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04

Partie 4:

[Lyvanne]

Marcus...un étudiant. Dis comme ça, ça paraît banal...Marcus c'est quelque chose quand même. Quand je l'ai vu la première fois, je n'ai pas été attirée en tant que tel, il était mignon tout juste et la façon dont il me regardait m'amusait. Il m'a plus marqué sûrement parce qu'il était un des rares élèves de sa prépa qui écoutait mon speech. Croyez-moi, l'attention d'un seul élève parmi une centaine d'autres bruyants ça donne du baume au cœur.

J'étais chargée des candidatures cette année-là, parce que dans cette école, on alterne un peu les rôles au niveau du secrétariat. Bref, quand j'ai vu son dossier de candidature, je l'ai tout de suite reconnu. Sa photo d'identité était un peu ratée parce qu'en vrai il était plus mignon. Même si je trouvais que sans ses lunettes de vue il serait mieux. Enfin bon, selon les critères de l'école Marcus n'avait pas de chance d'y être pris. Au pire, il aurait été sur liste d'attente mais c'est une école très convoitée alors les étudiants pris ne laissaient jamais leur place "durement" acquise.

Je mets durement entre guillemets car il y en a qui ont des moyennes exécrables mais qui grâce à leur nom de famille passent entre les mailles du filet. J'en ai trop vu de ces cas là. Des fois leurs dossiers passent sans avoir été entre les mains d'une secrétaire. Je n'étais là que depuis moins de 5 ans mais ces inégalités m'exaspéraient. Lasse de tout cela et surtout attendrie par le dossier de Marcus qui visiblement méritait sa chance (la lettre de motivation était trop touchante), j'ai fait passer son dossier plus haut. Une autre des secrétaires m'a couvert et ainsi il a pu intégrer cette fameuse école "élite". Le seul bienfait qu'offre cette école pour moi, c'est l'assurance d'un boulot assez bien payé à la fin des études. A part ça, c'est une école comme toutes les autres.

Quand je l'ai revu à l'école, il n'avait plus ses lunettes, il était juste comme il fallait...mignon. Il m’était rentré dedans mais il n'y avait pas mort d'homme. Je lui ai filé ma carte...inconsciemment je dirais ou pas, bref je sais plus pourquoi.

Alors quand il est venu la première fois dans mon bureau, j'ai cru qu'il avait compris qu'il n'était pas rentré dans cette école par la grande porte. Je l'ai rassuré qu'il méritait sa place et qu'il devait s'accrocher pour donner le meilleur de lui-même. Il semblait déçu de mes réponses mais bon il n'a pas insisté. Moi-même j'étais préoccupée à ce moment-là par d'autres soucis: mon ex qui revenait à la charge, ma petite sœur qui me narguait car elle allait bientôt se marier et ma mère qui en rajoutait une couche en me mettant la pression à ce sujet-là.

Toutefois, je n'avais pas prévu qu'il me surprenne dans mon bureau entrain de regarder un film pour adulte. Idée charmante de ma folle de meilleure amie Kim qui m'a une fois traitée de "mal-baisée". C'était dur à entendre surtout venant d'elle...Kim est tout ce que je ne suis pas, mariée depuis 6 ans à l'homme que je qualifierais de "parfait", mère aimante de deux bouts de chou que j'ai envie de kidnapper à chaque fois que je les vois. Bref, Kim est tout ce que j'ai toujours voulu être mais que je ne serai fort probablement jamais. Dieu sait être injuste quand même...

Où en étais-je déjà ? Oui Kim n'a pas foncièrement tort, ça fait un an que j'ai rompu avec Max. Qui est Max ?? Mon taré d'ex bien sûr ! Max, c'est le mec caucasien super beau au style vestimentaire irréprochable, au compte bancaire affriolant, il est presque parfait quoi...MAIS une fois que vous connaîtrez ses tendances sexuelles déroutantes et ses multiples infidélités, vous aurez vite fait de prendre la poudre d'escampette. Là où ma chère Kim a tort c'est quand elle me dit de coucher avec MAX, c'est carrément fou ça !

