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Chapitre : 08

Amaury Belmonté était une vieille connaissance d’Aaron. PDG de Belmonté Oil & Energy, une entreprise spécialisée dans le pétrole, il était sans rival. Aucun concurrent n’arrivait à sa hauteur. Grâce au pétrole, il avait bâti un véritable empire. Aaron n’avait même pas songé à le contacter. Et même s’il y avait pensé, il craignait d’être rejeté comme les autres.

- Pour être honnête, je n’y ai pas songé.

- Pourquoi ? Tu crains qu’il te rejette ?

- Je ne sais pas…

- Tu devrais essayer. Appelle-le tout de suite.

- Je vais essayer.

Aaron saisit rapidement son téléphone portable et contacta la secrétaire de l’entreprise Belmonté Oil & Energy.

- Ici la secrétaire particulière de Belmonté Oil & Energy. Que puis-je faire pour vous ? demanda une voix douce au bout du fil.

- C’est monsieur Aaron, PDG de Delmonté Finance Group.

- Bonjour, monsieur Aaron. Que puis-je faire pour vous ?

- J’aimerais obtenir un rendez-vous avec votre patron.

- Est-ce une urgence ?

- Oui, on peut dire ça. Je n'ai pas voulu lui déranger, je me suis dit qu'il serait peut-être en réunion.

- Ne quittez pas la ligne, je vais voir avec lui.

Aussitôt dit, il fut mis en attente.

- Alors ? demanda sa femme, assise à ses côtés.

- Elle m’a dit d’attendre, le temps de voir avec lui.

- Espérons qu’il accepte de te recevoir.

- Il acceptera.

Trois minutes plus tard, la voix douce revint.

- Monsieur Aaron, vous êtes toujours là ?

- Oui, je vous écoute.

- Je vous passe monsieur Belmonté.

- Allez-y.

Une voix rauque se fit entendre.

- Mon cher ami ! dit Amaury.

- Monsieur Belmonté ! répondit Aaron avec un léger sourire.

- Désolé pour l’attente, j’étais un peu occupé. Ma secrétaire m’a dit que tu voulais me voir ?

- Oui, c’est pour une affaire urgente.

- J’aurais aimé te recevoir maintenant, mais je suis débordé.

- Ce n’est pas grave, on peut remettre ça à plus tard.

- Voici ce que nous allons faire : viens dîner chez moi ce soir, avec toute ta famille. Nous en discuterons tranquillement. Ça te va ?

- Oui, très bien. À quelle heure ?

- Vingt et une heures.

- Parfait, nous serons là.

- À ce soir donc.

Sur ces mots, la ligne se coupa.

- Il m’a dit qu’il est occupé, mais il nous a invités à dîner ce soir.

- C’est déjà une bonne chose. Espérons que ça marche.

- Ça marchera. Nous allons nous en sortir.

- Je vais passer au bureau, mais je rentrerai tôt.

- Je vais préparer quelque chose, nous n’irons pas les mains vides.

- Excellente idée.

Aaron enfila sa veste et embrassa sa femme.

- Nous allons nous en sortir, chéri, souffla-t-elle.

- Je t’aime.

- Je t’aime aussi.

Il prit son sac et sortit. Après son départ, sa femme s’effondra doucement sur le lit.

- Seigneur, aide-nous à trouver une issue à cette crise, pria-t-elle.

***

La relation entre Liam et Isabella s’était beaucoup renforcée. Les deux se côtoyaient désormais comme de vieux amis. Isabella venait toujours le chercher et le déposait avant de rentrer. Ce soir-là, alors que la voiture s’était arrêtée devant la maison de Liam, ce dernier posa la main sur la portière, prêt à descendre, quand Isabella le stoppa.

- Attends, j’ai quelque chose pour toi.

Elle sortit un petit sac qu’elle lui tendit.

- C’est quoi ? demanda-t-il, intrigué.

- Tu le sauras une fois à l’intérieur. Prends-le, je t’en prie.

Liam fit mine d’hésiter quelques secondes avant d’accepter le sac.

- Merci, dit-il simplement.

Isabella répondit par un sourire. Après sa descente, le chauffeur reprit la route.

En rentrant, Liam croisa sa mère.

- Tu es déjà là ?

- Oui, maman.

- C’est quoi, ce sac ?

- Ça ? Un cadeau.

- Un cadeau ? De qui ?

- D’une amie.

- Une amie ? Celle qui vient te chercher et te dépose chaque jour ?

- Oui, c’est elle.

- Dis-moi, il y a quelque chose entre vous deux ?

- Non, maman, sinon je te l’aurais dit.

- Qui vous connaît, vous deux ? En tout cas, dis-lui que je serai ravie de la recevoir un jour.

- Tu es sérieuse ?

- J’ai l’air de plaisanter ? C’est une façon de la remercier.

- Je lui en parlerai, maman. Je vais me reposer un peu.

- D’accord. J’ai préparé du riz avant d’aller au marché.

- D’accord maman. Je viendrai aider papa à l’atelier tout à l’heure.

En effet, le père de Liam était mécanicien automobile. Il entretenait les voitures du quartier et même de clients venus de loin, séduits par la qualité de son travail.

- D’accord, mon chéri.

- Bonne journée, maman.

- Merci, mon fils.

Liam rejoignit sa chambre et sortit le contenu du sac. C’était un emballage. Curieux, il s’assit sur le lit et commença à le déballer. Quand il découvrit ce qu’il contenait, il resta bouche bée : un téléphone portable. Mais pas n’importe lequel, un "iPhone 16". Celui dont il avait toujours rêvé sans pouvoir se l’offrir. Il n’aurait jamais sacrifié l’achat de ses livres pour un téléphone.

Il contempla longuement l’appareil, incapable de parler, la respiration courte. En secouant le sac, une petite note tomba. Il la ramassa et lut : « Mon cher Liam, je t’en prie, accepte ce cadeau. Ce n’est pas grand-chose, mais j’espère qu’il te plaira.Nous sommes devenus si proches que j’aimerais que nous échangions plus souvent.Ton amie, Isabella. »

- Tu n’as pas idée de combien je suis heureux, Isabella, murmura-t-il.

Il posa la note, déballa le téléphone et l’alluma. L’écran s’illumina aussitôt.

- iPhone 16, incroyable.

Plutôt que de le mettre à charger, il décida de sortir avec, préférant ne pas laisser un tel bijou seul à la maison.

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