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01

Chapitre 1: Le plan

******Retour dans le passé******

« Une brèche, aussi petite soit-elle doit être réparée. Sinon, elle sera le début de ta destruction » A.

*******Nathan******

Quand le chat n’est pas là, il parait que les souris dansent. Je viens de rentrer d’une soirée entre hommes ; il est 3h du matin. Emilie rentre aujourd’hui, c’est la fin de mes vacances. Elle était en France avec les enfants pour 3 semaines. Elle va en profiter pour préparer la rentrée des enfants c’est-à-dire : acheter des vêtements, des sacs, des chaussures et quelques petites choses. Quand elle est là, je rentre toujours tôt pour profiter d’elle. Elle est tellement belle ma femme. Je gare ma voiture et je vois de loin, ma mère et mes sœurs. En m’approchant d’elles, je remarque Aicha une de mes conquêtes assise près d'elles, mais je l’ignore complètement.

Ruth et Rachelle (en chœur) : bonne arrivée fogan {grand frère}

Moi (ignorant aicha): Bonjour les femmes de ma vie.

Maman : Bonjour mon fils.

Moi : Mais, que faites-vous debout à cette heure et dehors en plus ?

Maman : Nous t'attendons ! A entendre ta voix on dirait que tu es enrhumé.

Moi : Mais non maman, je me sens super bien. Je suis juste fatigué

Maman : Je te connais mon fils, même quand tu étais petit, j’arrivais à déceler dans ta voix le début d’un rhume avant que cela ne se manifeste. Laisse-moi te préparer une infusion au gingembre avec du citron et une pointe de miel, tu verras que tu seras détendu.

Moi : D’accord maman je vous laisse, Ruth tu m’apporteras l’infusion après s’il te plaît ?

Ruth : Oui fogan .

Je connais ma mère. Refuser cette infusion serait synonyme de beaucoup de bavardage.

Comme on dit chez nous : in ye gbe na nya {c’est le OUI qui met fin au problème}. Donc je dis seulement oui et c’est fini, même si je sais que je ne vais pas le boire.

En avançant, j’ai remarqué que Aïcha me suivait.

Moi : Qu’est-ce qu’il y a aicha ? Je t’ai dit que quand tu mets pieds dans cette maison, tu le fais comme étant une amie à Ruth ou Rachelle. Je pensais avoir été clair avec toi!

Aicha : Mon amour, je sais que ta femme n’est pas là, c’est pourquoi. Je n’ai jamais eu l’occasion de dormir dans tes bras. Je suis aussi une femme, j’ai besoin d’amour tu sais !

Moi : Dormir dans mes bras ? Tu n’es pas ma femme Aicha. Et même si ma femme n’est pas là, ce n’est pas pour autant que tu peux dormir dans sa maison. En plus elle rentre aujourd’hui !

Aicha : Nathan je te promets que je repars à 6h du matin, le temps de te donner du plaisir et de nous mettre bien.

En y réfléchissant, il est vrai que j’ai bu un peu d’alcool et le fait de me défouler un peu me serait bénéfique

Moi : D’accord mais tu attends que ma mère se couche avant de me rejoindre.

Aicha (soulevant sa jupe): Tu ne le regretteras pas du tout

Elle est nue comme un ver de terre sous sa jupe

……. Aïcha……..

Il est 7h du matin, je regarde Nathan dormir profondément, cet homme est tellement beau, il sent la fraîcheur et la virilité. Il est différent de ces vieux pervers que j’ai l’habitude de côtoyer, qui assouvissent sans vergogne leur fantasme diabolique avec moi. La meilleure partie c’est sa poche. Il me donne en une nuit ce que mon copain Koffi ne m’a jamais donné depuis 7 ans. Il est temps que je le dégage celui-là.

L’amour ne paye pas mes factures. Il m’a demandé de patienter sauf que cela fait 7 ans que le bon monsieur ne peut même pas prendre soin de lui-même.

Je fais partie des gagnantes. Très tôt, j’ai appris à me battre toute seule et le mot d’ordre c’est que tous les coups sont permis.

