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Chapitre 5: La soutenance

*** Moustaph Koné***

Je me nomme Moustaph Koné, médecin généraliste. j’ai 29 ans j’aurai 30 ans dans un mois.

Issue d’une famille aisée, j’ai effectué mes études universitaire à paris j’avais eu du travail là-bas mais mon père le grand Docteur Moussa Koné voulait que je rentre au pays.

Je suis son unique fils et il devait partir en retraite donc je devais venir m’imprégner des affaires de la famille et assurer la gestion des chaines de cliniques que nous possédons : KONEMEDICAL.

Maman (Coumba Diallo) possède une boutique intégrée à la maison qu’elle gère, elle n’a pas fait long feu à l’école elle a été recalée au BAC [Rire].

Mais elle a prospéré dans le commerce. Elle part à Lomé, Cotonou, Dubaï et Chine pour prendre des marchandises et les vendre dans sa boutique.

J’ai une petite sœur Maria très intelligente qui vient de finir ses études et elle veut travailler dans l’une des grandes banques de Bamako.

Je viens de passer l’appelle la plus agréable de ma vie, bien que professionnelle et court.

Ce jour-là j’étais dans notre clinique qui se trouve aux 300 logements quand deux belles femmes entrèrent.

L’une était très amochée et l’autre avec des bleus, apparemment elles s'étaient bagarrées.

Je devais les renvoyer à la police avant la prise en charge mais la plus jeune m’a supplié de soigner sa sœur qui souffrait.

Dans d’autres circonstances j’aurai refusé car je suis très strict quant aux procédures mais elle dégageait comme une puissance en elle qui me força à obtempérer.

J’ai donc décidé de faire une exception.

Je n’ai pas cessé de la regarder, elle avait l’air très forte à l’extérieur mais dans ses yeux je voyais de la tristesse.

En tout cas quelque chose en moi disait que tout le tapage qu’elle faisait n’était qu’une carapace qu’elle s’est forgée et plus je la regardais plus j’avais envie de percer ce mystère.

J’ai passé toute la semaine à penser à elle, à ses yeux, sa façon de parler.

Merde, jamais une femme ne m’a fait un effet pareil, jamais je ne me suis attardé sur une patiente de la sorte.

J’ai même eu envie de l’appeler pour savoir comment elle va mais je n’avais pas leurs numéros, j’ai donc espéré qu’elles reviennent cette semaine pour le rendez-vous.

Et j’avoue que son appelle m’a fait un plaisir fou, tellement que je me suis mis à sourire bêtement après avoir raccroché.

J’ai hâte de finir mes consultations et d’aller la voir.

Après mes consultations de la journée je me suis débarbouillé, vérifié mon haleine et mis un peu de parfum, me voilà dans mon véhicule pour ma consultation spéciale. [Rire]

J’ai sorti mon téléphone et regardé le SMS de Madame Raki, c'est une habitude que j'ai pris d’appeler les gens Madame avant de connaitre leur statut matrimoniale.

« Badalabougou, Rue pavé à gauche après l’entrée du palais de la culture, immeuble… »

Facile à connaitre, je me dirige donc dans la rue en question et je vois l’immeuble.

Je me gare devant l’immeuble et prend mon sac qui contient tout mon matos sur la banquette arrière de la voiture avant de la verrouiller et de lancer l’appel sur le numéro de Madame Raki.

Madame Raki : Allo, Docteur ?

Ce allo a suffi pour me mettre de bonne humeur… qu’est-ce que j’ai ? Que m’arrive-t-il ? Pourquoi cette femme me trouble autant ?

Moi : heu...Oui Madame, je suis à l’entrée de l’immeuble

Madame Raki : Entrez, je vous rejoins tout de suite

D’ès que je suis rentré je l’ai vu dans la cour avec une robe qui dessine si bien ses courbes, elle était juste waooouuuu.

