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2

Ma Belle-mère et Moi.

Episode 02

« La haine c’est la colère des faibles ». Alphonse Daudet.

( Léna Lissouk ).

-Allô ma fille , tu m’entends ?

-Allô m’man ! La communication n’est pas audible. Peux-tu parler plus fort s’il te plait ?

-Allô , Wèèkeh ! Tu me suis ?

-Allô !!!

Tsiup ! J’ai déjà dit à Gérard qu’on doit déménager de cette maison. Il faut qu’il la mette sur le marché de l’immobilier et vivement qu’on en construise une autre. Même le wifi ne passe pas dans toutes les pièces. Voilà que je ne peux même pas avoir une bonne conversation sur Whatsapp avec ma belle-fille.

Je monte dans leur chambre pour essayer d’avoir une meilleure connexion, je trouve Dariska la petite poufiasse qui s’habille.

-Wow! s’écrie-t-elle. Tu ne vois pas que je m’habille ? On ne peut plus avoir d’intimité dans cette maison ? me demande-t-elle avec dédain.

Elle s’adresse à qui de cette façon ? Dans la maison de mon fils une femmelette vient me manquer de respect ? Une pauvre fille comme ça ? Ce n’est pas possible ça !

Je m’avance vers elle, je tire la serviette nouée autour de sa poitrine et je la balance au sol.

Elle cache sa nudité avec ses mains.

-Tu t’adresses à qui de cette façon ? hein Dariska ? Nous ne sommes pas du même acabit tu m’as comprise ? Pétasse !

PAF PAF PAF …

J’écrase âprement mes cinq doigts de la main droite sur sa joue droite, ainsi que sur la gauche.

-Méfies-toi tu m’entends ? Ne me confonds pas à ta maman. Je ne suis pas une vendeuse de beignets au bord de la rue …

Elle ramasse sa serviette et tire ses grègues. Je m’installe confortablement sur le canapé et je relance l’appel vers le numéro Whatsapp de celle que je considère comme ma bru.

-Allô Eurielle !

-Oui m’man !

-Tu m’entends mieux maintenant ?

-Oui maman, là ça va mieux.

-Okay ! Je suis dans la chambre de Gérard, ça va mieux là. Dis-moi alors comment se fait-il que tu arrives au Cameroun et tu ne me cherches pas ? C’est ta mère qui m’a dit que tu es là. Donc si je ne la croisais pas à la tontine Dimanche dernier tu n’allais jamais m’appeler ?

-Désolée maman , je ne suis là que depuis deux semaines et comme je cherche du travail présentement , je n’ai vraiment pas assez de temps pour appeler les uns et les autres et encore moins rendre visite aux gens.

-C’est moi que tu appelles « Les gens » ? hein Eurielle ?

-Non maman, c’est juste une façon de parler, tu sais que jamais je ne te manquerais de respect

-Ahh ma fille, mais pourquoi ne vas-tu pas voir Gérard ? Il sait que tu es au pays ?

-Non maman. Gérard m’en veut encore, donc il serait préférable que nos chemins ne se croisent pas pour le moment.

-Ah-ka ! Je vais arranger cela. Passe me voir à la maison je vais lui toucher un mot ce matin avant qu’il ne parte au bureau.

-Maman tu es sûre que c’est une bonne idée de me recevoir chez lui avec son épouse qui est présente ? Je ne veux vraiment pas créer de remous.

-Viens !! Dis-je avec véhémence. C’est moi qui tiens les rênes de la maison. Je t’invite.

-Okay maman , je serai là cet après- midi.

-D’accord ma fille, je vais t’attendre. Y’a-t-il quelque chose de particulier que tu aimerais manger ?

-Non, pas vraiment maman .

-Ok, à ce soir alors mon enfant.

Crick !!

Je raccroche ensuite , je prends le panier à linge, je trie tous les vêtements appartenant à mon fils car je dois faire sa lessive. Je sors de la chambre et vais de ce pas lui concocter son petit déjeuner. Je m’arrête au passage dans la buanderie et y met son linge à laver. Une fois à la cuisine je trouve la petite insolente qui fait frire des œufs.

-Tu n’as pas honte ? Chaque jour tu fais des omelettes au petit déjeuner ? C’est ton joker là-bas ? Un Directeur Général comme mon enfant doit manger sain et équilibré ; même cuisiner te dépasse, pousse toi là-bas fainéante.

