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Chapitre 7 : le dîner
***Moustaph Koné***
Depuis ce matin à la soutenance je ne peux arrêter de penser à Raki, c’est une vraie battante et une fille très ambitieuse.
Ce sont des qualités que j’aime en une femme, j’ai remarqué que sa beauté n’est pas que physique et ça j’adore.
Chaque fois que je pense à son visage, je souris comme un taré [Rire].
Qu’est ce qui m’arrive ?
La voir pleurer aujourd’hui m’a donné envie de la serrer dans mes bras, et de lui transmettre tout cette force que j’ai afin qu’elle n’arrête pas de se battre.
Il est 19h30, mon rendez-vous est dans 30 minutes, je me suis mis dans mon 31 pour sortie, pas de blouse aujourd’hui, juste moi.
Habillé d’un ensemble costume gris foncé et d’un soulier noir assorti noir à la ceinture, j’ai mis une chemise blanche, et une cravate grise claire.
Je me suis coiffé cet après-midi et je me suis rasé aussi, au top quoi comme on le dit au Mali Classe DAN ! (La fin de la classe!) [Rire].
Je me gare devant l’immeuble de Raki et j’envoie un SMS :
« Bonsoir, je suis à la porte »
- Tu peux entrer Moustaph
Je rentre dans l’immeuble pour me diriger vers leur appartement.
Toc Toc
- Entre!
Je suis resté comme une statue, émerveillé par tant de beauté et de sensualité, elle était juste waooouuu !
Elle a opté pour une robe noire, manche longue, très décolleté faisant ressortir sa minutieuse poitrine.
La robe est près du corps de sorte qu’on peut facilement deviner ses courbes.
Elle a vraiment un corps d’ange. Très intelligente et corps de rêve, le tout puissant peut être généreux des fois. [Rire].
Son tissage sur l’épaule ainsi que sa démarche lui donnaient une allure de femme fatale. j’ai failli avaler ma salive de travers.
Moi : Bonsoir Mesdames
Eux : Bonsoir Moustaph
Moi [regardant Raki] : prête ?
Raki : Oui
Elle s’abaisse pour faire la bise à sa sœur avant de me suivre vers la sortie
Houleye : bonne soirée !
Nous : Merci
J’ai ouvert la voiture avec la commande et j’ai tenu la portière pour qu’elle s’installe avant de tourner m’installer à mon tour.
La galanterie ne se demande pas quand on est accompagné d’une belle dame.
Moi : Tu es ravissante Raki
Raki : Tu n’es pas mal non plus
Moi : As-tu une préférence en matière de restauration ?
Raki : Non, je te suis
Moi : O-kay
Je me suis dirigé vers le pont Fadh, après avoir traversé le pont nous nous dirigeons vers Hamdallaye Aci 2000.
C’est au restaurant Fouquet que je l’emmène pour dîner.
Dès notre arrivée devant la porte, un garde nous a ouvert la porte du restaurant.
Nous sommes entrés et un serveur s’est présenté à nous afin de nous aider à s’installer.
Nous avons choisi une table de couple au fond, le serveur a pris nos commandes avant de se retirer.
Moi : Alors tu te sens comment après ta réussite de ce matin ?
Raki : Je me sens bien, soulagé et fière.
Moi : J’imagine oui, quelles sont tes projets pour le futur maintenant que tu as fini?
Raki : Je vais continuer mon stage pour me perfectionner dans ce métier et chercher en même temps du boulot.
Moi : Je vois, tu peux déposer ton dossier pour un stage chez nous, nous avons encore de la place.
Nos stages ne sont pas rémunérés mais tu vas beaucoup apprendre.
Raki : ça marche, dès que je récupère mon diplôme je le ferai.
Le serveur nous interrompt en venant servir les plats ensuite de se retirer.
Nous mangeons nos repas tout en discutant et en se souriant, je n’arrêtais pas de regarder ses lèvres quand elle sourit.
Je m’imagine prendre ces lèvres si douces et les posséder.
Rien que cette pensée à suffit pour me mettre dans mes états au point d’avoir réveillé mon général qui dormait. [Rire].