Ssans artifices tout comme j’aime mais très élégante, et ses jambes. j'avais la gorge sèche devant tant de beauté et de classe.

Je crois que mon esprit s’est déconnecté un moment avant qu’elle ne prononce mon nom.

Madame Raki : Bonjour Docteur Koné, soyez les bienvenus.

Moi : Bonjour Madame Raki,

Madame Raki [souriante]: appelez-moi Raki, je ne suis pas encore madame.

Moi : D’accord Raki

Raki : Vous êtes fort, juste avec mon SMS vous êtes venu jusqu’ici.

Moi : Oui ce n’était pas compliqué

Raki : D’accord, c’est par ici

Elle m’a fait entrer dans un appartement un peu petit mais très propre et très aéré, avec des fleurs réelles et une ambiance très conviviale.

Raki : Prenez place, vous voulez boire quelque chose ?

Moi : Non merci ça ira

Raki [souriante]: Ok, je vais chercher la patiente numéro une,

J’ai esquissé un sourire avant de la regarder entrer dans un couloir.

Je ne pouvais m’empêcher d’admirer sa forme, et son teint, on dirait que c’est de famille, sa sœur aussi à ce joli teint.

Madame Traoré : Bonjour Docteur

Moi [en me levant] : Bonjour Madame

Elle m’a tendu la main que j’ai saisie, elle porte le boubou bleu des veuves.

A la vue de ce boubou j’ai tout de suite su qu’elle venait de perdre son époux et j’ai eu un soudain pincement au cœur.

Je ne les connais pas beaucoup mais j'ai l'impression qu'elles viennent de loin. Un deuil n’est jamais facile.

Madame Traoré : Asseyez-vous donc

J’ai d’abord pris sa tension et vérifier son bras qui était bandé, ensuite ses bleus.

Elle a bien suivi le traitement et n’a plus de bleu au corps. Le seul problème maintenant c’est son bras qui lui fait mal par moment mais ça lui passera.

Moi : Félicitation Madame, vous êtes guéri, mais vous devez continuer avec ce produit que vous appliquerez sur le bras.

Madame Traoré : Vraiment merci Docteur, je ne vous remercierai jamais assez de m’avoir pris en charge ce jour.

Moi : Il n' y a pas de problème

Raki [sortant de la chambre] : C’est mon tour ?

Moi [sourire] : Oui, mais vous avez l’air en pleine forme à ce que je vois

Raki [taquine] : On ne sait jamais, ma tension a peut être augmenté entre temps ?

Moi [tout heureux] : Okay, venez alors.

Elle prend place en face de moi pendant que sa sœur retourne dans le couloir

Moi : Donnez votre bras gauche

Elle obéi, j’ai mis le tensiomètre autour de son bras et j’ai commencé à pomper l’air, sa main effleurai ma jambe droite au fur et à mesure.

Je commence à la regarder dans les yeux, elle a des yeux vraiment magnifiques. Son parfum me chatouille les narines, très bon.

Ses lèvres roses et pulpeuses ne donnent qu’une seule envie, les posséder.

Nous restons silencieux un moment avant que je ne finisse de prendre sa tension.

Cette proximité m’a tellement troublé que j’ai commencé à ressentir des picotements au bas ventre… merde qu’est ce qui se passe ?

Je n’arrête pas de répéter dans ma tête « il faut que je me calme, il faut que je me calme »

Je prenais sa tension mais c’est la mienne qui montais, et à voir son résultat la sienne aussi [Rire]

Moi : 12-8 , c’est très élevé Raki, vous devez...

Raki [m’interrompant] : Vous pouvez me tutoyer

Moi : D’ accord, tu dois faire plus attention Raki ta tension est un peu élevé

Raki [souriante]: Oui docteur

Moi : Puisque je dois te tutoyer, je préfère que tu m’appelle Moustaph aussi

Raki [Rire] : D’accord Moustaph

Moi : Et tes bleus ça va ?