Vu ma forte réticence, elle m’a proposé de me masturber. Ma première réaction était dédaigneuse mais l’idée m’a travaillé à tel point que je me suis retrouvée à regarder ça un matin dans mon bureau. J’étais tellement absorbée que je n’ai pas vu Marcus entrer. Encore heureux que je ne me touchais pas. Je ne vais pas revenir sur la gaffe que j’ai faite après ça, c’est tellement honteux (smiley qui cache les yeux)…D’où le fameux contrat avec Marcus. Au premier abord j’ai cru qu’il voulait coucher avec moi, et comme Kim avait raison en disant que j’avais besoin de lâcher mes vieux démons (de me dépoussiérer comme elle le dit) ce « contrat » était gagnant-gagnant…Deuxième gaffe de ma part. Il ne voulait pas ça, il voulait JUSTE parler avec moi…me connaître. J’ai beaucoup trop d’a priori et ça me met dans la merde à chaque fois.

Je me suis laissée aller car mine de rien, ces fameux rendez-vous me faisaient du bien. Marcus avait de la conversation pour quelqu’un de son âge, il était trop mature. On pouvait parler de tout, j’aime beaucoup le fait qu’il soit aussi cultivé, et surtout il n’a pas peur de donner son avis. Je le verrais bien en homme d’affaires ou en politicien, il en a la carrure, le charisme et la tchatche.

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* * * * * J’étais tellement bien que je me surprise à aimer le baiser qu’il m’a donné à notre

* * * * * * troisième rendez-vous….Et ça m’a fait peur autant que ça m’a exalté.

* * * * * J’ai donc mis fin à ce petit jeu insensé au péril de ma réputation au sein de l’école.

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*

Je ne savais pas qu’il m’aurait manqué, que son sourire m’aurait manqué. Et même le fait qu’il n’ait pas insisté pour me revoir m'aurait fait mal. Mais qu’espérais-je donc ? Je lui ai moi-même dit de me foutre la paix…J’ai dit des mots tellement durs…Pff je m’en voulais.

Puis les jours sont passés, il n’a cessé de me manquer. Surtout je n’avais pas entendu de ragots comme quoi une secrétaire s’amusait à mater des films pour adultes dans son bureau. Il n’avait rien dit…J’étais à la fois soulagée et contente de savoir qu’il était possible qu’il ne m’en veuille pas. Toutefois, je voulais le voir alors je l’ai appelé et il est venu chez moi. J’aurais pu choisir une toute autre location mais je sais pas, je voulais lui montrer cette partie de moi.

J’ai encore gaffé…je savais pertinemment qu’il n’avait rien dit à personne mais il a fallu que j’ouvre ma grande gueule. Je me suis rendue compte qu’il était en colère et m’en voulait encore pour l’autre fois. Je n’ai pu le retenir que d’une façon : un baiser. C’est fou comme sa langue était chaude au moment où il est revenu vers moi ou plutôt quand on s’est jetés l’un contre l’autre. Il y avait beaucoup d’intensité et de douceur à la fois. Il y a mis fin après un long moment puis il est parti.

Il est parti…

Il est parti…

Il a juste dit : « Je te rappellerai. Au revoir »… J’étais un peu choquée quand même. On aurait pu faire bien plus que cela mais il n’a pas voulu. J’aurais tellement aimé savoir ce qu’il pensait vraiment…ce qu’il pensait de moi. Car tout est bien flou, et il ne laisse rien transparaître.

Malheureusement pour moi, il n’a pas rappelé. Une semaine entière était passée et il n’avait pas rappelé. Je l’ai aperçu quelques fois à l’école mais il semblait m’ignorer royalement. Peut-être se vengeait-il de moi pour l’avoir autant de fois vexé ? Ou s’était-il aperçu que je ressentais quelque chose pour lui et qu’il en avait peur ? Brrrrrrr !

Kim : Arrête de t’apitoyer sur ton sort, passe à autre chose !

Kim me parlait au téléphone, ses paroles rentraient dans une oreille et en sortaient par l’autre.

Moi : Kim, c’est juste que…pfff tu ne comprends pas.

Kim : Si ! Tu as eu un petit coup de chaud, il était là mais n’a pas pu assouvir tes envies. Va te chercher un vrai homme ma chérie !

Moi : Marcus est un vrai homme.

J’ai souri toute seule, ça m’a fait penser à quand il voulait me prouver à tout prix qu’il était un homme.

Kim : Allez c’est bon j’en ai marre. Ma mère va garder les enfants ce Vendredi soir, toi et moi on se fait une soirée filles comme au bon vieux temps.

Moi : Mais ton mari ?

