06
Je suis désolée.
Lyah Revignet.
Bonjour, je m’appelle Lyah Revignet. Bizarre comme entrée n’est-ce pas ? Quoi, vous n’avez jamais entendu parler de moi me dites-vous ? Si. Je pense que Divya a dû énoncer mon prénom à de nombreuses reprises. Mais bon, bref. Laissez-moi me présenter. Je suis la sœur de Didi. Enfin sa cousine mais dans notre famille on ne sait pas faire de différence. Son papa et mon papa sont même père même mère.
Alors, moi je ne suis pas encore bachelière. J’ai un an de moins que tout le reste. Cette année, je suis en terminale mais j’ai pour but d’aller poursuivre mes études à Toulouse également. Il est hors de question que je reste sans ma jumelle. Rire.
_Lyah tu es où ? Je suis pressé.
_Oh j’arrive, Abdoulaye, donne moi deux minutes.
Je descends prendre les sacs de nourriture que j’ai préparé et direction derrière le Camp de gaulle, chez mon copain. Heureusement que j’ai quelqu’un comme Abdoulaye car si mes parents apprenaient tout ce que je faisais, ils me tueraient.
J’arrive chez Freddy et toute sa famille est présente : sa sœur, ses frères et sa maman. Dieu merci je m’entends très bien avec tout le monde. Je sors tout ce que j’ai cuisiné et j’invite tout le monde à manger. Il y a quelque chose qui me touche chez cette famille. C’est leur simplicité. Vous savez, je suis habituée à voir des gens qui se plaignent de tout alors qu’eux ont le strict minimum et s’en contentent. J’ai rencontré Freddy sur les réseaux sociaux. C’était à l’époque où on rajoutait tout le monde et on faisait connaissance avec qui ça voulait bien coller. Aujourd’hui, ça fait trois ans que nous sommes ensembles et je me sens bien. Je ne sais pas comment nous ferons lorsque je partirai car il n’a pas vraiment les moyens de sortir de ce pays. Il est à l’UOB mais on sait très bien quelles sont les conditions dans lesquelles les étudiants apprennent. J’espère juste qu’il se battra et qu’il saura être ambitieux car croyez-moi, je le suis, et un peu « trop ».
Après le repas, je discute avec tout le monde et on s’éclipse lui et moi. Pour l’instant, ils ne m’ont pas montré qu’ils s’intéressaient à ma classe sociale etc.
Mes parents sont très stricts et les frères qu’on a dans la famille le sont aussi. Mais, de ce que je sais, les enfants dont les parents sont stricts, sont en général ceux qui prennent le plus de risque. Rire.
Didi et moi sommes très fusionnelles. Nous avons la même vision des choses, les mêmes idées et les mêmes perspectives d’avenir. Et c’est pourquoi, je pense que nous nous lancerons dans l’entreprenariat, histoire de servir aux autres. Dans quel domaine? Il y en a tellement. On se décidera sûrement plus tard.
Alors que je suis entrain de lover avec mon copain, papa m’appelle. Je préfère ne pas répondre car je sais qu’il me cherche. Je demande à Freddy de me raccompagner prendre un taxi pour que je puisse rentrer.
Je prétexte avoir été chez une amie que les parents adorent et je monte dans ma chambre pour appeler ma sœur, qui a beaucoup de choses à me raconter.
On fait un rattrapage et ce que j’apprends me choque. Non seulement elle a rencontré quelqu’un, mais l’attitude de Franck Ayilé a changé. Je la laisse finir avant de philosopher. De toutes les façons, c’est ma vie.
_Hum la sœur, Franck Ayilé est ambiguë. Tu ne peux pas faire l’aveugle alors que ça se voit à des kilomètres. Fais attention.
_Non, il ne comprend rien.
_Mais essaye aussi de le comprendre. Et puis, qu’est ce que ça vous coûte d’avoir une discussion d’adulte ?
