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Chapitre 3: De mal en pire
*** Hawa Diarra***
Moi : Snif Adama, pourquoi tu es parti avant moi ? Les parents sont sensés mourir avant leurs enfants
Ina : Calme toi maman, il ne faut pas qu’on te perde toi aussi, tu vois que tu ne supportes pas trop de tension et que tu fais des crises.
Diahara : En tout cas, ce sera trop facile pour la traînée de se débarrasser de toi comme ça maman.
Donc ne lui donne plus l’occasion de te monter la tension.
Moi : Comment puis-je me calmer face à cette tragédie ? Et quand je vois cette femme jouer au martyr ça ne peut que me monter la tension.
Ina : viens on s’en va, laisse-moi gérer le cas de cette vipère, elle ne perd rien pour attendre.
Diahara : je prends un taxi, j’ai des choses à régler en ville, je vous rejoindrai plus tard
Ina [faisant la bise] : Ok cousine, à plus
Moi: bon trajet ma fille.
Toute triste et meurtrie, je suis Ina dans la voiture et nous démarrons pour la maison.
Ce qui me fait le plus mal dans tout ça est qu’il soit parti aussi rapidement.
j'avais tellement de choses à lui dire, mais on n’arrivait plus à communiquer lui et moi à cause de cette arriviste qu’il est allé prendre pour femme.
Et dès que quelqu’un commençait à lui parler mal de cette dernière il se braquait, et je ne faisais pas exception à la règle malgré que je l’ai mis au monde.
Il faisait souvent un mois sans réapparaître après nos disputes. juste les appels téléphoniques
Mon mari et mes enfants sont toutes ma vie, j’avais une affection particulière envers Adama, mes autres enfants n’ont d’ailleurs pas tardé à me le reprocher.
J’ai cinquante-six ans aujourd’hui mais ceci ne se voit pas tout de suite à cause du fait que je m’entretiens bien.
J’étais mère de quatre enfants : Ina, Adama, Papou et Mouna, aujourd’hui il n’en reste plus que trois.
Je ne suis pas instruite et je n’ai jamais eu à travailler, mon beau père (le grand père de mes enfants) était riche donc mon mari Kalifa a hérité de plusieurs de ses biens vu qu’il était son seul garçon.
Kalifa, séduisant, charmant et respectueux. Il m’a toujours mis sur un piédestal, qui a fait que j’étais jalousée dans mon entourage.
Il m’a tout donné, tout ce qu’une femme peut espérer avoir, la condition était de rester à la maison à ses côtés et à côté de lui et ses enfants.
Je n’ai jamais eu à souffrir comme le font les autres femmes au foyer en se tracassant le matin pour aller au bureau ou vendre au marché.
J’ai éduqué mes enfants tranquillement à la maison et je les ai inculqué des valeurs et principes.
Adama était le plus doux et le plus respectueux de mes fils, il a hérité de la bonté et la naïveté de son père c'est pourquoi cette femme le manipulait à son aise.
Il était aussi celui d’entre eux qui avait le plus réussi sa vie.
Nous voulions couronner cette réussite en lui donnant une des nôtres mais à cause de la mauvaise fréquentation il n’en faisait qu’à sa tête.
Les gens peuvent toujours parler mais j’aimais mon fils, je l’aimais à ma manière.
Voir qu’à cause de cette femme je n’ai même pas pu être avec lui pendant ces dernière heure me fait remonter en moi toute la haine que j’ai jusque-là enfoui au fond de moi.
Je ne pouvais que l’exprimer, c’est pourquoi je suis venu créer le scandale ici, je n’aime pas cette femme et je ne l’aimerai jamais de même que je ne la pardonnerai jamais de m’avoir éloigné de mon fils.
Je serai son pire cauchemar elle peut en être sûre.
Elle est à la base de toute ma souffrance. Il faut croire qu’elle est une machine à tuer car j’ai failli mourir de crise tout à l’heure.