Je sors mon arsenal du frigo : fromage, fruits pour une petite salade de fruits, bacon, etc. Je prends le soin de dresser la table pour Ge.. qui revient bientôt de sa séance de sport. Mon fils a pour habitude de courir chaque matin vers six heures avant de s’apprêter pour aller au boulot.

-Léna ta fin est proche je te le jure ; mais je ne vais pas me comporter comme toi. Il ne faut pas assimiler ma mansuétude à de la peur hein madame. Mes parents m’ont inculqué des valeurs nobles à l’instar du respect.

-ahahahaha quels parents ? Les escrocs là ? Une bande de gueux comme ça ! Si mon fils ne t’avait pas épousée où serais-tu ? Regarde moi ça ! Tu vas bientôt quitter cette maison. Espèce de va-nu-pieds. Vous n’êtes qu’une famille de clochards. La misère a toujours été votre pain quotidien. Bande de crève- la- faim comme ça pffff …

-Continue de rouscailler madame. Justice sera faite, le sang de Jésus est ton remède !

Je balance la poêle contenant les œufs au sol et je la pousse vers la porte de sortie.

-Sors de cette cuisine , avec ton fétide trou infertile là ! Commence d’abord par faire un enfant à ton mari, petite conasse. Dariska tu vas confirmer ma force de frappe.

-T’inquiète, on a déjà confirmé à suffisance tes capacités. Criminelle va ! Tu as tué ton mari le feu Bernard Lissouk parce que tu voulais être la seule à profiter de Gérard, tu as rendu Emilie folle parce que c’était une fille intelligente qui aimait ton fils mais moi je ne vais pas te laisser.

Au nom puissant de Jésus tu vas périr en enfer ! Et sache que du moment où la volonté de Dieu doit s’accomplir, même les obstacles deviennent des avantages, alors pour moi tu n’es pas une ennemie. Au contraire, à travers toi je cultive l’amour du prochain, la patience et le pardon.

-Je vois que tu n’en as pas eu assez des gifles de tout à l’heure. Tu en veux encore ?

Elle ramasse la poêle et à l’aide d’une pelle, ramasse ses œufs et les jette à la poubelle avant de sortir de la cuisine sans dire mot.

Elle vient me parler de Jésus ? Jésus peut me faire quoi ? Il ne s’est pas défendu lorsque ses frères juifs l’ont condamné à mort sur la croix et c’est à moi qu’il peut faire quoi ? Moi Léna Lissouk ? Minalmi !!!

Je fais le petit déjeuner de mon fils qui revient quelques heures plus tard de son sport et me rejoint à la cuisine après avoir pris sa douche .

-Maman qu’est ce que tu as fait à ma femme ?

-Moi siiiii ? faire quoi ?

-Elle dit que tu as porté main sur elle .

-Merde ! On a accouché la fille là avec le mensonge ? J’espère que tu n’as pas gobé ses fariboles fiston ! Tu sais très bien que ta femme ne m’aime pas et elle est prête à inventer toutes sortes de facéties pour me faire tomber en disgrâce.

-Donc tu ne l’as pas giflée ce matin ? Tu n’as pas versé son petit déjeuner au sol ?

-Moiiiiii ? Et pour quelles raisons ferais-je une chose pareille ? Wouèèèh a nyambè ! Hum, je t’ai toujours dit que la donzelle que tu es allée cueillir je ne sais où là va te montrer la montre de Montréal ici là ! N’est ce pas voilà son vrai visage qu’elle affiche déjà ? C’est quand le vent souffle qu’on voie les fesses de la poule ! Allons seulement.

-Ecoute maman ! Je ne t’ai pas fait venir dans cette maison pour que tu rendes la vie impossible à ma femme. Elle vient de perdre un enfant il y a deux mois, elle essaye de récupérer et se remettre de cette fausse couche qui l’a presque anéantie et toi au lieu de la consoler et l’aider à surmonter cette dure épreuve tu fais quoi ? hein maman ? Si tu es là pour lui mettre les bâtons dans les roues tous les jours je serai obligé de te renvoyer au village.