_Il ne comprend pas je te dis.
_Non, toi aussi tu es fautive. Quelque chose se passe, au lieu de discuter avec lui tu te braques et t’enflammes. C’est plus des disputes que vous avez. Ce ne sont pas des discussions. Toi aussi tu es bornée. Regarde ta réaction vis-à-vis de Lilian par exemple. Elle est plus que démesurée. Tu es plus sur la défensive et Franck Ayilé t’a tellement frustrée que tu t’es jetée sur Lilian. Malheureusement, il a eu raison de t’envoyer chier.
_Tu vois que Franck Ayilé me pourrit la vie.
_Je te parle de Lilian, pas de Franck. Pourquoi tu ramènes tout à lui ?
_Parce qu’il en est la cause. Il est au centre de tout.
_Tu aurais pu lui demander ce qu’il faisait avec Lilian non ?
_Pas besoin.
_Et si jamais ton opinion est erronée ?
_Je m’excuserai.
_Tout est facile pour toi apparemment. Tu sembles oublier de qui on parle. J’espère pour toi que tu as bien saisi les mots qu’il t’a sortis. Mais,, fais attention. Vraiment !
_Attention à quoi ?
_Tu es amoureuse de Franck Divya. Soit tu n’en as pas encore conscience, soit tu le seras dans peu.
_Jamais de la vie Lyly. Jamais.
_On verra alors. Tu me diras que j’avais raison. Mais, évite donc de faire en sorte que vous vous déchiriez.
On finit par parler d’autre chose puis je raccroche. J’ai mal pour elle car elle a du mal encore une fois à se concentrer sur ses émotions et à les exprimer. Je sais très bien, et ce depuis le début, que Franck A est son genre de mec. Et leur histoire de meilleurs amis qui est si soudaine…. Un homme et une femme ne peuvent pas se parler tous les jours, tout se dire, sans qu’un attachement ne naisse. Et cet attachement est né mais chacun refuse de se l’avouer. Trop de fierté tue la fierté.
Ravie en tout cas d’avoir fait votre connaissance. Je dois retourner vaquer à mes multiples occupations.
*******************
Franck Ayilé.
Je suis de bonne humeur ce matin. On vient de se lever et on vient de finir un skype familial. Ça fait toujours du bien de parler à sa famille. Comme d’habitude, papa et sa « femme » Fran-Ambia, se sont disputés. Il veut toujours et toujours être sur son dos même à distance. Mais c’est ça l’amour fusionnel. Je fais mon sac et je vais rejoindre Lilian et les autres amis à qui il a dit que j’étais là. Si je savais qu’ils étaient tous ici, je me serais sûrement installé. Je prends directement mon trolley car je sais que je ne reviendrai pas ici. Fran-Ambia ne souhaite pas m’accompagner car elle ne les connaît pas et elle préfère se reposer. Je lui fais donc un gros câlin et promets de l’appeler plus tard. Je prends le métro et direction Jean-Jaurès, chez Lilian.
Un dimanche assez doux. Dans le sud il ne fait pas trop froid. Ils commandent à manger et on passe du bon temps. On se rappelle de toutes les grandes vacances et de ce qu’on a pu vivre. On se tape des barres. J’apprends que Lilian voit quelqu’un. Il me parle d’une fille gabonaise, assez timide mais qui commence à lui taper sur le système. J’ai envie de lui dire qu’il n’y a pas que lui qui subit ça mais je me retiens. Ce ne sont pas mes affaires. Ce n’est pas à moi de lui dire que je connais Divya. Et dans tous les cas, j’ai décidé de la mettre de côté. Alors je l’écoute seulement et je me contente de répondre brièvement.
_Les gars, la fille a pourtant tout. Mais son caractère là, je ne sais pas si je peux supporter ça. C’est le genre de filles qui va te rendre fou.
_Ah mon gars, lui répond Yannick ; il faut donc quitter dans ça.