C’est la voix de Raki qui m’a fait sortir de ma seconde dimension.
Raki : Alors, parle-moi un peu de toi
Moi : Que veut tu savoir ?
Raki : Tout
Moi : je suis Moustaph Koné, j’aurai 30 ans dans exactement 3 semaines, je suis Docteur en chirurgie générale.
Raki : Tes parents sont où ?
Moi : Papa à la retraite maman gère ses business, j’ai une petite sœur Maria, qui a 24 ans
Raki :Es tu mariée?
Moi : Non mais je suis fiancé
Raki : Oh !... des enfants ?
Moi : Non pas encore, on attend d’être marié à la mosquée avant de nous lancer.
Raki : D’ accord, intéressant
Elle a changé d’expression quand j’ai dit être fiancé, et je comprends sa réaction sauf que je ne veux pas que cela soit un frein à notre relation.
J’ai donc essayé de continuer la conversation afin que le gène ne s’installe entre nous.
Moi : Alors et toi ? J’aimerai tout savoir sur toi
Raki : Il n’y a rien d’intéressant à dire sur moi. J’ai 24 ans et comme tu le sais je viens de soutenir.
Je suis orpheline, maman est morte quand j’avais 10 ans, ma sœur a été ma seule famille depuis, on s’est débrouillé toutes seules jusque là, avec l'aide de mon beau frère aussi.
Malheureusement celui-là est décédé il y a deux semaines.
Nous continuons de nous battre comme tout le monde pour réussir. Voilà.
Moi : Vous êtes extraordinaires tous les deux, je l’ai su depuis le premier jour, j’admire vraiment votre courage et votre complicité.
Raki [Rire] : Merci.
Moi : Sinon côté cœur ? Un petit ami ou fiancé?
Raki : Non, mes études étaient ma priorité donc…Non
Moi [sourire en coin] : Je vois
Je ne sais pas pourquoi mais cette phrase m’a fait un bien fou à l’intérieur.
Nous avons continué à rire à sa taquiner à parler le temps de faire descendre ce que nous avons avalés.
***Raki***
Je me sens vraiment bien avec Moustaph, il fait tout pour me faire sourire et me mettre à l’aise.
En dehors du sérieux qu’il affiche lorsqu’il travail, j’ai été surprise de voir une autre facette de lui.
La facette d’un homme heureux, épanouie, humoristique.
L’homme parfait n’existe pas, je viens de comprendre cette citation, il fallait bien qu’il y’ai quelque chose de bizarre non ?
Et cette chose c’est qu’il est déjà pris. Je croyais que pour une fois, les choses allaient être plus facile pour moi, mais comme toujours il y’a un obstacle. Pfff
J’ai été un peu déçu d’apprendre qu’il est fiancé mais bon, c’est pas comme s’il se passait quelque chose entre nous, on est juste sorti manger comme des potes c’est tout.
Enfin je crois ou du moins j’essaie de m’en convaincre.
Vers 23h nous nous levons enfin du restaurant pour rentrer, en gentleman moustaph m’a ouvert la portière pour que je m’installe et on se dirige vers le pont Fadh.
Il met la radio qui tombe sur IF de DAVIDO.
My money my body na your own
(It's OBO, baddest)
If I tell you say I love you o
My money my body na your own o baby
Thirty billion for the account o
Versace and Gucci for your body o baby
No do, no do
No do, gararara for me
No do, no do
No do senrere o
No do, no do
No do, shakara owe
No do, so do
No do, gararara for me o, ehhh
Girl you’re beautiful too
My number one tuntun
Sipping burukututu
For your love tutu
I go chook you chuku chuku o
Biko obianuju
Shey you do me juju
'Cause I'm feeling the juju
Shake it o (take it)
I wanna catch it o (take it)
You can have it o (take it)
You know I got this o (take it)
I love you, I love you
I love you, I love you
I love you, I love you
There’s nothing above you
There’s nothing above you
…
Nous restons silencieux un moment comme si chacun d’entre nous décortiquait les paroles.
