05
Chap 16
C'est samedi aujourd'hui et j'ai décidé de ne pas travailler. Un pote à moi va me remplacer. Il faut que je consacre un peu de temps à Isa. Toute cette semaine on ne s'est pas vu et en plus hier j'étais avec une autre fille. Je n'ai rien fait de mal, mais bon aujourd'hui je veux voir ma go.
Après un footing et un tour à la salle de musculation, je vais chez le coiffeur. Il ne faut pas que mes locks poussent trop. Donc je fait raccourcir mes cheveux de temps en temps. Et là je vais en profiter pour me faire faire un shampoing. Comme les nga, aujourd'hui là, je vais passer du temps au "salon".
Il est 10 heures quand je prends mon taxi pour Tsinga (le quartier d'Isa). Quand je suis arrivé, elle sortait juste de son immeuble. J'ai vu les gars qui étaient devant le portail la zieuter (regarder). Les gars, c'est vrai Isa c'est un sac de nga(une belle fille, une fille qui en vaut plusieurs), mais le sac là c'est moi qui le porte!
Je m'avance et on se croise juste devant les gars. Je prends sa main et je résiste à l'envie de tirer la langue aux autres qui ne nous quittent pas des yeux.
On va au Bois St Anastasie. D'abord parce que il y a une sorte d'exposition là bas. Ensuite parce que c'est le coin des amoureux. Et moi je suis amoureux....comment ça de qui? Après vous allez me traiter de bête. C'est vous qui êtes bête. Je suis amoureux d'Isa bien, regardez moi leurs tête! Que je peux encore être amoureux de qui?
Bref on arrive et on circule main dans la main (Hééé les choses des blancs en plein Yaoundé) entre les différents stands. A vrai dire je ne saurais vous dire de sur quoi portait l'exposition. Je sais que ça concernait les femmes et l'eau je crois. Les trucs comme ça ne m'intéressent pas. Par contre j'ai regarder Isa tout le long. J'ai commencé à remarquer des trucs qui me semblaient bien avant et maintenant qui me semblaient...bizarres. Ses cheveux par exemple, je les trouvais un peu courts par rapport à ...d'autres. Et puis sa bouche était un peu fine. Ses yeux étaient tout ce qu'il y a de plus noirs, comme les miens. Bref c'était toujours mon Isa mais quelque chose avait changé.
Quand on a fini de visiter l'exposition on a tourné pendant 20 bonnes minutes avant de trouver un endroit libre qui n'était pas occupé par les couples. On s'est assis sur un banc et Isa a posé la tête sur mon épaule.
-Moi: Pourquoi tu ne répondais pas hier?
-Isa: Ah oui j'ai vu tes appels...j'étais un peu occupée...je ne vais pas te mentir en fait j'étais avec un djo (mec) qui me drague là. Il y avait moyen de prendre un eu d'argent et je n'ai pas hésité. Il venait de gagner un marché et il distribuait l'argent. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Mais on n'a rien fait hein Dès que j'ai eu mes dos je suis rentrée dormir. J'espère que tu peux comprendre ça.
Hum....ca ne me plaisait pas du tout. Mais hier moi même je faisait quoi? C'est vrai que Jordanne ne me drague pas et qu'il n'y a aucune chance qu'elle m'intéresse, mais j'étais quand même avec une autre nga.
-Moi: non je comprends, il n'y a pas de soucis. Moi même hier j'ai aidé une mbindi ressé (mbindi=petite ressé=soeur) là. Et ça a aussi payé, donc ça va. J'ai eu 50000kolos, cadeau alors que je n'ai presque rien fait.
Rien fait a part fricoter avec une albinos, ce qui est quand même bizarre. Quoi que vous en disiez.
On va manger dans un petit restaurant, puis je l'ai amené fait un tour à Casino. C'est vrai que je n'avais pas encore reçu mes dô mais je pouvais me permettre d'offrir quelque chose à ma nga. Elle a pris un gel douche et un déodorant. Nivea les 2. Le tout à fait 8495. J'ai failli gifler la caissière quand elle m'a donné le prix. En plus elle me tchate qu'elle n'a pas 5 frs et m'a remis 500. Je jure que si Isa n'était pas là je signais sur mes 5 frs. Elle sait ce que j'ai du faire pour avoir l'argent là? Et comme si ce qu'elle facture n'est pas assez cher, elle se permet de take (prendre) mes 5 frs. J'ai fait passer Isa devant moi et j'ai bien toisé la caissière là. Une voleuse comme ça!
A 15 heures, on a pris le taxi pour Tsinga. Comme d'habitude je m'apprêtais à la laisser devant son portail. Elle m'a retenue par la main.
-Isa: vient, entre. Ma mater (mère) est go à un deuil. Je ne veux pas rester seule.
Je n'ai même pas fait semblant de refuser. Et puis si Isa dit qu'elle ne veut pas rester seule, eh bien je lui tiens compagnie.
On est monté jusqu'au troisième étage. Puis elle a ouvert la 2e porte et on est entré dans son appartement.
