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Chapitre 4: Incarceré

*** une semaine plus tard***

*** Amady Coulibaly***

Nous venons de sortir du tribunal, je suis plus qu’enragé, comment quelqu’un peut mentir de la sorte ?

Niakalé est la pire des personnes que je connaisse, elle ment comme elle respire et n’a aucune moralité.

Avec l’aide de son avocat ils ont montés tout un scenario me traitant de tous les noms. Mettant en doute le fait que je sois un bon père.

Et la cerise sur le gâteau, elle m’accuse de l’avoir violé, et de me saouler pour venir la frapper souvent et a même emmené une preuve médicale certifiant ses dits.

je me demande comment elle a fait pour avoir des preuves qui n'existent pas? je comprend maintenant que ce monde est pourri et que l'argent peut tout avoir de nos jours.même la conscience d'un docteur.

De façon très normale, la tentative de conciliation a échoué. Après ce qu’elle vient de dire, je ne veut pas aller de main morte avec elle, j’ai bien le droit de me défendre.

Niakalé a eu le culot de demander au juge que nous ne soyons plus sur le même toit car selon elle, elle a peur de moi.

Le monde à l’envers ! C’est elle la fautive, l’infidèle donc c’est à elle de quitter ma maison. Je n’ai pas tardé à signaler cette partie au juge.

Mon avocat veut procéder à une négociation afin d’atténuer les choses mais connaissant Niakalé, c’est perdu d’avance.

Après le tribunal, J’ai fait un tour rapide chez mon frère, qui m’a remonté la bretelle quant à mon comportement, mais que veut-il ?

J’étais blessé et elle s’est offerte à moi sur un plateau d’or, j’ai juste profité de la situation.

Le juge chargé des affaires matrimoniales rendra sa décision dans une semaine, en attendant je croise les doigts.

Cela fait une semaine que nous avons enterré notre regretté général, mort dans des événements douteux. Jusque-là personne ne sait ce qui s’est réellement passé.

J’ai reçu un appel de notre département, je dois être sur place demain à 8h30, je crois que ça concerne mon radiation de l’armée de terre.

Un autre problème auquel je n’ai pas d’explication jusqu’à présent.

*** Le lendemain***

A 8h15 j’étais déjà assis devant le bureau du chef d’état-major adjoint, c’est lui qui assure l’intérim depuis le décès du général.

Je suis inquiet par rapport à ma situation, je ne sais pas que deviendrai ma vie si jamais ils ne revoient pas cette décision.

A 8h30 minutes, le bureau du chef s’est ouvert, son assistante m’a demandé de rentrer, j’ai pu apercevoir qu’il y’a plus de d’une personne à l’intérieur tout à l’heure quand la porte s’est ouvert.

Bien vrai que je sois invité à rentrer je n’ai pas pu m’empêcher de frapper encore à la porte. Je voulais retarder ce moment, je craignais ce moment.

: Oui !

J’ouvre enfin pour rentrer. Comme je l’avais deviné il y’avait bien deux hommes dans le bureau.

Le chef Adjoint Colonel Daou m’a invité à prendre place, je m’asseye à côté de l’autre monsieur que je reconnais bien.

C’est le chef de département de la police des polices le commissaire Kassogué, connu dans toute l'armée pour son amour du travail et de sa capacité à élucider des affaires très plutôt compliquées.

Et rien qu’en le voyant je pouvais déjà deviner le contenu de la réunion.

Colonel Daou : Monsieur Coulibaly, vous n’êtes pas sans savoir que vous êtes accusés de trahison contre l’état Malienne. Je pense que mon prédécesseur vous avait parlé de la situation

Moi : Il a essayé avant de piquer une crise et mourir par la suite. Mais puis-je savoir de quoi on m’accuse exactement et d’où vient cette plainte ? Car je suis complètement largué.

Le colonel Daou : Vous êtes accusé de haute trahison contre l’Etat malienne, de trafic illicite d’arme, et maintenant est venu s’ajouter le soupçon d’homicide volontaire en la personne du général Ballo, que son âme repose en paix.

Je ne vais pas vous mentir, votre cas est je dirai très grave. Le chef de département de la police des polices ici présent est chargé de l’enquête. Il a des questions à vous poser d’où sa présence ici.

Commissaire Kassogué : Bon, je vais vous dire Monsieur Coulibaly.

Il y’a ici deux problèmes. Le premier est que vous êtes accusé de haute trahison et vente illicite d’arme. Nous avons déjà des preuves en main.

Moi : Je suis innocent, si vous avez des preuves c’est du faux

Commissaire Kassogué : C’est pourquoi vous êtes convoqué à une audience dans une semaine, pour vous défendre et c’est à l’issue de cette audience que le juge décidera si oui ou non vous êtes coupable.