On éclate de rire mais je ris juste pour faire plaisir et ne pas paraître suspect. Je n’aime pas la manière dont il parle d’elle mais intérieurement je me dis que c’est aussi bien fait pour elle. Son téléphone sonne et il s’éclipse. A l’entendre décrocher, je sais que c’est elle qui l’appelle. A croire qu’elle a trouvé l’homme de sa vie celle là.
J’attendais quand même qu’elle m’envoie un message pour s’excuser mais comme d’habitude avec elle, c’est l’orgueil qui gagne. Mon orgueil gagnera donc cette fois.
A 16 heures, je vais prendre mon train et je rentre à Montpellier. J’appelle ma sœur pour lui signifier que je suis en train de m’en aller. Elle pleurniche encore. Il serait peut-être temps qu’elle se trouve un copain. Quoi ? Je vous vois déjà vous dire que je vais encore faire mon désordre. Pas du tout, je vous promets que si c’est quelqu’un pas comme l’autre idiot, je la laisserai.
**********************
Divya.
Au téléphone avec Fran Ambia, je reste interloquée. Elle me raconte donc ce que Franck Ayilé lui a raconté. J’ai donc la bonne version. Dieu seul sait à quel point je me sens mal. Pour une fois, je reconnais que je suis excessive. Pour une fois je réalise que je ne sais pas gérer mes colères. Pour une fois, j’accepte que j’ai un problème. Et cette fois, je reconnais mes torts. Mais je sais que c’est trop tard. Je sais qu’il ne voudra plus m’écouter. A quoi m’attendais-je aussi ?
J’ai la gorge nouée et l’estomac l’est également. Ça m’arrive lorsque je sais que je n’ai pas d’issue pour régler un problème. Qu’est ce qui m’a pris ? Devrais-je lui envoyer un message ? Non, je ne peux pas. Je suis trop orgueilleuse. Je n’ai pas envie que ma fierté prenne un coup parce qu’il m’aura envoyé au large.
On n’aura beau me répéter que l’orgueil et relation quelle qu’elle soit, ne font pas bon ménage. Mais je n’écoute personne. De Toutes les façons, je n’en fais qu’à ma tête. Certains diront que j’agis ainsi parce que j’ai tort et que je refuse de le reconnaître. D’autres diront que c’est enfantin. Mais je sais déjà qu’on va m’envoyer chier.
Je passe mon dimanche sous ma couette, triste. Une atmosphère de morosité s’est installée au sein de mon appartement. Et cela s’est aggravé lorsque j’ai appelé Lilian ce midi et qu’il m’a fait savoir qu’il était avec des amis et cet ami là qui vivait à Toulouse. Mon cœur se serra car je sus directement de qui il s’agissait. Mais, je ne vois pas pourquoi je devrais lui parler de Franck A. Pour lui dire quoi de toutes les façons ? J’attends le bon moment. Mais qu’est ce que le bon moment ? Je l’ignore.
Il m’a proposé d’aller au cinéma ce soir mais j’ai décliné son offre. Je n’étais pas d’humeur à sortir. Et lorsque je suis dans ce mood, je suis désagréable avec tout le monde. Je ne contrôle rien et je pense que c’est ce qui me fait mal.
Toute la semaine qui a suivi, ça a continué. Je le fuyais, je ne répondais pas à ses appels, je répondais tardivement à ses messages et je trouvais toujours une raison pour ne pas qu’il vienne à la maison ou pour refuser toutes ses propositions de sortie.
A de nombreuses reprises, il m’a demandé si j’avais un problème mais j’ai dit que non. J’ai mis ça sur le coup de la pression de l’école.
Ça a été la même avec Fran Ambia. Je l’ai fui toute la semaine, mais elle a compris que j’étais dans cette période noire. Souvent j’aimerais qu’on me comprenne, qu’on m’assiste, qu’on ne me laisse pas tomber, mais je ne fais rien pour. Je fais tout pour qu’on me laisse tranquille.
