07
Etrange….
Franck Ayilé M.
_Tu n’as pas l’air dans ton assiette, me dit Mélodie.
_Si ça va t’inquiète pas.
_Tu n’as pas l’air très enchanté à l’idée de passer un bon week-end.
Je ne réponds plus et je me contente de prendre nos trolleys. J’attends qu’elle sorte de l’appartement pour le fermer. Direction la gare pour prendre le train pour Lyon.
Je ne suis pas dans mon assiette car de base, je n’aime pas trop fêter mon anniversaire. Et puis dans tous les cas, il y a certaines personnes que je ne souhaite pas voir. Mais, ce sont les 18 ans de ma sœur aussi et pour elle je ferais tout.
Arrivés à la gare, on va se prendre des sandwich chez Paul car Mélodie a faim et elle ne peut pas supporter. Ensuite, nous montons dans le train pour 4 bonnes heures. Ces heures me permettent de réfléchir. Comment vais-je me comporter durant tout un week-end en l’ayant à mes côtés ? Je ne sais pas faire semblant donc tout le monde saura qu’on est en froid. Mais je n’aime pas trop exposer ma vie ni mes problèmes et j’ai peur que ça jette un froid et qu’une mauvaise ambiance s’installe. Je vais essayer de gérer.
Ça fait exactement un mois et demi qu’on ne se parle plus. Ça fait deux semaines qu’elle a cessé de m’envoyer de multiples messages. Je pense même que c’était du harcèlement. Mais je suis resté indifférent. Je n’ai pas le temps pour les conneries.
Je me sens bien avec Mélodie dans tous les cas. Elle est sans prise de tête, elle est tout le temps aux petits oignons, même s’il est vrai qu’il faut tout lui dire. J’aime bien ces femmes là qui savent quels sont leurs devoirs. Je l’ai rencontrée à une soirée organisée par le BDE de la fac. Ça a directement accroché mais c’était plus amical de mon côté. Elle a commencé à dire à tous les gens qu’on connaît qu’elle m’aimait bien et que je l’attirais car je parais mystérieux. Rire. Si mon mystère vous attire, tentez, il vous fera fuir de suite. On a discuté, elle était bon délire et ça commençait à coller. A vrai dire, je me suis dit, je vais tenter car elle a insisté pour dire qu’elle pourrait être la femme qui me correspond. J’ai donc fait ça juste par curiosité. Bref.
Mélodie est gabonaise. Son père est Fang et sa mère est Punu. Si j’annonce ça à ma mère elle me dira que je veux la tuer. Une femme Fang ? La dot, rire.
Elle est tout le contraire des femmes que j’aime. Enfin j’ai toujours eu des petites amies avec des formes. Elle, elle est toute fine, et noire, mais pas trop. Toutes mes copines ont toutes des cheveux naturels mais elle est accroc au défrisage et aux longs tissages. Mais bon, il faut savoir sortir de sa zone de confort.
Elle est calme, très démonstrative, mais j’ai souvent l’impression qu’elle est trop présente. Je n’aime pas qu’on me colle trop mais l’inconvénient c’est qu’on a un peu les mêmes fréquentations donc elle est tout le temps aux mêmes soirées que moi.
Alors, si elle est là le week-end et la semaine encore, à quel moment je respire ?
Mais pour l’instant je supporte.
Je la sens me toucher, toute joyeuse.
_Nous sommes arrivés. Je vais enfin rencontrer ton entourage.
Je me contente de lui sourire. On descend du train et je vois au loin Imane arriver. Elle est accompagnée d’Erima. Les présentations se font et elles nous emmènent à l’appartement où tout le monde dormira et où aura lieu la soirée. On est vendredi et le reste de la bande arrivera ce soir. Je pense que Fran-Ambia arrivera en début d’après-midi si elle respecte le programme qu’elle m’a donné. C’est elle que j’attends pour faire les courses.
_Vous voulez sortir manger ?
_Non, pour l’instant on n’a pas faim. On a pris des sandwich.
