ?
Kadi : Ne t’en fais pas. Je t’enverrai l’adresse dans quelques heures.
Professeur : J’ai hâte…
Kadi sortit de la salle, laissant le professeur dans un état d’excitation manifeste.
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Maison familiale des Diallo
Profitant de l’absence de leur mère, Adja avait désormais le champ libre pour faire tout ce qui lui plaisait. Elle était en direct sur TikTok lorsque son frère Doudou arriva et resta figé en la voyant.
Adja se rendit compte de sa présence et coupa le live.
Adja : Bon sang, tu veux quoi à la fin ? Tu n’as rien d’autre à faire que de me fixer ?
Doudou : Adjatou, tu es malade ou tu cherches les problèmes ?
Adja : Non mais t’es cinglé, ou même pire, stupide. Tu vois pas que j’étais en live ?
Doudou : Peut-être… Mais au moins, ce n’est pas moi qui vais avoir des problèmes quand maman reviendra.
Adja (souriant) : Doudou Diallo, je t’annonce que la femme qui nous a mis au monde, celle qu’on appelle Yaye Souleymane Diallo, est actuellement chez notre cher frère Malick. Donc, à nous la liberté !
Doudou : Répète un peu ça, j’ai mal entendu.
Adja le gifla, puis retourna s’asseoir.
Doudou (calme) : Au lieu de me gifler, tu aurais pu juste me dire ce que je voulais entendre.
Adja : Maman est chez Malick. Et connaissant sa nature, elle va semer un sacré désordre dans leur couple.
Doudou (souriant) : Donc on est libres… enfin.
Adja : Bon, dégage, j’ai des abonnés qui m’attendent.
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Entreprise de Malick
Malick discutait avec Issa à propos de la gestion de l’entreprise. En pleine conversation, Issa reçut un appel de sa mère qui lui demanda de venir immédiatement.
Malick : Fais-moi signe s’il y a un souci.
Issa (sortant) : OK, je te tiens au courant.
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Le soir – Domicile des Diallo
Aminata rentra chez elle et fut surprise de voir sa belle-mère installée. Elle tenta de se réfugier dans la chambre, mais Mère Yaye l’arrêta net.
Mère Yaye : Astafourlah ! C’est à cette heure-là qu’une femme rentre chez elle ? Une épouse incapable de prendre soin de son foyer ne mérite même pas d’avoir des enfants !
Touchée par ces mots, Aminata partit pleurer dans la chambre. Mais Mère Yaye n’en avait pas fini.
Mère Yaye (criant) : Quand tu finiras tes jérémiades, viens me préparer à manger ! J’ai faim !
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Maison des Traoré
La nuit tombait. Kadi demanda la permission d’aller réviser chez une amie.
Papa Souleymane : Quel genre de révision se fait la nuit et non la journée ?
Kadi : Papa, c’est à la mode maintenant. Tu devrais être fier de moi : bientôt je serai étudiante, comme l’a été Aminata.
Maman Aminata : Elle a raison. En tout cas, tu as ma permission. Il faut que tu réussisses ton examen avec mention !
Kadi : Merci maman !
Papa Souleymane (soupirant) : Je ne suis pas convaincu par son discours…
Maman Kadi : Laisse-la tranquille. Elle deviendra une femme d’affaires encore plus brillante que sa sœur.
Papa Souleymane : Ce n’est pas une compétition, arrête de les comparer. Ce sont des sœurs.
Maman Aminata : La jalousie te fait parler. Ma Kadi épousera un millionnaire. Voire un multimillionnaire !