Raki : Oui ils ont disparus

Moi : C’est super, bon je crois que j’ai fini, je vais demander la route

Houleye [venant me tendre une enveloppe] : Tenez votre frais de consultation.

Moi : Merci mais une autre fois, c’est la maison qui offre cette fois-ci

Houleye : Vous nous faites honte du coup

Moi : Non Madame, c’est un plaisir. Bon je vous laisse, passez une excellente soirée.

Raki : Je vous raccompagne

Nous sortons du bâtiment elle devant et moi derrière entrain d’apprécier ses déhanchés.

Arrivé au portail, j’ouvre l’arrière pour mettre mon sac avant de m’adresser à Raki.

Moi : Ce fut un plaisir d’avoir fait votre connaissance Raki

Raki : Moi de même Doc…Moustaph et merci pour la consultation

Moi [sourire] : J’aimerai vous revoir si possible, enfin si ça ne vous dérange pas bien sûr !

Raki : Non je serai ravie, tu as mon numéro, appelle moi donc quand tu auras le temps.

Moi : Ça marche, bye

Raki : Bye

J’ai démarré de chez elles tout bizarre, car il faut l’avouer je n’avais pas envie de partir,.

Cette fille m’attire comme un aimant. Mais on a prévu se revoir ce qui est déjà bon, je vais planifier cette rencontre au plus vite, je ne peux plus attendre longtemps sans la voir.

Ping SMS

: Je t’attends bébé

J’ai regardé mon téléphone avant de me mettre à coté pour répondre aux SMS, retour à la réalité, j’avais oublié Fatou Nimaga, ma fiancée.

Moi : Salut chérie

: Bonsoir chéri, je viens de rentrer, très fatiguée, tu passes ce soir ?

Moi : Oui, à toute à l’heure

Fatou et moi nous sommes connus en France lors d’une de nos soirées des étudiants ressortissants Maliens.

Nous sommes vite devenus amis avant qu’on ne rentre au pays après nos études.

Nous avons commencé à sortir pendant un bon moment avant de franchir le pas et se fiancer.

Comme en ce moment je subissais la pression des parents, qui voulaient coûte que coûte que je me case, je me suis dit pourquoi pas elle?

Bon, je me dépêche de passer chez elle sinon bonsoir les plaintes incessantes.

*** Raki***

Je suis rentré dans la maison toute souriante et fière, ma tenue a porté ses preuves, j’ai hâte qu’il m’appelle pour ce rendez-vous.

J’aimerai savoir plus sur lui car il m’a vraiment fait bonne impression et je crois que c’est partagé.

J’ai encore le frisson qu’ont provoqué ses doigts sur mon bras quand il a placé le tensiomètre.

Il a des doigts si doux et soignés. Une chose est sûre, je veux plus.

Houleye : Il est parti ?

Moi : Oui

Houleye : Alors, c’est quoi ce sourire ?

Moi : Il veut qu’on se revoit

Houleye : Waouh tu as frappé fort, tape là

Moi [lui faisant la tape dans la main] : je veux le connaitre

Houleye : C’est normal, il m’a l’air d'une bonne personne mais c’est un homme, on verra bien.

Moi : Oui on verra, bon tu veux manger quoi ce soir

Houleye : Je te laisse choisir la chef

Moi : Ok, poisson grillé et salade ?

Houleye : Oui ça me va

Moi : cool

Je suis paris me changer dans la chambre pour me mettre en mode cuisine.

***une semaine plus tard ***

*** Houleye***

Cela fait deux semaine que je prie tous les jours pour le repos de l’âme de mon Adama.

J’ai décidé de me coucher un peu sur mon tapis de prière après la prière de 14h, je pourrais me reposer un peu avant celle de 16h.

Je vois une lumière tellement intense que je ne voyais rien d’autre autour de moi, j’étais comme dans un néant et mon corps était en train de flotter en l’air.