Kim : Qu’est-ce qu’il a mon mari ? Laisse tomber, il est à Dubaï en ce moment pour un contrat.

Moi : Please, ne m’utilise pas comme alibi pour aller faire ta « biatch » dans les clubs !

Kim : Rectification ma belle, ON va faire nos biatch !! Youhouuu je suis trop pressée que le week-end arrive !!

Moi : Sinon Iris et Ivan viennent quand chez moi ?

Kim : Lâche mes enfants un peu, trouve toi un homme et va t’en faire !

Moi : Pétasse !

Kim : Hihihihi je t’ai bien eue !

Voyez-vous donc ma folle d’amie ? Anyway, on a fait la fête, ce Vendredi là. On a fait le tour des bars, j’ai levé le coude…beaucoup même. J’ai dansé comme une malade devant tout le monde…Les hommes me sifflaient, me désiraient mais ce que je voyais dans leurs regards n’était pas ce que je voyais dans celui de Marcus. Eux me chosifiaient, Marcus non. Eux voulaient de mon corps, Marcus voulait ce que j’ai à l’intérieur…

Entre deux verres, totalement épuisée de toutes mes folies du jour…

Moi : Il me manque Marcus.

Kim : Lyv, non pas encore lui. Ecoute, je vais aux toilettes, je reviens dans une seconde. T’as intérêt à avoir enlevé ce prénom de ta tête à mon retour !

Pfff…Elle est revenue très rapidement en effet…

Kim : Mais tiens toi bien Lyv, il y a un mec plutôt pas mal qui te reluque depuis un moment. Etre étalée comme ça sur le bar, c’est pas très sexy.

Moi : Pourquoi il n’a toujours pas rappelé ? hein ?

Kim : Ok, tu me les casses sérieusement. T’as qu’à l’appeler toi !

Moi : Bah oui ! T’as raison je suis conne.

Kim : En fait non, je blaguais !

Moi (cherchant son numéro dans le téléphone) : Non, c’est une brillante idée.

Retour dans ma chambre.

Moi : Donc je l’ai vraiment appelé ?

Kim (voix éreintée): Oui !

Moi : Oh Gosh, qu’est-ce que j’ai fait ?

Kim : Attends c’est pour ça que tu me réveilles ?

Moi : Non. Il est là, dans mon salon.

Kim : QUOI ? Qui, MARCUS ?

Moi : Oui. Je suis dans la merde.

Kim (soudainement réveillée): Non panique pas, il n’y a pas de quoi. Descends au salon et fais comme si de rien était.

Moi : Tu ne m’aides pas trop là Kim.

Kim : Excuse toi tranquillement et demande-lui ce qui l’amène.

Moi : Bah c’est cet appel justement. Il veut une explication.

Kim : Ecoute…je sais pas du tout ce que tu peux faire à part descendre et l’écouter.

Moi : Ok. Rendors-toi Kim.

Kim : Compte sur moi…Eeh si tu le sens chaud, tu te le fais !

Moi : Rhooo Kim !

Kim : Ahahaha sorry, ciao !

Je suis redescendue et …bon je ne sais pas si j’ai bien ou mal compris mais on dirait qu’il m’a pardonné, il a même proposé qu’on reprenne depuis le début. Je me suis sentie bien, encore mieux quand je prenais ma douche. Je ne sais pas si c’est parce que je savais qu’il m’attendait en bas que je sentais cette chaleur piquante au niveau de mon pubis ou si c’est juste que j’ai des idées mal placées…

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Je passais quasiment tous les week-ends avec Marcus, bon en fait ça fait juste deux semaines qu’on est ensemble mais j’ai l’impression d’avoir été avec lui depuis des mois. Ah mais zut je ne me suis toujours pas présentée, excusez mon manque de savoir-vivre.

Je m’appelle Lyvanne Beckers, j’ai 31 ans et demi et je suis la copine de Marcus. C’est étrange de le dire à haute voix. Bref, vous savez le reste quoi.

Je disais donc qu’on était réellement ensemble et que j’aimais ça. Par contre, il y avait quelque chose qui me plaisait moins…enfin deux choses : premièrement, son amie d’Anvers avec qui il discute beaucoup je trouve mais bon je ne vais pas faire une crise de jalousie dès le début comme ça…Deuxièmement (le plus important en réalité) nous n’avons pas encore fait l’amour.

