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Chapitre 6: Angeless

*** Abdel Khalil Diab***

Ça fait une semaine que j’ai vu cette dame et sa sœur et j’avoue que ça m’a fait tout bizarre de lire dans ses yeux toute cette tristesse et cette peine.

Elle me prend déjà pour le fautif, je voulais me défendre mais je me suis tu, c’est mieux ainsi et d’ailleurs je ne fais pas dans les sentiments.

Je me nomme Abdel Kalil Diab, 32 ans célibataires sans enfant.

Mon nom crée souvent des questionnements ici au Mali car c’est nom de famille Egyptien.

Je suis métisse égypto-Malien, mon père était un Egyptien et ma mère Malienne.

Mon physique et ma beauté m’ont toujours donné un petit privilège dans tous les domaines que j’exerce, surtout en affaire.

Rien qu’en me voyant souvent la clientèle est rassuré et les investissements coulent à flot.

Je sais aussi très bien m’exprimer surtout avec le genre féminin, impossible de résister à mon charme très longtemps.

S’il y’a une chose que j’ai appris depuis que je fais le business, c’est que l’apparence prime sur la parole et même sur l’acte.

Ce qui fait que je soigne toujours mon apparence et

jene me prive pas de m’offrir des vêtements et chaussures de qualité car j’en ai bien les moyens.

Je suis un jeune milliardaire, je peux me faire plaisir sans me soucier du reste.

Ma mère Khadidja Sow, a eu une bourse d’étude pour l’Egypte, c’est là-bas qu’elle a rencontré mon père, ils se sont mariés.

Malheureusement mon père est mort il y’a quelques années et maman a dû rentrer au Mali.

Je fais la navette entre les deux pays car j’ai des affaires en Egypte et d’autres ici.

Papa était le propriétaire d’une chaine d’hôtel internationale, à sa mort j’ai hérité de ses biens donc c’est moi qui gère les hôtels dans beaucoup de pays d’Afrique et d’Asie.

Nous allons bientôt nous orienter vers l’Europe. Je suis actuellement au Mali pour une réunion avec le personnel et gérer quelques dossier restées en suspens.

J’ai aussi d’autres affaires que je règle indépendamment de mon business familiale.

Malgré le fait d’être propriétaire d’un l’hôtel et ayant des appartements partout dans la ville, j’aime bien passer mes journées chez maman.

Ma petite maman est tout pour moi, elle n’a eu que moi et je suis la prunelle de ses yeux.

Comme je suis fils unique elle ne cesse de me demander quand est ce que je me marierai et quand est ce que je lui donnerai un petit fils.

Mais moi je suis loin d’être pressé, chaque chose son temps.

Moi : Bonjour la reine de mon cœur

Maman : Bonjour chéri, mais je préfère que tu cherches une autre reine à ton cœur

Moi [Rire]: Est-ce qu’une autre femme t’arrive à la cheville

Maman : Chacun son rôle, cherche seulement

Moi : O-Kay, je vais chercher petite maman, en attendant on va petit déjeuner

Maman : Kani, viens nous servir, cette petite-là toujours en train de regarder la télé

Kani est la fille d’une cousine de maman qu’elle a fait venir près d’elle, maman a encore de la famille ici au Mali, papi et mami sont décédés mais il y’a encore des frères et sœurs.

Souvent on se retrouve en famille pour déjeuner ou diner. Bref je ne me plains pas de ce côté.

Kani : Bonjour grand frère,

Moi : Bonjour Kani ça va ?

Kani : Oui grand frère, quand est-ce que tu m’emmène faire le tour de l’hôtel ?

Moi : Dès que je finis avec mes nombreuses réunions, nous allons faire le tour

Maman : Heu tu aimes promenade Kani, orrr

Kani : Maman est ce que je ne suis pas la sœur du PDG ? Laisse-moi faire mon malin tiéé

On a tous éclaté de rire,

Vraiment pénible cette petite, je suis fils unique et j’ai tout le temps été seul.

Kani est la petite sœur que je n’ai pas eu, je l’aime bien.

Enfin le petit déjeuné terminé je prends mon téléphone et mon trousseau de clé pour aller en ville.

Ce problème que je traîne depuis plusieurs semaines doit être solutionné au plus vite, pour cela, je sais ce qu’il me reste à faire.

*** Houleye***

Je suis très heureuse de voir Raki réussir sa soutenance, nous sommes passé au cimetière voir les parents.

Comme Raki est à l’honneur aujourd’hui je la laisse parler, nous nous accroupissons entre les deux tombes (celle de maman et tonton Aly)

Raki : Bonjour vous deux, je sais que vous veillez sur nous en ce moment, je suis venu vous dire que…. Snif, snif

Moi [caressant son dos] : ça va aller ?

Raki : Oui, j’ai soutenu aujourd’hui grâce à Dieu et vos bénédictions.

Nous avons encore du chemin et je suis venu vous demander de nous donner la force et le courage pour arriver au bout.

Je t’aime maman et tu me manque tellement…. Toi aussi ton tonton Aly

A la voir ainsi je n’ai pas cessé de verser quelques larmes, c’est toujours ainsi quand nous venons au cimetière les voir.

Apres quelque instant de silence nous rejoignons le véhicule.

Raki a mis les lunettes de soleil pour masque ses yeux qui commençaient à rougir.

Moi : il n’y a rien à manger à la maison, allons à Azar Center

Azar Center est un centre commercial qui se situe badalabougou en face du restaurant amandine.

