Chapitre 3
TINA
Je déteste honnêtement Clémentine sans raison. Je ne sais même pas ce qu’elle m’a fait depuis son enfance. On ne s’entend jamais. Les disputes, n’en parlons même pas. Pourtant, je suis toujours la responsable de tout. Je suis encore arrivée à l’école un matin avant Clémentine. Je joue quelques jeux sur mon téléphone et subitement, un garçon est venu chez moi.
“Tu as quoi ?”
“Tina, je veux t’avoir comme petite amie.”
“Petite amie c’est quoi ? C’est le nom de quoi ?”
“Imbécile !”
Le gars m’a insulté et m’a laissé. Je me suis mise à éclater de rire, puisqu’il m’a tellement fait rire à cause de ses mots. Cet idiot me prend pour qui au juste ? Des fois, nous les filles, nous rencontrons toujours de certaines bêtises.
Je continue toujours de jouer le jeu et ma meilleure opposante a fait son entrée en classe. Du coup, le même garçon est allé chez elle aussi. On dirait que ce dernier fait juste de la pagaille. Si vraiment il est sérieux, il ne peut jamais se rendre chez mon ennemie aussi. Je les guette toujours et bizarrement, ils discutent bien. Ce qui m’a encore rendu très jalouse et énervante, ils rigolent même ensemble. Honnêtement, ça m’a tellement énervé. C’est quoi ça !
Il faut que je les sépare, puisque leur désordre me fait mal aux yeux. Je suis allée m’asseoir à côté du gars afin de l’empêcher pour qu’il ne parle plus avec cette fille. Par malheur, ils ne s’inquiètent même pas pour moi et continuent toujours leur discussion.
“Clémentine, peux-tu me prêter ton document de maths ?”
“Tu as mis le tien où ?”
“Eh désolée, je l’ai laissé à la maison.”
“Je vais te le donner après. Il faut nous laisser pour le moment, puisqu’on discute sérieusement.”
Cette fille m’a vraiment embêté à cause de sa parole. On dirait qu’elle ne me considère même pas. Je me suis levée avec une grande colère pour lui donner une paire de gifles, mais malheureusement le gars m’a vite stoppé. Clémentine est vraiment chanceuse ce matin, sinon elle va se réveiller à l’hôpital. Le gars voulait me frapper violemment, mais heureusement, c’est mon ennemie même qui m’a encore sauvée. Malgré tout, Clémentine cherche toujours mes biens, pourtant je continue de la déranger et mépriser. Dans tous les cas, je ne compte pas encore la laisser tranquille tant qu’on fréquente toujours la même école.
“Chaque matin, je prie Dieu pour qu’il nous unisse. Je suis très sûre qu’il exaucera mes prières. Tina, vas t’asseoir, je vais t’apporter mon document dans quelques minutes.”
“Je n’ai même plus besoin de ton sale document.”
“Merci !”
Le gars aussi est vraiment étonné par le comportement de Clémentine. Cette dernière ne fait que nous surprendre chaque fois. Elle est trop humble, gentille, bref Clémentine est un ange de Dieu. Elle cherche toujours nos évolutions.
Honnêtement, c’est juste pour les déranger. J’ai bel et bien mon document dans le sac, pourtant je fais semblant comme si je ne l’ai pas apporté à l’école. Haha ! J’aime bien la méchanceté.
Après avoir fait ce petit scandale, je me suis finalement retournée à ma place pour suivre le cours, puisque le professeur de mathématique a fait son entrée. Parmi nos manières, je déteste tellement la mathématique. Ce cours m’énerve énormément depuis mon enfance. Je ne sais même pas à quoi ça me servira dans les jours à venir.
Quelques heures après.
KÖNIG
Je suis allé à l’école un matin en croyant que mon frère Emmanuel allait venir, mais hélas ! C’est plutôt le contraire. Il n’est pas venu jusqu’à ce qu’il sonne midi. Je n’ai même pas un téléphone portable pour l’appeler. De même que lui aussi n’en a pas.
À midi, je suis la première personne à sortir de la salle avec rapidité, car je dois vite me rendre chez mon frère. Il me semble que quelque chose de grave lui est arrivée. Je fais toujours des mauvaises idées jusqu’à arriver devant la maison de ses parents. À ma grande surprise, le portail reste toujours fermé. Je me suis dit, soit Emmanuel est à la maison, soit il est sorti. J’ai grimpé le mur comme un voleur afin de pouvoir faire mon entrée.
À mon plus grand étonnement, j’ai vu mon frère couché par terre dans le couloir.
“Emmanuel !”
Je l’ai appelé très fort avec les yeux inondés de larmes. Je me suis vite approché de lui pour savoir ce qu’il lui est arrivé.
“Emmanuel, Emmanuel ! S’il te plaît, réponds-moi !”
“König, merci d’être là ? J’ai énormément mal au ventre.”
“Ne t’inquiètes pas, tout ira mieux, ok ?”
J’ai vite cherché un conducteur de moto afin qu’on puisse transporter Emmanuel à l’hôpital. Sûrement, il devrait aussi avoir faim, donc je lui ai cherché une nourriture dès que nous sommes arrivés à l’hôpital.
Trois heures de temps après, les choses ont été bien passées et mon ami se sent beaucoup mieux. Il m’a vraiment remercié cette soirée et honnêtement, ça me dérange. Ah oui, ces trucs de remerciement me rendent un peu malaise.
“Mon frère, il faut qu’on se rend chez nous. Ma mère va beaucoup s’inquiéter pour moi.”
“Oh König, honnêtement je ne te voyais pas bien hein ! Je ne savais même pas que tu es toujours dans l’uniforme. Donc, tu n’es même pas encore allé à la maison avant de venir chez moi ?”
“Non Emmanuel ! Lorsque tu n’es pas venu à l’école ce matin, moi-même j’ai su que quelque chose ne va pas bien, c’est pour cela j’ai décidé de venir voir ce qu’il se passe.”
Emmanuel m’a serré dans ses bras et est beaucoup fier de moi. J’ai encore cherché un conducteur de moto qui va nous amener à la maison. Quelques minutes après, nous sommes bel et bien arrivés à la maison. Dès que ma mère nous a vus, elle est tellement heureuse et cela démontre qu’elle s’inquiète pour nous vraiment.
“Qu’est-ce qu’il vous est arrivé ?”, nous demande-t-elle.
Je lui ai tout expliqué et bizarrement, elle se met à pleurer. Je suis très certain que dans peu de temps, personne ne va encore pleurer dans ma famille. J’ai cette confiance en moi.
“Emmanuel, il faut savoir que tu ne vas plus vivre tout seul. Je sais que c’est plus fort que toi, mais tu n’as pas le choix.”
“Non maman ! Je ne peux pas.”
“Si tu aimes sincèrement ton ami, König et que tu désires qu’il soit ton frère, il faut accepter ma proposition.”
“Emmanuel, n’oublie pas que nous sommes des amis inséparables ! Je ne veux pas que rien de grave t’arrive, donc je te demande pardon de vivre avec nous.”
“Hum ok, j’ai accepté votre demande. Dorénavant, je vais vivre avec vous ici.”
On s’est embrassé dans les bras cette soirée et c’est vraiment exceptionnel.
À suivre….
