Mes cris étouffés
Yseult
Je sens comme si cela me brulait à l'intérieur de moi et un liquide s'échappe de mon corps, alors que Lloyd se lève du lit sans ménagement et je l'entends marmonner quelque chose quand il se dirige vers la porte de ma chambre pour en sortir. Je n'arrive même pas à bouger un membre de mon corps, alors que je devrais sauter de ce lit pour me cacher à nouveau sous le bureau. Mais à quoi bon ? Il reviendra m'y rechercher...
Non, tout ce que j'ai à faire, c'est rester là et attendre qu'il en ait fini avec mon anniversaire. Mon dieu, pourquoi dois-je endurer une telle chose ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas simplement mourir là maintenant ?
Les larmes n'arrêtent pas de couler le long de mes yeux, alors qu'un bruit assourdissant de musique métal que Lloyd mettait pour énerver papa, résonne dans toute la maison. Tout mon corps qui n'avait plus aucune réaction, se remet à trembler tandis que ma respiration se coupe tellement longtemps due à ma peur, que je dois prendre de grandes inspirations pour avoir de l'air. Mes mains commencent à lâcher doucement le drap que j'ai attrapé sous la douleur, et je les ramène vers mon ventre qui me fait mal. La douleur est lancinante maintenant, mais j'ai toujours mal entre les jambes. Mon intimité me brûle comme jamais, et je ne sais pas quand cela va s'arrêter. Mais je ferme les yeux, me forçant à penser à autre chose. Oui, je dois penser à autre chose, comme les rocheuses où papa et moi, nous allions promener. Je dois penser au bonheur que nous ressentions en humant la nature, et à nos yeux émerveillés quand nous regardions les oiseaux voler dans le ciel.
Ce que j'aimerais être un oiseau à cet instant, et prendre mon envol vers le ciel pour ne plus jamais revenir sur cette terre qui est devenue mon enfer. Oui, j'aimerais être cet aigle royal dans le ciel qui terrifie ses proies et ne vis que pour sa liberté. Une chose qui ne me sera jamais acquise. Quelque chose que je ne pourrai plus que rêver, si je ne finis pas par mourir avant, des mains de mon frère.
- Yseult, tu as récupéré ?! Me crie Lloyd du couloir et je tressaille entièrement.
Je n'ai absolument pas récupéré et je ne veux surtout plus rien endurer de lui, mais même si je me débattais avec lui pendant une heure ; il finirait par avoir le dessus sur moi. Je n'ai aucune chance contre lui que je considère comme mon frère, je ne suis qu'une gamine à ses côtés et il ne fera qu'une bouchée de moi quoi que je fasse pour me défendre.
- Bon, tu risques de crier. La musique couvrira une partie, mais j'ai prévu ceci pour mes oreilles. Me fait-il et je ramène mon regard apeuré vers ses mains qui tiennent une sorte de collier en cuir noir avec une boule.
Mon corps se crispe une nouvelle fois instinctivement, et mon premier réflexe est de vouloir sortir de ce lit. Mais je n'ai que le temps de me mettre sur le côté, et il me plaque face au lit, alors que la moitié de mon corps pend dans le vide.
- Allez, arrête de bouger ! Claque mon frère en m'attrapant la nuque fortement et me soulevant pour me ramener au centre du lit en un seul geste.
J'essaie de me débattre, alors que de sa main libre, il m'enfouit cette boule dans ma bouche que j'essaie de tenir fermer, mais rien n'y fait ; Lloyd est bien trop fort. Mon corps se contracte d'un coup sous l'effet de la boule dans ma bouche qui me donne la nausée. Si je viens à vomir maintenant, je m'étoufferai...
- Putain de cheveux ! Grommèle mon frère, en essayant de fermer la fermeture de cet engin que je qualifierais de mort.
Mes dents et ma mâchoire me font déjà mal alors que cela ne fait que quelques secondes qu'il a fini de me le mettre, et j'essaie de ramener mes mains vers celui-ci pour les desserrer quand mon frère s'assoit à califourchon sur moi, et je pousse un cri de frayeur.