Moustaph : Sinon c’est quoi ton programme de demain ?
Moi : Heuu je n’ai rien prévu encore, pourquoi ?
Moustaph : C’est mon jour de repos, on pourra profiter pour faire une balade. Qu'en pense tu?
Moi : Oui, pourquoi pas, on s’appelle pour confirmer.
Moustaph : Sans faute
En disant cela il a posé sa main droite sur ma main gauche et ma fais une petite caresse.
j’ai tourné le visage pour regarder vers lui, nos yeux se sont croisés 2 seconde avant qu’il ne se concentre sur la route.
Il n’a pas lâché ma main une seule fois pendant tout le trajet, comme si sa vie en dépendait.
Mêmes pour passer la vitesse il posait ma main sur le levier et dirigeait ma main.
Ce petit manège ne cessait de me donner le sourire, et il en souriait lui aussi.
C’est arrivé devant mon immeuble qu’il m’a lâché la main pour aller m’ouvrir de l’autre côté et quand je suis sorti je suis tombé nez à nez sur lui.
Nous nous sommes fixé pendant un bout de temps, et la tension monte d’un cran.
Je n’avais jamais ressenti ce besoin cet envie d’être dans les bras d’un homme mais ce soir je le sens et elle est décidée à ne pas me lâcher
Moustaph [raclant ma gorge]: On est arrivé ma belle
Moi [taquine] : Merci beau chevalier
Nous éclatons de rire, il m’accompagne jusqu’à l’entrée de l’appartement.
Moustaph [s’inclinant pour me faire la bise] : Bonne nuit ma belle
Moi : Bonne nuit
Ce qui devait être une bise s’est transformé en embrassade, on s’est serré quelques seconde l’un dans le bras de l’autre avant de se relâcher.
Moustaph [me regardant avec une lumière dans les yeux] : Je t’appelle demain
Moi [toute bouleversée] : D’accord, rentre bien
Moustaph : Merci
J’ai inséré ma clé dans la porte pour ouvrir doucement, je suis ensuite rentré sur la pointe du pied en me dirigeant vers la chambre.
Au fait je partage la chambre avec Houleye, l’autre chambre nous sert de magasin et de débarras.
Elle dort à point fermée, je me suis déshabillé sans allumer la lumière, celle du couloir éclairait un peu la chambre.
J’ai enroué ma serviette et je suis sorti pour aller dans la salle de bain, nous n’avons qu’une seule et c’est dans le couloir.
Apres ma douche j’ai enfilé un pyjama et j’ai glissé sous la couette près de Houleye.
Houleye [voix dormeuse] : Tu es rentrée il y’a longtemps ?
Moi : Un peu, dessolée de t’avoir dérangée
Houleye : Tu ne me dérange pas, ça a été ?
Moi : Oui, je te ferai le CR (compte rendu) demain, rendors toi
Houleye : Ok
Je regarde mon téléphone avant de dormir et je vois un SMS
« La plus belle soirée de ma vie, j’ai hâte de te retrouver ma belle »
Je réponds par : Moi aussi, bonne nuit beau chevalier
Je mets mon téléphone en silencieux avant de dormir avec le sourire aux lèvres.
*** le lendemain à 7h00***
*** Moustaph***
J’ai passé toute la nuit à sourire, je ne sentais même pas la fatigue tellement mon corps était plein d’énergie, je crois que Raki est la cause de tant d’agitation.
Elle me rend dingue cette petite,
Toc Toc
Moi : oui ?
Ismael : Salaud tu ne peux pas décrocher quand j’appelle
Moi : Va là-bas fumier, tu sais le téléphone ne rentre pas au bloc.
Ismael : Tu as bonne mine pour quelqu’un qui vient de passer des heures debout
Moi : Qu’est-ce que tu veux ? Mon corps commence à s’y habituer
Ismaël : Je suis de passage au quartier, comme tu m’as dit être de garde, je suis passé voir ton vilain visage.
