L’avertissement
(Bizarrement, lui aussi est sorti. On dirait que Sylvain était fâché contre moi. Immédiatement, je me suis rendu chez lui.)
___Victor___
À chaque fois que je me réveillais, je ne faisais que pleurer. J’étais seul dans ce monde. Ce serait aussi bien, si ma grand-mère qui était la folle, était toujours en vie. Au moins, elle allait être ma compagnie, malgré son état de santé, mais malheureusement ce n’était pas le cas aussi. Sylvain et Isaac étaient mes seuls meilleurs amis dans la ville de Yaoundé. Parfois, je désirais me retourner en France, mais c’était toujours impossible à cause de l’entreprise de mon père. Une soirée, je suis quitté au bureau pour me rendre à la maison et arrivé à un moment de la route, j’ai aperçu une fille devant moi. Cette dernière marchait sur le trottoir toute seule. Sans mentir, cette mielleuse m’a beaucoup plu, donc je me suis arrêté à côté d’elle.
_ Coucou ma chérie !
_ Que puis-je faire pour vous ?
_ Moi c’est Victor et vous ?
_ Andréa !
_ Waouh ! Vous avez un joli prénom.
Andréa : s’il vous plaît, arrêtez de me flatter. En plus, vous pouvez me tutoyer sans problème.
_ D’accord ! Est-ce qu’on peut être des amis ? Lorsque je t’ai vu, moi-même je savais que tu es une fille exceptionnelle.
Andréa : eh les hommes ! En tout cas, merci pour la confiance ! On peut être des amis sans souci.
_ C’est bien. Donne-moi ton numéro de téléphone afin qu’on puisse bien discuter dans la nuit.
Andréa : je bloque très vite les garçons qui me dérangent.
_ Oublie ça !
Elle était un peu étonnée avant de me donner son numéro de téléphone. Elle pensait que j’allais avoir peur en écoutant cela. J’aimais bien les filles qui étaient très compliquées. Après avoir échangé nos numéros de téléphone, je lui ai demandé de faire son entrée dans ma voiture afin que je l’amène chez elle, mais malheureusement elle a refusé. Waouh, elle voulait me montrer qu’elle était vraiment très compliquée. Dans tous les cas, j’aimais bien sa forme. Vu que je n’avais aucune autre personne comme membre de la famille, j’étais obligé de me marier très vite. Même si je n’étais pas encore prêt, je n’avais pas le choix, car la mort pouvait nous surprendre à tout moment. Ma seule prière, c’était d’avoir au moins plus de cinq garçons qui allaient au moins élargir notre famille. Même si Dieu ne m’a pas donné une fille, ça ne faisait rien. Malgré tout, Andréa a toujours refusé de faire son entrée dans la voiture. Finalement, je ne pouvais rien faire que de partir. Quelques minutes après, je suis arrivé à la maison. Directement, je me suis rendu la douche. Après le bain, j’ai mangé avant d’aller me coucher. J’ai discuté avec mes amis qui étaient en France sur mon ordinateur et après cela, j’ai pris mon téléphone pour me concentrer sur les choses sérieuses. On dirait que Andréa aussi m’attendait depuis. Je lui ai envoyé un message et du coup, elle m’a répondu. Franchement, j’étais très surpris cette nuit. Je me demandais si c’était une coïncidence ou quoi ? Nous nous discutions jusqu’à minuit. Vraiment, le début d’une relation amoureuse était toujours comme ça et très doux aussi. Là où il y avait le véritable amour ; la nuit, la peur et le sommeil perdaient leur place. Dans un instant, j’ai décidé de l’appeler pour écouter sa voix encore.
Andréa : est-ce que tu sais qu’il fait nuit ?
_ Ne t’inquiète pas pour ça !
Andréa : en plus, mon petit ami sera fâché contre toi hein.
_ Tu vas trop loin avec cette affaire de ton gars.
Andréa : je suis sérieuse. Lui-même ne m’a jamais appelé à cette heure.
_ C’est parce qu’il ne t’aime pas.
Oh mon Dieu, pardonne-moi ! Si je savais, je n’allais pas lui dire ça. Elle a raccroché l’appel au même moment. Est-ce qu’elle avait sincèrement un petit ami ? Hum, en tout cas, moi aussi je ferai mon mieux pour la conquérir. Ah oui, j’avais l’impression que j’étais en train de tomber sous le charme de cette belle fille.