Nous sommes dans la chambre d’ami, la femme de Nathan est en voyage avec ses 4 filles, et je ne comprends pas pourquoi Nathan ne me laisse même pas entrer dans sa chambre conjugale. Si le lit de la chambre d’ami est si doux, je n’imagine pas celui de la chambre conjugale. Je me sens à ma place dans cette maison. Je mérite ce luxe.

Nathan (yeux mi ouverts) : Il est quelle heure ?

Quoi ? Il n’était pas censé se réveiller à cette heure ! Mon Dieu j’espère que notre plan ne va pas tomber à l’eau. Je panique totalement, mais essaye de me reprendre.

Moi (lui faisant un bisou) : Tu ne dis même pas bonjour à ta dulcinée ?

Nathan : Excuse-moi ma lune, la nuit que tu m’as fait passer m’a aussi fait oublier les bonnes manières. Il est quelle heure ?

Moi : Il n’est que 7h du matin. Ne bouge pas, je vais te faire un bon petit déjeuner, après ça je t’offrirai le 7e ciel

Nathan (sursautant) : Quoi ???. Lèves-toi. Il faut que tu partes, ma femme va rentrer bientôt.

Moi (calme) : Non

Nathan (s’habillant) : Quoi non ?

Moi : Je ne bouge pas d’ici Nathan, je suis fatiguée de cette situation, il y a assez de chambres ici pour 2 femmes

Nathan : Tu rigoles ? Dis-moi que tu rigoles ! Assez avec les plaisanteries, lèves-toi s’il te plait.

Je vois Nathan s’agiter, mais je ne compte pas bouger d’ici. Il est temps que sa femme soit au courant et si cela ne lui convient pas, qu’elle dégage.

Nathan (me jetant mes habits) : Tiens, rhabille-toi vite et rentre chez toi.

Moi : Je ne pars pas d’ici mon chéri, tu ferais mieux de venir te coucher

Nathan (sortant de la chambre) : Ne me pousse pas à bout Aicha, tu n’aimerais pas connaître mon autre visage, je te donne 5 minutes.

N’importe quoi ! Avec tout ce que j’ai fait pour que Nathan me laisse dormir ici cette nuit, je sais que c’est le moment où jamais. Je ne bougerai pas d’un pouce. Hier Nathan a fermé la chambre conjugale à double tour, soit disant que c’est sacrée, mais si c’est pour me monter dessus et crier comme un chien ce n’est plus sacrée tchiiip, du grand n’importe quoi. J’étais encore dans mes pensées, quand je sens une main me tirer violemment.

Moi : Mais lâche-moi Nathan, tu es fou ou quoi ?

Nathan (yeux injectés de sang) : Je t’ai dit de dégager, sale pute.

Moi (rigolant) : C’est la pute qui te fait crier le nom de ta mère sur le lit !

A peine finis-je ma phrase, que Nathan m’assène une gifle violente. Tellement choquée, aucun son ne sort de ma bouche.

Nathan (entre 2 gifles) : Normal, c’est ton boulot. C’est le travail des filles comme toi. Maintenant tu dégages de chez moi, sinon je ne répondrai plus de moi !

Moi (sereine) : Frappe moi Nathan, ce qui est sûr je ne bougerai pas d’ici ni aujourd’hui et encore moins demain.

Nathan (sortant de la chambre) : D’accord tu l’auras voulu.

Une larme coule de mon œil. Je l’efface rapidement, en me répétant intérieurement que “chaque victoire se gagne dans la douleur”. Alors aujourd’hui je livre la bataille, la dernière bataille contre la pauvreté et la faim.

Je n’ai pas le temps de réaliser, que Nathan revient avec une ceinture à la main et commence à me chicoter proprement. Je me suis interdite de pleurer mais la douleur est sourde. Je me mets à crier de toutes mes forces.

Moi (me débattant) : Nathan s’il te plaît, je n’arrive plus à respirer. Nathan ohhhh , nathan, tue-moi , aïe , tue-moi .