J’en peux plus d’attendre. Je sais qu’il veut prendre son temps, il me l’a déjà dit mais avoir un beau gosse sous les bras et ne pas faire l’amour avec, c’est relou (comme les jeunes le disent).

Je suis naturellement passée à la vitesse supérieure. On devait se voir juste le Vendredi car il devait aller voir sa famille. Au moins il en a une de correcte…J’ai pris mon après-midi pour aller prendre soin de mes extensions, me faire une épilation du maillot, une mani/pédicure, et un soin de visage express. J’ai ensuite fait le plein de courses au supermarché avant de rentrer à la maison et de me mettre à la tâche. Au menu :

Entrée : pain perdu version salée au guacamole (à base d’avocat)

Plat : Poulet au gingembre avec du riz Thaï

Dessert : Soupe froide de fruits exotiques (mangue, ananas, litchi…)

Vous en dîtes quoi ?? Moi je pense que ça va, c’est des trucs pas compliqués mais tellement bons. J’adore cuisiner, j’ai déjà testé tellement de choses quand j’étais seule et que je m’ennuyais que j’en ai développé un certain savoir-faire. Et puis paraît-il que le gingembre est un aphrodisiaque, il est temps de vérifier ça.

19h30, ça sonne. C’est lui, il est toujours très ponctuel c’en est déroutant surtout pour quelqu’un de son âge. Je pense que c’est ce qui fait que je vois moins notre différence d’âge comme un handicap.

Je vais à la porte et me mire un moment avant de la lui ouvrir. Il est de tout noir vêtu, j’aime bien.

Lui : T’es magnifique Lyvanne.

Moi : Merci, je te retourne le compliment. Entre donc.

Je l’ai débarrassé de son manteau puis nous sommes directement allés dans la salle à manger. J’ai servi l’entrée qu’il n’a pas trop aimé parce qu’il n’est pas fan d’avocat. Il a quand même terminé son assiette pour me faire plaisir, n’est-ce pas mignon ça ?

Le plat était exquis, je me suis surprise moi-même.

Lui : Je peux encore en avoir ?

J’ai voulu le servir encore quand je me suis rappelée de mon objectif de ce soir. S’il mange trop, il va se sentir lourd et fatigué et nous ne pourrons pas nous amuser à ma manière.

Moi : Non, le dessert arrive. Je t’en mettrai dans un tupperware si tu veux.

Lui : Ok.

J’ai débarrassé rapidement pour apporter le dessert que nous avons pris dans le salon. Nous discutions tranquillement quand j’ai glissé…

Moi : Ton train il est à quelle heure déjà ?

Lui : 8h20.

Moi : Ah mais ça va. Tu peux dormir ici.

Lui : Non, ça ira. Et puis je n’ai pas fait ma valise.

Moi : Je peux t’accompagner chez toi maintenant, tu feras ta valise puis on reviendra, qu’est-ce que t’en dis ?

Lui : Ce n’est pas nécessaire.

Moi : Mais si, et puis je suis juste à 15 minutes en voiture de la gare, je t’y déposerai demain matin.

Lui : Ok.

Moi : Bien, let’s go !

J’ai mis mon manteau et je nous ai conduit jusqu’à chez lui. Je n’étais jamais venue ici, c’était un immeuble ancien mais rénové. Par contre la taille de l’appartement était surprenante, je trouvais ça tellement petit. Enfin, je n’ai pas montré que j’étais choquée. Il était petit mais propre et bien rangé, pour un étudiant c’est déjà parfait. Il a mis quelques vêtements et chaussures dans un sac de sport. Moi j’étais assise sur son petit bureau et je regardais autour. J’ai frissonné quand j’ai vu une photo de lui et d’une fille doigts entrelacés, collée à son mur.

Moi : C’est qui elle ?

Lui (s’approchant) : Qui ça ?...Ah, c’est Marie.

Voilà, ce que je craignais, ils sont trop proches pour être de simples amis…J’étais refroidie tout d’un coup.

Lui : J’ai fini, on y va ??

Moi : Oui.

Il s’amusait à faire le DJ dans la voiture pendant notre trajet du retour. Une fois chez moi, je l’ai emmené dans ma chambre où il a déposé son sac.

Moi : Tu veux te changer ?

Lui : Oui s’il te plaît.

Moi : La salle de bain est juste là.

Lui : Merci.

