chapître 01:la répétition
Chapitre 01:la répétition
{Mali}
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Domicile Diallo
La maison des Diallo était toujours calme, sans bruit ni altercation. Cette paix était due à l’amour entre Aminata et Malick. Leur couple était connu comme le couple parfait, celui qui ne se disputait jamais.
Aminata venait de finir sa douche et de se maquiller. Elle relisait des documents lorsque son mari, Malick, arriva pour la rejoindre. Il l’embrassa sur la joue puis s’en alla se reposer sur le canapé.
**Malick : Tu es toujours autant stressée que ça ?
Amy : Oui, j’ai peur que le projet ne soit pas accepté.
Malick : D’abord, tu devrais arrêter de t’inquiéter.
Ensuite, fais ce que tu sais faire : remporter ce projet.
Amy : Je ne sais vraiment pas ce que j’aurais fait si tu n’étais pas là.
Malick (sourire) : Je suis avec toi. Mais tu devrais te dépêcher (en regardant l’heure sur son téléphone).
Amy : Oh merde, je dois vite y aller ! (en l’embrassant
sur la joue)_
Après le départ d’Aminata, Malick se releva du canapé et retourna dormir dans la chambre.
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Domicile familial des Diallo
La famille Diallo était très attachée aux traditions, protégées et imposées par les anciens, notamment mère Yaye.
Mère Yaye apporta le thé à table, où toute la famille était réunie.
**Doudou : Mais maman, pourquoi j’ai un demi-pain alors que vous en avez un entier ?
Mère Yaye : Tu passes un examen, donc tu dois maigrir pour qu’Allah voie tes souffrances et te bénisse.
Doudou : J’ai comme l’impression que tu ne m’aimes pas. Et si je maigris mais que je rate quand même mon examen ?
Mère Yaye : Alors tu le repasseras l’année prochaine.
Doudou : Donc papa, tu ne dis rien ?
Papa Faba : Ne me mêle pas à cette histoire. Avec ta mère, c’est toujours comme ça.
Mère Yaye : Mange au lieu de trop parler. Faba, as-tu des nouvelles de notre fils ?
Papa Faba : Pourquoi tu demandes seulement Malick ?
Mère Yaye : Devrais-je demander qui d’autre ?
Papa Faba : Aminata, la femme de Malick.
Mère Yaye : Je t’ai dit que je ne prononcerai plus son nom tant qu’elle ne m’aura pas donné un petit-fils !
Papa Faba : Fais comme tu veux, mais n’oublie pas qu’ils sont légalement mariés.
Mère Yaye (en colère) : Je n’ai plus faim. (elle quitte la table)_
Après son départ, Doudou en profita pour prendre son pain.
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Lycée professionnel privé du Mali
Les cours venaient tout juste de se terminer. Les élèves sortaient à l’extérieur.
**Élève 1 : Je propose qu’on aille au cinéma.
Kadi : Excellente idée ! En plus, mes parents sont trop occupés pour remarquer mon absence.
Élève 2 : Pareil pour les miens.
Élève 1 : Ok, allons-y._
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Domicile Diallo
Toujours allongé sur son lit, Malick reçut un appel de son ami Issa.
Issa : Mon frère, mais t’es où ?
Malick (d’un air fatigué) : Je suis chez moi.
Issa : D’accord, j’arrive tout de suite.
Malick raccrocha et se rendormit aussitôt.
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Entreprise d’Aminata
Après avoir défendu et argumenté son projet, les partenaires n’eurent d’autre choix que de l’approuver.
Aminata reçut plein d’éloges de son équipe et de son patron.
**Aissa : Tu les as tous bluffés. Franchement, encore félicitations.
Amy : Merci beaucoup. Mais ces remerciements reviennent à Malick. Sans lui, je ne sais pas ce que j’aurais fait. Il m’a encore soutenue comme toujours.