Il n’écoute pas un traître mot, de ce que je dis.

Je ne l’avais jamais vu comme ça. Il envoie juste la ceinture, sans se soucier de l’endroit où il peut atterrir. Il me tire ensuite par terre, en respirant comme un chien. Je n’ai plus aucune force. Je m’accroche à tout ce que je peux trouver, mais c’est sans compter sur la détermination de Nathan. Les larmes coulent à flots, je n’ai même plus de voix,, à force de crier.

Nathan (hurlant) : Tu veux me défier ? Tu crois que tu vaux ma femme? Que tu représentes quelque chose pour moi ? Tu ne vaux pas plus que les putes postées sur les trottoirs du boulevard à Dékon ( un quartier de lomé) !

Il disait tout ceci, sans s’arrêter soit de me tirer par les cheveux pour me forcer à sortir, soit me chicoter. J’entends des coups frappés à la porte mais Nathan ne fait pas attention.

Voix : Nathan qu’est ce qui se passe ici ? Ouvre-moi cette porte sinon j’appelle des jeunes du quartier pour la défoncer

Nathan (criant) : Maman tu restes en dehors de cette histoire.

Elle : D’accord, je vais aller chercher les jeunes du quartier. Tu expliqueras toi-même à Emilie, pourquoi la porte est cassée.

Nathan se décide enfin à ouvrir la porte. La mère de Nathan rentre et me retrouve presque en sang, allongée par terre

Moi (essoufflée) : Maman aide moi s’il te plait ? Nathan veut me tuer il veut me tuer…

Elle : Nathan mais tu es fou ? Tu veux tuer la fille de quelqu’un ? Qu’ on va dire quoi à ses parents ?

Nathan : Tu lui dis de dégager d’ici maman, avant le retour d’Emilie.

Moi : Je ne partirai pas Nathan ni aujourd’hui ni demain, si tu me tue tu iras donner ma dépouille à mes parents.

Nathan s’avance dangereusement vers moi, mais sa mère l’en empêche

Elle : Emilie, Emilie tu n’as que ce prénom à la bouche, tu as peur d’Emilie ? quel homme es-tu enfin !

Nathan(les yeux injectés de sang) : Je vous dis qu’elle dégage, tu ne m’ignores pas maman !

Elle (capitulant) :D’accord Nathan, laisse-moi seule avec elle.

Nathan sort, non pas sans claquer la porte. Je regarde en l’air, avec les yeux en larmes. Mon corps est en feu, jamais un homme n’avait levé la main sur moi, sauf Hassan.

Elle : Ma fille, viens on n’y va

Moi : Maman, si je pars c’est fini, Nathan ne voudra plus de moi

Elle : Ma fille je connais mon fils, il va te tuer et pire il ne nous donnera plus rien, ni à ses sœurs ni à moi. Viens avec moi, je vais régler cette histoire après.

Je suis donc à contre cœur, ma belle-mère jusqu’à sa chambre, je me mets devant le miroir et ce que je vois me fait peur. Il ne m’a pas raté. Mon Dieu que j’ai mal partout. La mère de Nathan me demande de prendre une douche chaude. Le regard dans le vide, je me demande jusqu’à quand vais-je devoir souffrir dans la pauvreté.

-------Madame Madje Agbodjan (mère de Nathan----------

J’ai mis l’eau à chauffer pour Aïcha et je vais frapper nerveusement à la porte des deux fainéantes qui me servent de filles. Avec tout ce bruit dans cette maison, ces deux filles dorment à poings fermés.

Moi (hurlant) : Rachelle et sa Ruth ? Vous êtes quelle genre de fille à dormir à cette heure ? Fainéantes que vous êtes, sortez de là.

Eh mon Dieu, heureusement que j’ai pensé à bien élever Nathan, sinon si je comptais sur ces deux paresseuses, je n’aurais jamais eu cette vie-là.

Moi (tapant à la porte) : Racheeeeeellllle ?? Ruth c’est la dernière fois que je vous appelle.