-C’est ce qu’elle te demande de faire ? hein Gérard ? Tu as oublié toutes les fois où je me suis battue toute seule pour que tu ailles à l’école ? Quand ton papa nous a abandonnés pour aller vivre avec une autre femme qui était là pour toi ? Tu préfères prendre le parti de ta femme c’est ça Gérard ? Où est-elle pour te faire ton petit déjeuner ? Où est-elle pour nettoyer ton linge ? hein ? Même ton déjeuner qui devrait le préparer ? Est-ce que c’est normal qu’un directeur général mange dans les restaurants à midi comme un étudiant ?tu devrais revenir à la maison déjeuner et discuter avec ta femme. C’est une femme ça ? Une fille qui reste dans la chambre toute la journée ? Gérard crois le ou non cette femme ne sait pas garder un homme.

-Elle faisait tout cela avant que tu ne viennes. Depuis que tu es là tu t’es accaparée de tout, on dirait que tu veux lui voler la vedette. J’aime ma femme et je t’aime aussi alors respecte ça s’il te plait et laisse-la un peu tranquille.

-Tsuip , je ne sais pas ce que tu me chantes là . Assieds-toi plutôt pour manger s’il te plait. Je t’ai fait un copieux petit déjeuner. Laisse-moi d’abord les histoires de Daris-machin-truc là.

Il s’assied et je lui sers à manger.

-C’est quoi ton programme d’aujourd’hui ?

-J’aurai une promotion cette semaine et je compte organiser un festin ici à la maison.

-Waouhh ! Oh mon fils, je suis fière de toi.

-Merci maman.

Pendant que je discute avec mon ange, madame la sainte-nitouche entre dans la cuisine et fait un bisou à son mari.

-Au revoir chéri, lui dit-elle.

-Bisous mon amour, répond Gérard. Bonne chance !

-Merci chou.

-Je demande hein ? tu lui souhaites bonne chance pourquoi ?

-Elle va s’inscrire pour un cycle de BTS et son examen d’admission c’est ce matin.

-Tu la laisses rentrer à l’école pourquoi ? Cette fille va te manquer de respect ici.

-Maman s’il te plait. Elle traverse une situation assez délicate et c’est le moins que je puisse faire pour qu’elle se sente mieux. La voir ici à longueur de journée n’est pas plaisant du tout.

-Les enfants qu’elle perd là sont aussi les tiens, comme tu veux trop t’apitoyer sur son sort là. Elle devrait rester à la maison pour s’occuper des tâches ménagères et cuisiner pour toi.

-Nous avons des servantes ici.

-Justement, si on les renvoie ça fera moins de dépenses farfelues.

-Tu exagères maman ! On parle quand même de la femme du directeur général de la SOPECAM . Pourquoi tiens-tu à la confiner dans la posture de bonniche ?

-En passant Eurielle est au Cameroun.

-C’est son problème, ne me parle plus de cette fille.

-Tu sais mon fils, l’erreur est humaine.

-Oui, et je lui ai pardonné mais je ne veux plus entendre parler d’elle.

-Elle n’a pas de boulot. Elle cherche du travail, tu pourrais tout de même l’insérer quelque part dans ton service, juste pour quelque temps toi-même tu sais qu’elle avait perdu son papa.

-C’est son problème. J’ai aussi perdu le mien l’année dernière et même un message d’elle je n’ai pas reçu. Et puis de toutes les façons je suis marié et j’aime Dariska .

-Tsiup !!! Eurielle est la femme qu’il te faut, c’est une perle rare. Elle est belle, dynamique, intelligente et très courageuse. Ce n’est pas le genre de vrac qu’on en trouve treize à la douzaine comme ta supposée épouse là. Avec elle tu peux même aspirer aux fonctions de ministre, elle te galvanisera et t’encouragera dans ce sens là, contrairement à cette quémandeuse que tu héberges ici.

-Ah … chacun voit midi à sa porte. Bonne journée maman.

Il sort de la maison et s’en va. Je prends une douche rapide, puis j’emprunte un taxi pour le carrefour Obili. Cette fille de Dariska doit être débile ; je vois que son cerveau brûle. Elle ose monter mon fils contre moi ? Je commence par sa maman, je pense qu’il faut régler le problème par la racine. Le taxi me dépose au carrefour Obili, je sors et j’arrive à l’endroit ou madame Fossi vend ses beignets.

-Bonjour Brigitte.

-Bonjour Léna , qu’est ce qui t’amène chez moi tôt le matin ?

-Je suis venue te lancer un ultimatum.

-Par rapport à ?

-Ta fille Dariska.

-Ma fille a encore fait quoi ?

-Mon fils ne veut plus de ta fille parce qu’elle n’accouche pas mais elle refuse de le comprendre. Elle ne fait que signer indien et s’accroche à lui comme une sangsue.