Ces derniers temps, tu n’as pas le temps de venir causer man, toujours occupé
Moi : Oui, mais je passerai le weekend, on ira prendre un verre ensemble
Ismaël : Et Fatou ?
Moi : Elle va bien
Ismael : Tu es sûr de cela ?
Moi : Oui pourquoi ? Elle t’a dit quelque chose ?
Ismael : Heu non... je la trouve juste bizarre dernièrement
Moi : S’il y’avait un problème elle me dira.
Ismael : Ok
Je récupère mes affaires avant de sortir avec lui. Au fait, Ismael c’est un ami que j’ai connu lors de mes années estudiantine.
Nous nous sommes rencontré dans une boite et on et tout de suite devenu des super potes.
Nous faisions nos sorties et nos folies ensemble jusqu’à ce qu’il se marie.
Il est avocat dans une boite privé, marié et père d’une petite fille de six mois.
On se voit rarement maintenant à cause de nos responsabilités respectives cependant, Je passe souvent chez lui quand j’ai un peu de temps libre et vice versa.
Moi [lui donnant mon épaule]: Je rentre me changer mec, on s’appelle
Ismael : Oui à plus tard, salue la famille
Moi : Toi aussi, fais la bise à ma princesse de ma part.
Ismael [Rire] : Je n’y manquerai pas
Je démarre la voiture et me dirige vers chez moi, aux 300 logements.
J’ai pensé à Raki tout le long du trajet, à son parfum, son sourire, cette tension et cette envie qu’elle fait naître en moi.
J’ai dû fournir un effort surhumain hier soir pour ne pas l’embrasser.
Mais la prendre dans mes bras a été le plus beau instant que j’ai eu avec une fille, ce fut court mais riche en émotion et en sensation.
C’est officiel, je tombe amoureux d’elle et je suis dans la merde jusqu’au cou.
[Sonnerie téléphone]
J’ai mis sur haut-parleur avant de répondre
Moi : Oui ma chérie ça va ?
Fatou : ça ne va pas Moustaph, je suis ta fiancé et cela fait trois jours qu’on ne se voit pas est-ce normal ?
Moi : Non chérie je n’ai pas raison, mais tu es toi aussi occupée à chaque fois que je t’appelle.
Que fais-tu de tes journées pour être tout le temps injoignable ?
Fatou : je suis en entretiens la plupart du temps avec des clients. J’ai envie qu’on se voit pour discuter Moustaph.
Moi : Je ne peux pas dans la journée car j’ai d’autres rendez-vous. Mais je viens ce soir, ça te va?
Fatou : Ok, A ce soir.
Clic
Putain… dans quoi je me lance ?
*** Raki***
Je me suis réveillé en retard ce matin, ça fait longtemps que je n’ai pas dormi aussi bien.
je crois que c’est en partie à cause du fait que je ne stress plus pour la soutenance et aussi à cause de la joie que j’ai au cœur en ce moment.
Je me dirige vers la douche, la télé est en marche et ça sent la bonne nourriture, Houleye avec son histoire de nourriture.
On en a toujours tellement manqué dans l'enfance que souvent j’ai l’impression qu’elle veut récupérer tous ces jours où on a dormi sans rien mettre dans l’estomac.
Je m’arrête sous le pommeau de la douche, verse du gel de douche dans le creux de ma main et commence à me masser délicatement le corps.
Hummm que ça fait du bien, je continue mon manège un bon moment avant de me rincer et me sécher avec la serviette.
Je retourne dans la chambre porter ma tenue de prière et faire deux Rakats (unité de prière chez les musulmans), ensuite j'ai enfilé un short et un débardeur avant de retrouver Houleye au salon.
Moi [faisant la bise] : Bonjour, ça sent bon ici
Houleye : Oui, œuf brouillé, crêpe à la confiture, du pain, du fromage, du thé et du lait.
Moi : Waaouuu tu es de bonne humeur dis donc !
Houleye [souriante]: Yep, j’avais envie de te faire du bon pour te féliciter pour hier.
Moi [me servant du lait] : C’est très bon
Nous avons mangé dans la bonne ambiance, j’ai ensuite débarrassé.
