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Chapitre 2 : L'arrivée au manoir

Amélia fut surprise à son arrivée au manoir. Elle ne s'attendait pas à ça. Un léger sourire illuminait son visage. Elle sortit de la voiture délicatement, tenant son sac fermement pour se rassurer. Amélia resta béate devant l'immensité du manoir, elle avait l’impression de se retrouver face un véritable château. Elle regarda les femmes s'affairer à leurs activités et ne pouvait s'empêcher de regarder Zaurha totalement incrédule. Ses yeux s'illuminèrent comme ceux d’un enfant devant un sapin de noël. Elle sortit une nouvelle fois une cigarette qu’elle porta à ses lèvres, l’alluma et prit une bouffée. Elle repensa aux dernières paroles de sa maîtresse.

- Vu ta tête quand tu me l'as dit. Je n’arrive pas a croire que n'aies pas la moindre idée pour ma punition. Même pas une petite ? Tu as l'embarras du choix ici…

A peine la cigarette allumée,que l'une des employés s’approcha d’un pas vif.

- Excusez-moi, mademoiselle. il est interdit de fumer ici. Je vais vous demander d'éteindre votre cigarette.

Zaurha tendit la main.

- Il me semble t'avoir déjà demandé de me donner ce paquet. Maintenant éteint ça immédiatement et suis moi.

Amélia, toujours sous l'étonnement ne réalisait toujours pas. Elle écrasa la cigarette au sol et à contre-coeur, tendit son paquet a Zaurha qui s’en saisit.

- Et pour répondre à ta question, j'ai en effet une idée de ta punition, mais elle ne sera pas petite. Tu m'a baissé, tu as essayé de juger ce qui était bon pour moi et tu n'arrête pas de me défier. Mais nous verrons ça en temps et en heure.

Zaurha fit un signe de tête à la femme qui lui avait parler. Celle-ci recula d'un pas avant de faire un léger signe de tête. Zaurha sorti sont téléphone commença à appuyer dessus quelques secondes, puis regarda à nouveau la femme. Après quelques secondes la femme se mit à avoir les jambes flageolantes. Se redressa sur la pointe des pieds, se mordit la lèvre avant qu'un gémissement sorte de sa bouche contre sa volonté. Zaurha appuya derechef sur son téléphone et la femme arrêta de trambler. Elle ferma les yeux comme pour se concentrer puis les rouvrir. Amélia fronça les sourcils. Elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer juste sous ses yeux.

- Mademoiselle, permettez-moi de prendre vos affaires.

La servante passa dans son dos pour t'aider à retirer sa veste en l’aidant à se délester de celle-ci et de son sac. Lorsqu’elle toucha ce dernier, Amélia devint hystérique, comme si elle devait défendre son sac au péril de sa vie.

- Hey ne touche pas à mon sac connasse ! Tu le touches encore une fois et je te pète ta salle gueule !

Amélia fit l'un de ses regards noir dont elle avait le secret en tirant un coup sec sur son sac. Elle fit quelques pas en direction du manoir sans véritablement savoir où elle se rendait. Elle serait si fort son sac que ses articulations avaient blanchi. Elle se retourna en direction de Zaurha.

- Et toi ! Mon téléphone !

Amélia ne faisait plus du tout la distinction entre les gens et ne se souciait plus de comment ni à qui elle s'adressait.

Zaurha resta une seconde surprise. Elle ne s'attendait pas à une telle réaction. Elle se retrouvait sous les yeux de l'une de ses filles, face à une enfant colérique. Elle ne pouvait absolument pas laisser passer ça. Avant même de réaliser, sa main était partie toute seule. Elle venait de la gifler.

- Maintenant tu te calme, reprends tes esprits. Je t'ai déjà dit que tu devais garder le contrôle de tes émotions. J'ai l'impression que l'année qu'on vient de passer ensemble n'a eu aucun effet sur toi. Quel est le problème avec ton sac ? Elle a juste voulu te mettre à l'aise. Et pour ton téléphone le voici, il n'y a pas de réseau ici je te l'ai dit. Tu ne peux rien en faire. Maintenant suis moi. Immédiatement !

Zaurha lui montra le téléphone sans pour autant lui donner. Elle fit un geste de la main à la servante qui s'éclipsa sans un mot. Elle emboîta le pas d'une marche rapide où une autre femme leur ouvrit la porte. Elle avança d'un pas rapide puis se retourna vers toi.

- Immédiatement je t'ai dit !