Aïcha : Je prie qu’Allah me donne un mari aussi bon que le tien.
Amy : Amine ! Mais c’est moi qui ai l’original.
Aïcha : Pas de souci, du moment que je me marie un jour.
Amy : Exactement._
Soudain, une voix se fit entendre depuis la porte : c’était la mère d’Aminata.
Amy : Maman ? Qu’est-ce que tu fais ici ?
Mère Oumou : C’est quel genre de question ça ? Je n’ai plus le droit de venir voir ma propre fille ?
Amy : Bien sûr que si, maman, tu peux venir autant que tu veux.
Aïcha : Bonjour maman.
Oumou ne répondit pas à la salutation et alla s’asseoir.
Aïcha (vexée) : Excusez-moi.
Elle s’en alla.
Amy : Maman, ce que tu viens de faire là, c’est pas normal.
Mère Oumou : Oh tais-toi ! Tu sais bien que je n’aime pas cette femme. En plus, elle n’est même pas mariée.
Amy : On travaille ensemble, maman.
Mère Oumou : Évite-la, point final. Bon, je t’ai ramené des feuilles. Tu pourras en faire des tisanes.
Amy : Une tisane contre quoi ?
Mère Oumou : Contre ton incapacité à concevoir un enfant.
Amy : Maman, je ne suis pas incapable. Je ne suis juste pas encore prête.
Mère Oumou : 5 ans de mariage, 10 fausses couches, 0 enfant. Tu trouves ça normal ? Moi, je veux porter mon petit-fils dans mes bras !
Aminata se sentit humiliée. Elle ne répondit plus rien. Cela faisait plus de 5 ans qu’elle était mariée à Malick, mais elle n’était jamais parvenue à mener une grossesse à terme.
Mère Oumou : Je vais t’expliquer tout ça au téléphone. Vu comment tu es stupide, tu risques de brûler les feuilles. Maintenant, donne-moi l’argent du transport.
Amy : Passe le bonjour à papa et à Kadi.
Mère Oumou : Au lieu de me donner 20 000f, tu préfères juste me donner 10 000f ? Tu n’as vraiment pas pitié de moi, ta propre mère qui t’a mise au monde.
Amy : Tiens, prends 50 000f. Ça t’aidera.
Mère Oumou : Voilà. Bon, je vais devoir te laisser. Passe le bonjour à ton mari.
Après son départ, Aminata se mit à pleurer. Elle devait supporter les critiques de la société et les réprimandes de sa propre famille.
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Domicile Diallo
Issa arriva et réveilla Malick.
Malick : Qu’est-ce qu’il y a ?
Issa : En tant que PDG, tu dois ouvrir la cérémonie !
Malick (surpris) : Bon sang ! J’ai complètement
oublié ! Il est quelle heure ?
Issa : Il est 9h. La cérémonie commence dans 15 minutes.
Malick : Ok !
Malick se précipita dans la salle de bain.
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Le soir – Domicile Traoré
Kadi retrouva ses parents à table.
Papa Souleymane : Pourquoi tu as l’air si fatiguée ?
Kadi : Comment ne pas l’être, papa ? Les cours n’arrêtent pas d’augmenter, surtout avec les déplacements.
Mère Oumou : Tu as raison ma chérie. Avec toute cette poussière, tu risques de devenir noire.
Papa Souleymane : Mais on n’a pas d’autre choix. En plus, j’attends toujours les résultats du trimestre dernier.
Kadi : Pas de souci. D’ici la fin du mois, ils seront disponibles.
Kadi prit un morceau de pain puis retourna dans sa chambre. Elle ferma la porte et sortit son bulletin qu’elle avait caché sous le lit.
Kadi : Je dois trouver une solution avant qu’ils ne découvrent tout ça.
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Domicile familial des Diallo
Mère Yaye essayait un pagne pour une célébration prévue le lendemain. Sa fille entra et s’assit sur le lit.