C’était la moindre des choses après avoir bien mangé à l’effort de Houleye.
Houleye [m’interpellant]: Raki ton téléphone sonne
Moi : J’arrive
Je me précipite au salon pour répondre, le nom affiché me donne dejà le sourire
Moi : Allo ?
Je me dirige vers la chambre avec le téléphone sous le regard interrogateur de Houleye.
Elle attend toujours le compte rendu d’hier soir, et la connaissant elle doit être impatiente de l’entendre krkrkrkr. Une vraie fouineuse.
Je viens de finir ma conversation et raccroché.
C’était Adama au téléphone, il veut qu’on aille passer la journée au campement de Kangaba.
Je ne connais pas l’endroit mais j'en ai entendu parlé et je suis tentée de découvrir.
Houleye : Alors ?
Moi [gloussant] Alors quoi ?
Houleye : Arrête de me faire mariner Raki, accouches
Moi : C’était super hier soir, on a mangé causé rigolé, etc
Houleye : Ensuite ?
Moi : Il m’a ensuite ramener, on sait juste serré dans les bras.
Houleye : C’est cool ça, il prend le temps de été connaitre c’est bon signe
Moi : Mouaii
Houleye [me regardant avec insistance] : C’est quoi cette réponse et cette tête ? Il ne te plait pas ?
Moi : Si mais… il est fiancé
Houleye : Ah bon ? et qu’est ce que tu en pense ?
Moi : Je ne sais pas, je suis tiraillé entre l’envie de continuer et me résigner
Houleye : Et qu’est-ce que maman disait toujours ?
En chœur : Quand on veut quelque chose on se bat pour l’obtenir, point final
Houleye : Voilà, mais ne fonce jamais dedans sans être sure qu’il est au sérieux, et si vous devez commencer une histoire il doit au préalable mettre les choses au clair avec sa fiancée. s'il ne le fait pas, chercher toi.
Moi : D’accord, il m’a invité au campement aujourd’hui, il passe dans trente minutes.
Houleye : Décidément je dois commencer à me gérer seule maintenant, tu ne joues plus dans ma catégorie.
Nous éclatons de rire avant que je ne parte en chambre me préparer.
J’ai opté pour une tenue décontractée mais sexy.
Comme c’est la promenade, j’ai mis un jean pantalon bleu et un haut blanc de la même couleur que mon basket, j’ai mis une casquette pareil à mon haut.
Pas de maquillage, juste du rose à lèvre, un peu de parfum et une petite sacoche dans lequel j’ai mis mes pièces d’identité et mon téléphone. Voilà je suis prête !
J’entends des voix au salon il doit être là, je sors pour voir et il est là, avec son air de sexy-man ouaou.
Il porte un jean pantalon de jogging bleu de la marque Calvin Klein et un polo Lacoste gris en plus d'une casquette.
ça lui allait à ravir, décidément tout ce qu’il porte lui va.
Nous avons fait le plein de provision à Azar (nourriture boisson et eau) avant de nous diriger vers la route de Ségou pour arriver une heure et demi plutard au campement.
Houlà... je ne savais pas qu’il y’avait un endroit aussi joli comme ça aux environs de Bamako.
Un camp de loisir avec des cases traditionnelles climatisées qui permettent de se reposer au frais, avec tout confort.
Un restaurant de qualité. De nombreuses activités sportives et culturelles pour petits et grands, 2 piscines splendides dans la nature un vrai Paradis quoi.
Moi : C’est magnifique ici
Moustaph : C’est vrai ? Viens on va nous prendre une case pour laisser nos affaires, après tu me diras quelle activité tu as envie de faire.
Moi [Rire] : D'accord mais je veux tout essayer
Moustaph [éclat de rire]: d’accord, on va tout faire chérie
Nous avons fait les tirs à l’arc, accro branche, tyrolienne, balade en vélo etc. c’était une journée très remplie.
A notre retour nous avons mangé et pris des boissons dans notre case dans la climatisation.