Zaurha haussa le ton, du plus loin qu'Amélia pouvait se rappeler, jamais elle n'avait ne serait-ce qu'une seule fois? entendu Zaurha élever la voix. Elle sursauta, une main toujours sur la joue,la tête baissée, honteuse. La gifle avait eu l'effet escompté, Amélia se calma immédiatement. Elle emboîta le pas, une main toujours agrippée à son sac. Amélia recommençait à stresser, cependant elle l'a suivie sans broncher. Dans un soupir, elle souffla une vulgarité.

- T'as pas besoin de crier comme ça… tu m'as fait peur…

- Maintenant je ne veux plus t'entendre, répondit Zaurha, tu n'es pas là seule soumise ici. Tu te rends compte de ce que tu viens de faire devant l'une d'elle?

Zaurha traversa successivement un immense couloir décoré de plusieurs portes avant de tourner sur la droite à une jonction. Puis traversa ce qui pouvait sembler être une majestueuse salle de réception, puis une salle de bal, en suivant trois "petits salons", qui n'avait de petits que le nom, tous dans des styles bien différents. Elle ouvrit une porte dérobée dans le dernier, menant dans les cuisines presque déserte à cette heure. Deux femmes étaient en train de récurer un énorme piano de cuisine déjà impeccable. Il devait y avoir au moins 15 brûleurs à gaz et des étagères avec des spécialités dont Amélia n'avait même pas connaissance.

Une fois la cuisine traversée, elles se rendirent dans une salle à manger.Zaurha tira une chaise et la désigna à Amélia. Quant à elle, elle s'assit sur le coin de la table laissant entrevoir la dentelle de ses bas. Elle capta le regard d'Amelia et croisa les jambes.

- C'est quoi le problème avec ton sac ? Dit-elle d'une voix plus douce. Tu sais, tu vas rester ici un long moment, nous avons du travail à faire sur toi. Cette attitude n'est et ne sera pas tolérée ici. Ici j'ai une réputation à tenir, si mes filles te voient se comporter ainsi et que je te laisse faire. Qu'est ce qui les empêcha de faire de même. Pour certains cet endroit est un sanctuaire, pour d'autres un purgatoire et certaines ici peuvent simplement arrêter d'avoir à penser. Ne plus se soucier de la faim, de la soif, de l'ennui ou d'une envie hystérique. Tu es ici chez moi, mais dans leur havre de paix. Je t'interdis de mettre le chaos ici. J'ai été claire ? Maintenant tu as le droit de me répondre.

Zaurha croisa les bras devant elle rehaussant sa poitrine déjà généreuse. La regardant droit dans les yeux sans ciller.

- Attends. Attends deux minutes !!

Amélia frappa du point sur la table, elle se leva d'un bond en perdant à nouveau son calme. Surement à cause du stress, de la fatigue ou de l'alcool, à moins que ce ne soit un savant mélange des trois.

- Tu as plusieurs soumises !? Tu a des putain de soumise partout !? Dit Amélia sans reprendre son souffle. Et tu crois que je vais accepter ça ? T'en as combien? Une te suffit pas !? Tu sais bien que je suis très jalouse ! Et l'autre connasse elle avait quoi ! Pourquoi elle a gémi c'est bon ça me saoule donne moi une cigarette !

Toujours le point serré, la mâchoire crispée elle cherchait où Zaurha avait mit le paquet de cigarettes. Elle gardait cependant une bonne distance se tenant prête en cas d'une autre gifle.

- Putain ! Mes cigarettes !

- Amélia ! Je t'ai dit de t'asseoir.

La voie de Zaurha c'était adoucit mais restait cependant ferme et autoritaire.

- Tu crois vraiment que tu es comme elle ? Utilise ta tête. Pour ses filles je suis leur thérapeute en quelque sortes. Tu est différente d'elles, ne crois tu pas que ne serait-ce l'une d'entre elle pourrait se permettre de me parler comme tu l'as fais ? Cette femme, que tu insulte gratuitement depuis 15 minutes est loin d'être une connasse, c'est une ancienne femme battue qui a trouvé un moyen de survivre après 3 tentatives de suicide. Aujourd'hui elle envisage enfin de reprendre un semblant de vie. Elle travaille, certe pour moi, paye un loyer. Et commence enfin à lier des liens avec certaines autres filles. Elle n'avait parlé à personne d'autre que moi depuis plus d'un an. Tu crois que tu es comme cette femme ? Tu n'as rien à voir avec elle. Je tiens à toi. Maintenant assit toi. Et mangé un peu.

Zaurha poussa une énorme coupe a fruits devant Amélia avant d'ouvrir un placard et de sortir une bouteille de vin et deux verres. Tout en continuant sa tirade, elle remplit à demi les ballons de vin. Et en posa un à côté de Amélia.

- Tu sais Amélia, comment ça marche. Tu veux une cigarette et moi je veux que tu te comportes correctement. Si tu te tiens bien tu auras ta récompense sinon tu seras punie.