Mère Yaye : Tu ne trouves pas ça joli ?
Adja : Bien sûr que si. Mais je voulais te demander quelque chose.
Mère Yaye : Je t’écoute. Mais s’il s’agit d’argent, je n’ai rien.
Adja : Pourtant, j’ai vu Malick te remettre de l’argent la semaine dernière.
Mère Yaye : Tu as bien dit la semaine dernière ! Et en plus, ça ne te regarde pas. Que ça soit la première et dernière fois que tu surveilles ce que je fais. Maintenant, sors d’ici !
Adja sortit de la chambre et alla retrouver Doudou au salon.
Doudou : Si tu crois que maman va te dire ce qu’elle a fait avec l’argent que Malick lui a donné, tu rêves ! Elle est pire qu’un agent de sécurité.
Adja : Alors je vais demander directement à Malick.
Doudou : Fais-le… mais fais en sorte que maman ne le découvre pas.
Chapitre 2 : Ma belle-mère, mon fardeau
Domicile Diallo
Aminata était de retour chez elle, épuisée. À peine arrivée, elle jeta son sac sur le canapé et s’y affala, son téléphone à la main. Un appel de sa sœur, Kadi, s’afficha sur l’écran.
Aminata (sarcastique) :
— Donc tu t’es enfin souvenue que tu avais une grande sœur ?
Kadi (joyeusement) :
— Ma sœur d’amour ! Je pense à toi tout le temps. Tu me manques, franchement.
Aminata :
— Vu comme tes paroles sont sucrées, je suis sûre que tu vas bientôt me demander de l’argent…
Kadi :
— Ah non… J’ai juste besoin d’un petit 15 000 francs.
Aminata :
— Et tu vas faire quoi avec tout cet argent ?
Kadi :
— C’est pour des dossiers et quelques documents que l’école me demande.
Aminata :
— Je te ferai un dépôt demain. Là, je vais me laver et me coucher.
Kadi :
— J’ai failli oublier… Salue mon beau-frère pour moi !
Aminata :
— Je n’y manquerai pas.
Après leur conversation, Aminata se leva et appela Malick à plusieurs reprises. Aucun signe de réponse. Finalement, il lui répondit depuis l’extérieur, lui demandant de venir le rejoindre.
En sortant, Aminata fut surprise : une jolie décoration, une table dressée avec de la nourriture… Malick, bien habillé, s’approcha d’elle en lui tendant la main.
Malick :
— Alors, qu’en penses-tu ?
Aminata (émue) :
— J’en perds les mots… Mais tu n’aurais pas dû faire tout ça.
Malick :
— Je suis prêt à tout pour ma reine. Viens, on va s’asseoir.
Il tira la chaise pour qu’Aminata puisse s’installer, puis prit place à son tour.
Aminata :
— Je remercie infiniment Allah de m’avoir donné un mari aussi aimant et attentionné.
Malick (souriant) :
— Si tu continues à me parler comme ça, je vais devoir organiser ce genre de surprise plus souvent !
Aminata :
— Je n’ai aucune objection.
Malick :
— Tu ne m’as pas raconté comment s’est passée ta présentation ?
Aminata :
— J’ai obtenu le contrat. Mon projet a été validé.
Malick (fier) :
— Je savais que tu y arriverais ! Tu vois, tu te faisais du souci pour rien.
Aminata :
— Ce projet était un véritable chantier. Toute l’entreprise comptait dessus.
Malick :
— Mais comme d’habitude, tu as géré ça comme une chef. Et ta journée, sinon ?
Aminata :
— Éreintante, mais satisfaisante. Et la tienne ?
Malick :
— J’ai lancé la cérémonie ce matin, et j’ai réussi à obtenir deux tickets. Devine où on part ?
Aminata (enthousiaste) :
— Dakar ? Côte d’Ivoire ?
Malick :
— Ni l’un ni l’autre. On part en Allemagne. Deux semaines.