_D’accord parfait.
Imane me refait un récapitulatif de la liste des courses et tout est ok.
A 13 heures, elle nous propose d’aller au Centre commercial car je dois prendre le cadeau de Nani et Mélodie souhaite faire des petites courses. Les filles s’entendent bien et c’est le plus important. Je ne veux pas qu’elle se sente mal à l’aise mais je sais qu’une fois Nani dans la place, tout changera.
On se prend quelque chose à grignoter avant de rentrer. Je vais m’allonger et relance tous mes invités pour savoir s’ils ont tous pu prendre leur train.
A 17 heures, Les filles ressortent chercher le reste des arrivants. Mélodie et Elima qui est arrivée tout à l’heure, restent pour superviser les préparatifs de la soirée.
Lorsqu’ils sont tous de retour, je sors à grands pas de l’une des chambres que j’occuperai avec Mélodie car j’entends de grosses voix. Toute la team est là. Tous mes gars sont là, ceux du lycée mais aussi ceux de Toulouse. Je dis bonsoir à tout le monde et fais visiter l’appartement. Il s’agit d’un T4. Le propriétaire a pu nous mettre 4 personnes par chambre et le salon a deux canapés de 3 places. Il y a un matelas en plus donc tout est ok. On peut tenir à 15 ici. Et au pire, il y a les appartements des Filles de Lyon.
Les présentations faites, tout le monde commence la soirée. A 20 heures, on entend sonner. Il s’agit de Divya, qui a pris le dernier train avec Nani car elles ont raté celui d’avant.
Je la trouve amincit mais plus jolie. Elle plaque un sourire sur son visage et elle dit bonsoir à tout le monde.
Les filles lui proposent d’aller se mettre dans l’une des chambres et la chambre qu’elle veut choisir est celle dans laquelle je me retrouve avec Mélodie, sachant que les autres n’ont pas encore choisi. Lorsque les filles lui disent qu’il s’agit de ma chambre avec ma copine, je la sens à distance se crisper puis me regarder avant de détourner son regard.
Nani qui est arrivée avec elle, se met sur mes genoux et commence à me faire des bisous. Je soupire d’agacement mais elle s’en fout. Je lui présente Mélodie et elle me lance juste un regard sans rien ajouter.
Aux dernières nouvelles, elle était en couple avec Lilian mais la distance qu’il y a entre eux me fait comprendre qu’ils ne sont pas si bien que ça ensemble. Rire.
Les tours dans les salles de bain fusent car tout le monde souhaite prendre une douche et être présentable. Ce soir c’est un cocktail. Nous avions passé des commandes pour qu’on nous prépare des mini pâtisseries sucrées et salées. Les filles ont pu faire des desserts et les gâteaux d’anniversaire ont été commandés. Les boissons ont été achetées en gros, comme s’il s’agissait du mariage de quelqu’un mais je sais déjà que tout partira d’ici dimanche.
L’atmosphère de la soirée est assez chaleureuse, jusqu’à ce que Fran Ambia me prenne à part.
_C’est elle ta Mélodie ?
_Oui, qu’est ce qu’il y a ?
_Rien, bizarre, ce n’est pas ton genre.
_Tu trouveras toujours quelque chose à redire sur mes partenaires Nani ? C’est quoi le problème ?
_Je ne fais que constater, pas besoin de t’énerver. Ça m’étonne juste.
_Ok.
_C’est aussi mon anniversaire et je m’en fous que tu m’aies acheté un cadeau. J’ai envie que tu me fasses un autre, que je pourrai garder en souvenir toute ma vie.
_Lequel, demandai-je le sourcil arqué.
_Que tu fasses la paix avec Didi. Elle est mal. Ça se sent. Tu as vu comment elle a perdu du poids ? On ne peut pas tous passer un bon week-end et vous êtes en froid.
_Jamais de la vie. Demande moi tout ce que tu veux mais pas ça.
_Tu es vraiment terrible. Cesse d’être ainsi.
