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03

CHAPITRE 3

MA RIVALE

****MARIE

13h45, je quitte l'école. Je suis en première année de management et gestion, option comptabilité contrôle audit à l'école de management du Gabon(EM Gabon). J'ai choisi cette spécialité car depuis cinq ans déjà, je le fais dans notre entreprise. Au début, j'avais l'aide de maman et papa mais maintenant je m'en sors sans eux. Bien que l'expérience du terrain soit meilleure que les diplômes, je tiens tout de même en avoir un. Pour mon orgueil d'un côté et de l'autre, je souhaite acquérir d'autres compétences venant d'autres entreprises dans lesquelles j'aurais à travailler. Je quitte la salle de classe la dernière après avoir rangé mes cours. Écouteurs aux oreilles, je vais vers ma voiture. Je ne traîne pas après les cours. Pas parce que ça ne me plaît, mais parce que j'ai une entreprise à gérer en parallèle de mon école. C'est leur de pointe et évident je vais devoir m'énerver contre les chauffards de ce pays. À croire qu'il ya une auto école dans laquelle on apprend la mauvaise conduite. Et la majorité des conducteurs y a pris des cours. C'est pas possible. Je suis bien énervée quand je gare à Montagne Sainte ( quartier de Libreville). J'enlève la veste et le polo de l'école. Je reste avec la jupe et porte une chemise accrochée à l'arrière de ma voiture. Je descends avec mon attaché de caisse. Avant d'aller rejoindre Ginette à l'usine qui est juste derrière, je me rends dans mon bureau pour faire l'état des comptes de l'entreprise. Je salue les quelques dix employés que nous avons pour l'instant et m'enferme dans mon bureau. Je dépose mes affaires sur la table et me sers un verre d'eau pour me désaltérer. Je prends quelques minutes pour écouter des musiques qui me motivent et me met au travail. Je veux nous faire passer à notre niveau. Et pour ça j'ai besoin de tout vérifier minutieusement. On ne va pas en guerre en comptant sur la chance. Je vérifie les contrats publicitaires, les contrats de partenariat etc. Quand tout cela est fini, je vais à l'usine vérifier le matériel reçu

Moi- bonjoir tout le monde !

Tous- bonjour

Ici par contre, il ya beaucoup plus d'ouvriers. Du trieur de matériaux aux cordonniers proprement parlés, ils doivent être une cinquantaine. Ils viennent principalement de l'Afrique de l'ouest. C'est une main d'œuvre bon marché et très travailleuse. On doit compter sept gabonais en tout dans cette équipe

Moi(lui enlevant les écouteurs) - bonjour Ginette

Elle( se retournant)- Bonjour petite

Moi- je suis plus grande que toi einh

Elle- et moi plus âgée

Moi- gagne... Dis moi, tu as reçu la cargaison D'AVERDA ( société de nettoyage des ordres ménagères)?

Elle- oui ! Ils sont entrain de trier derrière

Moi( cochant)- OK !... Et le vieux qui nous fournis du raphia ?

Elle- j'ai envoyé les gars aller récupérer

Moi(cochant)- ok ! Je pense que j'ai tout bon

Elle- Alors ?

Moi- quoi ?

Elle- la proposition de monsieur Mool ?

Moi( soupirant)- Ça me coûte de l'admettre mais en y réfléchissant, il n'a pas tord. Nous sommes une jeune entreprise, bien que nous soyons compétentes, nous devons apprendre des autres et même si cet autre c'est ce prétentieux mal élevé de Scott Loubah

Elle( rigolant)- Tu as vraiment sa douleur

Moi- je n'ai pas que sa douleur, j'ai sa rage. La simple vu de sa personne, m'énerve l'esprit.

Elle- on dit que de la haine à l'amour, il n'y a qu'un pas.

Moi( rigolant)- Si c'est avec lui là, l'infine chance d'une particule de poussière n'existe pas. Il n'est pas à la hauteur de...

Elle( rigolant)- Wil Smith et Kim Nam-gil, je sais !

Moi- Alors pourquoi tu demandes ?

Elle- Ils ne savent même pas que tu existes

Moi- c'est pour ça que je dois me dépêcher de figurer dans la liste de Forbes. Ils vont me remarquer et le premier contact sera plus simple

Elle( rigolant)- Tu es un vrai cas.

Moi- je retourne à mes oignons

Elle- on dîne ensemble ?

Moi- pas aujourd'hui, maman et moi devons dîner avec le directeur général d'une maison de téléphonie mobile

Elle- courage ma fille

Moi( m'en allant)- Merci ma mère

Je vais m'enfermer dans le bureau pour finir mes tâches. Rien ne doit être laissé au hasard

Moi- Mum ?

Elle- j'espère que tu es déjà en route

Moi( regardant l'heure)- Bien sûr.

Elle- je t'attends.