Amélia se rassit en soupirant doucement de soulagement. elle avait vraiment été bête d’avoir fait un truc comme ça...pensa-t-elle. Elle se frotta la tête doucement, elle aurait dû réfléchir. Elle regarda la coupe a fruit et prit une pomme, elle la mangea lentement en silence, son regard posé sur le verre de vin. Amélia comprit vite la situation, si elle veut le prendre et doit se tenir à carreau, si en revanche elle ne se comporte pas selon les attentes de Zaurha elle ne pourra pas le boire. Elle fini par prendre le verre délicatement avant de le porter à ses lèvres.

- J’irai m’excuser, je suis désolé, je ne savais pas… pour elle. Est ce que je pourrais avoir une cigarette maintenant s'il te plait maitresse.

Zaurha, ce secoua la tête de déceptions…

- Pas encore, toute action a ses conséquences, tu vas faire tes excuses immédiatement à Léa. Ensuite et sans éluder la question tu répondras enfin à la question que je t'ai posé trois fois. Qu'est ce qu'il y a dans ton sac pour que tu te mettent dans cet état ?

Sans même laisser le temps de répondre, Zaurha trempa ses lèvres dans son verre de vin avant de sortir son téléphone.

Quelques instants plus tard la femme du jardin entra dans la salle a manger par une nouvelle porte dérobée.

- Maîtresse, madame ?

- Amélia tient à s'excuser pour son attitude déplacée envers toi.

Les deux femmes tournèrent la tête vers Amélia toujours son verre de vin à la main. Le regard de Zaurha est dur et lui fit comprendre instantanément qu’elle n'avait pas le droit à l'erreur.

Amélia la vit rentrer et baissa la tête. Elle n'eut même pas eu le temps de penser à ces excuses, en voyant le regard de sa maîtresse, elle sentit la pression que Zaurha mettait sur elle. La moindre boulette pourrait être terrible… Dans un mouvement plus la pour se rassurer elle se gratta le bras avant de dire :

- Je m' excuse...pour mon comportement d' ados en crise, cela arrivera plus...je suis désolé de vous avoir crié ainsi dessus…

Malgré la maladresse de ses excuses, on se rendrait compte de la sincérité de ses mots.

Après une seconde de réflection, Amélia ouvrit son sac, marqua un nouveau temps d’hésitation avant de poser sur la table une bouteille de whisky.

- Voilà ce que je voulais cacher à ma maîtresse… Je sais que je ne peux pas boire sans autorisation… Mais ça fait deux jours que je ne fais que boire… Alors je voulais pas que tu le sache maîtresse...

Elle prit sa tête entre ses bras. Zaurha leva les yeux au ciel avant de se ressaisir.

- Merci Léa.

- Aucun problème Maîtresse. Merci pour vos excuses mademoiselle, elles me vont droit au coeur... Maîtresse, dois-je la débarrasser de son sac maintenant?

Zaurha tourna une nouvelle fois la tête vers Amélia en la jaugeant un instant. Sentant que maintenant elle était plus détendue elle fit un signe d'approbation à Léa qui tendit la main vers Amélia.

- Amélia tu es une jeune femmes pleine de vie, Reprit Zaurha. Mais tu es idiote, je n'entends pas par là que tu n'es pas intelligente, juste que tu ne sais pas te servir de ta tête... A quel moment pensais-tu que si tu donnais ton sac à Léa nous fouillerions dans tes affaires ? Tu lui aurais donné ton sac rien de tout cela ne se serait produit et je n'aurai absolument rien su a propos de cette bouteille. Réfléchir plus, plus loin. Tu sais qu'avec moi toute action a ses conséquences n'est ce pas ? Donc tu devrais te douter que cela finira ainsi.

Zaurha soupira en tendant elle aussi la main.

- Donne moi cette bouteille, il est temps d'aller te laver et te coucher. Tu auras les idées plus claires demain. Suis-moi.

Zaurha posa son verre de vin à peine entamé sur la table. Amélia s'exécuta. Elle donna à Léa son sac avec gentillesse, espérant ne pas la blesser à nouveau. Puis donna la bouteille a Zaurha. Elle se leva avant de s'étirer doucement.

- Je ne vais pas dormir… Je ne suis pas fatiguée.

Elle fit un pas en direction de la porte, mais ne sachant où aller, s'arrêta et se retourna vers sa maîtresse. Elle mourrait d'envie d'une cigarette, ma savait pertinemment que Zaurha refuserait. Elle décida donc d'attendre, sagement en observant la pièce.

- Il est encore tôt, j'aurai dû prendre ma console. Enfin tu ne m'a pas vraiment laisser le choix ni le temps de déménager…

Amélia fit une grimace moqueuse, affectueusement.

