Bibliothèque
Français
Chapitres
Paramètres

Chapitre 2

KÖNIG

La souffrance est devenu l’amie, la plus proche de ma famille. Depuis mon enfance, je n’ai jamais goûté le fruit de la liberté, pourtant je rêve toujours de devenir une grande star de football. Malgré notre pauvreté, je n’abandonnerai jamais cet unique rêve qui me fera plaisir et me rendra plus meilleur. Quiconque décidera de me faire oublier ce rêve, aura affaire avec moi. Je suis très sûr et certain que je deviendrai un footballeur international.

Comme d’habitude, je me suis rendu au grand marché de Lomé pour travailler, après mon retour de l’école. Je suis allé croiser mon unique meilleur ami, Emmanuel et nous sommes partis.

“König, comment va la santé de ton père ?”

“Mon frère Emmanuel, sincèrement je préfère qu’il meurt. Mon père souffre énormément sur cette terre. Je ne sais même pas ce qu’il a fait pour mériter une telle chose. Depuis mon enfance jusqu’aujourd’hui, je n’ai jamais vu le sourire de mon papa. Pourquoi ? Parce qu’il en a marre de cette vie. Qu’est-ce qu’on a fait à Dieu pour….”

Je suis incapable de terminer ma phrase et me suis mis à pleurer. Emmanuel, mon unique ami de tous les temps, m’a serré très fort dans ses bras et m’a consolé.

“König, ça va comme ça ! Je te promets qu’on va s’en sortir un jour. Crois-moi !”

“Oui, je te crois. Tôt ou tard, on réalisera nos rêves.”

“Maintenant, il faut qu’on parte vite, sinon les clients vont chercher d’autres personnes.”

“Tu as raison. Allons-y ! Emmanuel !”

“Oui, il y a quoi encore ?”

“Tu es un bon ami.”

“Merci !”

Il est le seul ami que j’ai connu depuis mon enfance. Les gens se moquent de nous à cause de nos pauvretés, pourtant on s’en fout d’eux. Personne n’a décidé d’être pauvre ou de naître pauvre. Au lieu qu’ils remercient Dieu, ils font plutôt des bêtises en se moquant de nous les pauvres. Si j’étais à leur place, j’allais chercher à devenir riche comme mes parents et non, compter sur leur richesse. En tout cas, c’est la vie.

Quelques minutes après, Emmanuel et moi sommes bel et bien arrivés au grand marché de Lomé. Après avoir loué un pousse-pousse, nous nous sommes rendus chez nos clients pour transporter leurs marchandises.

“Mon frère, je suis un peu épuisé, mais je n’ai pas le choix.”, dit Emmanuel avec beaucoup de sueurs sur le front.

“Encore peu de courages et ça va aller, ok ?”

“D’accord König ! Tu es vraiment un super ami qui encourage toujours ceux qui perdent de l’espoir. Merci bien !”

“Je t’en prie. C’est vraiment un plaisir pour moi d’être en relation avec mon second jumeau.”

“Haha, donc tu me considères comme ton second jumeau ?”

“Bien-sûr ! D’ailleurs, beaucoup de personnes aussi aussi nous considèrent comme ça non ou bien ?”

“Exactement !”

Selon certaines personnes, nous sommes les frères de sang, pourtant nous sommes juste des amis. Il n’y a aucun lien parental entre nous.

“Est-ce que tu es courant du prochain match ?”, Emmanuel me demande, malgré que je sois le capitaine de l’équipe.

“Pourquoi pas ?”

“Haha ! Juste pour te taquiner hein ! Tu comptes marquer combien de buts ce jour ?”

“Je ne suis pas un prophète pour pouvoir répondre à cette question. Ce que je sais, est que je ferai tout ce qu’il faut pour rendre mon équipe très joyeuse. Et toi, tu comptes signer deux ou trois buts, n’est-ce pas ?”

Il se met à sourire et cela m’a vraiment touché. À chaque fois qu’il se sent fatigué, je cherche toujours des moyens pour l’encourager. La communication est tellement une bonne chose pour résoudre plusieurs problèmes.

Quelques heures après, nous sommes gravement fatigués et on a décidé de rentrer, cette fois-ci. Après avoir payé au propriétaire du pousse-pousse, nous sommes partis. Sur la route, nous discutons toujours à propos du match qui aura lieu dans quelques jours seulement.

“König, qu’est-ce que tu vas faire à la maison avant de dormir ?”

“Comme d’habitude, je vais aider ma mère à la cuisine.”

“Hum, il faut que je t’accompagne pour vous aider.”

“C’est vraiment gentil de ta part !”

“Est-ce qu’on pourra faire l’exercice de maths en même temps ?”

“On est vraiment fatigué, mais on n’a pas d’autre choix. On va le faire.”

“Un jour, nous aussi nous allons dire que ça n’a pas été facile, mais nous avons réussi.”

La parole de mon ami touche toujours mon cœur et me donne beaucoup de courages. Être en relation avec ces genres de personnes, est une bonne chose ! Ils seront toujours prêts à aider leur prochain.

Quelques minutes après, nous sommes arrivés à la maison. Bizarrement, je n’ai pas vu ma mère cette soirée. Est-ce qu’elle est déjà rentrée ou quoi ? Hum ! Nous n’avons même pas des téléphones portables pour nous communiquer des fois. Quel genre de souffrance ! Oh mon Dieu !

Heureusement, Emmanuel est là cette soirée pour m’aider. On s’est rendu dans la cuisine pour préparer un repas très vite. Quelques minutes après, ma mère est de retour avec les larmes aux yeux. Dès que je l’ai vue, je suis vraiment choqué.

“Maman, qu’est-ce qu’il t’est arrivé au marché ?”

“Après avoir tout vendu, je m’apprête à quitter le marché et par malheur, deux voleurs ont pris tout mon argent.”

“On dirait que Dieu nous a maudis. Qu’est-ce qu’on lui a fait pour mériter cette souffrance ?”

“König, sois fort et arrêtes de parler comme ça !”, dit Emmanuel.

Un beau jour viendra, les pauvres aussi vont sourire.

À suivre….

Téléchargez l'application maintenant pour recevoir la récompense
Scannez le code QR pour télécharger l'application Hinovel.