CHAPITRE 2. POUR LA PETITE HISTOIRE
CHAPITRE 2 . POUR LA PETITE HISTOIRE
Ma fille, la maman de Letti-Love s’était remariée quand sa fille avait une année. A dix ans ma petite fille perdra sa mère suite à une longue et pénible maladie. Elle en a gardé un mauvais souvenir, un souvenir indélébile.
Restée seule ; elle s’est attachée à son beau- père, le considérant comme son père biologique. A la longue, suite à la mésentente entre elle et ma belle-mère qui l’hébergeait, elle tenait à retourner chez son supposé père. La belle-mère piquée je ne sais par quelle mouche, lui dira un jour :
- Celui que tu crois être ton père n’est pas tel que tu le crois.
- Alors qui est mon père ? Demandera Letti-Love.
- Nous l’ignorons, rétorquera ma belle-mère insouciante.
La mécanique de ma belle-mère vrombissait pendant que celle de ma petite fille était grippée.
A partir de ce jour, cette dernière ira de dépression en dépression. Elle boira sa tristesse et sa déception jusqu’à la lie. Elle, d’ordinaire joviale, elle va désormais bivouaquer dans une mélancolie valétudinaire. Au finish elle a pété un câble et devenait de plus en plus agressive à la folie.
Nous serons obligés dès lors de la faire hospitalisée dans ce qui ressemblait à un hôpital ,trois mois d’affilée.
Pour moi, cette fois ci, les vieux démons du stress et de l’inquiétude me harcelaient. Il fait jour lorsque je me réveille d’un sommeil qui a peiné à me profiter. Après une courte prière, je recommence mes coups de fil de la veille.
- Allo SISSI Quelles sont les nouvelles ?
- Ne t'en fais pas papa. Tout va bien, la thérapie lui administrée a payé. Letti-Love s’est levée ce matin sans tapage. Elle s’est lavée et ensuite elle s’est rendue chez « Maman Nkambo ».
Cette dernière est une veuve pieuse qui élève elle-même ses enfants et ses petits-enfants. De là le surnom de « Maman Nkambo ». A un certain moment de brouille entre Sissi et Letti-Love, celle-ci avait trouvé refuge chez « Maman Nkambo » et ici elle avait érigé son lieu de retraite.
Après la bonne nouvelle, j’avais l’air de descendre d’un volcan sur lequel j’étais assis. J’avais l’impression d’avoir été la proie d’un mauvais rêve, quoiqu’il soit difficile de dissiper toute inquiétude. Je pris la résolution de me reposer ce jour et remettais mon plan de visite à ma petite fille pour le lendemain.
L'homme propose, Dieu dispose dit-on. Le lendemain à vingt et une heure, la sonnerie de mon téléphone qui fredonne le "requiem" de Mozart me tire de ma torpeur. Le petit écran à cristaux affiche un numéro inconnu .A l'autre bout du fil serait -ce encore la voix de ma fille ? Ayant un pressentiment, j'ai envie de ne pas répondre . Mon épouse m'en dissuade. Résigné je décroche, ose un "Allô" plein d'angoisse et de lassitude .
Je ne sais pourquoi j'ai l'impression que l'oiseau de mauvaise augure revient aux annonces. Une voix rauque et fatiguée me fait écho :
-C'est "Maman Nkambo". Est-ce-que je parle au grand -père de Letti-Love ?
Je me fige et me cramponne à l'épaule de ma femme qui murmure : "Mambo yo
ihi"(il y a un problème).
D'une voix blanche je rétorque :
- Oui, c'est bel et bien le grand-père de Letti-Love.
- Papa, j'ai reçu ce matin Letti-Love, demandant asile chez moi. Elle se plaint qu'elle a été malmené par son oncle et sa tante. Toute la journée elle n'a cessé de gémir et ce soir ,elle s'est mise à hurler et voudrait retourner à son lieu de supplice pour rendre à ses bourreaux la monnaie de leur propre pièce. Nous ne sommes parvenues à la calmer. Si elle continue sur cet élan, je serais obligée de la laisser partir.