Etre faible. Pourquoi ? Je sais, certains me diront que s’exprimer ou exprimer ce que l’on ressent n’est pas synonyme de faiblesse. Mais je sais aussi que les gens auront tendance à avoir pitié de moi. Et c’est quelque chose que je déteste. Alors, je trouve raisonnable de tout garder pour moi.
Je n’ai plus personne avec qui rire. Plus personne avec qui je peux parler de tout sans tabou. Plus personne que je pourrais contrer à chaque fois qu’elle me sort sa vision des choses. Plus personne pour me rappeler que je suis têtue. Je me sens tellement mal.
Aujourd’hui c’est jeudi. C’est le jour des soirées des étudiants et demain je n’ai pas cours. A l’école, les filles m’ont proposé de sortir mais ce n’est pas mon délire et encore moins maintenant. J’aurais aimé leur faire plaisir, mais hélas.
C’est dans ces moments que je me pose des questions sur moi. Que je fais une introspection. Que je me demande pourquoi je suis ainsi. Mon téléphone ne cesse de vibrer mais je n’ai pas envie de répondre. Alors, je me contente de simplement le retourner.
Je vais prendre ma douche et faire mes soins corporels et pour cheveux. Lorsque j’en sors, on toque à ma porte. Dieu merci, j’ai un interphone vidéo. Je regarde qui ça peut être et c’est Fran Ambia. J’ouvre alors quelques temps après. Je le vois débarquer, les mains pleines avec un KFC.
_Revignet, on va manger et passer du bon temps. Si tu ne veux pas, mets moi à la porte et tu expliqueras à mes parents pourquoi j’ai dormi devant ton appartement.
Je ne peux m’arrêter de rire.
_Cherche qui te mange Matendet. Rentre.
Elle va déposer son sac dans ma chambre, ce qui me fait comprendre qu’elle passe sa nuit ici. Demain on n’a pas cours de toutes les façons.
Elle s’occupe de tout pendant que je m’habille et je vais la rejoindre à table.
_Je peux savoir pourquoi tu as disparu madame ? Je suis ici seule. Si il t’arrive quelque chose, je fais comment pour expliquer aux parents ?
_T’inquiète, ça ne se reproduira pas.
_Tu es dans ta période noire où on doit tous te laisser tranquille n’est-ce pas ?
_Oui, un peu.
_A cause de ?
_Rien, je ne sais pas.
_Didi, regarde moi s’il te plait.
_On peut en parler après s’il te plait Nani ?
_Ok, mais après ne signifie pas jamais.
Elle me parle de sa semaine et on rigole. C’est ce que j’aime avec Nani. Elle est sans prise de tête. En fait, elle a une de ces facilités à faire comme si de rien n’était, et à détendre l’atmosphère. Elle est magique. Faire comme si de rien n’était…Comme son frère.
Après avoir avalé tous ces morceaux de poulet pané, madame va se mettre sur le tapis et met la musique. Je la rejoins et on kiffe notre vie.
_Alors, tu me dis ce qui ne va pas maintenant ? Me dit-elle.
_Je ne suis juste pas dans mon assiette.
_Oui mais est-ce qu’à chaque fois tu es obligée d’en faire payer tout le monde ?
_Non, je ne fais pas exprès.
_Et Lilian dans tout ça, tu te demandes ce qu’il ressent par ton comportement ? Tu aimerais aussi être dans cette situation et ne pas comprendre ?
_Non, pas vraiment.
_Apprends à contrôler tes émotions. Que ce soit avec Lilian ou même Youyou, tu as tort. Alors, prends tes dispositions. Et j’ai une question Didi.
_Es tu amoureuse de Franck Ayilé ?
Je la regarde surprise et encore une fois, je ne sais pas quoi répondre. Mon cœur bat.
_Non. C’est mon meilleur ami. Il a juste une place spéciale dans ma vie.
