
Résumé
Bienvenue au Manoir au soumise. Je vous présente une histoire écrite sous forme de nouvelles. Où nous suivrons les "aventures" de plusieurs soumise ainsi que de leurs Maîtresse. Contenu pour adultes.
Chapitre 1 : La rupture, ou presque...
Les deux heures de route qui la séparaient de sa soumise furent avalées en un clin d'œil. Les paysages défilant ne purent l'émouvoir malgré le soleil couchant qui se profilait pendant une bonne partie de la route. Elle était trop perdu dans ses pensées.
Me voilà arrivé, c'est plutôt cosi. pensa-t-elle.
Elle empoigne le heurtoir et frappe deux coups avant de frapper une dernière fois...
Amélia essayait de se changer les idées en jouant à la console, cependant la tristesse qu’elle ressentait était bien trop grande pour arriver à rester concentrer sur sa partie. Comme toute rupture, dans une relation, elle savait que ça allait être douloureux. Amélia n’était guère une bonne soumise, elle avait de grandes craintes vis-à- vis de cette relation et c’est ce qui l’avait poussée à tout arrêter. Elle avait peur, peur de mal faire, peur de se lancer corps et âme dans l’inconnue et sont caractère revêche n’arrangeait rien à cette situation. Elle ne voulait pas poser de problème à sa maîtresse et pour éviter de trop souffrir toutes les deux elle lui avait envoyé un message: “ c’est fini j'arrête tout. “
Lorsqu’elle entendit une personne frapper à sa porte, elle était en train de jouer sur sa console de salon. Elle mit son jeu sur pause et alla vers la porte, se demandant qui pouvait bien frapper chez elle. Elle ouvrit la porte et qu’elle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle se retrouva nez à nez face à la personne qu’elle croyait ne plus jamais voir de sa vie, sa maîtresse.
Elle resta bouche bée un court instant, essayant de reprendre ses esprits et bégaya.
- Bonjour....je..euh...je.
Amélia jeta un regard honteux sur son appartement, celui-ci était dans un désordre sans nom, des vêtements jonchaient le sol à côté de cadavre de bouteille de bière, des cendriers tellement plein qu’ils débordaient sur la table et sur le coin du bureau.
Elle savait qu'elle avait mis fin à cette relation, nonobstant elle savait également que sa maîtresse ne supportait pas le fait qu’elle puisse boire ou fumer. Amélia tenta de cacher l'état de son appartement en refermant légèrement la porte avec son pied. Puis se plaça devant l’encadrement de la porte, mais c’était déjà trop tard.
- Pourquoi es-tu venu jusqu’ici ? Comment as tu eu mon adresse? demanda-elle perplexe maintenant qu’elle avait repris ses esprits.
Zaurha ne put s'empêcher de sortir de ses gonds.
- A quel moment je t'ai donné l'ordre de me parler ?
Après avoir attendu quelques secondes elle vérifia que Amélia ai compris ce qu'elle attendait elle fit un pas en avant.
- Laisse-moi entrer. Je dois te parler.
Aillant vu le mouvement de recul de sa soumise Zaurha, avança encore d'un pas pour bloquer la jonction de la porte avec son pied. En passant ce dernier dans l'encadrement de la porte elle entrapercu le dépotoir qu'était son appartement. Ça n'allait pas du tout, il fallait qu'elle prenne les choses en main. Avant ça, elle devait avoir des réponses.
- Qu'est ce que tu attends? Tu ne m'as pas habitué à autant de désinvolture. Nous allons régler ce problème également. Maintenant laisse-moi entrer je t’ai dit.
Amélia baissa la tête. Le rappel à l'ordre de Zaurha sonna comme un glas au-dessus de sa tête. C’était étrange de se retrouver face à elle. Elle ne put s'empêcher de l'observer quelques secondes. Sa maîtresse était sur le pas de la porte..Malgré la situation, celle-ci gardait son ton autoritaire. Se retrouver face à face avec elle la rendrait toute chose. C’était une chose que d’être dominé virtuellement, mais dans la réalité cela n’avait rien à voir. Amélia recula doucement la laissant pénétrer son intimité, elle referma la porte et se dirigea vers son paquet de cigarette. Elle en porta une à ses lèvres, avant de l’allumer.
- Je t'écoute....dis moi? Mais comment as-tu su où j’habitais? Je ne me rappelle pas te l’avoir donné ou je ne me souviens plus … elle repris un peu ses esprits. Tu veux un café ou de l' eau ? Je sais pas..une bière un coca ?
Amélia était dans tous ses états. Elle narrivait pas à rester cohérente et surtout à faire face à un tel charisme.
Elle allume sa cigarette pour se détendre. La situation la rendait nerveuse.