_Je suis bien avec Mélo. Elle est bien avec Lilian.
_Ils ne sont plus ensembles Youyou.
_ Ça ne me regarde pas. Ce sont leurs problèmes.
_Tu comptes revoir ta position un jour ?
_Non, jamais. Et n’insiste pas Nani.
Je suis parti du balcon et j’ai rejoins les garçons qui cherchaient déjà comment pimenter la soirée.
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Divya R.
Je suis entrain de placer la nourriture dans les plateaux lorsque j’entends quelqu’un me parler. Je ne prête pas attention de suite car je suis ailleurs.
_Excuse moi ? C’est Divya c’est cela ?
_Oui, c’est ça.
_Mélodie, la petite amie de Franck Ayilé.
_Enchantée, avec un sourire forcé.
_Ravie de faire ta connaissance, me dit-elle.
Je me contente juste de sourire.
Elle propose de m’aider et je ne dis pas non. C’est l’anniversaire de son copain de toutes les façons. Etait-elle obligée de me préciser que c’était sa petite amie ? J’avais déjà compris. Sauf que, je la trouve trop forceuse. Elle n’est pas tout à fait sincère. Mais, ce ne sont pas mes histoires. Après on dira que j’ai toujours quelque chose à redire.
Je préfère rester dans mon coin ce soir, et même tout le week-end. Je sens souvent des regards appuyés de Lilian et je sais que durant tout le week-end, il surveillera mes faits et gestes. Depuis que nous avons eu cette discussion et qu’il m’a sortie des paroles méchantes, je n’ai plus jamais voulu lui parler. Je pense que le respect ne se vend pas à la pharmacie. Il est accessible à tous.
En effet, le lendemain de la fameuse soirée durant laquelle Franck A m’a envoyée au large, Lilian a insisté pour avoir une discussion avec moi. J’ai proposé qu’on se voit dans un restaurant, histoire d’être sur un terrain neutre. Lorsqu’il est arrivé, celui-ci a tenté de m’embrasser mais rien à faire. J’ai mis la tête sur le côté.
_Alors, tu m’expliques ?
_Oui. Je suis désolée encore une fois pour mon comportement. Mais je pense que ça peut s’expliquer. On s’est trop précipité. Je ne suis pas le genre qui se met en couple juste pour le plaisir. J’ai besoin de base. Ce soir là, tu m’as fait passer une bonne soirée et je n’ai pas pu refuser ton baiser. Je ne sais pas si j’en avais juste envie comme ça ou si je souhaitais m’évader mais je ne pense pas que ça ait été désiré.
Tu me fais du bien. Enfin, tu me traites bien et on passe du bon temps en ta compagnie. Cependant, je ne sais pas si je peux m’attacher à toi. Je ne te connais pas vraiment, et j’aimerais y aller doucement.
Il m’a regardé durement. Il a croisé ses bras et a commencé par me dire :
_Pour qui me prends tu ? Tu penses qu’un grand comme moi on joue avec ? Tu viens me sortir tes histoires de films de je veux m’évader. Tu penses que je suis ta distraction ? Tu n’as pas de bases, tu n’y as pas pensé avant ? Pardon, il ne faut pas me distraire hein. Si tu te cherches encore il faut te chercher sans moi Lilian Cissé.
_Je ne t’ai pas dit que je ne t’appréciais pas ou que tu étais une option. Je t’ai juste dit que j’ai besoin de bases car tout va trop vite et je n’y arrive pas. Pas, pour l’instant en tout cas.