Mince, je n'ai pas vu l'heure passée. Il est déjà 17h, le rendez vous a 18h30. Je range les dossiers importants dans ma mallette et sors de mon bureau. Bien sûr, à cette heure, tout le monde est déjà partie. Mais je parie que Ginette est encore entrain de travailler. Je n'ai pas le temps de vérifier il faut que je file. Dieu merci ce n'est pas encore l'heure de pointe. J'arrive à la maison en trente minutes. Je n'ai pas le temps de papoter. Je me douche à la vite. L'important étant d'enlever l'odeur de la sueur et un peu de grasse au passage. Je n'ai plus beaucoup de temps. Autant maman déteste le retard, autant je n'aime pas faire attendre les personnes. Je trouve que c'est mal poli et ça ne fait sérieux pour conclure une affaire. Je sors ma robe de cocktails style sirène en raphia et Cotton. C'est un cadeau de ma sœur qui est styliste. Je suis son modèle privilégié même si je ne défile. Je pose souvent pour sa marque de vêtements gratuitement quand les mannequins sont indisponibles.

Maman( entrant sans frapper)- on y va ?

Moi( mettant ma chaussure gauche)- oui

Maman- tu es magnifique chérie

Moi( souriant)- Merci maman. Je sais de qui je teins ça

Elle- sûrement pas de ton père

Papa- je suis plus beau que toi donc elle tient de moi. Tu es magnifique ma mère

Moi(émue)- merci

Je prends ma sacoche, j'y fourre mon téléphone, mes pièces d'identité et un peu de liquidité.

Moi- je suis prête

Maman( s'en allant) - on y va alors

Papa(nous suivant) - vous avez pris la proposition ?

Maman- oui chéri

Papa- rendez moi fière

Maman- comme d'habitude

Papa- Pas toujours. Il ya des fois où tu m'as déçu

Maman(le tapant à l'épaule)- je parlais de ta fille

Papa- Aïe ! Violences faites aux hommes. Demain tu iras répondre de tes actes devant les officiers de police

Maman- tu ne peux pas m'accuser. Il n'y a pas de preuves ni de témoins

Papa- Marie a tout vu. Comme je suis son parent préféré, elle va témoigner contre toi ?

Maman- N'importe quoi. Je suis son parent préféré. La preuve elle a choisi mon métier au lieu du tien

Papa- c'est parce qu'elle a l'amour de l'argent comme moi

Moi( coupant maman de son élan)- Je vous aime tous les deux. Mais à l'heure actuelle, vous allez me mettre en retard.

Les deux- Elle a pris ton impatience

Ils se sourient puis se font la bise

Maman- à tout à l'heure chéri

Papa- oui bébé

Je l'embrasse très fort car je ne sais pas si je vais arriver et revenir en vie vu que c'est maman qui conduit.

Papa- courage bébé

Moi- je n'ai plus

Il me sourit et je quitte ses bras. Je ramasse tout le courage que j'ai accumulé dans mes vies antérieurs pour monter dans la voiture. J'espère seulement qu'il m'en reste. Car à chaque fois que je dois monter en voiture avec maman je le rassemble. Je veux bien lui demander les clés mais elle va s'énerver et on risque d'arriver en retard. Je monte devant et attaché solidement ma ceinture. Pourquoi les voitures n'ont qu'une seule ceinture par siège ? Ils ne peuvent pas pas prévoir que des fous du volant comme maman prendrait le volant et que les pauvres innocents comme moi auraient peur pour leur vie ? Parce que oui maman est une folle au volant, notre Lewis Hamilton. Elle ne roule pas, elle vole. Elle fait des temps records pour arriver à des endroits. Le seul moyen de la ralentir ce sont les embouteillages sinon madame fonce sans se soucier de ses passagers. Et comme une fois n'est pas coutume chez elle, voilà qu'elle remet ça. Tous mes organes s'arrêtent de fonctionner tellement je suis morte de stresse. Je vois des lumières défilés devant moi sans pouvoir les distinguer. Je n'ose même pas tourner ma tête. Dieu merci, quand on arrive, au feu tricolore des affaires étrangères, le feu est rouge. J'en profite pour respirer

Maman- ça va?

Moi- ça ira quand je serais arrivée

Maman- ne t'inquiète pas. On sera à l'heure

Moi- ce n'est pas ce qui m'inquiète actuellement

Le feu passe au vert. Elle démarre comme une furie. Qui a donné le permis à cette femme mon Dieu ? Je suis sûre que l'instructeur le lui a donné parce qu'il en avait marre d' elle. C'est pas possible autrement. Quand elle gare spectaculairement au parking de l'hôtel, je peux enfin sortir ma tête pour vomir,comme à chaque fois

Un jeune- waouh madame ! C'était magnifique

Elle- ce n'est rien mon petit. Juste de l'exercice

Lui- waouh !