- Il y a le canapé..si tu veux t'asseoir ou une chaise....je sais pas..
Amélia fuyait le regard de Zaurha. Son stress transparaissait et quelques gouttes de sueur perlaient sur son front.
Zaurha avança d'un pas rapide vers Amélia en faisant claquer ses talons hauts sur le parquet. Elle s'arrêta a un pas de ça soumise l'obligeant à lui faire face.
- Tu sais que je ne veux pas que tu fumes n'est ce pas? Tu sais que je ne veux pas que tu boies ?
Elle attrapa la cigarette de la bouche de sa soumise, attrapa une bouteille de bière vide et jeta la cigarette à l'intérieur. Un lent sifflement crépitant se fit entendre lorsque la braise entra en contact avec les dernières gouttes de liquide.
Zaurha attrapa la main d’Amélia. Elle sentit instantanément ça panique. Ses mains étaient moites, tremblantes et sans volonté. Elle mit la bouteille de bière vide dans la main d'Amelia
Elle et fit un tour sur elle-même. Depuis quand était-elle comme ça? Des vêtements salles trainnant ci et là, une boîte de pizzas trônant sur la table des cannettes et des bouteilles de bière poussant tel des champions.
- C'est la seconde fois que tu enfreins mes règles. La prochaine fois tu seras punie. Estimes toi heureuse que je sois d'humeur clémente. Tu sais que ça n'arrive pas souvent. Cet endroit est un vrai dépotoir. Pose cette bière et monte dans ma voiture sans faire d'histoire, nous allons parler mais cet endroit me délecte.
Zaurha regarda une fraction de seconde Amélia dans les yeux avant de faire demi-tour.
- Si je vois une once d'hésitation, je prendrai ça pour ta troisième infraction à mes règles et tu sera punie.
Zaurha emboîta le pas,fît le tour de sa voiture. Une BMW noire au vitre fumé avant d'ouvrir là portière côté passager.
Lorsque Amélia la vît se rapprocher, elle prit peur, son cœur se mit à battre à tout rompre et elle commença à respirer bruyamment. Pourtant Amélia savait que sa maîtresse ne lui ferait jamais de mal, certe elle pouvait se montrer autoritaire et même la punir, mais jamais elle n'était pas méchante ou mal intentionnée. Lorsqu'elle sentit la bière vide dans sa main, elle n’en croyait pas ses yeux. Elle resta hébétée et bouche bée. La scène était irréaliste, elle s'était déroulée en quelques secondes et même si ça semblait sortir d’une fanfiction tout ça avait un minimum de sens dans la tête d’Amélia. Elle posa la canette sur la table. Attrapa une veste et l'enfila. Amélia ne faisait pas ça de sa propre initiative, elle était comme spectatrice de cette histoire de fou. Dans la tête d’Amélia retentissait comme une épée de damoclès au-dessus de ça tête les mots de Zaurha “ tu seras punie “, il en était hors de question. Elle jeta un dernier regard sur son appartement, vérifiant au passage qu’elle n’avait rien oublié d’important. Puis claqua la porte. Instinctivement elle sortit une nouvelle cigarette qu'elle porta à ses lèvres avant de se raviser. Elle vérifia que son téléphone était bien dans son sac avant de s'installer sagement dans la voiture. Après avoir pris une longue inspiration pour se donner du courage elle reprit.
- On va où ? Je ne veux pas aller chez toi, c’est trop loin. Et puis, tu sais que quand je suis nerveuse ou stressée, j’ai besoin d’une cigarette. Tu ne peux pas me priver de ça !
Amélia rallait juste par principe. Sans vraiment élever la voie, juste pour la forme. Quand bien même elle n’osait pas regarder sa maîtresse dans les yeux. Elle attacha sa ceinture et quand le moteur gronda regarda la route, elle mit simplement un peu de musique sur son téléphone simplement pour couper court à toute discussion. C'était une chanson de RAP tout juste limite-limite. elle posa le téléphone sur ses genoux.
La voiture roula une bonne vingtaine de minutes sans échanger le moindre mot. Zaurha gardait le silence, non pas pour la faire stressée, ni pour la punir, mais simplement parce qu'elle cherchait ce qu'elle allait dire, et surtout comment elle allait le dire. Elle savait qu'elle était très autoritaire, elle savait qu'elle pouvait se montrer dure, mais jamais sans raison. Et même si ça lui avait déjà posé beaucoup de problèmes, aujourd'hui elle était fière de ce qu'elle était devenue. Elle n'avait pas vraiment pris le temps de faire une introspection ces derniers temps et dans sa tête à ce moment-là tout se bousculait.
Amélia regardait de temps à autre vers sa maîtresse, essayant de deviner ce à quoi elle pensait, mais elle n’arrivait pas à lire la moindre émotion.