Il n’a plus commandé, s’est levé et est parti. Je suis restée plantée là et j’ai trouvé la dernière force qu’il me restait pour rentrer chez moi. Après ce jour, tous les jours, il m’envoyait des messages méchants. Pour lui je n’étais qu’une pauvre fille, qu’une idiote qui ne savait rien faire à part jouer avec les gens. Qu’un glaçon comme moi n’irait nulle part. Ça me faisait plus rire qu’autre chose car je trouvais qu’il était dans l’excès. On n’était pas en couple depuis non plus. Donc ça ne s’expliquait pas. Mais un jour, il m’a juste envoyé « tu n’es qu’une pauvre pute. Tu utilises les enfants des gens pour blesser tes amants ». Et là, je n’ai pas réagi. Je n’ai pas vrillé. J’ai juste gardé mon calme et je lui ai demandé de ne plus jamais me contacter s’il ne voulait pas que ça aille loin. Il ne m’a plus jamais contacté. A l’école lorsque je le voyais, je changeais de chemin et lui de même.
C’est à l’école qu’on m’a expliqué qu’il aurait appris que j’aimais un autre. Rire. Les gens ne savent rapporter que ce qu’ils interprètent et considèrent comme étant vrai. Je n’ai pas eu besoin de m’expliquer. C’est son pétard.
Fran-Ambia m’a un soir, fait passer un message de Franck comme quoi, je devrais tout expliquer à mon « copain » Lilian, au lieu de l’envoyer chez Franck. Je ne savais même pas qu’il était allé lui parler. J’ai préféré ne rien faire.
En ce qui concerne Franck Ayilé, j’ai aussi laissé tomber. Je lui ai envoyé des milliers de messages, qui ont tous été lus sans réponses. J’en devenais pratiquement folle. Ce n’est pas parce qu’il y a Fran Ambia que je ne me sens pas seule. Je ne veux pas l’embêter parce que j’estime qu’on vient tous d’arriver et que chacun à sa nouvelle vie à gérer. Et c’est son frère aussi. Je ne veux pas qu’elle ait à prendre parti. Alors, je gérais mon mal en silence. Je ne savais plus quoi faire.
Par des recherches sur internet, j’ai pu trouver différentes façons de surmonter des situations difficiles mais je n’y arrive pas. Souvent la solution à un problème est le problème lui même.
_Didi…. ?? Je sens quelqu’un me toucher sur l’épaule et je reviens à moi.
_Tu rêves ? Ça fait dix minutes qu’on t’attend tous pour manger.
_J’arrive Imane. Je finis de ranger et je vous rejoins.
Elle me laisse et je reviens vite à moi. On passe à table et la soirée est plutôt sympa, tout comme le week-end entier.
Le gâteau a plu aux jumeaux et on leur a fait une vidéo surprise avec tous les membres de leur famille. Ambia a pleuré, cette madeleine qui fait semblant d’être dure.
Le lendemain, la boîte a été parfaite. Le comité d’organisation de Lyon a assuré. Dj gabonais à l’appui, ambiance comme à la maison et tout ce qui s’en suit. La règle est que pour la dix-huitième année, chacun prenne dix-huit shoots. Nous avons passé un week-end assez intéressant et la séparation fut très difficile.
A nous revoir peut-être pendant les vacances de Noël. Le retour a été dur pour moi car j’ai dû regagner mon appartement et tous mes problèmes.
Imane m’a appelé pour savoir si j’étais bien rentrée et j’ai affirmé que oui.
JE souhaitais lui dire que je ne vais pas bien. Que je vais mal et que ça me ronge. Que j’ai besoin de ses conseils et qu’elle m’aide à surmonter ces difficultés. Ça fait un mois que ça dure. Un mois et toujours au point mort.
Apprendre que Franck s’était mis en couple, m’a fait mal. Avant, il me l’aurait fait savoir. Il m’aurait demandé conseil et j’aurais déjà fait mes multiples crises de possessivité.
Il me manque et tout est sombre, je suis vide. La fameuse citation de Lamartine « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » prend tout son sens. Je comprends quel message a été transmis.
Le manque est le sentiment le plus difficile à supporter. Il crée en nous une douleur tellement forte qu’on ne peut la contrôler. Tout nous ramène à l’être concerné. Des souvenirs, des moments passés ensemble, des messages, même des trucs futiles comme un vêtement peuvent nous rappeler que nous « manquons » de la présence de quelqu’un. Ce sentiment qui crée en vous de l’angoisse, de l’oppression, une envie de pleurer pour tout et n’importe quoi.