Je me suis focalisé sur la lumière dans lequel j’ai commencé à voir une ombre s’avançant vers moi.

Plus l’ombre s’avançait plus il prenait une forme humaine et je commençais à identifier la personne qui n’est autre que mon Adama

Moi [les larmes aux yeux]: Adama, c’est toi ?

Adama : Bonjour mon bébé

Moi : Snif, bonjour mon amour tu m’as tant manqué

Adama : Je sais, je suis tous les jours près de toi, je sais tout ce à quoi tu penses, je sais que tu es triste et que tu te sens seule.

Moi [acquiesçant de la tête] : Oui

Adama : Ne le sois pas ma belle, la vie est une succession d' événement tu sais, un jour tout cela ne sera qu’un lointain souvenir

Moi [en pleurant] : Je ne pourrais pas t’oublier, je ne veux pas

Adama : Je sais mon cœur mais tu avanceras, tu continueras à rire, à sourire à te battre pour un avenir meilleure.

Promet moi de le faire, pour nous

Moi : Snif, je te le promets

Adama : Tu verras le sujet de ton bonheur dans pas longtemps

Moi : Comment ? Je suis loin du bonheur en ce moment, je n’ai que tristesse et peine.

Adama : Garde ta foi et continue de prier, ça viendra, de la manière la plus inattendu mais ça viendra un jour.

Garde l’esprit ouvert et ouvre tes yeux Houleye…. Ouvre tes yeux Houleye…. Ouvre tes yeux…

Raki : ouvre tes yeux Houleye…

Je me réveille en sursaut toute en sueur et le regard perdue

Moi [larmoyante]: Raki c’est toi

Raki : oui qui d’autre ? ça va tu ne cessais de gémir et tes larmes coulaient, tu as fait un cauchemar ?

Moi : non, non c’est un rêve

Raki : alors pourquoi tu pleures ?

Moi : de joie Raki, je l’ai vu, j’ai vu Adama

Raki [me serrant dans ses bras] il va bien

Moi [souriant] : Oui il avait l’ai bien, il m’a dit de continuer à prier que le bonheur viendra.

Raki : Allahou akbar ! C’est une bonne nouvelle

Moi : Oui c’est vrai

Raki : Vient on va sortir regarder la télévision

On était assise devant la télé quand ils ont fait passé dans le journal, des images de notre accident.

Apparemment la police retrouvé le corps du chauffard qui nous a foncé dessus dans les bois, il a été projeté hors du camion et se trouvait dans les bois.

Ce sont des agents des eaux et forêts qui l’on retrouvé au cours d’une de leurs inspections.

Raki : Ce n’est pas possible

Moi : Mon Dieu, si le chauffeur du camion a été retrouvé et qu’il était seul dans son camion, qui est donc le monsieur qui m’a aidé après l’accident ?

Raki : ça c’est un mystère, tu es sûr qu’il n’avait personne sur le lieu de l’accident ?

Moi : je ne sais pas, j’étais tellement sous le choc, il est venu derrière moi, sorti de nulle part.

Raki [me regardant étrangement] : un envoyé du ciel ?

Moi : tchurrr tu me fais peur là

Raki [riant] : je ne vois pas d’autres explications

Moi : il y’en a bien une, quelque chose m’a échappé, c’est sûr !

Mais pourquoi il ne s’est pas défendu quand je l’ai accusé d’être le chauffard

Raki : je me souviens l’avoir entendu dire non, mais tu étais tellement focalisée sur lui et moi aussi j’étais enragé contre lui on l’a donc traité de menteur.

Moi : et s’il disait la vérité ? Oh mon Dieu, et si j’avais agressé un innocent ?

Comment vais-je faire pour lui demander pardon maintenant ?

Raki : arrête de t’inquiéter pour ça, s’il est humain il comprendra que tu étais désemparée.