-Que quoi ? Tu dis que quoi ? depuis quand ça ?

-Depuis près de trois ans Gérard lui demande de rentrer chez ses parents mais elle s’entête à rester dans le foyer. Gérard aime une autre femme, il ne veut plus de votre fille donc venez la chercher s’il vous plait parce qu’en tant que mère je n’aimerais pas voir ma fille souffrir autant.

-Ecoute Léna , avec tout le respect que j’ai pour la famille Lissouk , je pense que si Gérard ne veut plus de notre fille il connait où nous trouver. De la même façon qu’il est venu la chercher, c’est de cette même façon là qu’il devra nous la ramener ok ?

-Brigitte, moi je suis venue te voir pour qu’on résolve ce problème en douce, sans causer de drame. Vous venez prendre votre fille et on en reste là. Mais si tu tiens à ce que l’affaire prenne des tournures implexes, c’est toi qui l’auras voulu ; je t’aurais tout de même prévenue.

-Ah bon ? Tu me profères des menaces maintenant ?

-Je n’ai pas besoin de te faire des menaces tu entends ? Je décris une situation réelle.

-Alors de quel droit tu viens ici dans mon lieu de service me parler des problèmes qui ne te concernent pas ? Je sais que tu n’aimes pas ma fille et que tu tritures son existence inlassablement. Tu inventes à chaque fois des balivernes et tu es tout le temps en train de la provoquer au sein de son foyer. Sache que je suis plus coriace qu’elle donc n’essaie même pas de me faire tes pitreries à trois francs six sous là.

-Fiche le camp Brigitte, tu n’es qu’une pauvre vendeuse de beignets. Ignorante de ton état. Vraiment je commence à comprendre pourquoi ta fille est aussi stupide ; telle mère telle fille. Regardez aussi l’autre mami makala ci qui veut se mesurer à moi.

Elle porte la marmite de haricots qui était posée au feu et verse ça sur moi mais j’esquive rapidement et je cours me placer de l’autre coté de la route .

-Chienne , Brigitte tu n’es qu’une grosse villageoise. C’est avec l’argent de mon fils que tu as monté ce putain de business salope !

Elle trace fermement un trait sur la poussière.

-Léna si tu es une vraie femme traverse le trait si et viens me retrouver de ce coté je vais te taper « aller et retour », chouagne. Ne me confonds pas à ma fille hein, le jour que tu vas encore « perdre la route » pour venir ici tu vas confirmer le code. Je vais te rouer de coups correctement tu vas oublier la route qui mène dans ton village où tu fais ta petite sorcellerie.

-Tais-toi makala woman ! Continue de te calciner sous le soleil de Yaoundé. Ta fille et toi êtes des prostituées. Elle ne restera pas mariée à mon fils.

-Ton fils est qui ? tsiup ! Je vends mes beignets dignement et je n’ai pas à en rougir. Grâce à cette activité, je règle mes charges. Je suis une épouse et mère bienveillante et comblée. Et toi donc ? Ta vie tourne autour de celle de ton fils, tu ne peux pas te trouver un abri et une occupation? Si tu ne mendies pas l’hospitalité chez ton fils où vas-tu rester ? Une piètre décatie de quasiment 60 ans comme toi, pourquoi ne te construis-tu pas une existence plutôt que de diaboliser celle de ta belle-fille ? Je vais te finir Léna Lissouk.

-Mouff pauvre femme !

-Continue de parler je vais te trouver là-bas maintenant.

Je monte et je reprends un taxi pour la maison. Je vais montrer à cette famille de quel bois je me chauffe.

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(Gérard Lissouk).

Anastasie Eurielle Assako , cette fille je préfère m’abstenir de parler d’elle.