Si c’est la sorcellerie qu’elle traîne, elle m’aura sur son chemin car après avoir mangé mon fils, je ne la laisserai prendre aucun autre membre de cette famille. Conneries oui.
*** Ina Traoré***
Tieu j’ai eu peur hein !
Cette fille est plus coriace que je ne pensais et même avec toute sa douleur elle arrive à se défendre.
c’est toujours comme ça avec les orphelins, à force de traîner dans la rue ils ont les cœurs durs comme les pierres.
Mais je n’ai pas dit mon dernier mot et sa petite sœur Rocki, Raki ou je ne sais quoi d’autre me paiera la gifle qu’elle m’a donnée.
Je veillerai personnellement à ce qu’elles ne dorment plus la nuit tellement qu’elles souffriront.
Ma robe même est déchirée comme ça. Tchiiip
Diahara aussi n’a que la bouche, elle ne sait rien faire, la petite sœur de l’autre tape toujours sur elle on dirait une balle de baseball.
Au moins si elle pouvait lui donner une raclée cela allait soulager ma souffrance.
Je parle depuis mais je ne me suis pas présenté, moi c’est Ina Traoré la première fille de la famille Traoré j'ai trente cinq ans (35 ans).
Je suis une femme de caractère, je ne suis pas une miss mais je suis suffisamment belle avec des formes et des rondeurs.
J’ai un teint noir qui n’arrive pas à s’éclaircir malgré mes efforts, j’aurai voulu l’éclaircir un peu mais il faut croire que le tout puissant n’est pas de cet avis, mon effort est restée vain.
J’ai été fiancé deux fois, mon premier fiancé m’a laissé pour aller marier une autre avec laquelle il sortait sur mon dos,.
Le deuxième quant à lui m’a juste dis qu’il ne supportait pas mon humeur.
J’ai toujours été quelqu’un qui dit ce qu’elle pense, je n’ai pas la langue dans la poche et je ne me laisse pas maltraiter.
Les femmes Africaines se laissent maltraiter et rabaisser à cause du mariage, moi je ne suis pas comme ça. je ne suis la serpillière de personne.
Le mariage oui mais mon bien être d’abord. C’est à prendre ou à laisser. je suis une princesse et celui qui ne peut pas me supporter et supporter mes caprices n'a qu'à aller voir en Sibérie si j'y suis.
Papa me dit de mettre de l’eau dans mon vin sinon je finirai vielle fille, moi je pense juste que la bonne personne n’est pas encore venu.
Je sais qu’il y’a une personne dans ce monde qui m’acceptera telle que je suis avec les avantages et inconvénients.
J’ai toujours envié le couple d’Adama et sa femme au point d’être malade des jours, ce n’était juste pas possible de voir une telle perfection dans un couple.
Je n’en ai jamais vu auparavant et je me disais juste que si ça allait aussi bien c’est que cette femme devait ensorceler mon frère.
Il lui accordait tout sans broncher et même pour les décisions concernant notre famille l’avis de sa femme comptait. Pfff. Cela me soûlait au plus haut degré.
j'aimerai bien un mari comme Adama, Le seul homme parfait que je connaisse il a fallu que ce soit mon frère. Quelle injustice, et il a fallu que Dieu nous le prenne aussi.
j’aurai tellement voulu que la sorcière meurt à la place de mon frère, la vie est injuste !
**** Houleye Sangaré****
Sira : tantie, viens manger s’il te plait, le repas se refroidie
Moi : j’arrive Sira
Je me suis assise à la table mais je ne voyais que le visage de mon chéri, je me suis mis à pleurer intérieurement, il me manque déjà…
Ma vie n’est plus que désolation, c’était lui ma lumière, mon guide, mon repère. Quand j’avais peur c’est lui qui me réconfortait et quand je voulais abandonner c’est lui qui me motivait.
Que deviendra ma vie maintenant ?
Moi : Sira, viens débarrasser
Sira ; tantie tu n’as pas pris ta soupe hein
Moi [parlant fort] : Sira je n’ai pas faim merde ! Tu vas me lâcher ?