_Mais je trouve que vos attitudes sont bizarres. Interrogez-vous et réfléchissez y. Je lui ai dit la même chose. J’espère que vous entendrez raison. C’est à cause de lui n’est ce pas ?
_Oui. Il me manque.
_Quelqu’un te manque appelle le. Présente lui tes excuses. Même s’il ne réagit pas bien, tu auras fait preuve de maturité. Car en restant dans ton coin, tu agis comme un enfant.
Elle me tend son téléphone et lance l’appel. Mon cœur bat. Je mets le haut parleur et elle me regarde. Il laisse sonner et lorsque j’entends répondre, mon cœur bat. Je pers tous mes moyens.
_Allo, Allo ? Nani tu peux arrêter de jouer ?
_Bonsoir Franck, c’est Divya.
Tout de suite sa voix change. Un ton glacial surgit et je perds mes mots.
_Je t’écoute.
_Tu vas bien ?
_En quoi est-ce important ?
_Ecoute, je t’appelais juste pour m’excuser de mon comportement de la dernière fois. Je suis désolée. Je n’aurais pas dû agir ainsi et mieux te parler.
_C’est trop tard. Tu te souviens que tu m’avais dit que c’était la dernière fois n’est ce pas ? Que la prochaine fois tu prendrais toi même tes distances. Je le fais à ta place. Je peux avoir des réactions bizarres mais je connais mes limites. Je ne peux pas accepter un tel comportement. Alors, c’est bien que tu t’excuses, mais je ne peux rien pour toi. Que chacun reste dans son coin.
Je ne réponds plus. Ma gorge est sèche et Nani me regarde désolée. Il finit par raccrocher sans plus rien ajouter. Je regarde juste vers le sol et tout un flot de larmes s’échappe. Je ne fais aucun bruit. Je laisse juste ma douleur sortir. J’ai mal. Je regrette d’être celle que je suis. Nani me reprend le téléphone et me prend dans ses bras. Je pleure encore plus.
_Ce n’est rien Didi. Il se calmera. Il parle avec la colère et tu sais très bien que dans cette situation, personne ne peut l’arrêter. Même pas moi.
Je me déteste. Je finis par aller dans la chambre continuer de pleurer car je n’arrive pas à me calmer. C’est peut-être un tout.
Nani me laisse tranquille et finit par se coucher au salon. Je suis tellement désolée de la mettre mal à l’aise. Dans la nuit, je vois que Lilian a encore essayé de m’appeler. Je lui envoie un message pour m’excuser.
« Je m’excuse pour le comportement que j’ai eu ces derniers jours. Je suis dans un mood assez bizarre. Et je m’en excuse car je sais que je te fais du mal. C’est pourquoi je préfère qu’on fasse une pause. J’ai besoin de réfléchir à ce que je veux vraiment ».
Il appelle mais toujours rien. Il finit par envoyer un message pour que je donne des explications. Je lui promets de lui en donner le lendemain. Je vais rejoindre Nani sur le grand canapé. J’envoie un message à Franck encore une fois.
« Tu me manques. Je suis désolée. J’aimerais qu’on discute. Ta Didi. »
Puis, je me rendors.
**************************
Franck Ayilé.
« Tu me manques. Je suis désolée. J’aimerais qu’on discute. Ta Didi. »
Je relis ce message encore et encore mais mon cœur reste malheureusement endurci. C’est fini cette amitié. Et si je veux me concentrer sur ma nouvelle petite amie, je dois laisser tomber cette relation amicale ambiguë.
Je sens Mélodie se rapprocher de moi et me coller. Elle me fait un bisou sur la tempe en me demandant ce que je fais sur mon phone à une heure pareille. Je supprime ce message avant de lui répondre, rien du tout. Je la prends dans mes bras et la couvre de bisous. S’en suit alors une nuit assez Folle.
Plus d’amitié entre Divya et moi. C’est fini.