Eurielle est une fille que j’ai rencontrée quand je suis allé en France faire mon stage de six mois, quelque temps après qu’Emilie soit tombée malade. Nous sommes sortis ensemble pendant tous les six mois que j’ai fait en France et on s’aimait. Elle me disait qu’après ses études, elle reviendrait s’installer au Cameroun et qu’ensemble on construirait notre vie. J’ai fini mon stage et je suis revenu au pays. Dieu merci, j’ai finalement trouvé le boulot à la SOPECAM. Quelques mois après, Eurielle est revenue au pays pour les vacances. Tout allait bien, elle est même tombée enceinte de moi, mais de retour en France elle m’a dit qu’elle avait fait une fausse couche. Eurielle étant la fille unique de ses parents, cette grossesse représentait une sorte de saint-graal pour sa maman. Ce fut donc un choc pour elle d’apprendre la triste nouvelle. Eurielle a manigancé une autre version selon laquelle je ne voulais pas assumer mes responsabilités de père, c’est pourquoi elle a choisi de se faire avorter. Sa mère qui n’avait pas digéré cette information n’a pas manqué de me faire de sévères remontrances. Et lorsque nous nous sommes expliqués, chacun a écouté la version de l’autre et nous étions tous les deux surpris. C’est alors que madame Eurielle a avoué qu’elle s’était volontairement faite avorter. Depuis ce jour là, j’ai pris mes distances et quelques mois après, je faisais la connaissance de Dariska, ma tendre compagne.

Mon téléphone sonne.

Brbrbrbrbrbrbrbrbr… C’est mon sucre d’orge.

-Allô !

-Oui allô chérie !

-J’ai passé avec brio le test d’admission à Siantou .

-Waouhh ! félicitations ma puce .

-Merci, tu es au bureau ?

-Oui chérie pourquoi ?

-J’ai faim de toi.

-Humm bébé !

-Je viens ou pas ?

-Tu sais que tu m’as sevré depuis plusieurs jours déjà.

-Ok , j’arrive.

-D’accord !

J’arrange vite certains dossiers et je gargarise ma bouche avec de l’eau Tangui citron.

Quelques minutes plus tard, ma secrétaire m’annonce que ma femme est là, je lui demande de la faire monter.

-Bonsoir mon cœur, dit-elle sensuellement.

Nous échangeons un baiser languide et je ferme la porte à clé. Je la déshabille délicatement en la caressant ; pendant ce temps, elle ouvre ma braguette, empoigne ma verge de sa douce main et se met à me caresser. Elle se met sur ses genoux, engloutit mon engin dans sa bouche et me taille une violente pipe qui m’arrache des petits cris de plaisir que je m’efforce d’étouffer pour ne pas ameuter mes collègues. Je la porte et la dépose sur la table de mon bureau, j’écarte ses deux cuisses et je la pénètre d’un coup sec et violent.

Je me mets à la niquer fougueusement en revenant de temps en temps vers ses lèvres pour des baisers coquins et quelques minutes plus tard, après que nous ayons côtoyé le paroxysme du plaisir, je déverse ma semence en elle.

-Je t’aime Dariska.

-Moi aussi je t’aime Gérard.

-On sort déjeuner ?

-Pourquoi pas ?

Dring dring dring …. Ma secrétaire sur la ligne une.

-Oui Clara !

-Votre mère est là avec une certaine Eurielle.

-Dis-lui que je ne suis pas au bureau.

-Trop tard monsieur Lissouk, vous connaissez votre mère. Quand elle vient ici elle n’attend jamais qu’on lui donne la permission de monter dans votre bureau.

Dariska veut sortir du bureau mais je la retiens.

-Tu vas où ?

-Je ne veux pas voir ta mère et encore moins Eurielle.

-Reste bébé, ne lui montre pas qu’elle t’influence. Tiens lui tête et montre lui que tu es plus forte que ça, elle cherche à te déstabiliser, faut jouer son jeu, ça va l’irriter tu verras.

-Laisse-moi deviner, elle vient te convaincre de reprendre Eurielle ?

-Raison pour laquelle j’aimerais que tu restes avec ton gars et que tu le serres fort, lançais-je avec un sourire enjôleur.

-Okay !

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(Dariska Lissouk).

Léna fait son entrée dans le bureau de mon mari en compagnie d’Eurielle.

-hey ! s’exclame-t-elle à ma vue.

Elle ne s’attendait pas à me voir ici donc madame m’ignore royalement et va plutôt comme d’habitude se vautrer dans les bras de son cher fils. Eurielle quant à elle me fait une bise furtive avant de s’installer sur un siège.

-Qu’y a-t-il de si important pour que tu viennes me voir au bureau ?

-Eurielle est venue me rendre visite à la maison et on a voulu faire un détour dans ton lieu de service pour te faire un coucou.

Gérard salut froidement Eurielle.

-Tu vas bien Eurielle ? demande-t-il sans la regarder.

-Oui merci et toi ?

-Très bien.

Pendant qu’ils discutent, une jeune dame entre dans le bureau.

-Monsieur Lissouk tenez le programme du Gala que vous comptez organiser chez vous ce week-end.