- De grâce, dis-je, essayez de la garder jusque demain. A la première heure je serais là.
- Papa, dit la "Maman Nkambo", j'ai tout essayé, mais elle est décidée ,pas question de remettre sa vengeance au lendemain, car dit-elle, il faut battre le fer quand il est chaud .
Je décide de prendre les choses en main et je m'aperçois que je crie plus que je ne parle.
- Est-ce-que je peux l'avoir au téléphone ?
- Bien sûr une minute....
Je l'entends héler :
-Letti-Love, grand -père te veut au téléphone
Celle-ci prend le téléphone et d'une voix truffée des sanglots:
- Grand -père, tes enfants m'ont passé à tabac comme si j'étais un malfrat, l'heure de la vengeance a sonné je veux leur rendre la pareille. Ma défunte mère sera avec moi. Vous entendrez de mes nouvelles.
- Ma petite Letti-Love tu sais que je t'aime bien.
- Je le sais, réplique -t-elle, et alors?
- Tu ne saurais pas remettre à plus tard ton plan? je serais avec toi demain de bonne heure, alors nous laverons les linges sales en famille.
- Pas question! c'est aujourd'hui et maintenant qu'ils doivent sentir de quel bois je me chauffe.
- Je n'en disconviens pas, hasarde-je, il faut m'attendre afin que je te prête main forte ma chérie.
- Grand-père tu ne comprends rien du tout, je suis entrain de suivre la direction du Saint-Esprit.
- Le Saint-Esprit t'a inspiré ! Risque-je.
Sa voix chevrote , tremblote. Elle reprend de plus belle :
- Tu ne le crois pas comme les autres, tant pis , j'agirai seule ce soir même. Je n'ai pas besoin de coup de main. Maman sera avec moi et la victoire sera de notre côté. Je t'assure que tes enfants vont payer cher l'affront qu'ils m'ont tenu.
Lance-t-elle d'une voix moqueuse.
Je suis décidé à la faire changer d'avis.
- Écoute ma petite, si Dieu t'a parlé,sache qu'il est le Dieu d'amour et de miséricorde. Il nous demande de pardonner.
- Tu parles du Dieu de l'ancienne alliance, l'actuel voudrait venger son fils.
- C'est écrit ou? ose-je.
- Grand -père , tu es pasteur et tu ne le sais pas? D'ailleurs tu me fais perdre le temps. L'heure de la vengeance de Dieu a sonné. Au revoir !
Elle me décroche.
Un blanc! Un silence ! je raccroche, reste la tête en feu, le coeur plein d'angoisse sous ma carapace d'un dur-a-cuir . C'est la déprime, le carambolage des sentiments confus, la descente aux enfers.
Suis devenu raide comme un morceau de bois menacé par une hache. Il fallait déloger cette boule d'angoisse logée au creux de mon plexus et qui menaçait de s'installer durablement,au risque d'y camper, comme une mauvaise chanson que vous avez dans la tête en vous levant et qui refuse de vous abandonner.
Dans pareille circonstance, je suis obligé de me décider : soit laisser tomber les bras, soit se lever et se battre pour la progéniture. Des choix sur lesquels se joue notre avenir familial.
Un homme doit agir, penser et choisir. Et moi j'ai choisi d'aider ma petite fille, quoiqu'il arrive, sans relâche et sans me fatiguer. Ne dit-on pas que: " L'éléphant ne se lasse jamais de porter ses défenses ?" . Néanmoins ; les dites réalités de la vie amènent à douter sérieusement de ma volonté et de ma capacité d'améliorer le destin . Il ne s'agit pas d'une conclusion pessimiste, mais d'un fil à retordre, d'un constat lucide.
Allez-vous confier votre vie à un chirurgien dont les précédents patients sont tous morts pendant leur opération ?
En effet dans les moments durs, l'argent m'a toujours fait défaut. Seulement , je réalise que parfois, il faut secouer le cocotier pour que les choses bougent.