Si je compte jusqu’à trois et que je ne vois pas vos visages de poissons pourris devant moi, vous allez connaître pourquoi beaucoup ne prends pas S mais est beaucoup quand même. 1, 2 …

Ruth (sortant) : Maman, qu’est ce qui se passe ce matin de si bonne heure, pour que tu commences à réveiller le quartier ?

Moi (tournant ma tête) : Tchiiip, va brosser tes dents. Ton haleine peut réveiller un mort ce matin. Je vous attends Rachelle et toi dans ma chambre, dans deux minute. Ne m’obligez pas à revenir vous chercher, avec vos visages qui ressemblent aux crabes dans la sauce d’Adémè !

Je la plante là et vais retrouver Aicha dans la chambre. La pauvre! Elle est tellement amochée. Je m’approche d’elle et la prend dans mes bras

Moi : Calme-toi ma fille, tu vas tomber malade à force de pleurer.

Aicha (éclatant en sanglot): Maman vous m’aviez promis que tout était sous contrôle, que vais-je dire à ma mère en rentrant à la maison ?

Moi : Va prendre ta douche, cela te fera du bien tu verras.

Cela fait plus d’une dizaine de minutes que j’ai appelé ces deux guenons qui me servent de filles, mais toujours pas leur trace. Je m’apprête à retourner les chercher quand elles rentrent, traînant les pas comme à leurs habitudes.

Rachelle ; Maman qu’est-ce qu’il y a ce matin qui ne peut pas attendre qu’on se réveille. pfff ce matin déjà …

Elle n’a même pas le temps de finir de parler, qu’elle reçoit ma main sur sa bouche. Aicha revient s’asseoir à coté de nous .

Moi : Ruth et Rachelle, laquelle d’entre vous était chargée de faire boire la potion à Nathan?

Ruth (voix à peine audible) : C’est moi maman.

Moi : Alors explique-moi pourquoi ton frère est debout ce matin à 7h du matin ? DIS-MOI COMMENT TON FRÈRE EST DÉJÀ RÉVEILLÉ ALORS QU’IL ÉTAIT CENSE DORMIR JUSQU'À MIDI, AU MOINS ?

Elle (bégayant) : Ma…man, en fait, c’est que euh…

Je mets mes deux mains sur ma tête : Eh mon Dieu qu’ai-je fais pour mériter ça ? Non seulement mes filles sont fainéantes mais en plus, il faut qu’elles soient bêtes.

Moi : Ruth, si je dois encore te reposer la question une deuxième fois, ce ne sera pas avant que tes dents de devant ne soient par terre

Ruth : Maman, quand j’avais rapporté la boisson, fogan(grand frère en mina) Nathan était dans la douche, il m’a dit de le laisser sur la table. C’est ce que j’ai fait.

Moi : Quelle partie de ”assure- toi qu’il ne l’ait bu” tu n’as pas compris ?

Elle baisse la tête, j’ai juste envie de lui sauter dessus et de la tuer de mes propres mains, tellement la nonchalance de mes filles me dépasse. Je tiens ma tête entre mes mains.

C’était une occasion à ne pas rater. La soit disant-femme de Nathan rentre aujourd’hui. Avec mes filles et aicha on a élaboré un plan, c’était le moment où jamais de les séparer. Dans le thé que j’ai préparé j’ai mis moi-même un puissant somnifère, que j’ai déjà testé sur Rachelle. Nathan dormira jusqu’à 16h au moins le temps que Emilie rentre et les trouve ensemble dans le lit. Ruth n’a même pas été capable de faire ça.

Moi : Rachelle va dans la chambre chercher mon panier à linge. Comme Ruth n’a aucune ambition dans la vie, elle va s'entraîner au métier de blanchisseur. C’est le sort qui est réservé aux personnes sans ambition, aucune! Aicha tu peux rester te reposer ici, je vais te donner des anti-douleurs.

Aicha (triste) : Non maman, ça va, je vais rentrer.

Moi : Prends les antidouleurs au moins.

Aicha : D’accord maman.

crédit photo: google- Will SMITH

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