Moi : je me disais bien qu’il était bien habillé et beau pour un chauffeur de camion mais est ce que l’habit fait le moine ?

Raki : tiéuu la grande donc tu as remarqué tout ça la quoi. Et si c’était ton ange gardien ?

Moi : pourquoi tu penses à ces trucs mystérieux toi ? tchiip.

Va me chercher de l’eau au lieu de raconter n’importe quoi!

Raki : pardon hooo, j’y vais la protégée Angeles [en tirant la langue]

Je lui jette un coussin avant de me mettre à rire.

Ça fait longtemps que je n’ai pas autant ris. Que ça fait du bien.

Depuis ma conversation avec Adama je me sens plus léger, j’ai moins de stress et je sens un peu de joie au cœur. L’avenir nous dira le reste.

*** Raki***

Cela fait une semaine que Moustaph a quitté la maison et je n’ai toujours pas reçu d’appel de lui. Peut-être qu’il a changé d’avis qui sait.

En tout cas on est mardi aujourd’hui et c’est le jour de ma soutenance, je suis enfin prête à passer devant le jury pour la présentation de mon mémoire de fin d’étude.

Je dois présenter devant trois grands docteurs plus le président du jury lui-même, ça me stress un peu mais je pense que ça va aller.

Je n’ai jamais eu de mal pour m’exprimer et je maîtrise mon sujet donc, ça devra aller.

Houleye ne veux pas sortir mais je l’ai convaincue de se changer et venir, si elle veut après elle continuera son deuil mais je tiens à ce qu’elle soit présente car c’est le seul parent que j’ai.

Nous avons commandés des petits fours et des nems en plus des boissons pour le buffet d’après-mémoire.

La présentation se fera entre 8h00 et 11h00 à la Faculté de Médecine de Pharmacie et d’Odontostomatologie du Mali, au point G près de la CHU.

Houleye stress beaucoup car c’est sur cette même route qu’ils ont fait l’accident il y’a deux semaines.

Elle n’a pas voulu être dans la même voiture que moi donc elle a pris un taxi, on se retrouvera sur place.

Moi je vais passer récupérer les commandes avant de monter.

7h15, les membres du jury ne sont pas encore arrivées, les quelques camarades et amis que j’ai invité sont présents.

Houleye a aussi invité des connaissances à elle et des collègues du supermarché dans laquelle elle travaillait.

Nous sommes donc une vingtaine, nous avons pris un cameraman pour immortaliser le moment.

L’installation terminé à 7h30, je me suis assise devant mon ordinateur pour relire mes notes une dernière fois.

Houleye [venant auprès de moi] : ça va la championne?

Moi [souriante] : Oui ça va, ne t’inquiète pas

Houleye : Oh moi ? Je ne suis pas du tout inquiète je sais que tu peux et tu es une gagnante alors fonce !

Moi : Yes !

Elle me fait la bise avant d’aller s’asseoir au premier rang.

Le jury arrive. Le planton chargé d’annoncer leur arrivé nous demande de tous nous lever pour les accueillir.

Quand ils franchirent la porte mon cœur a battu a une vitesse pas croyable, je croyais que j’allais m’étouffer, et mes jambes commencent à vibrer, la surprise fut totale.

Le planton : Veuillez accueillir les membres du jury

Docteur Coulibaly seyba président du jury, le Docteur Idrissa Touré membre du jury, le Docteur Maimouna Fofana membre du jury et enfin le Docteur Moustaph Koné membre du jury.

Mon cœur a failli rater un battement, que fait-il ici ? J’ai pourtant vu la liste des membres du jury et il n’y figurait pas. Respire Raki, respire….

Lors du discours d’ouverture du président du jury ma tension est redescendu et j’ai commencé à avoir la confiance et la force nécessaire.

j’ai regardé le visage de Houleye qui semblait être suspendu à mes lèvres comme si c’est elle qui parlait [Rire]

Je me suis dit au fond de moi, je dois cartonner pour moi, pour Houleye, pour maman et tonton Ali.