Je l’ai fait sursauter, elle a eu très peur car je suis d’habitude très polie et patiente envers mes employés
Sira : je débarrasse donc
Moi : excuse-moi sira je suis à fleur de peau à cause de tout ce qui s’est passé.
Sira : je comprends tantie chacun fait son deuil à sa manière
Moi : laisse les fruits et le jus d’orange je vais les consommer.
En parlant de deuil, comment se fera l’enterrement d’Adama ? Sa famille ne peut même pas me sentir, il faut que j’appelle son cousin pour savoir, lui au moins me parle un peu.
j'ai pris le téléphone pour appeler mais je fus interrompu par un bruit à la porte.
Toc toc
Moi : Oui ?
Kara : Madame deux agents de la police veulent vous voir
Moi : Comment ça ? A quel sujet ?
Kara : je ne sais pas, ils ne veulent parler qu’à vous
Je suis sorti voir ils étaient arrêté sur la terrasse avec un autre monsieur
Moi : Bonsoir Monsieur, que puis-je pour vous ?
Policier 1 : vous êtes Madame Traoré ?
Moi : Oui
Policier1 : Je suis le sergent Touré, voici le sergent Sissoko et lui c’est maître Dembélé, l’huissier de la famille Traoré.
L’huissier : Bonsoir Madame, Nous sommes là pour vous apporter une ordonnance vous obligeant à quitter les lieux d’ici vingt et quatre heures (24 heures) et ce à partir de maintenant.
Moi [le coeur battant à cent à l'heure]: Quoi?
L'huissier: Passé ce délai les agents ici présents seront chargés de vous faire partir de force,
Moi [prenant les documents pour lire] : 24 heures ?
Vous n’avez pas pitié ? Vous n’avez pas peur d’Allah ? Je viens de perdre mon mari, leur fils !
Le policier 2 : Nous faisons notre travail Madame, voyez ça avec la justice.
L’ordonnance est signée par un juge, et une lettre du commissaire m’indiquant que passé ce délai, ils emploieront la force pour m’évacuer.
Il y’avait un autre document du notaire sur lequel il était spécifié que la parcelle appartient au grand père d’Adama et une copie du titre de propriété était jointe.
Policier2 : Signez ici Madame pour prouver que vous avez reçu le document.
Je dépose ma signature avant de prendre congé d’eux sans demander mon reste, ils connaissent la sortie et je suis trop énervé pour les gestes de bonne conduite.
J’irai faire une réclamation demain au commissariat, ils ne peuvent pas faire ceci, je suis cas même la femme légitime d’Adama.
Moi : Kara ? Sira ?
Eux : Oui Madame/tantie
Ils se sont retrouvés dans mon salon en un temps deux mouvements
Moi : Kara, Sira, les policiers qui viennent de partir sont venus me donner une ordonnance pour débarrasser les lieux d’ici 24h, la maison les appartient.
Je vais faire une réclamation, on verra comment cela se passera mais au cas où mes réclamations restes vaines je ne pourrai plus vous garder.
Moi-même je n’ai aucun endroit où partir sauf à l’appartement de Raki. Et là-bas je n’aurai pas besoin de vos services.
Sira [toute bouleversée] : Snif. Snif... Que vais-je devenir moi ? Tu étais tout pour moi tantie
Kara : Hé madame je suis désolé pour vous, Qu’ils sont cruels les gens d’aujourd’hui ? ifo, a be bein (ca va aller)
Moi :Je vous donnerai à chacun deux mois de salaires pour vous débrouiller avant de trouver autre chose.
Kara : Madame Allah ki sara (Dieu te bénisse), vous êtes une bonne personne restez ainsi, il ne faut pas que les coups durs de la vie vous change.
Sira : Tantie tu connais ma tante, si tu trouves un autre chez toi n’hésite pas à nous dire, je vais venir.
Moi : Priez pour moi, pour que ça aille, sinon là ça ne va pas. Vous pouvez disposer, et commencer à faire vos bagages.