- Allez, calme-toi Yseult. Me souffle-t-il à l'oreille et j'écarquille les yeux de surprise quand je sens sa main glisser entre mes fesses. J'essaie de les tenir fermer le plus possible, alors qu'il me mordille l'oreille, avant de me la mordre vraiment, me faisant relâcher les fesses. Si je m'attendais à un enfer sans nom, ce n'est rien quand il se met à rire et que ses doigts entrent dans mon intimité. Je me tortille comme un ver de terre, criant comme je peux sous le corps de mon frère, qui me lèche à nouveau le cou, enfonçant son piercing, tout en poussant des bruits atroces dans mes oreilles.
- Allez mouille petite sœur. Siffle-t-il dans mes oreilles, tandis que je pleure.
- Sinon, tu risques d'avoir mal. Me fait-il en sortant ses doigts de mon intimité et je m'attends à tout, sauf à ce qu'il me fait. Ses doigts tirent sur le bout de chair de mon intimité, et je m'égorge quand il commence à la frapper de ses doigts.
- Aaaaah ! Crié-je dans ma gorge, émettant un bruit étrange alors qu'il ramène ses bras dans mon dos durement, les croisant.
- Bon, je vais devoir t'aider un peu. Me lance-t-il et je n'arrive pas à faire le moindre mouvement, paniquant à l'idée de ce qu'il va me faire, alors que je sens son sexe frotter contre mes fesses pour commencer.
- Oh putain, tu n'as pas idée à quel point je prends mon pied. Me dit-il simplement, alors que je hoquète dans cette foutue boule de peur de ce qui m'attend.
Non, cela ne peut pas être pire que ce qu'il m'a fait tout à l'heure. Mon corps a survécu, j'ai survécu ; il ne peut pas me faire plus mal. Je repense pourtant à la douleur que j'ai ressentie, et que je ressens encore ; mais la peur s'attaque à nouveau sur moi quand il relève mon postérieur et plaque ma tête fortement contre le coussin en écrasant ma nuque.
Son sexe se frotte à nouveau entre mes fesses, et je ressens un liquide couler entre celles-ci. Je n'ai pas le temps de me demander ce que c'est, que Lloyd rentre son pénis l'enfonçant entier en moi me faisant hurler de douleur. Non, non ! Ça fait encore plus mal que tout à l'heure, et mon souffle est tellement court dû à ma peur, que j'ai l'impression que je vais perdre connaissance. Lloyd se met à entrer et sortir en moi, me tapant les fesses de sa main libre, et j'ai l'impression d'être un cheval qui se fait maltraiter par son cavalier. La douleur se diffuse à nouveau dans mon corps, finissant par faire défaillir mes jambes, et je m'écrase totalement sur le lit.
- Allez sœurette, tu es plus forte que ça. Me fait Lloyd, alors que ma gorge est en feu des cris étouffés que j'hurle dans ma gorge.
Lloyd attrape une de mes jambes, et la ramène sous mon ventre, pour que je ne m'écroule plus. J'ai mal les épaules qu'il tient toujours en arrière, et mon genou me rentre dans l'estomac qu'il a asséné d'un coup de pied l'autre jour. Je pleure à chaudes larmes alors qu'il revient une nouvelle fois en moi, mais sa main libre rejoint ma poitrine où il me pince le téton et je me cambre comme pour essayer de récupérer de l'air dû à la douleur.
Maman, je veux mourir ! Je veux en finir tout de suite ! Pitié, faites que je m'étouffe avec cette boule dans ma bouche ! Faites que je finisse par mourir à cause de la douleur.
- Oh putain ! Oh putain ! Se met à grogner Lloyd et il accélère ses mouvements en moi m'arrachant presque le sein qu'il pince entre ses doigts dégueulasses. Je suffoque, je n'en peux plus des assauts de son sexe en moi et alors que je m'apprête à me laisser sombrer dans la douleur pour du bon, il pousse un grognement et son dernier coup en moi me fait me coucher définitivement sur le lit, alors que je sens l'intérieur de mon corps se chauffer d'un coup et un liquide dégouline de moi quand son sexe s'expire.