Zaurha mit une main délicatement sur la cuisse d'Amélia, la sentant à un point de stress ayant atteint son paroxysme, elle la regarda une seconde avec un sourire chaleureux sur le visage jusqu'à un virage qui l'obligea à utiliser sa main pour rétrogradé.
Amélia sursauta en sentant ces doigts le long de jambes, mais se calma lorsqu'elle vit son sourire. Une fois sorti de ville Zaurha ne mit pas longtemps a trouvé un petit Bosquet calme. Elle descendit de la voiture, fit le tour avant d'ouvrir là portière passager derechef.
- Tu as 10 minutes pour fumer ta sucette à cancer. A aucun moment tu ne dois sortir de mon champ de vision. Je garde ton téléphone et tes chaussures, il est hors de question que tu mettes de la boue dans la voiture. Tu m'as bien comprise ?
Amélia descendit doucement de la voiture et la regarda longuement. Comprennant pour les chaussures,mais pour le téléphone c’était une autre histoire. Elle ne préfèrerait pas poser de question, déjà contente que sa Maîtresse la laisse fumer une cigarette. Elle lui donna son téléphone et ses chaussures en hochant la tête à l’affirmatif. Puis alla un peu plus loin en s’assurant de toujours rester dans son champ de vision et alluma sa cigarette. Elle prit son temps pour fumer en regardant au alentours. C’était un joli petit bois, le soleil était suffisamment filtré pour ne pas avoir à plisser les yeux sous ce soleil de plomb. Le chant des oiseaux était agréable et une petite brise légère caressait ses cheveux. Une fois fini Amélia jeta sa cigarette et revint vers Zaurha d’un pas lent.
- Pourquoi tu voulais garder mon téléphone ? Enfin pour mes chaussures je peux comprendre ...mais mon téléphone....je suis pas une ados que tu puni de téléphone !
Calmement Zaurha ouvrit la boîte à gants avant de donner un téléphone toute nouvelle génération à Amélia.
- Il n'y a pas de réseau ici, et d'ici peu tu ne pourras plus écouter ta musique. Tiens je te prête un de mes téléphones professionnel, bien sûr tu ne peux pas appeler avec mais au moins, pour l'instant tu peux écouter ta musique. Je garde le tiens, tu n'en auras aucune utilité.
Zaurha épousseta son tailleur, réajusta sa queue de cheval avant de prendre une profonde inspiration. Elle commença à compter dans sa tête à rythme lent et relaxant, comme si elle cherchait à entrer en médiation.
Un je me calme, je dois garder mon sang froid en toute circonstance pendant cette conversation
Deux je réfléchis depuis 3h à chaque mots que je vais pouvoir lui dire, il est temps d'avoir des réponses.
Trois, je ne cherche pas l'accusé, je veux simplement comprendre pourquoi.
Quatre je suis capable de prendre sur moi je l'ai déjà fait bien des fois aujourd'hui ce n'est qu'une fois de plus.
Cinq il est temps de se lancer, mais même si les réponses ne me plaisent pas je dois rester à l'écoute...
- Amélia... Est ce que tu peux m'expliquer ce qui ce passe ? Pourquoi tu veux arrêter ? Je sais bien que cette situation n'est pas la plus classique ni utopiste dont tu pourrais avoir envie, mais je suis persuadée que tu en a besoin, regarde dans quel état tu es, cela fait au moins trois jours que tu n'as pas pris une douche. Tu portes une veste avec une tâche de sauce à pizza. Tu fumes bien plus que de raison. Ta maison est une porcherie. Je sais que tu as besoin de moi…
Amélia prit surprise le smartphone, s'assit sur le siège passager en le regardant l’écran. Elle l’alluma tout en écoutant Zaurha. Elle posa l’appareil sur sa jambe baissant la tête. elle ne savait que répondre. Elle n'avait pas de réponse toute prête à lui donner, mais ne pouvait pas non plus la laisser dans l'ignorance. Une nouvelle fois elle baissa la tête honteuse, comme une enfant, Amélia n'arriverait pas soutenir le regard lourd de Zaurha, Elle prit quelques secondes pour réfléchir à ce qu’elle pourrait bien dire. un temps qui sembla être une éternité pour Zaurha.
- Ma très chère Zaurha tu serais tellement mieux sans moi… J'entends par là que je suis bien trop rebelle et têtu pour te satisfaire...Je vais forcément te décevoir. Je sais que j' ai besoin de toi. Vu dans l'état dans lequel je suis quand tu n'es pas là pour me surveiller, je sais que j’en ai vraiment besoin, mais je ne veux pas te faire du mal ou te décevoir cette décision n'est pas simple...car je t'aime tu es ma maîtresse et j' adore le fait que tu prennes sois de moi...mais je ne veux pas te faire perdre ton temps je sais que… Qu’il a beaucoup d'autres soumises qui te méritent bien plus que moi...Je suis un échec, je vais te décevoir et je ne veux pas ça maîtresse...voilà tout ..c' est pour ton bien… Je pense qu'à toi et ton bien…
Les larmes commençaient à fuire les yeux d’Amélia, pour caché son état, elle reprit un cigarette et fit rapidement quelque pas dos à Zaurha pour s'essuyer les yeux.