Il est revenu 5 minutes plus tard avec un T-shirt et un bas de jogging. Je suis à mon tour allée prendre une douche, je me suis ensuite massée le corps avec mon lait puis je me suis aspergée de mon eau parfumée « Blossoming romance » de Victoria’s Secret. J’ai porté ma nuisette rouge passion et je suis sortie de la salle de bain, les cheveux lâchés.

Marcus était déjà dans le lit, sur sa tablette.

Moi (depuis la porte de la sdb) : Marcus ?

Il a levé les yeux et l’expression sur son visage prouvait qu’il aimait ce qu’il voyait. Il n’arrivait pas à dire les mots qu’il cherchait, ça m’a amusé. Je me suis approchée lentement du lit telle une féline à l’affût de sa proie.

Moi : Tu aimes ce que tu vois Marcus ?

Lui : Oui.

Moi (murmurant à son oreille) : Laisse-toi faire.

J’étais sur lui, et lui était adossé sur le lit. Il avait ses mains sur mes hanches, je m’attardais moi sur son cou puis sa bouche et encore son cou. Je l’ai débarrassé de son T-shirt…

Il me caressait les hanches et les cuisses de manière très hésitante. J’ai donc pris ses mains et je les ai placées sur mes fesses.

Il semblait surpris mais il ne les a pas ôtées non plus. Je me moulais sur lui lascivement. On continuait à s’embrasser un bon moment avant que je ne mette ses mains sur ma poitrine. Il n’osait absolument rien, ça me fatiguait un peu alors je le poussais à oser. Il a commencé à les masser doucement…

Moi : Suce-les Marcus.

Lui : Tu es sûre ?

Moi : Vite !

Il s’est exécuté et bon sang ça m’avait manqué. Il semblait plus à l’aise parce qu’il passait d’un sein à l’autre. A un moment, il m’a mordillé les tétons…en réalité j’ai eu un peu mal, il y est allé trop fort. Mais je m’en foutais !

Moi : Fais-moi l’amour Marcus !

Une fois de plus, il a fait sa tronche hésitante…Fallait percer l’abcès, quelque chose n’allait pas.

Moi : Qu’est-ce qu’il y a ?

Lui : Lyvanne, je…ça me gêne de te le dire mais…

Moi (apeurée) : Me dire quoi ?

Lui : Je n’ai jamais fait l’amour.

Un ange est passé…J’ai voulu rigoler mais je ne voulais pas le vexer.

Moi (faussement étonnée) : Ah…c’est surprenant.

Lui :…

Moi : Il te faut du temps c’est ça ?

Lui : Je pense oui.

Moi (pointant son érection) : Laisse-moi donc t’aider avec ça en attendant.

J’ai sorti son engin de son boxer et je l’ai englouti d’un coup. Il a basculé sa tête en arrière, un peu ce que tous les hommes font quand on leur fait une fellation. J’ai essayé de m’appliquer parce que plus d’un an sans pratique, on perd les bonnes habitudes. Son engin avait une couleur chocolat noir que j’adorais, la taille bah…ce n’était pas énorme mais quand même plus grosse que celle de Max.

Je montais, je descendais, j’aspirais, il gémissait et ça m’excitait. Dix minutes plus tard, alors que je le massais il a joui. J’ai eu sa semence dans la main. J’osais espérer que ce n’était quand même pas sa première fellation…

Moi (me blottissant contre son torse) : Ça va ?

Lui : Oui. Désolé, je t’ai sali les draps.

Moi : C’est rien, t’inquiète pas…Comme ça t’es puceau ?

Lui : Ça te fait rire, c’est ça ?

Moi : Non, je trouve ça mignon.

Lui : Mignon ? Si tu le dis.

Moi : Bien sûr que ça l’est. Tu n’as donc pas eu de petite-amie avant moi ?

Lui : Si. Trois dont Marie.

Moi : Marie comme ton amie avec qui tu discutes H24 ?

Lui (amusé) : Oui c’est elle. D’où tu sors que je lui parle tout le temps ?

Moi : Attends c’est ton ex quand même.

Lui : Oui à l’exception près que nous nous sommes séparés en de très bons termes.

Moi : Dis-moi, vous étiez ensemble pendant combien de temps ? Quand est-ce que vous avez rompu ?

Lui : Tu es sûre de vouloir le savoir ?

Moi : Oui.