Le deuxième est que vous êtes le suspect numéro un dans l’enquête concernant la mort du général Ballo.

Selon certaines personnes vous aviez un mobile pour le tuer mais puisqu’ on ne s’appuie que sur des preuves nous allons continuer l’enquête jusqu’ au bout.

Moi [Tenant ma tête entre les deux mains] : …

Commissaire Kassogué : Monsieur Coulibaly que faisiez-vous pendant les 24 heures qui ont suivi le décès du général ?

Moi : Monsieur le commissaire, avec tout le respect que je vous dois, je ne répondrai à aucune question en l’absence de mon avocat puisqu’on m’accuse de choses dont je n’ai aucune idée.

Commissaire Kassogué : Voyons Monsieur Coulibaly, on n’est pas arrivé à cet stade, vous n’êtes pas encore accusé

Moi : C’est quoi la différence, soupçon ou accusé? C'est la même chose pour moi car selon moi, mon nom ne devait même pas sortir dedans.

Commissaire Kassogué : Ok, c’est votre droit, mais vous devez vous présenter à mon bureau accompagné de votre avocat avant la fin de la journée

Moi : J’y serai

Commissaire Kassogué : Alors on a fini, vous pouvez disposer

Mon cœur battait à cent à l’heure, j’ai quitté le bureau du colonel Daou sans demander mon reste.

Comment ça se fait qu’on soit accusé dans ce pays avec en plus des preuves venus de je ne sais d’où ?

Je crois que j’avais minimisé l’étendu de cette affaire, haute trahison ? Meurtre ? Moi ? Amady Coulibaly le fils de Bina Coulibaly ? [Rire jaune] ce n’est juste pas possible.

J’avais la gorge sèche, et je voulais soulager cette sensation, non pas avec de l’eau mais avec une bonne bière bien glacé, mais je ne pouvais pas me permettre de me saouler car je dois aller à la police des polices avec mon avocat.

Avec les charges qui pèsent sur moi, je n’ai pas intérêt à me souler en plus.

J’ai tracé directement chez mon avocat lui faire le compte rendu et pour qu’il puisse m’accompagner chez le Chef de police pour son interrogatoire.

*** Une année plus tard***

J’étais incarcéré dans la maison d’arrêt de Bamako, deux jours après l’audience prévue par le juge, j’ai été mis en garde à vue pour enfin finir dans une cellule. J’ai été différé la semaine même dans cette prison.

Je vais vous expliquer un peu ce qui s’est passé en ce temps.

Mon avocat et moi nous nous sommes rendus chez le chef de police, j’ai clairement expliqué ce que je faisais les 24 heures qui ont suivi ma visite chez le général, c’est-à-dire traîner au bar et à la maison d’ailleurs le barman, les serveuses ainsi que ma sorcière d’ex-femme peuvent en témoigner.

Hé oui, j’ai divorcé mais je vous expliquerai cet épisode un peu plus tard. Pour l’heure, restons sur les événements qui ont précédés ma chute.

Le lendemain de notre visite chez le chef de police, à 8h00 des agents sont venus frapper à notre porte, ils avaient un mandat de perquisition, ils ont donc passé au peigne fin la maison.

J’étais encore ensommeillé, convaincu qu’ils ne trouveront rien dans la maison, je me suis couché sur le canapé du salon en attendant qu’ils finissent, ma femme à était assise dans la salle à manger entrain de siroter un café.

Je commençais même à somnoler quand l’un des agents est venu s’adresser à moi.

Lui: Monsieur, vous êtes en état d’arrestation, vous devez nous suivre au commissariat

Moi [Etonné au plus haut point] : Pourquoi

Lui [Agitant un sachet] : Nous avons trouvé ces substances dans vos affaires ainsi que des documents compromettants.

Moi : Je peux voir ?

Il y’avait en effet, un sachet remplis d’une substance blanche que j’ai directement qualifié de cocaïne, j’ai duré dans le milieu criminel pour reconnaitre ces genres de chose.

Et une boite sur laquelle on pouvait lire toxine botulique. Je ne savais pas ce que c’est j’ai donc demandé à l’agent ce que cela signifie il m’a regardé avec tellement de haine que j’avais du mal à avaler ma salive.

Tout était placé dans un sachet qu’il a remis à un autre agent pour analyses.

Je fus ensuite menotté sous le regard indifférent de ma femme et conduit au commissariat, mis en garde en vue, heureusement que ma fille n’était pas là pour voir son papa dans une situation aussi humilliante.

Comme j’ai refusé de parler en l’absence de mon avocat, ils ont essayé de le joindre toute la matinée, c’est seulement dans l’après-midi qu’il s’est pointé.

Entre-temps les résultats des substances découverts chez moi ou je dirai déposés chez moi sont arrivés.