- Waouh ! Trop jouissif ! S'exclame mon frère et il pose ses lèvres dégoutantes sur mon épaule, alors que je pleure et suffoque à la fois de l'horreur qu'il me fait vivre.
Mon frère ne me laisse pas le temps de souffler, et il ramène déjà ses mains sur mon visage où il me tourne celui-ci vers le sien. Son regard est rouge, et remplit d'une lueur effrayante, tel un psychopate, alors qu'il défait cette chose autour de ma bouche.
- Tu veux boire quelque chose, avant qu'on recommence ? Me demande-t-il avec un sourire qui me terrifie.
Je n'arrive pas à croire qu'il fasse cela, après ce qu'il me fait subir. Il me regarde sereinement, comme il l'a toujours fait jusque maintenant et que tout allait bien dans le meilleur des mondes, alors qu'il vient littéralement de me violer deux fois !
- Bon, il n'y a plus de vin rouge ! Lance-t-il en se levant du lit d'un ton tranquille et je reste stoïque, ahurie de le voir si cool de ce qu'il me fait subir.
- Mais il y a de la bière ! Après tout, tu as quinze ans, autant nous amuser jusqu'au bout ! Lance-t-il en sortant de la chambre et j'enfonce ma tête dans le coussin pour hurler. Mais aucun son n'arrive à sortir de ma bouche.
Celle-ci refuse de sortir le moindre son, alors que je bats des pieds de dégout et colère de ne pas sortir de ce lit et de me lancer par la fenêtre.
"La fenêtre" Songé-je en tournant ma tête vers celle-ci. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Lloyd n'est pas mon frère. Ce monstre qui se trimballe nu et qui me viole en riant, n'a rien à voir avec mon frère Lloyd qui me protégeait des autres enfants et qui m'aidait dans mes devoirs. Non, ce n'est pas lui. Mon frère est mort la semaine qui a suivi la mort de mes parents, et je devrais le rejoindre. Oui, je devrais rejoindre papa et maman... Mais pas par la fenêtre... Non, nous ne sommes pas assez haut, et je risque juste d'être fortement blessée. Non, je dois aller à l'endroit où papa et moi regardions les oiseaux et la nature. Oui, je dois mourir dans un endroit paisible pour pouvoir les rejoindre où qu'ils soient.
Lloyd revient avec une bière que je refuse, mais celui-ci me force à la boire en m'attrapant la bouche pour faire couler ce liquide, manquant de me noyer. Une fois qu'il m'a fait couler ce liquide dans la bouche que j'avale avec des relents de vomi, celui-ci se lève et il prend un truc dans son jeans que je ne calcule pas. Mon esprit est fixé sur le plafond de ma chambre, me demandant comment je pourrais m'échapper de cette chambre pour rejoindre les oiseaux. Je ne fais que penser à cela, n'écoutant plus la voix devenue imbuvable de mon frère, tandis que ma peau colle entre mes cuisses et mes fesses.
- Et si tu prenais toi aussi du plaisir ? Me demande Lloyd en ramenant son visage au-dessus du mien et la peur me rattrape immédiatement, en croisant son regard rougit de l'horreur qu'il s'amuse à me faire subir. Mais c'est plutôt ce qu'il porte à sa bouche qui me fait paniquée. Une pilule dont ma mère m'avait dit de me méfier quand j'en avais trouvé une dans la salle de bain.
- Allez, ouvre la bouche. Me fait Lloyd avec la gélule coincée entre les dents.
Je m'apprête à secouer la tête quand il me crache littéralement la gélule dans la bouche.
- Bon, je te laisse te relaxer le temps que je fume mon joint. Me lance-t-il après m'avoir tenu la bouche fermée s'assurant que je l'ai bien avalée.
- Et après, nous recommencerons encore treize fois. Ricane-t-il tel un diable.
- Treize fois... Murmuré-je d'une voix perdue entre la douleur et la peur.
- Bien sûr, tu as quinze ans non ?! Me lance-t-il en me tapant sur le front de la paume de sa main.
- Il te faut donc quinze cadeaux...