- Et merde, c’est dans ses moments la que j’ai besoin d’une bière… Fait chier...! Ça m'aurait aidé... Pensa-t-elle.
Zaurha l’écouta avec attention, se sentant un peu soulagée. Mais également un peu contrarié.
- Amélia, je veux que tu m'écoutes très attentivement. Je suis heureuse d'entendre que tu t'inquiètes pour moi, que tu as peur de me décevoir, que tu penses à mon bien être, mais ce n'est absolument pas ton rôle. C'est le mien que de veiller sur toi. De te faire voir ce dont tu es ou non capable. Tu n'as pas, en aucun cas, le droit de prendre des décisions à ma place. C'est moi qui fixe les règles, c'est moi qui décide ce que je veux ou non, ce que je peux faire ou non. Je connais mes limites, je connais les tiennes.
Zaurha prit une seconde pour reprendre ses esprits et pouvoir continuer sa tirade. Les mots qu'elle allait dire, elle ne les avait jamais dit auparavant.
- Tu veux savoir pourquoi je t'ai choisi toi comme soumise ? Que, malgré ton caractère qui m'exaspère, je continue à inculquer des valeurs ? Avant d'être maîtresses j'étais soumise et tu me rappel beaucoup moi avant tout ça.
Voilà ce qui va se passer maintenant tu vas monter dans ma voiture nous allons rouler longtemps. Et je vais m'occuper de te redresser tous ses vilains défauts. C'est la dernière cigarette que tu fumes pour l'instant, tu vas me donner ton paquet. Si tu veux faire pipi c'est maintenant je ne ferai aucun arrêt jusqu'à ce qu'on arrive.
Amélia l'écouta docilement. Légèrement émoussée par l'alcool, elle fut soulagée de n'entendre aucun commentaire sur les bières qu'elle avait enquiller tout le week-end. Elle sourit, soulagée que Zaurha veuille continuer d'avancer avec elle. Zaurha est vraiment une excellente maîtresse se dit-elle intérieurement. Elle avait vraiment abusée et elle aurait mieux fait, avant de mettre fin à leur relation par message, de prendre le temps.de.lui en parler. Elle finit de fumée sa cigarette, en faisant toujours attention de rester à portée du regard de sa maîtresse. Elle jeta le mégot au loin, puis remonta dans la voiture en faisant un bisou sur la joue de Zaurha, timidement. Elle s'installa bouclant sa ceinture.
- Très bien, tu es prête ? Reprit Zaurha
Elle était convaincue que jamais Amélia ne pourrai imaginer dans qu'elle univers elle s'apprêtait à mettre les pieds. Même au plus profond de son imagination elle était bien trop loin du compte.
- Vis à vis de ce que je viens de dire, tu comprends que tu vas avoir le droit à une sanction digne de ce que je viens de subir ?
Zaurha se remit en route, à vrai dire elle non plus n'avait qu'une très vague idée de la sanction à appliquer. Elle était suffisamment imaginative pour trouver, mais la sanction serait elle juste ?
Amelia regarda la route. Elle ne savait pas quoi dire, elle était pourtant assez calme. La demoiselle commença à bidouiller le téléphone dans ses mains doucement. en attendant d'avaler les kilomètres. Elle mit un peu de musique, pas trop fort. Toujours du RAP peu orthodoxes. Elle chercha dans son sac ses écouteurs pour ne pas déranger sa maîtresse.
- Putain, j ai oublié....
Voyant Amelia, chercher dans son sac sa maîtresse enchaîna comme si elle lisait dans ses pensées
- Si ce sont tes écouteurs que tu cherches, je crois bien que tu les as laissés sur la table près de la boîte à pizza.
La route défila une nouvelle fois devant leurs yeux. La nuit était tombée, mais le ciel clair et dégagé donnait une impression de semi-obscurité plutôt agréable. Zaurha arrêta la voiture devant un immense manoir. D'extérieur on aurait pu penser qu'il s'agissait du manoir de Lara Croft si les différents employés qui s'affairaient n'étaient pas toutes des femmes.. Deux femmes habillées à l'identique vinrent ouvrir les portes Zaurha sortie de la voiture. Fit le tour pour récupérer sa pupille. Et lui tendit une main.
- Nous y voilà.