Revenant sur leurs pas, Zaurha se rendit à l'entrée de la résidence. Une fois dehors, elle bifurqua vers un petit sentier en pierre blanche longeant la maison. La nuit était, depuis un bon moment, tombée et le silence se faisait un peu plus pressant à chaque pas. Elles arrivèrent à une rotonde en pierre coloré ou des marchés servaient de siège à deux femmes assises et discutant entre elles. La rotonde ressemblait à un théâtre sorti tout droit de grec antique. S'arrêtant instantanément et se redressant, les deux femmes firent face à Zaurha.

- Maîtresse ? Demandèrent-elles

Zaurha leur fit signe de s'asseoir. Elle mit une main dans sa poche et en sortit une cigarette qu'elle alluma à ses lèvres avant de la donner à Amélia qui la remercia d’un sourire chaleureux. Une fine trace de rouge à lèvres avait marqué la cigarette. Amélia prît une bouffée fermant les yeux pour profiter de chaque sensation. Puis remercia Zaurha en la gratifiant d'un sourire. Les deux femmes avaient cessé toute discussion et les regardaient, mais Zaurha ne faisait absolument pas attention à elles.

- Bien, dit-elle en tranchant le silence. Je t'ai dit que tu irais te coucher, pas que tu dormirais maintenant. Je te laisse tranquille, quand tu auras fini demande gentiment à Léa de te conduire à la salle de bain du second sous-sol. Je vous rejoindrai dans 20 minutes.

Zaurha sortit encore une fois son téléphone de sa pochette et les deux femmes se mirent à serrer les cuisses, l'une d'elle commença un mouvement de va et vient avec son bassin comme si elle était possédé. L'autre dû plaquer une main sur la marche en pierre pour ne pas tomber à la renverse avant de plaquer l'autre main sur sa bouche.

L'opération dura une dizaine de secondes avant que Zaurha les délivre sous le regard médusé d’Amélia surprise et incrédule. Elles soufflèrent de soulagement et de déception que cela ne dure pas plus longtemps. Sous le regard dubitatif d'Amélia.

- Soyez sage avec elle, leur dit Zaurha avant de faire demi-tour et d'emprunter le chemin qu'elle avait fait pour l'accompagner ici.

Amélia chercha Léa du regard en écoutant le rythme régulier des talons sur la pierre. Léa était près d’une dépendance, en pleine discution avec une autre femme. L’autre salua alors Léa avant de disparaître dans la dépendance. Amélia la rejoignit, toujours la cigarette à la main. Elle s’adressa à elle d’une voix qui se voulait douce et calme.

- Excuse-moi… Tu peux me montrer où se trouve la salle de bain … Elle a dit la salle de bain du sous-sol… Je pense qu'elle a dit ça je sais plus …

Elle marqua un temps d'hésitation avant de reprendre à demi-mot. Amélia recula d’un pas, pour ne pas enfumer Léa tout en continuant à tirer dessus. Elle hésita un instant avant de reprendre à demi-mots.

- Tu sais pourquoi dès que ma maîtresse sort son téléphone il se passe des choses… tu sais… comme tout à l'heure.. Comme quand tu as gémit. Là elles se sont presque misent à se caresser… C'est… C’est un téléphone magique ?

A ses mots, les deux femmes toujours à la rotonde se regardèrent avant de partir sans un mot.

Léa sourit, à demi amusé, à demi gêné. elle hésita un instant, pourquoi leur maîtresse enverrait la nouvelle à la salle de bain du premier sous-sol ? Elle était en rénovation. Elle avait dû mal comprendre il devait peut-être s'agir de celle de deuxième.

Après avoir marqué un temps d'arrêt et regarder autour d'elle qu'il n'y avait personne, Léa desssendit la fermeture de sa jupe étroite et la laissa tomber sur ses chevilles. Sous une culotte noir en dentelle Amélia pue appercevoir une bosse au niveau de ça féminité. Elle marqua un nouveau temps de d'arrêt. Elle baissa sa culotte pour qu'elle rejoigne sa jupe en écartant les jambes, Elle était équipée de deux vibromasseurs, un devant et un derrière.

- Ils sont tous connectés en wifi. T'expliqua-t-elle. La plupart d'entre nous en avons un vaginal ou clitoridien, moi j'en ai deux.

Léa remonta ça culotte et sa jupe sous le regard incrédule d'Amélia.

- Par contre, il ne vaut mieux pas pour toi que l'on te prenne à fumer hors de cette zone. Tu pourrais avoir de grave problème. Il va être temps d'y aller, notre maîtresse ne supporte pas le manque de ponctualité.

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