Lui : Je te le dirai à condition que tu me parles de tes ex aussi.

Moi : Deal !

Lui : Marie et moi étions ensemble pendant deux ans. Nous avons rompu il y a un mois environ.

Moi : O_O !

Lui : Mais elle reste une très bonne amie, tu n’as pas à t’inquiéter de notre complicité.

Moi : Ok…c’est pour ça que tu ne m’avais pas rappelée tout de suite ?

Lui : Oui en quelque sorte. Je ne me sentais pas bien d’être avec vous deux en même temps.

Moi : C’est la seule raison pour laquelle vous vous êtes quittés ? Et elle l’a accepté comme ça ?

Lui : En fait, elle m’a trompé. Et moi je l’ai trompée aussi.

Moi : Si c’est avec moi que tu penses l’avoir trompé tu te trompes car on n’a pas couché ensemble.

Lui : Tromper ce n’est pas forcément coucher avec quelqu’un d’autre que son partenaire. C’est plus avoir des sentiments et d’être fortement attiré par quelqu’un d’autre.

Quand je vous dis qu’il est trop mature pour son âge, voici la preuve. Il m’a bien corrigée sur ce coup-là !

Moi : Elle a rencontré quelqu’un d’autre ?

Lui (calmement) : Oui…enfin elle a couché avec un type. Il n’y avait pas de sentiments. Je pense que c’est de ma faute, on avait certes fait une promesse tous les deux mais j’aurais dû assouvir ses désirs au moment où elle le souhaitait.

Moi : Ooh…elle était aussi pucelle ?

Lui : Oui.

Moi : Tu l’aimais ?

Silence….bon je suis bête quand même, ça se sent qu’il l’a beaucoup aimée.

Lui : Si tu me parlais de ton ex ou tes ex plutôt ?

Moi : J’ai promis de te le dire mais j’ai pas dit que je le ferais aujourd’hui.

Lui : C’est pas juste, tu le sais !

Moi : Le monde est méchant, bichon !

Lui : Je le saurai tôt ou tard. Tu n’enlèves pas tes chaussures ?

Moi (regardant mes louboutins, les classiques noires) : J’aime faire l’amour avec des talons aux pieds. Je trouve ça trop sexy.

Lui : J’aime bien aussi. Mais là on va dormir, non ?

Moi : Pas si vite bichon, à ton tour de me donner du plaisir.

Lui : Mais je ne sais pas m’y prendre.

Moi (léchant le lobe de son oreille) : Je vais t’apprendre.

*

*

*

*

*

*

Nous deux c’est allé très vite… Si un ou deux ans plus tôt on m'avait dit que je sortirais avec un étudiant, j'aurais tout simplement ri. Mais là, je le vis réellement et malgré le fait que je sois exaltée par cette relation, j'en ai aussi peur.

On a fait l’amour pour la première fois deux mois après le début de notre relation. Je n’étais pas si frustrée que ça de la longue attente car Marcus apprenait vite, je n’avais donc pas besoin de pénétration pour avoir des orgasmes. Il savait exactement ce qui me fallait et il était surtout doux.

Nous avons continué notre relation secrète. Il n’y avait que Kim qui savait pour nous deux même si elle désapprouvait le fait que j’ai une relation « amoureuse » avec Marcus. « Couche avec lui comme tu veux, mais ne fais pas de lui ton mec. » C’était ce qu’elle me disait. Pour elle, je devais juste l’utiliser comme un « sexfriend » quoi. Le problème est que je suis amoureuse de lui déjà et lui me le rend bien, c’est tout ce compte pour moi.

Dans deux jours, ma petite sœur Lucie se marie au fils d’un richissime ami très proche à mon père. C’est un mariage de convenance. Ce qui m’exaspère c’est que Lucie se convainc toute seule que c’est une histoire d’amour, une vraie. Je comprends qu’elle veut fuir la réalité et se protéger dans sa bulle mais ce n’est pas une bonne idée…C’est tout simplement du déni.

Lucie : Tu ne nous as toujours pas dit qui t’accompagnera à la cérémonie.

Moi : Combien de fois vais-je te répéter que je viendrai seule ?

Lucie (avec dédain): Seule, seule, seule. Tu n’as que ce mot à la bouche. Tu ferais mieux de quitter le taudis dans lequel tu travailles et plutôt t’affirmer dans l’entreprise de Père. Tu n’as pas fait de brillantes études de droit pour finir secrétaire quand même !