Raki : D’ accord tu as ta carte car moi j’ai oublié la mienne

Moi : Oui je l’ai

Nous nous sommes garés au parking avant d’entrer à Azar,

Dès que nous rentrons, Raki s’est précipité vers le rayon des produit de beauté, il parait que Mademoiselle Sangaré a un rencard ce soir [Rire]

Moi j’étais plutôt concentré sur les légumes et fruits j’étais en train de parcourir les rayons quand mon chariot cogna un autre chariot

Moi ,(sans lever la tête] : excusez-moi, je suis vraiment désolée

: Ce n’est pas grave

Cette voix…je la connais, j’ai levé les yeux poOn dirait qu’il s’est débraillé car on pouvait voir les plis qui se forment quand on se braille sur sa chemise.

La chemise ouverte au nivur mettre un visage sur la voix et grande fut ma surprise.

Je me suis arrêté net, tétanisé ou plutôt honteuse.

C’est lui, c’est le gars du jour de l’accident qui m’a aidé et sur qui j’ai crié à l’hôpital.

Ses yeux étaient perçants et son allure, on dirait tout droit sorti d’un magazine de mannequinat.

Pour être beau, il l’est. Il doit être métissé car ses cheveux ne sont pas crépus et sa peau est d’une clarté… même la mienne semble noire à côté de la sienne.

Il portait un costume bleu de nuit et une chemise bleu claire en dessous. la cravate assorti à l'ensemble. Cette couleur lui allait à ravir.

Il était tellement classe et son regard sur moi... je crois que pour la première fois je suis intimidée par quelqu'un.

Je voulais me défiler sans dire mot mais il m’a tout de suite arrêté

: Bonjour Madame, vous vous souvenez de moi ?

Moi : Bonjour, oui je me souviens de vous Monsieur

: khalil,

Moi : Okay, Khalil ou je ne sais quoi, je vous présente mes excuses pour ce qui s’est passé l'autre jour, je suis désolée de vous avoir accusé à tort.

Khalil : Vous êtes toute excusées Madame, Vous étiez triste c’est compréhensif

Moi : Ok, maintenant que tout est clair, je vous laisse, je suis pressée

Au même moment Raki fait son apparition

Raki : tient donc ce n’est pas Angeless ?

Kalil [Arquant les sourcils] :...

Moi [raclant la gorge] : On bouge Raki

Raki : Mais… ?

Moi : On s’en va ! tchiiip toi avec ta longue bouche là

Khalil nous regarde partir en souriant, un très beau sourire. Ce sourire me fait presque regretter d’être parti, mais je fonce sans me retourner.

Nous payons à la caisse et je m’empresse de sortir Raki derrière moi.

Raki : Arrête…ho Houleye, arrête !

Moi [la lançant des flèches avec le regard] ; Quoi ?

Raki : Tu m’explique ? Pourquoi tu es énervé et pourquoi tu fuis ?

Pourtant il a l’air gentil, qu’ai-je raté ?

Moi : Rien d’intéressant

Raki : Mais encore?

Moi presqu’en larme]: Il a fait renaître en moi cette douleur du jour de l’accident.

Comme si je le revivais.

Raki [me caressant le dos] : je sais que c’est dur mais ce n’est pas de sa faute, et tu vas devoir surpasser tout ça Houleye, essaye d’accord ?

Moi [reprenant mon souffle]: Ok rentrons

Je laisse Raki conduire parce que je n’ai pas la force et le courage pour, de toutes les façons on est presque à la maison c’est le même quartier.

**** Abdel Khalil Diab***

Je suis encore sous le choc de cette rencontre, je sais que ce n’est pas la première fois que je la vois mais c’est la première fois qu’on échange pour de vrai et c’est la première fois que je la vois de près les yeux dans les yeux.

Depuis l’accident je m’étais demandé où elle est passé, elle a comme disparu des radars, aujourd’hui par pur hasard je la revois chez Azar.

Ça m’a fait étrange de la voir, elle a l’air si douce et innocente alors je me demande pourquoi ? Pourquoi elle ?

Son teint est d’une rareté ! Cela fait des années que je viens au Mali et souvent pendant plusieurs mois mais je n’ai jamais vu quelqu’un avec un si beau teint qu’elle.

Dieu a vraiment pris son temps pour la façonner, elle a tout ce qu’une femme puisse espérer avoir, une très belle forme, et une beauté du diable.

Son mari devait être très heureux, malheureusement il est parti très tôt.

Et quand je pense que son bébé aussi, son histoire est triste et trop bizarre.

Depuis ce fameux jour malgré ma mission et malgré mes occupations je ne peux arrêter de penser à elle.

Elle vient de me demander pardon, si seulement elle savait !

[Sonnerie téléphone]

Moi : Oui monsieur

: Cela fait une semaine que j’attends de vos nouvelles

Moi : c’est en bonne voie Monsieur, deux semaines et je livre le colibri.

: C’est ton dernier délai,

Clic

Pfff, il y’a des jours ou j’en ai vraiment ma claque de cette situation, à cause d’elle je ne peux pas me permettre d’avoir de famille ou d’enfant.

Car déjà que pour maman seulement je fais des sacrifices, je n’imagine pas la situation si j’ajoute à d’autres personnes à la liste.

Un commit m’aide à ranger mes courses dans le coffre de ma 4x4 et je fais demi-tour pour aller à Hamdallaye ACI 2000.

C’est dans ce quartier où j’habite avec maman, un quartier chic et propre, c’est là-bas que se trouve beaucoup de ministères et de structures de Bamako.

C’est aussi le quartier dans lequel se trouve notre hôtel.

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