Cette citation résume en quelques mots, la douleur que je ressens face à la perte de mon meilleur ami.
La semaine suivante, je ne sais pas si je peux dire que ma vie a changé, mais en tout cas, elle a pris un tournant que je n’avais jamais imaginé.
Alors que je sortais des cours et que j’étais allée faire des magasins, je me suis retrouvée dans une zone perdue dans laquelle les transports se faisaient rares.
Le tableau des horaires de bus m’indiquait que celui-ci ne serait pas là avant trente minutes.
Je mis donc mes écouteurs et la musique à fond.
Il n’y a personne. Je regarde les voitures passer et je rêve de temps en temps. Une vieille dame au loin, âgée d’environ 60 ans vient s’installer pas loin de moi, sûrement pour attendre le bus. Je me sens moins seule tout d’un coup.
Mais, elle me fixe. Je fais semblant de ne pas voir mais ça me gêne. Je suis tentée de lui demander si elle a un problème mais je me souviens aussi qu’ici il y a du racisme. Elle doit sûrement penser du mal de moi. Elle s’approche tout à coup mais je ne lève pas la tête.
_Bonsoir mademoiselle.
_Bonsoir, disais-je assez hésitante.
_N’ayez pas peur. Elle me fait tout de suite un sourire chaleureux, qui semble me rassurer.
_Pourquoi êtes vous si triste, me demande-t-elle.
_Je ne le suis pas.
_Si. Tout va bien dans votre vie ? Vous êtes tellement pleine de vie. Alors pourquoi un quotidien aussi noir ?
_Je ne sais pas madame. Où voulez-vous en venir ?
_N’ayez jamais peur de vous exprimer et d’exprimer vos sentiments. N’ayez jamais peur de paraître faible. Affirmez vous plus. Arrêtez de vous prendre la tête. Il sera à vous.
_Pardon ?
_Vous l’aimez n’est-ce pas ?
Je la regarde interloquée. Elle se contente de sourire encore.
_Vous êtes étudiante en droit n’est-ce pas ?
_Euh, oui.
_Attention. Ce sera dur pour vous. Beaucoup d’obstacles. Mais parce que vous êtes une battante, vous réussirez. Je vois un homme. Distant, fort de caractère et renfermé. Avez-vous quelqu’un dans votre vie ?
_Non, pas du tout.
_Vous avez des sentiments pour quelqu’un ?
_Non plus.
Elle sourit encore.
_Si, mais vous ne semblez pas vouloir l’accepter. Ne permettez pas que votre relation s’effrite sinon, elle prendra votre place. Ce n’est pas bon. Mais cette relation reste tout de même floue. Trop de nœuds autour.
Le bus arrive, elle me sourit puis me dit : voici mon numéro, en me tendant un bout de papier. Appelez –moi en cas de besoin. Je suis médium. J’espère que vous y croyez.
En montant dans le bus, je me mets le plus loin possible et je la sens souvent se retourner pour me regarder. Mon cœur bat. Je range quand même ce bout de papier dans ma poche.
Au moment de descendre, je l’entends me dire : n’hésitez pas. Sa douceur me fait chaud au cœur. J’arrive à la maison le cœur lourd mais surtout retourné. Je repense à ce moment et à ses paroles. Devrais-je y croire ? Comment elle a deviné que j’étais en droit ? Ce moment m’a tellement bouleversée que je n’en ai pas dormi de la nuit.
J’ai ouvert mon journal et j’ai confié ma journée d’aujourd’hui. La nuit m’a portée conseil. Bon ou mauvais, je ne sais pas. Mais ma curiosité m’a poussé à appeler la dame. Elle m’a expliqué comment elle fonctionne. J’ai pris un rendez-vous pour vendredi après midi, pour une consultation d’une heure pour 50 euros.
Rencontre étrange, très étrange, qui provoquera sûrement le changement qui suivra dans ma vie.