Je suis allé dans la chambre me coucher sur le lit en position fœtus un bon moment, je voulais sentir sa présence, être dans cet endroit intime qu’on a tous les deux partagé me faisait un effet bizarre.
j’ai commencé à me remémorer tout ce qu’on se disait souvent sur le lit. Je souris un moment en pensant à ses blagues puis la réalité me rattrape, ce sera surement la dernière fois que je vois cette chambre.
Je sors le téléphone [composition de numéro]
Allo ?
Moi : Raki, les policiers sont venus me donner une ordonnance pour partir de la maison d’ici 24 heures
Raki : héé Adama n’est même pas encore enterré qu’ils te chassent ?
Moi [soupirant] : sœurette je suis désolé mais si ça devient sérieux je vais devoir te déranger chez toi, mais ce ne sera que temporaire je te promets
Raki : Snif, comment tu peux dire ça Houleye ? Tu ne me dérangeras jamais tu entends ? Jamais ! Si je suis là aujourd’hui c’est grâce à qui ? Hein ?
Moi : à moi
Raki : voilà ne redis plus ça, ma maison et tout ce que j’ai et que j’aurai t’appartiennent
Moi ; merci sœurette, si tu as fini viens vite.
Raki oui j’arrive tout de suite.
Moi : okay
*****Le lendemain**********
***Houleye***
J’ai très mal dormi ce soir, Raki m’a tenu compagnie, on s’est blottie l’une contre l’autre pour dormir, mais j’ai fait des cauchemars toutes aussi affreuses les unes que les autres.
Mon visage tout gonflé à causes des pleurs et des gifles de la veille.
Sira : tantie ?
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tantie ?
Moi : oui, qu’y’a-t-il Sira ?
Sira: J' ai fait le petit déjeuné et un en cas pour la journée, c’est dans le réfrigérateur. Vous avez besoin d’autres choses ?
Moi : Non Sira, vous pouvez disposer.
Raki : Bonjour
Moi : Bonjour, ça va ?
Raki : Non mais ça ira
Moi [buvant mon thé] : Sers toi vite on a du boulot
Je mentirai si je dis que j’ai bien dormi cette nuit, j’ai fait des cauchemars aussi effrayants les uns que les autres.
Nous nous sommes rendus au commissariat et au tribunal afin de faire une réclamation contre la décision du juge mais en vain.
La maison appartient au grand père d’Adama, qui lui avait offert comme cadeau à ses dix-huit ans mais ils n’ont jamais transféré le papier au nom d’Adama donc naturellement cette maison leur revient de droit.
D’après le juge, nous étions comme des locataires puisque rien ni aucun document n’existe montrant que ça appartient à Adama.
Adama aussi on peut être naïf à ce point ? Un intellectuel comme lui.
Et moi J’ai été plus que négligente dans cette histoire, j’aurai dû demander à voir le titre de propriété.
Mais j’avais tellement subit de pression dans la grande famille que tout ce que je voulais c’était de déménager. N’importe où mais loin de ces gens.
Aujourd’hui je paie à mes dépens.
Nous sommes rentrés à la maison pour emballer nos affaires, l’affaire de 24 heures est sérieuse et le juge m’a dit que ce ne sont pas des paroles en l’air.
Nous avons dû acheter des cartons et ranger tout ce qu’on peut dedans. Il ne reste plus que les télés de la chambre et du salon, le réfrigérateur et les meubles. J’ai appelé une entreprise d’aide en déménagement pour transporter les choses.
Un expert est venu évaluer tout ce qui doit être transporté avant qu’ils ne reviennent avec le camion de déménagement.
[Bruit dehors]
Kara: Vous ne pouvez pas entrer de la sorte madame, arrêtez-vous, je vous dis de vous arrêter
Avant qu’on ne puisse faire quoi que ce soit Ina est entré au salon accompagné du jeune frère d’Adama et de cette imbécile de cousine Diahara.