Il est sage de considérer les nouvelles avec un scepticisme de bon aloi. Toutefois, ces affirmations me paraissent tirées par les cheveux sans ignorer que chaque situation est différente. Ce qui a réussi une fois ne réussira pas forcément à chaque coup. Le contraire aussi est vrai. La vie est un combat dit-on. quoique parfois nous serons battus mais jamais nous ne serons abbatus ayant toujours le courage de vaincre .
Complètement désabusée du système , la conscience toujours tourmentée, je cherche à apaiser mon angoisse par la parole du divin créateur :
" Ils te feront la guerre mais ils ne te vaincront pas, car je suis avec toi pour te délivrer , dit l'Éternel"
" Je ne te delaisserai point, je ne t'abandonnerai point".
Je réalise alors que , les hommes se battent entre deux courants antinomiques : " le bonheur et le malheur ", " la bonne santé et la maladie " , " la vie et la mort".
Cependant, même si la mort nous guette dès notre naissance , nous désirons vivre ardemment. Pourquoi sommes-nous ainsi programmés ? Dieu seul le sait.
J'essaie de dormir même ! Le sommeil fuit mes yeux. J'ai l'impression de passer dans le vide. Le matin me trouve entrain de compter les moutons. Et dire que quelqu'un avait dit:
" Ne comptez pas les moutons, parlez au berger".
Les premiers rayons de soleil filtrent par la fenêtre de ma chambre, m'indiquant qu'un autre jour est là avec ses aléas. Toutefois, j'ai confiance ,car Dieu est aux commandes de l'univers. Mes prières me servent de béquille pour la journée et la toilette matinale soigne ma forme.
Je quitte mon logis, les jambes en coton et la mort dans l'âme, marchant sur un petit nuage, la tête pleine des points d'interrogation. L'angoisse montre le bout du nez. je chemine vers les arrêts de bus.
Soudain je me rends compte que j'ignore l' adresse de "Maman Nkambo". Je me décide alors de faire le raccourci chez ma fille Sissi. De passage chez elle, je la trouve en faction avec son frère Jules . Et j'en viens aux nouvelles.
- Papa, me dit Jules, nous sommes maintenant convaincu que ta petite-fille est une sorcière. Ne t'occupe plus d'elle. Elle est entrain de nous distraire.
J'ai l'impression que la terre s'ouvre sous mes pieds, ma tension monte d'un cran. Il me faut quelques secondes pour distancer mes émotions et devoir me retrouver. Malgré la sensation d'une boule dans la gorge, je murmure:
- avez-vous une preuve?
- Papa, enchaîne Sissi, lors de sa première crise,un homme de Dieu nous avait dit: " cette fille fricote avec les sectes pour se trouver un fiancé.Les esprits lui demande de sacrifier un être cher pour que sa cause soit entendue. Et comme jusqu'à présent elle n'a donné réponse à cette exigence, voilà la raison de sa folie. une fois qu'elle consentira au sacrifice de l'un d'entre nous, elle redeviendra normale.".
-Tu te rends compte Papa que cette maladie est de son voeu. Elle n'a qu'à faire pénitence , dit Jules.
Je me ronge les ongles en imaginant une multitude de dangers possibles, je prends la balle au bond et déclame:
- Lorsque sa première crise s'est estompée, Y-a-t-il eu mort d'homme dans notre famille ?
- T'en fais pas père, insiste Sissi, elle a peut-être demandé un sursis pour dénicher une victime. Mais comme tous dans ta famille sommes cachés dans le sang de l'Agneau , elle s'est cassée les dents. Elle mourra elle-même. Point de pitié pour une sorcière.
Jules reprend:
- Papa, ta petite fille a une conduite laissant à désirer. Une fille très compliquée, non, elle ne peut être qu'une sorcière.
J'avale ma salive à plusieurs reprises. L'angoisse me noue l'estomac, j’ai envie de vomir. J'ai une contraction du larynx et suis devenu aphone.
