Chapitre 3
Quelques jours plus.
EMMANUEL
On vient de terminer le match de football une soirée et encore une fois, je suis très fier de mon second, König. Grâce à lui, on a gagné le match avec deux buts à zéro. Ah oui, il est le seul a marqué ces deux buts. Toute l’équipe est fière de lui.
Nous sommes en route pour rentrer et du coup, il m’a demandé de l’accompagner. Vu que je vis tout seul, j’ai accepté d’aller chez König afin qu’on puisse un peu discuter encore avant de se séparer.
“König, est-ce que tu comptes continuer tes études après le BEPC ?”
“Bien-sûr et toi ?”
“Tant que tu vas continuer, moi aussi je ferai la même chose. Je souhaite vivement que mes parents soient en vie pour voir ma réussite dans les jours à venir, mais hélas !”
“S’il te plaît Emmanuel, arrête ça ! N’oublie pas que mes parents sont également les tiens !”
König est l’un des amis qu’on ne regrette jamais de les avoir connus. Il est prêt pour me consoler à chaque fois que je me sens désespéré. Sans lui, j’allais peut-être décider d’abandonner mes études depuis.
Moi Emmanuel, j’ai maudit la journée de vendredi. Pourquoi ? Tout simplement, c’est parce qu’un vendredi que j’ai perdu mes parents. J’étais toujours un petit enfant, à l’âge de douze ans. À chaque fois que je me souviens de ce jour, je ne fais que pleurer ardemment. Mes parents ne manquaient de rien, nous vivons dans notre maison avant que la mort ne nous sépare. Le plus mauvais dans tout ça, mes oncles paternels m’ont abandonné après avoir pris mon héritage. Oui, ils ont pris toute la richesse de mes parents après leur accident. Ce sont des faits que je n’oublierai jamais.
Mon unique famille sur cette planète, c’est celle de König. Grâce à eux, je suis toujours en vie, sinon on allait peut-être m’enterrer depuis des années. Malgré le mauvais état de son père, König est toujours courageux et décide de collaborer avec moi. Tôt ou tard, on réalisera nos rêves.
Après avoir fait quelques minutes sur la route, nous sommes enfin arrivés à la maison. La mère de König est en train de préparer avant notre retour, donc on a décidé de l’aider.
“Maman, il faut laisser le reste. On va t’aider.”, lui dis-je.
“Vous êtes vraiment adorables. Deux amis inséparables ! D’ailleurs, on dirait même deux frères de sang.”
“Oui maman, tu n’as pas menti. Emmanuel et moi sommes des frères. Grâce à lui, j’ai marqué deux buts ce soir.”
“Waouh, je suis vraiment fière de vous. Tôt ou tard, vous allez devenir des footballeurs internationaux au nom de Dieu. Croyez en vous et vous y arrivez !”
La prière de nos mamans accomplit toujours et toujours quel que soit les circonstances. Nous sommes contents pour notre mère à cause de sa prière. Elle est allée rejoindre son mari à l’intérieur et je me suis mis à préparer la pâte. Quant à König, il s’occupe de la sauce que sa mère a commencée de préparer.
“Emmanuel, j’aimerais te proposer quelque chose depuis longtemps, mais je ne sais pas par où commencer et finir.”
“König, as-tu oublié que nous sommes des frères ? Vas-y, je t’écoute !”
“Je veux que tu viennes t’installer chez nous. Qu’en penses-tu ?”
L’idée de mon frère est vraiment cool, mais c’est impossible. L’unique héritage de mes parents, c’est leur maison. Je ne peux jamais abandonner cette maison, puisqu’elle est la seule chose qui me permet de ne jamais oublier mes défunts parents.
“König, je suis vraiment désolé. J’aime bien ton avis, mais hélas !”
“Hum ok, je te comprends ! Essentiel est que nous nous rencontrons chaque jour. Cela me suffit vraiment.”
“Dorénavant, je vais considérer tes parents comme les miens. Toi et moi, nous sommes des frères de sang. On doit affronter la vie ensemble.”
“L’union fait la force.”
Oui, l’union fait vraiment la force ! Quelques minutes après, nous avons vite fini de préparer le repas du soir. König est allé chez son père dans sa chambre pour lui donner son repas et à peine trois minutes, il est venu nous rejoindre au salon. Sa mère a fini de prier et nous nous mettons à manger en discutant ensemble.
“Un jour, je viendrai assister à l’un de vos matchs pour voir comment vous vous amusez.”
“Eh maman, ne parles pas comme ça hein ! On ne s’amuse pas, mais plutôt on fait des choses sérieuses.”
König a vite pris la parole et on se met à rigoler. On dirait que sa mère l’a piqué avec sa parole. Haha ! C’est vraiment très drôle cette soirée.
“En tout cas, moi j’ai déjà parlé.”, dit notre mère.
“Prochainement, il ne faut plus répéter la même erreur. Le jour où je deviendrai une star, je n’oublierai jamais ce que tu viens de dire. “
“J’ai hâte de voir vos succès. On doit rendre nos ennemis très honteux et jaloux.”
Après avoir passé un long moment à table, nos ventres se sont bien remplis et c’est une très bonne chose pour moi. Au moins cette soirée, je ne vais plus me déranger soit disant que je vais chercher quelque chose à manger. La famille de König m’a sauvé. J’ai aidé mon second à arranger la table en même temps.
“Est-ce que vous irez à l’église demain ?”
“Oui, mais j’irai tout seul. Ma mère doit veiller sur mon père, vu que sa maladie s’est aggravée aujourd’hui.”
“Hum König, sois toujours fort ! Un beau jour viendra, ton père aussi va s’en sortir.”
“Je ne suis pas sûr que mon père va s’en sortir. Emmanuel, moi je préfère honnêtement qu’il meurt, puisqu’il a tant souffert. Si j’imagine comment il souffre ou la manière dont il se sent dans sa chambre chaque jour, je ne fais que pleurer. C’est quel genre de vie ça ! Des fois, j’accuse Dieu pour certains trucs.”
“Je t’avais interdit cela hein, König. S’il te plaît, tu vas trop loin.”
“Hum, en tout cas, qu’il me pardonne pour mes péchés.”
“Dieu t’a déjà pardonné, puisque tu es très reconnaissant.”
Il m’a serré la main, car il est content de mes propos. C’est vraiment ça, une bonne relation.
Deux jours après.
À suivre....