Après une heure et trente minutes de présentation de discussion et de questions-réponses, le jury s’est enfin retiré pour la notation.

Moustaph a fait exprès de venir passer juste près de moi en sortant de la salle, il a esquivé une petit sourire qui m’a fait sourire à mon tour.

D’ailleurs Il n’a pas cessé de me mater pendant toute la présentation.

Quinze minutes plus tard ils sont revenus pour la délibération.

Le président du jury : Nous vous remercions pour l’attente, Nous allons enfin délibérer.

Mademoiselle Sangaré Raki, le jury vous a noté de la manière suivante :

- Présentation du document 17 sur 20

- Présentation orale 17,5 sur 20

- Maitrise du sujet 17.5 sur 20

- Capacité d’analyse 18 sur 20

Ce qui fait une moyenne générale de 17,5 sur 20.

Nous vous décernons une mention très honorable, vous êtes désormais apte d’effectuer ce travail qui est la chirurgie générale.

Vous devez lire le serment Hippocrate.

Moi [tendant la main au dessus de la statue d'hippocrate]: SERMENT D’HIPPOCRATE

En présence des Maîtres de cette Faculté, de mes chers condisciples, devant l’effigie d’Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l’Etre suprême,

d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la

probité dans l’exercice de la Médecine.

Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail.

Je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.

Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs, ni à favoriser le crime.

Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient.

Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la

conception.

Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales contre les lois de l’humanité.

Respectueuse et reconnaissante envers mes Maîtres, je rendrai à leurs enfants l’instruction que j’ai reçue de leur père.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.

Que je sois couverte d’opprobre et méprisée de mes confrères si j’y manque.

J

e le jure !

Le président du jury : merci Mademoiselle Sangaré, au nom du jury, je vous déclare apte à exercer ce métier.

Avez-vous quelque chose à ajouter

Moi [les yeux pleins d’émotion] : Merci chers membres du jury, je remercie tout d’abord le tout puissant Allah.

Je remercie nos défunts parents et mari pour l’éducation inculquée sans quoi je ne serai là aujourd’hui.

Je remercie tous ceux qui sont dans cette salle pour me soutenir et ceux qui n’ont pas pu effectuer le déplacement.

A ma sœur bien aimée Houleye…. Merci.

Le applaudissement retentirent dans la salle, j’avais des larmes au coin de l’œil que j’essuie rapidement avec le revers de la main.

Le photographe commence à nous prendre en photo d’abord avec les membres du jury ensuite les amis.

Houleye [ouvrant ses bras] : Viens là, Félicitation ma grande, tu es une vrai Sangaré.

Nous nous sommes tenus l’une dans le bras de l’autre un bon moment entrain de larmoyer quand une voix nous interrompe.

Moustaph : Je peux ?

Houleye s’est détaché de moi pour laisser la place à moustaph qui me fais deux bises : une à gauche et à une droite.

Moustaph : Félicitations

Moi [Entre rire et pleure]: Merci, tu fais quoi ici ?

Moustaph : j’ai dû remplacer mon collègue qui était souffrant, c’était à lui de venir.

Moi : je vois

Moustaph : je suis désolée de ne pas t’avoir appelle cette semaine, j’ai été pris, mais si tu veux je passe te prendre ce soir pour fêter ta réussite.

Moi : D’accord, à ce soir

Moustaph : On s’appelle, bye

Moi : bye

Ouaouu je viens d’avoir le double jackpot ! Je danse déjà de l’intérieur mais je fais comme si de rien n’était, il ne faut pas qu’il croit que je suis facile à obtenir cas même !

Les autres étaient sur les petits fours et la sucrerie mais moi je n’avais pas faim du tout.

Je voulais juste me rendre au cimetière saluer maman et tonton Aly, ensuite rentrer dormir un bon coup avant de sortir ce soir.

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