Ina : Houleye, je vois que tu as reçu l’ordonnance, je viens te prévenir que ça concerne aussi tout ce qui se trouve dans cette maison c’est-à-dire les meubles, réfrigérateurs et télévisions
J’ai fait un éclat de rire faisant écarquillé les yeux de tout le monde, même Raki, j’ai ris tellement que les larmes me coulaient des yeux.
Raki : Houleye ça va ?
Moi continuant à rire de plus belle
Diaraha : c’est de nous que tu te moques ? Rira bien qui rira le dernier.
Papou (frère d’adama) : j’espère que ce n’est pas le début de la folie elle est tout le temps ainsi ?
Moi [me ressaisissant] : tu es pathétique Ina, dans toute cette histoire c’est ça qui t’intéresse ? Les meubles ? La télé ? tchrrrrrrr
- La maison vous appartient oui et je n’en disconviens pas, mais toutes ces choses qui sont dans cette maison sont à moi (me tapant la poitrine) à moi.
L’ordonnance concerne la maison idiote, pas les meubles. J’ai accepté manger du tôt (plat africain à base de mil et sauce gombo) ici pour qu’on puisse les avoir toutes ces belles choses.
J’ai dû me priver de plein de chose pour que mon mari puisse les acquérir alors non et non ! Vous n’aurez rien même pas une cuillère.
Je suis rentré dans cette maison vide et je vais la laisser vidée en partant vous comprenez ?
Tchrrrrrr
Ils m’ont toisé du regard avant de sortir non pas sans claquer la porte
Kara : Madame le camion est là
Moi : Qu’ils viennent embarquer les cartons
Kara: Tout de suite
Raki : ma chérie, je vais à l’appart pour faire de la place dans le magasin et la deuxième chambre avant qu’ils ne finissent de charger.
Moi: D'accord, vas y
Moi [demandant les ouvriers] : vous pouvez finir avant quelle heure ?
Le chef d’ouvrier : le temps de charger plus le trajet, on sera là-bas dans deux heures maximum
Moi: Ok.
Ils ont commencé à charger dans le véhicule, j’ai tout mis dans le camion sauf une valise contenant quelques vêtements et mes produits cosmétiques. En plus de mon sac à main.
Ouf ! Enfin fini, j’appelle Raki pour prendre sa position
Moi : ils seront là dans moins d’une heure, c’est comment de ton coté ?
Raki, c’est bon je suis prête
*****une heure après***
[Sonnerie téléphone]
Moi : Oui Raki ?
Raki : ils font quoi encore la bas ? Ils étaient censés être ici depuis une heure
Moi : mais ils ont quitté depuis plus d’une heure Raki, attend j’ai le numéro du chef d’ouvrier je l’appelle pour voir ce qui se passe
[Composition numéro]
: Allo ?
Moi : Bonjour Monsieur, êtes-vous encore loin de chez ma sœur, c’est madame Traoré, là où vous venez de quitter
: Bonjour madame, le conducteur du camion nous a dit qu’il doit prendre du carburant et que ça prendra un peu de temps, donc il a dit aux manœuvres de monter dans ma voiture.
Nous sommes devant l’immeuble de votre sœur actuellement, on n’attend que le camion pour déballer.
Moi : et le chauffeur là est avec qui ?
: Il est seul dans le camion
Moi : c’est quoi cette histoire encore?
: Ha madame je ne sais pas ho, appelez notre patron au bureau pour avoir le numéro du chauffeur
J’ai commencé à m’inquiéter sérieusement, ce n’est pas normal, cette situation est tout sauf claire.
[Composition du numéro]
: Allo ?
Moi : Monsieur le DG, Madame Traoré à l’appareil
DG: Bonjour Madame que puis-je pour vous
Moi : j’ai sollicité votre service de livraison ce matin, vos agents sont venus prendre les affaires mais ne sont pas encore arrivés à destination cela fait plus d'une heure qu'ils ont quitté ici
DG: Restez en ligne je regarde votre contrat…. Déménagement de Magnambougou à Badalabougou?
Moi : Oui c’est cela
DG: Vous dites qu’ils sont parti depuis combien de temps ?