Une voix d'homme- Alonzo laisse la dame tranquille

Lui- D'accord tonton. Au revoir madame

Maman- Au revoir... ( à moi) ça ira ?

Moi( rinçant ma bouche)- oui maman

Maman- a ton âge, tu as encore le mal de voiture

Moi(crachant)- ce n'est qu'avec toi que j'ai le mal de voiture

Maman- Ah bon ?

Moi( prenant ma sacoche)- on va être en retard

Je lui montre le directeur qui entre dans le restaurant. Nous nous dépéchons de le suivre. Il est accompagné d'une très belle jeune femme. J'espère que ce n'est pas sa maîtresse. J'ai horreur de ce genre de situation. Je n'ai pas à parlé de mes projets devant des inconnus qui ne peuvent rien m'apporter. Au contraire, elle peut la voler et là développer.

Maman( en arrivant à notre table en même temps qu'eux)- Bonsoir Monsieur

Lui(souriant)- Bonsoir madame Maroundou. Nous arrivons au même moment à ce que je vois

Maman( souriante)- oui ! Vous vous souvenez de ma file Marie ?

Lui(souriant)- et comment oublier une si jeune âme qui se bat avec conviction ?

Moi(souriante)- Bonsoir monsieur

Lui- bonsoir ! Mais asseyez vous. Nous n'allons pas parler debout

Nous nous asseyons en face d'eux. Maman en face du monsieur, moi en face de la fille

Lui- je vous présente ma fille Mariam

Ah c'est sa fille. Je suis rassurée mais intriguée qu'il ait amené. Je ne passe pas un contrat avec lui mais avec sa société

Maman- Enchantée Mariam

Elle-Moi de même

Je me contente de lui faire un sourire auquel elle répond

Lui- Mangeons d'abord après discutons

Nous- D'accord !

Lui- serveur ?

C'est ce que nous avons fait. Tout au long du dîner, nous échangeions sur notre possible collaboration. Je leur explique que mon but en m'associant avec eux est de vulgariser la marque Maloumbi. Quand on pensera à leur société, on pensera à Maloumbi. Comment ? Tout simplement en habillant toutes les personnes qui vont apparaître dans leurs publicités, en habillant les hôtesses de vente lors de grands événements comme le marathon etc. Il me pose des questions sur la fiabilité et la qualité des chaussures de Maloumbi. Je le rassure en lui disant que depuis sa création, nous avons reçu très peu de plaintes sur la qualité de nos produits et que même quand c'est le cas, nous engageons personnellement auprès du client.

Lui- Merci pou ce dîner, nous vous recontacterons si nous sommes intéressés

Maman- D'accord. Bonne fin de soirée

Lui- à vous de même

Il passe devant nous et monte dans leur voiture

Moi(dégoûtée)- s'ils sont intéressés ?

Maman- Haut les cœurs, ce n'est pas le moment d'être défaitiste

Moi- je croyais que tout mon français avait suffit à le convaincre

Maman- Parfois la meilleure des préparations ne suffit pas. Soit patiente, tu as fait de ton mieux, le reste ne depends plus de toi. Tu devrais déjà le savoir

Moi(triste)- ouhm. Je pensais que cette fois se serait différent

Je suis tellement triste que je monte dans la voiture sans préparation psychologique. Ce n'est que lorsqu'elle démarre que je m'en rend compte. Heureusement qu'au retour, les embouteillages l'ont ralenti. Faut voir comment elle est énervée de rouler doucement. Le malheur des uns fait vraiment le bonheur des autres.

Moi ( descendant de la voiture)- Bonne nuit mum

Elle- tu ne vas pas voir ton père ?

Moi(lasse) - si

Je cours à la cuisine. Papa m'y attends avec un gâteau. C'est une tradition entre lui et moi. Que mes entretiens ce soient bien passés ou non, que je réussisse ou échoue dans une phase de mon projet, il me fait toujours un gâteau pour m'encourager. Mais pour l'école c'est une tout autre histoire

Moi- pa ?

Lui- je suis là. Ça été ?

Moi- encore un autre à ajouter dans la lisye"si intéressé "

Papa- Aïe ! La pire des listes

Moi( faisant semblant de pleurer)- pourquoi ils ne peuvent tout simplement pas dire oui ou non ?

Maman- chéri ?

Papa- oui ?

Maman- je vais directement dans la chambre

Papa- je fini avec elle et j'arrive

Elle- apporte moi du thé s'il te plaît

Papa- ça marche... (à moi) je t'ai fais un gâteau au chocolat sans sucre ajouté

Moi( joyeuse)- tu es le meilleur papa de l'univers et de tout les temps immémoriaux

Lui( souriant)- J'adore voir ces fossettes se dessiner

Moi(heureuse)- je les tiens de toi

Lui- Chut ! Faut pas le dire devant ta mère, elle pense que tu tiens d'elle

Moi ( faisant semblant de chuchoter)- le caractère seulement

Lui- n'est ce pas ?