De la cocaïne et une substance mortelle, un poison qui tue en un temps record.

Et aussi des documents sur lesquelles il y’a des plans et stratégies pour contrer ma propre équipe sur le terrain.

D’après eux, j’aurai aussi envoyé des mails à un certain Monsieur X, mail dans laquelle je divulguais certaines informations stratégique et aussi des reçus de nos transactions et les photos des armes disparus.

Un des mails parlait de l’assassinat du général qui selon nous serait un gène pour nos opérations. Toutes ces preuves suffisaient pour m’enfoncer, pour me condamner à perpétuité.

Je suis condamné à perpétuité, pour un crime que je n’ai pas commis, si un jour je devais sortir d’ici ce serai les deux pieds devant.

J’ai dépassé le stade de l’étonnement, maintenant c’est la tristesse qui a envahi mon corps et mon âme.

Une semaine après mon incarcération, l’avocat de ma femme m’apporta le document de divorce que je signe sans réfléchir.

L’ironie du sort, je n’aurais plus à me battre pour la garde de ma fille car de toutes les façons, je ne pourrai pas m’en occuper étant ici.

Alors Niakalé avait gagné doublement. La garde exclusive de notre fille et sa liberté.

Je suis sûr qu’en ce moment elle se fait couché par tous les hommes de la ville.

J’ai fini par renvoyer mon avocat pour incompétence, j’avais trop la rage. A mon avis il aurait pu faire plus, son travail était d’une incompétence sans équivoque.

Mes journées ici sont tous pareils. Je fais beaucoup d’entrainement dans ma cellule et de lecture, [Rire jaune].

La lecture, c’était la chose que je détestais le plus, je n’avais même pas le temps pour ça. Aujourd’hui j’ai tout le temps nécessaire ou dirai-je toute la vie pour lire.

La prison pour un ancien représentant de l’ordre, c’est comme l’enfer.

Quand les autres détenues sauront, je n’aurai jamais plus la paix. C’est pourquoi je reste silencieux et isolé la plus part du temps.

Pour m’évader souvent je me met à repenser à la prostituée d’un soir, comme j’aurai voulu la revoir ne serait-ce qu’une fois avant de mourir.

Mon frère et sa femme viennent me rendre visite souvent, ainsi que maman.

J’apprécie chacun de ces visites même si le temps de visite n’est souvent pas suffisant pour nous. Ils me donnent les nouvelles de ma fille par moment.

Si je tiens encore sur mes pieds, c’est bien à cause d’elle, sinon il y’a longtemps que je serai mort d’une crise cardiaque.

Garde : Détenu 708, vous avez de la visite !

Je me demande qui cela peut être puisque mes parents ont quitté il n’y a pas longtemps

Je tends mes mains pour qu’il m’enfile les menottes et je me dirige vers la salle de visite accompagné par deux agents. Ma surprise fut grande quand j’aperçois soul mon petit

Soul : Capitaine

Moi : Soul, tu peux m’appeler Amady et aussi me tutoyer, je ne suis plus ton supérieur, d’ailleurs je ne suis plus dans l’armée

Soul : Excuse-moi, question d’habitude, comment tu vas ?

Moi : Mal, mais je m’accroche

Soul : Tu as dépéri, est ce que tu manges ?

Moi : Ce qu’il y’a ici ce n’est pas de la nourriture mais je mange ne t’inquiète pas

Soul : Je voulais venir tôt mais j’ai été en mission à l’improviste

Moi : Je comprends Soul, comment ça va à l’unité ?

Soul : C’est la désolation depuis cette affaire, des craintes et des bruits de couloir

Moi : J’imagine

Soul : Je sais que tu es innocent, tu es l’homme le plus intègre que je connaisse capitaine, c’est pourquoi tu ne dois pas abandonner, tu dois te battre pour la vérité.

Moi : Comment ? Toutes les preuves m’accusent et je ne sais même pas où chercher

Soul : Ton avocat doit mener sa propre enquête

Moi : Je n’ai plus d’avocat, je l’ai renvoyé pour incapacité, d’ailleurs à quoi bon ? Je ne vais plus sortir d’ici

Soul : Tu as tort d’abandonner tu ne dois pas être pessimiste. Où est le capitaine fort, courageux que j’ai connu ? Qui ne reculait devant rien, au péril même de sa vie ?

Moi : Ce capitaine, on l’a tué, il est mort depuis longtemps. Je ne suis désormais qu’une coquille vide

Soul : Cherche un autre avocat capitaine, il pourra t’élucider s’il cherche bien. Il n’ya pas de crime parfait, il doit bien avoir quelque chose que le responsable de cet complot a oublié

Moi : Je ne sais pas…. Je vais y penser

Soul : Penses y capitaine, je dois y aller. Prend soin de toi

Moi : Hum

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