Moustaph : Tu viens? On va se baigner
Moi : Je n’ai pas apporté de maillot de bain
Moustaph C’est dommage, une autre fois
Moi : Oui, mais je vais prendre une douche
Il m’a laissé prendre ma douche, j’ai enfilé un peignoir pour ne pas mettre mal à l’aise le bon monsieur.
À ma sortie de la douche je l’ai trouvé torse nue avec juste une serviette enroué autour de ses reins.
Je ne peux décrire ce que j’ai eu au cœur en ce moment, je pense qu’elle battait à double allure. [Rire].
Dieu du ciel, il a un corps juste parfait, des fines poils sur son torse et le ventre musclé.
J’ai d’abord regardé de haut en bas, ensuite de bas en haut. Avant de le fixer dans les yeux
Je crois qu’il a fait exprès pour me troubler, il avait un sourire en coin, un sourire de victoire car il a réussi à me troubler, oh que oui !
Moustaph [souriant] : Tu as fini ?
Moi : Heuu…ouui, oui j’ai fini
Il est passé près de moi de manière à effleurer mon corps avant de rentrer dans la salle de bain.
je me suis mordu les lèvres de désir, je voulais juste qu’il s’arrête, je disais dans ma tête arrête toi, arrête toi mais il se dirigea dans la salle de bain en laissant la porte ouverte.
Je me suis allongé sur le lit pour me reposer un peu et j’ai fini par dormir.
C’est à 17h que je me suis réveillé, j’ai ouvert doucement les yeux pour tomber sur celles de Moustaph. Il me regardait dormir.
Moi : Salut
Moustaph : Salut ma belle au bois dormant
Moi : Il est quelle heure ?
Moustaph : 17h00, j’ai trouvé que tu dormais j’en ai profité pour récupérer un peu moi aussi.
Tu es très belle quand tu dors
Moi [sourire] : Il va falloir que je dise ça à Houleye
Moustaph : C’est la vérité
Moi : Merci, je m’habille et on bouge
Moustaph : vas-y
En me levant du lit une idée m’a traversée l’esprit et je me suis mise à sourire.
C’est le moment pour moi de prendre ma revanche.
Je suis parti dans la salle de bain pour mettre mes sous-vêtements avant de sortir mine de rien faire comme si je cherchais mes vêtements et mon sacoche.
Moustaph était assis sur le lit, son téléphone en main, je suis passé devant lui au point d’effleurer sa jambe, je me suis baissé près de lui pour prendre mon sacoche sur le lit de telle sorte que ma poitrine lui flottait devant les yeux, ensuite je me suis relevé en faisant une déhanchée mortelle vers la salle de bain.
Il était assis comme un robot, les yeux rivés sur moi et la bouche pleine de bave. [Rire]
Je suis rentrée dans la salle de bain pour m’habiller et ressortir toute pimpante
Moi : J’ai fini, on y va ?
Moustaph : Heu… oui allons y
Je venais de passer à côté de lui lorsqu’il m’a soudain retenu par le bras et m’attirer vers lui.
Il commence à m’embrasser d’abord avec fougue, il fourre sa langue dans ma bouche à la recherche de la mienne. Il appuis une main sur ma nuque pour maintenir la pression et de l’autre main il me caresse l’épaule et le dos.
Nos deux langues se mêlent et se caressent. Ensuite il commence à ralentir la cadence en me serrant contre lui et en caressant mon dos et mes fesses.
Moustaph [entre deux respirations] : Tu me rends fou baby, tu me rends dingue tu sais
Il ne m’a pas donné le temps de répondre [rire] que nous nous sommes remis à nous manger la bouche.
J' étais comme emporté par une vague de plaisir et il y’avait une chaleur inexplicable dans la pièce d’un coup.
Après un bon moment il a enfin lâché ma bouche pour mettre son front contre le mien.
Moustaph : Je suis fou de toi
Moi: Vraiment?
Moustaph : Oui, rentrons vite avant que je ne change d’avis
Moi [Rire]: Ou que je ne change d’avis
C’est avec le sourire que nous rentrons à la maison, il me dépose avant d’aller chez lui.