Nous éclatons de rire. J'adore ses moments avec lui. Il me fait oublier mes peines avec ses blagues et sa nourriture. Personne ne sait que papa est meilleur cuisinier que maman. La plus part du temps c'est lui qui cuisine. Beaucoup se disent que c'est maman le cordon bleu alors que c'est papa. Je l'aime cet homme parce qu'il accepte que maman reçoive tous les éloges par amour tout simplement.

Moi- j'aimerais tomber amoureuse d'un homme comme toi papa

Lui- et je suis comment ?

Moi- l'homme idéal. Celui qui n'a pas peur que sa femme gagne plus que lui, qui ne se plaint pas qu'elle ne sache pas cuisiner aussi bien que lui, qui la laisse briller même quand c'est lui qui effectue les rudes tâches

Lui( souriant)- c'est parce que mon équilibre passe par celui de ta mère

Moi- c'est bien ce que je dis, j'aimerais avoir un homme comme toi vu que je suis comme maman. Tu es parfait

Lui- J'ai des défauts chéri. Des défauts que d'autres femmes n'ont pas su supporté. Trouve la chaussure à ton pied même si celle ci ne ressemble pas à celle qui tu veux. Mieux vaut porter une vilaine chaussure dans laquelle tu es à l'aise qu'une belle chaussure inconfortable. Avec la première tu iras loin, avec la deuxième tu n'iras nulle part. Les belles choses sont éphémères, les vraies choses sont éternelles.

Moi- elle peut aussi être les deux

Lui- bien sûr ! Mais dans tous les cas, choisis bien.

Moi- je veux un homme comme toi. C'est pesé et adjugé.

Lui( souriant)- Ne viens pas te plaindre après... Bon! Moi je monte, mon illustre moitié m'attends

Il pose un baiser sur mon front et monte avec la tasse de thé de maman. Combien d'hommes font ça ? Plus précisément combien d'hommes gabonais ou africains font ça ? Dans une société conçue pour que l'homme domine la femme, combien prennent soin d' elle de cette manière ? Combien de chefs de familles se plient en quatre pour leurs femmes ? Dans mon entourage immédiat, je n'en connais pas beaucoup. Même mes propres frères traitent leurs femmes comme des machines. Je ne veux pas de cette vue là. Je monte avec le gâteau dans ma chambre. Je vais l'engloutir en appelant Marie. Je prends d'abord une longue douche avant de lancer l'appel vidéo sur whatsapp.

Elle- ouhm ?

Moi- tu fais quoi ?

Elle- je lave les outils

Moi- ne me dit pas que tu es encore à l'atelier ?

Elle- si ! J'avais une commande à examiner. Elle doit être expédiée demain

Moi- attention au burn out

Elle- il n'y a pas de risques que j'en fasse. je peux toujours compter sur une folle qui met des somnifères dans ma boisonn quand elle trouve que je ne me repose pas assez

Moi- Faut lui dire merci de ma part. Elle te rend un grand service

Elle- M'ouais... Ça été?

Moi ( soupirant)- un autre nom à ajouter dans la liste des " intéressé"

Elle- c'est déjà mieux que la liste que des " je vais réfléchir"

Moi- vraiment ! C'est la pire liste de tous les temps

Elle(riant) - des menteurs

Moi(souriante)- je jure.. Mais bon ça me blompe quand même le moral

Elle- le gâteau au chocolat que tu engloutis à grandes bouchées le confirme bien

Moi- tu en veux ?

Elle- oui ! Fais moi un dépôt

Moi- c'est déjà fait. Regarde ton inbox

Elle( souriante)- une fois que j'aurais raccroché

Moi- rentre à la maison où je viens te chercher

Elle- Mieux je rentre.

Moi- Fais moi un message avant de dormir

Elle- OK.

Elle raccroche. Je dépose mon téléphone sur mon bureau et continue à manger. Je vérifie mes mails professionnels. Je suis contente de voir que d'autres PME veulent s'associer à nous. Ça me remonte bien le moral. Je réponds à chacun d'eux. Et j'envoie un mail de confirmation à la fondation Okoss ye Mool. Si je ne peux pas avoir cette maison de téléphonie mobile, j'aurais cette fondation. Une fois fini, je mets la moitié du gâteau dans mon frigidaire de chambre. Je fais ma prière. Je remets toujours tout ce que je fais dans les mains du seigneur. Bien ou mauvais, je lui raconte mes projets. Bonnes ou mauvaises, je remets dans ses mains attents. Positifs ou négatifs, je lui donne la gloire des mes résultats. Je m'endors ainsi le cœur léger sachant qu'une personne aussi puissante que lui veille sur moi.

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