" Au fond de mon cœur
coulent des larmes
qui traduisent mes silences".
Aimé Nkanu, dans l'une de ses chansons, exprime très bien ce qui se mijote en moi à cet instant. J'y vois l'action du malin; la division de ma famille.
La divine Providence est un Dieu d'unité, d'amour et de pardon.
J'en aurais pleurer d'amertume. Pour moi, ma petite fille est orpheline de père et de mère, elle a besoin d'être aimée. Hélas ! Elle ne sera jamais trop. Elle qui fut la chouchou de sa maman.
Cette dernière fut ma fille préférée dont le souvenir reste éternellement gravé dans mon coeur. Ma fille que j'ai eu après l'enterrement de ma vie de garçon,je me battrai pour sa progéniture contre vents et marées.Ce qui se passe n'est qu'un temps de mon questionnement subtil. Je suis amèné à exprimer mes sentiments en douceur. Adopter un langage diplomatique, faire preuve de souplesse et d'un brin d'hypocrisie, pourquoi pas?
Je suis contraint d'être patient et tolérant. Encaisser les coups d'où qu'ils viennent, en souvenir de ma défunte fille, la mère de Letti-Love.
Donner un grand coup au destin dans tout ce qui se raconte sur ma petite fille. Le doute ne bénéficie -t-il pas à l'accusé ? Et même la prudence oblige que lorsque on condamne quelqu'un, on doit garder à l'esprit l'idée d'une réconciliation.
Je dois surtout déceler la raison de cette deuxième crise. Mon rôle est loin d'être mineur et facile. Cela doit être efficace et organisé . Je dois mettre en place un projet qui ralie tous les miens vers le même but :
"sauver Letti-Love".
Pour l'instant, le climat est aux embrouilles mais par la foi, je crois aux lendemains qui chantent. Éviter les conflits qui nous épuiseraient inutilement.Les opinions varient. Elles se renouvellent et se transforment constamment.
Je vais bénéficier de la divine Providence dans les combats qui l'assaillent de tout côté et je n'en doute pas. Mon goël est vivant et il se lèvera le dernier pour la défense de ma cause.
Quant à mes démêlés familiales , je contrôle encore les cartes pour tirer mon épingle du jeu. Être sage et laisser le temps diluer les conflits . Je reste serein par rapport à l'évolution des éléments sur terrain. La qualité de nos échanges permettra de trouver des réponses à des questions d'intérêt commun que ma famille se pose.
Certes les blocages et les incompréhensions ne manqueront pas, mais je dois prendre conscience de ce qui ne va pas et ce qui nécessite en moi un peu de souplesse. Exprimer ce que je ressens avec moins de rigidité.
Je sens que nous allons vers la stabilité et la cohésion familiale malgré tout. Des initiatives inattendues ou des démarches audacieuses nées de notre intuition , devraient aboutir à un équilibre dans mes relations avec mes enfants, partant avec toute la sphère familiale ainsi que mes pénates.
Pour l'instant précis, j'essaye de toucher la corde sensible de mes deux enfants ci-devant :
- Écoutez vous deux, que penseriez-vous si outre tombe, vous appreniez que j'ai abandonné vos enfants dans cet état?
- Les sorciers on les laisse tomber quand bien même ce serait le fruit de nos entrailles. Dit Jules.
A Sissi d'ajouter :
- Tu as raison grand Jules, un sorcier c'est du feu dont on se chauffe de loin .
Ne m'estimant pas battu, je retorque :
- Si demain vous voyez Letti-Love vagabonder folle dans cette ville, quelle sera alors votre attitude ?
- Papa, dit Sissi, je l'embarque vers une destination lointaine et inconnue et là je l'abandonne à la merci de la rue.
- Libre à vous de camper dans vos impressions, en ce qui me concerne je ne trahirai jamais la race de mon peuple. Qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige, contre vents et marées, je n'abandonnerai jamais mon sang. Qu'à cela ne tienne, indiquez moi vite chez "Maman Nkambo", j'irai la chercher.