Moi : Je suis libre de faire ce que je veux Lucie !

Lucie : Je le dis pour ton bien. Mère s’est mise à la recherche d’un gendre parfait pour toi.

Moi : Que dis-tu ?

Lucie : Tu es vieille chère sœur. Cela donc ne te blesse pas de voir ta petite sœur de 24 ans se marier ?

Elle trouve toujours le moyen de me blesser, de me rabaisser. J’ai pris sur moi et caché mon mal-être.

Moi : Arrête ton sarcasme veux-tu ? Je te demande plutôt de m’en dire plus sur ce que Mère fabrique dans mon dos.

Elle a fait la moue qu’elle fait toujours quand elle sait des choses que j’ignore. C’est tellement agaçant. Nous étions dans la cour de la maison familiale, côté jardin. Elle assise en face de moi munie de son sourire sournois, prenait une autre gorgée de thé avant de déposer la tasse exactement comme notre gouvernante nous l’a appris.

Lucie : Elle m’a promis de ne rien dire.

Moi : Tu l’as déjà fait de toute façon. Ne parlons plus de ça, je réglerai ce problème directement avec elle. (faussement intéressée) Tout est prêt pour le mariage sinon ?

Lucie (les yeux pétillants) : Ooh oui, ma robe est venue hier de New York. Elie Saab a fait une merveille. Tu vas être surprise quand tu me verras la porter Samedi.

Moi : J’espère bien.

Lucie : Viens accompagnée à la cérémonie ou ne viens pas tout court.

Moi : Lucie !

Lucie : C’est mon mariage, je veux que tout soit parfait. Et ça ne risque pas de l’être si ma sœur de nom vient toute seule alors qu’il n’y aura que des gens de la haute…la crème de la crème. Je ne veux pas mettre ma belle-famille dans l’embarras.

Pour simple réponse, je me suis levée et j’ai quitté la maison. Lupita, ma gouvernante m’a lancé un regard inquiet lorsque je lui ai dit au revoir précipitamment. Je la rappellerai quand je serai calme. Là je suis triste, en colère, blessée. Ma petite-sœur que j’aime malgré ses vacheries constantes ne me considérait pas plus qu’une « sœur de nom »…Pourquoi ça me blesse alors que c’est réellement la seule chose qu’on partage ?

Ça faisait 10 minutes que Marcus était arrivé en trombe chez moi et me demandait des explications quant au fait qu’il ait vu des photos de Max et moi dans la presse. J’étais au final allée au mariage de Lucie, sous la menace de Mère. Et comme si ce n’était pas tout…

« Le jeune que tu fréquentais, Maximilien, viens avec lui à la cérémonie. » dit-elle.

« Mère nous ne sommes plus ensemble. » répondis-je.

« Je n’en ai cure. Tu viendras avec lui, un point c’est tout. » dit-elle d’une voix calme.

« Je ne comprends pas comment tu peux réussir à gâcher la relation que tu avais avec un tel homme qui a pu exceptionnellement trouver quelque chose en toi.» poursuivit-elle avec un fort mépris.

Je pense que c’est le jour où elle m’a dit tout ça que j’ai vraiment perdu tout espoir de me faire une place dans leur cœur. Je ne veux plus me battre pour eux, néanmoins j’étais faible. Ils étaient trop puissants alors j’y suis quand même allée à ce mariage…avec Max de surcroît.

Retour au présent…

Moi : Marcus, c’était juste pour faire acte de présence.

Marcus : Ça te plairait toi que j’aille à une soirée avec Marie ?

Moi : Tu n’oserais pas.

Marcus : Pourquoi pas ?

Moi : Chéri arrête, tu n’as rien à craindre, tu le sais alors pourquoi tu te mets dans cet état ?

Marcus (semblant se calmer) : Parce que je ne suis pas comme lui. Riche au pedigree noble et prestigieux. Je ne suis rien de cela…juste un pauvre étudiant.

Ça m’a attristé qu’il pense comme cela. Surtout qu’il se réduise à si peu.

Moi (les mains enveloppant son visage) : Tu es bien plus que ça Marcus, tu ne sais pas à quel point tu es précieux pour moi. Je t’aime et rien…je dis bien rien ne peut valoir plus que ça.

Marcus : Je t’aime aussi Lyvanne.

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