Surprise, j’interroge Gérard.

-De quel gala s’agit-il chéri ?

-Il aura une promotion au boulot ce week-end et nous allons organiser un Gala à la maison. Nous n’avons pas souhaité partager ce scoop avec des intrus, répond Léna fièrement pour m’offenser. Je fais fi de sa petite pique et je cherche à m’enquérir de la situation auprès de mon mari.

-Un gala ? Une promotion ?

Gérard embarrassé reste muet.

Léna arrache le papier des mains de la dame.

-Faites-moi voir ça.

Elle se met à lire le document attentivement avec Eurielle.

-Mais c’est intéressant Gérard, dit Léna. On peut confier ce projet à Eurielle.

-J’avais prévu de le confier à ma femme. J’attendais juste le moment seyant pour lui faire la surprise.

-Quelle femme ? Eurielle a fait dans l’événementiel, elle peut bien organiser ce Gala. En plus tu as dis que ta femme va retourner à l’école donc pourquoi lui attribuer encore des tâches supplémentaires en sus de ses cours ? Eurielle et moi allons diligenter cet événement comme il se doit, n’est ce pas ma Eurielle ?

-Heuh …

Elle regarde Gérard qui à son tour me regarde.

J’attrape mon sac à la volée et je sors du bureau à bride abattue. Je suis postée sur le trottoir, prête à héler un taxi quand soudain Gérard m’interpelle.

-Bébé s’il te plait allons déjeuner.

-Je ne suis pas ton bébé.

-Arrête… On vient de faire l’amour Dariska.

Il démarre la voiture et m’invite à monter.

-Viens s’il te plait, je ne vais pas laisser ma mère gâcher notre après- midi.

Je monte, la mine boudeuse.

-Non vraiment Gérard ! Tu comptais me parler de ta promotion quand ? Et la fête ?

-Ce soir bébé, je ne voulais pas te stresser davantage, vu que tu préparais ton examen.

-Et tu confies l’organisation du Gala à ton ex alors que je suis là ?

-Ecoute chérie, je ne veux pas de ma mère dans mes trousses ; peut-être que ce cocktail l’occupera et elle va nous lâcher pendant un bon moment.

Nous arrivons au restaurant le "Wenge" à Bastos. Galant comme à l’accoutumée, il descend m’ouvrir la portière et me tient la main pour m’introduire dans l’exotique salle. Nous prenons place et passons nos commandes.

-Tu sais, je ne comprends pas pourquoi tu laisses ta mère m’humilier à chaque fois.

Pourquoi tu ne me défends jamais ? Pourquoi tu ne prends jamais ma défense quand elle me provoque ? C’est comme si tu viens chez nous et mes parents se mettent à t’insulter et moi je les regarde faire sans renâcler à leur démarche. Comment te sentirais-tu ? C’est comme si j’entérinais ce qu’ils faisaient.

-Dis-moi Dariska, qu’est ce que tu veux alors que je fasse pour que tu me pardonnes ? Je suis prêt à faire tout ce que tu veux.

-Tout ce que je veux ? Tu es sûr ?

-Oui bébé demande moi n’importe quoi je le ferai.

-Je veux que maman Mado vienne s’installer avec nous.

-Mais nous n’avons pas assez de pièces à la maison pour l’accueillir.

-Si justement. Elle occupera la chambre d’amis.

-Tu veux vraiment qu’elle vienne vivre en ville ? Es-tu sûre qu’elle acceptera ? Je te rappelle qu’elle n’a jamais vécu hors de Matomb.

-J’ai juste besoin de ton consentement, si tu veux bien sûr te racheter. Je me charge du reste.

-Okay mais en retour j’aimerais que tu arrêtes de prendre à cœur toutes les actions de maman. Tu es une femme forte Dariska, ne te laisse pas influencer par maman. Tu peux la maîtriser. Il suffit juste de l’ignorer, fais comme si elle était invisible à tes yeux et restes placide face à ses provocations.

-Marché conclu. Je vais à Matomb demain pour la chercher.

-D’accord, le chauffeur t’y accompagnera.

-Merci.

J’irai donc à Matomb aux premières lueurs de la matinée chercher maman Mado. Léna va péter un câble en la voyant débarquer et rien que ça, constituera les prémices de ma riflette.

Elle est allée chercher du renfort, eh beh moi aussi j’irai chercher le mien. A la guerre comme à la guerre.

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