Sur un bout de papier Sissi m'indique comment atteindre "Maman Nkambo" dans une citadelle ou il n y a ni poteau indicateur ni feu de signalisation. Lorsque j'aboutis dans la parcelle de cette dernière, Letti-Love bondit vers moi en me voyant et m’enlace . Elle affiche un sourire, qui d'un instant à l'autre vire en un rire jaune et un torrent sanglotant. Elle s'y remet et me repousse un peu. Elle est comme un oiseau blessé tombé de son nid, Un naufragé à la recherche d'une bouée de sauvetage, un pèlerin à la recherche d'un bon samaritain. Elle se mord la langue et ne sait par ou commencer pour me narrer son odyssée.
Je suis secoué en voyant ma petite fille dans cet état piteux. Je réalise que son conflit a engendré l'angoisse, c'est élémentaire. A une action , une réaction s'en suit, des ravages sont en cours.
Quand après ,elle eut recouvré tant soit peu ses esprits, elle s'écrie en me montrant le feu du fouet lui administrer par son oncle et qui lui a presque écorché la peau.
- Grand-père, regarde ce que m'ont fait tes enfants, j'ai passé une nuit blanche en train d'implorer un secours qui peut-être ne viendra jamais. j'ai dormi sur le pavé. Trop c'est trop, la justice va trancher. N'oublie pas que je suis mineure.
- Ne fais pas cette tête de chienne battue lui dis-je. On se calme ! Avant toute chose, raconte moi ce qui s'est passé.
C'est comme si j'ouvrais un débit d'eau glaciale. Letti-Love commence à me parler sans arrêt. La foudre brûle en ses yeux, sa voix se casse à répétition. Elle devient versatile, tantôt conciliante, tantôt divergente. Il y a en elle des zones d'ombre , des semi-inconnues . Je ne la reconnais plus. Ce n'est plus ma petite fille espiègle et joyeuse . Elle a un regard de feu, des yeux revolvers , prête à tuer.
Ma petite fille me décrit son calvaire avec la froideur d'un gendarme, rapportant un vol d'une moto sur le parking du grand marché.Finalement elle me dit d'un ton sans réplique :
- Comme tu es là, je vais faire ma toilette et nous irons ensemble au tribunal pour enfant afin que je porte plainte contre ton putain de fils et sa soeur.
- Doucement, repliquai-je, me voulant conciliant.
Dès qu'elle s'éloigne " Maman Nkambo" vient me parler:
- Papa, il y a urgence, Letti-Love est malade. Cette nuit, elle n'a presque pas fermé l'oeil, nous non plus d'ailleurs. Je t'informe qu'elle est arrivée ici mal en point. Elle a même saigné d'une oreille. Il semble que le supplice que lui a infligé son oncle en soit la cause.
Les bras m'en tombent, je suis abasourdi et indigné, je dis:
- D'accord je la conduirai aux soins.
Sur ce, Letti-Love s'amène à moitié coiffée , je lui en fais la remarque.
- Ma chérie, tu t'es coiffée à moitié.
- Je suis fatiguée, me répond-elle, d'ailleurs je ne vais pas à un défilé de mode. Allons grand-père, j'aurai plusieurs chats à fouetter après le tribunal. Ma journée est chargée.
Elle s'engage sur la route, marchant à grandes enjambées comme un cheval prêt à la course, vociférant des invectives. En elle s'incarnent deux personnages aussi différents, aussi opposés. L'un coupe tous les ponts derrière lui, l'autre déplace les pions sans jamais s'engager . Pourtant il y a entre eux un point commun : ils troublent la société, ils se mettent en vedette et sèment le désordre.
Elle voudrait briser tous les liens avec la famille de sa mère. Rejetant toutes les conventions, ne voulant rien connaître d'autre que l'illumination de son être intérieur.
J'ai du mal à la suivre. Nous sommes en spectacle, les passants nous regardent et voudraient comprendre. Il y a tout de même des apparences qu'on respecte ; mes cheveux blancs...