Un mois après.
___Sylvain___
Nous devions faire un plan très vite, mais je ne savais pas concrètement quoi faire. Le seul plan qui était très efficace pour moi, c’était de me rendre dans mon village natal, mais mon second n’était pas d’accord avec moi. Haha, lui-même savait comment mes ancêtres étaient forts, donc il avait peur. Je suis arrivé au travail un jour, mais je n’ai pas vu Isaac. Il avait l’habitude de venir au service très tôt le matin, mais je ne savais pas ce qui s’est passé ce jour-là. Je l’ai appelé plusieurs fois, mais il n’a pas décroché. Je ne pouvais non plus me rendre chez lui, car il était déjà sept heures. En plus, le PDG aussi est arrivé. Je n’avais pas d’autre choix que de me patienter jusqu’à la pause. J’étais dans mon bureau avec mille pensées et quelques minutes après, Victor est venu chez moi. Le gars n’a même pas frappé à la porte avant de faire son entrée. Cela m’a tellement énervé, mais je n’avais rien à dire.
_ As-tu besoin de quelque chose ?
Victor : je voulais discuter avec Isaac, mais son téléphone est inaccessible. Est-ce que tu as eu sa nouvelle ?
_ Non ! Je compte aller chez lui pendant la pause.
Victor : d’accord ! Ça me fera beaucoup de plaisir. Je te laisse. Passe une excellente journée !
_ Merci !
Certes, le numéro de mon ami passait, mais il ne décrochait pas toujours. J’ai décidé de me rendre chez lui pendant la pause, mais c’était trop long. Heureusement, je n’avais pas des grandes choses à faire ce matin, donc je me suis rendu chez lui. Quelques minutes après, je suis arrivé devant son portail. Directement, je suis allé à l’intérieur. À ma grande surprise, j’ai vu Isaac au salon en train de dormir. Devrais-je le réveiller ? Il n’a pas dormi dans la nuit ou quoi ? Hum, je me suis assis à côté de lui au salon en regardant la télévision. Quelques minutes après, une fille est sortie de la cuisine. Oh, je comprenais la raison pour laquelle il n’est pas venu au travail. C’était clair pour moi que Isaac a passé sa nuit avec Dare. Après la salutation entre Dare et moi, elle a bien arrangé la table. Moi je croyais que mon ami était malade, mais ce n’était pas le cas. Je me suis énervé et du coup, je lui ai donné un coup sur les fesses. Il s’est vite réveillé avec un saut. C’était ça mon plaisir.
_ Mon frère, tu as quoi ?
Isaac : pourquoi tu m’as réveillé ?
_ C’est parce qu’il fait jour depuis.
Isaac : je suis chez toi ?
_ N’oublie pas que je serai ton PDG !
Isaac : est-ce que notre PDG est venu aujourd’hui ?
_ Il veut te voir même. As-tu oublié notre plan ?
Isaac : comment ça ? Je suis toujours en train de réfléchir.
_ On dirait que tu t’en fous de notre plan. Si vraiment, tu penses à ce plan, je ne suis pas sûr que tu aurais envie de faire l’amour à cette fille encore. Mon frère, il faut savoir que l’argent est très important qu’une fille.
Isaac : arrêtes de me tromper ici. En tout cas, c’est selon toi ça. Sinon, de mon côté, une fille est très importante pour moi.
Je pouvais mille fois me fâcher contre lui, mais je n’avais pas d’autre choix que de me calmer. Quelques minutes après, sa dulcinée nous a apportés la nourriture. Je commençais à avaler la salive, car le repas sentait très bon.
Quelques semaines après.
___Victor___
Depuis quand Sylvain et Isaac se sont changés ? Premièrement, c’était Isaac qui a commencé. Quelques jours après, il a contaminé son second aussi. Ces deux garçons venaient au travail rarement et chaque jour, c’était toujours en retard. Je me demandais si quelque se passait ou quoi. Un jour, je suis venu au travail aux alentours de huit heures, mais ceux-là ne sont pas encore arrivés. Je les ai appelé plusieurs fois, mais ils n’ont pas décroché l’appel. En tout cas, moi-même je savais comment gérer ça avec eux afin qu’ils arrêtent de se comporter comme ça. J’étais dans mon bureau avec quelques pensées et ils sont venus. Immédiatement, je leur ai envoyé le message. Je suis allé dans la salle de réunion et quelques minutes après, eux aussi sont venus ensemble.