Moi : une heure trente minutes, j’ai déjà appelé le chef des ouvriers, ils sont déjà sur place et n’attendent que le chauffeur qui a dit devoir prendre du carburant avant de les rejoindre.
DG: C'est du n’importe quoi, aucun camion ne quitte le service sans qu’on ne vérifie le carburant et il y’avait le plein ce matin.
Calmez-vous Madame, je vais essayer de le joindre avant de vous rappeler.
Moi : faites-le rapidement s’il vous plait,
20 minutes plus tard
[Sonnerie téléphone]
Moi: Allo?
: Madame Traoré ? désolé mais je n’arrive pas à joindre le chauffeur, d’ici la fin de la journée s’il ne réapparaît pas nous allons aviser la police et la gendarmerie.
Moi : hé Allah, c’est quelle histoire ça encore ?
DG: Je suis désolé Madame, mais gardez le calme il doit avoir un malentendu, c’est la première fois qu'une telle chose nous arrive.
Moi : Monsieur Traoré j’ai signé un contrat et si mes affaires ne sont pas là vous allez devoir penser à exécuter le contenu de ce foutu contrat
DG: Bien entendu, attendons encore jusqu’à ce soir, bon courage Ma…
J’ai coupé l’appel, c’est comment que le calvaire ne nous quitte pas depuis deux jours ?
[composition de numero]
Raki: Houleye c'est comment?
Moi : Hum Raki le chauffeur de camion a disparu ho
Raki : What ? Comment ça ? Qui te l’a dit ?
Moi : Son chef même, le DG de l’agence n’arrive pas à le joindre Raki, il me dit de patienter jusqu’à ce soir à la descente
Raki : wouyo ! Et nos affaires ?
Moi : espérons qu’il revienne sinon on est foutu Raki
***** quelque part dans la ville*********
: C’est fait ?
Chauffeur du camion de livraison: Oui, j’ai fait comme vous l’avez demandé
: Parfait, cette garce et sa pute de sœur n’auront que leurs yeux pour pleurer
Chauffeur du camion de livraison: Et l’argent que vous m’avez promis ?
: Voilà votre dû, maintenant disparaissez et ne vous avisez plus jamais de m’appeler ou de dire mon nom quelque part. Sinon (me mettant la main sur sa gorge comme pour l’égorger).
Chauffeur du camion de livraison : d’accord madame, mais et si elles voient leurs affaires en ville ?
: Même si elles les voient elles ne sauront jamais comment c’est arrivé là-bas, en plus les revendeurs ne disent jamais leurs sources.
Personne ne saura rien tant que vous fermez votre grande bouche ok ?
Chauffeur du camion de livraison : Ne vous inquiétez pas, je rentre de suite au village près de ma famille, l’argent que j’ai me permettra de développer mon petit business la bas et de nourrir les miens pendant au moins deux années.
: Parfait, alors adieu !
Je viens de venger en partie la souffrance que ces deux garces m’ont infligée pendant des années. Vous vous demandez surement comment j’ai fait ? Lorsque nous avons quittés chez la garce, j’ai prétexté avoir une autre course pour me séparer des deux autres.
Quand je fus sure qu’ils sont parti je suis revenu pour voir cet idiot de chauffeur.
L’argent peut résoudre tous les problèmes surtout avec es avides qui ne voient pas loin que le bout de leur nez.
Nous avons conclu qu’il disparait avec le camion, on l’a garé dans un entrepôt vide et on a sorti le contenu un a un pour vendre à certains revendeurs de la place.
Vu le prix proposé, le camion a été vidé en un clin d’œil. Nous avons ensuite mis le feu pour embrouiller les pistes.
J’ai donné un tiers de l’argent du butin au chauffeur et j’ai gardé le reste. Je suis actuellement une multi millionnaire.
Qu’est-ce qu’elle croyait Houleye ?
Je rentre tranquillement à la maison le sourire aux lèvres, l’enterrement d’Adama est prévu pour 16h, il faut que j’y aille rapidement pour ne pas réveiller de soupçon.