_ Qu’est-ce qu’il se passe dans cette entreprise ?
Sylvain : mon frère, qu’est-ce que tu voulais dire par là ?
_ On dirait que vous voulez jouer avec moi, n’est-ce pas ? N’oubliez pas que je vous ai dépassé dans les études, malgré mon âge !
Isaac : mon PDG puissant, tu vas trop loin avec l’affaire des études. Pouvons-nous savoir la raison pour laquelle nous sommes ici ?
_ Juste pour vous informer que je vais vous licencier, si vous ne changez pas vos attitudes.
Sylvain : d’accord, on a compris. Nous sommes désolés. Isaac, allons terminer le travail très vite !
L’être humain était toujours comme ça. À cause de mon âge, ils ne voulaient pas me respecter, mais je n’avais pas peur d’eux, car je savais comment régler ce petit problème avec eux. Après avoir échangé quelques mots avec eux, ils sont sortis pour se rendre dans leurs bureaux. Est-ce qu’ils se comportaient avec mon père toujours comme ça ? Non, je ne croyais pas, puisqu’il ne m’avait rien dit concernant cela. Le soir, je suis vite parti, car j’ai décidé de rencontrer Andréa aussi. Cette fille avait des sentiments pour moi, mais elle ne faisait que me parler de son petit ami. Finalement, j’ai tellement eu peur de la perdre, car j’étais follement amoureux d’elle. Quelques minutes après, je suis arrivé chez elle.
_ Tu es encore très ravissante ce soir hein.
Andréa : merci beaucoup ! S’il te plaît, arrêtes de me flatter chaque temps !
_ Qu’est-ce que je vais gagner en te flattant ?
Andréa : hum, s’il te plaît, parle-moi un peu de ta famille !
_ Je vais te parler de ça après. S’il te plaît !
Andréa : pourquoi pas maintenant ?
_ Ne t’inquiète pas ma chérie !
Le jour suivant.
___Isaac___
Le seul plan qui pouvait nous aider, c’était d’aller dans le village de Sylvain, mais j’ai refusé. Sûrement, il allait dire aux fétiches de ses ancêtres de tuer cet innocent. Un jour, je suis arrivé au travail un peu en retard, mais bizarrement Sylvain même n’est pas encore arrivé. Ces derniers temps, nous aussi, nous nous comportions très bizarres. Parfois, on ne venait pas au travail, d’autres fois on venait en retard. Le PDG Victor n’était pas content pour nous, mais il n’avait pas d’autre choix. Quelques minutes après, Sylvain est venu avec sa voiture. Le gars-là aussi était très drôle parfois avec son comportement. Je me demandais si le grand PDG Pascal était toujours en vie, on allait se comporter comme ça ou quoi ? Sylvain était en retard, donc il n’a pas pu passer chez moi. Directement, il s’est rendu dans son bureau pour continuer son travail. Pendant la pause, je me suis rendu chez lui. À ma grande surprise, j’ai vu le PDG aussi dans le bureau de Sylvain. Je voulais me retourner, mais il m’a stoppé. Victor nous a tellement menacés ce matin comme si nous étions ses enfants. Nous étions âgés plus que Victor, mais il nous parlait sans avoir même eu peur. Le pire, il nous a avertis du licenciement.
_ Mon PDG, nous sommes désolés pour tout.
Victor : arrêtez vos bêtises afin qu’on travaille ensemble ici ! Si vous ne voulez pas travailler avec moi, dites-le moi non !
Sylvain : hum !
Victor : je vous donne un mois, si vous n’arrêtez pas vos désordres, je vous vire dans mon entreprise.
_ Victor, tu vas trop loin. En plus, il faut savoir qu’on travaille avec ton père depuis.
Victor : je m’en fous de ça. Mon père est déjà mort. Actuellement, c’est moi le nouveau PDG, donc oubliez le passé ! Je dis bien un mois.
_ Ne t’inquiète pas, nous allons bien réfléchir sur nos comportements.
Victor : ce serait bien pour vous.
Malgré tout, Sylvain ne faisait que nous regarder.
À suivre….