Une table était à droite de la porte dès qu'on entrait. Plus loin il y avait le salon avec des fauteuils marron et rouges. La télé et juste au dessus, sur un papier encadré "Le Seigneur est mon berger je ne manquerais de rien". Entre la table et le salon il y avait un couloir dans lequel Isa a disparu après m'avoir demandé de m'installer.
Je me suis laisser tomber sur un des fauteuils et j'ai allumé la télé. Elle est revenue et s'est installé sur le bras de mon fauteuil. J'ai instantanément oublié ce qui se passait à la télévision. Ses fesses étaient à 5 cm de mon bras et moi je ne suis qu'un homme qui n'a pas verser (verser=coucher/faire l'amour) depuis longtemps. J'ai donc tirer Isa vers l'arrière et elle s'est retrouvée assise sur moi. Dès qu'elle m'a regardé je j'ai embrassé. Les gars ça faisait une semaine. Ca m'a trop manqué. Malgré le fait que je trouve désormais ses lèvres trop minces, j'ai sucé ses lèvres comme si c'était une glace ou un bonbon sucette. Elle a posé ses mains sur mes bras et j'ai fait jouer les muscles de mes biceps. Touche ma fille, touche et admire les muscles de ton gars. Je fais entrer ma langue dans sa bouche et je pose mes mains sur ses hanches. Elle se tortille un peu. Je remonte mes mains sous son tee-shirt, jusqu'à ce que je sente le tissu du soutien-gorge.
Mes doigts me démangent. J'ai envie de voir sa poitrine, de découvrir si elle est aussi prometteuse qu'elle en a l'air, mais je ne sais pas pourquoi, je baisse les mains et je caresse son ventre à la place. Elle se tortille encore sur moi. Je lâche sa bouche. Qu'est ce qu'elle fait comme ça?
-Moi: ma chérie, si tu continue à bouger comme ça, tu vas réveiller des choses.
-Isa: et on t'a dit que j'ai peur de réveiller TES choses?
Vous voyez les choses des nga? Maintenant c'est la bouche. Quand je vais vouloir aller plus loin elle va bahat (bahat=barrer=refuser).
Je repasse donc mes mains sous son tee-shirt et je file directement vers sa poitrine que je touche enfin. Seuls les gars et les lesbiennes peuvent comprendre ce que je ressens en ce moment. Ses seins sont bien gros. Même dans le soutif, ils débordent de mes mains. Je palpe. C'est ferme, doux et lisse sous mes doigts. J'ai touché, maintenant il faut que je voie et que je goute. Je commence à soulever son tee-shirt quand Isa pose la main sur mon poignet. Voilà ! Qu'est ce que j'avais dit?
-Isa: ce n'est pas le bon moment. Ma mère peut rentrer d'un moment à l'autre.
Et en plus elles ont toujours un prétexte qu'elle trouve bon. Quand on commençait, ta mère ne risquait pas de rentrer d'un moment à l'autre? Tsuuuiiiiiip.
Je retire mes mains et je la porte pour la mettre debout. On se retrouve donc debout face à face. Mais au lieu de me lâcher, elle m'embrasse encore tout en posant les mains sur mes fesses. Ekiéeeee, qu'est ce qu'elle fait comme ça?
Quand je m'apprête à la caresser aussi, elle s'éloigne. OKOHHH!!! Quand je dis que je ne comprendrais jamais les femmes.
-Isa: il faut que tu partes sinon je ne réponds plus de moi.
Elle dit ça en me regardant de bas en haut et en boquant sous ma ceinture. Mama!! Les femmes d'aujourd'hui ne blaguent plus hein! J'aime ça.
Finalement on se sépare non sans s'être encore embrassé. Je rentre chez moi tout content. Je trouve Dani en train de laver ses habits devant chez elle. Moi même je vais prendre les miens et je me mets au travail tout juste ne face d'elle.
-Moi: On dit quoi?
-Dani: Ah rien. Je suis là. Et toi?
-Moi: comme tu me vois là. Ta copine t'a call?
-Dani: Aka Eric laisse moi hein! En quoi ça te regarde? Tu as finis de l'insulter?
-Moi: Donc maintenant ça ne me regarde pas? Hier ça me regardait et aujourd'hui on s'en fout de moi? Ca me regarde et en plus elle ne m'a toujours pas gi (donner) mes dô.
-Dani: Donc tu signes que tu prends sles dô là? Ichhh Eric, ichhh!!! (Ichhh=expression de dégoût).
-Moi: je ne prends pas que? Je travaille dans une banque? Je prends!!
- Dani: Depuis quelque temps je ne te reconnais plus. Tu es devenu bizarre. Mais bon c'est vrai tu as grandement participé hier. Donc Thomas l'a appelée hier dans la nuit. Il lui a fait un sermon sur le fait qu'elle avec toi. Alors que ça fait à peine 2 semaines qu'il lui a demandé tu temps. Ce qui signifie que, même quand elle était avec lui, elle te voyait déjà.
-Moi: J'espère qu'elle ne lui a pas dit qu'elle même l'a vu avec une autre nga sinon il saura que tout ç...
-Dani: tu te crois plus intelligent que qui? Bien sur que non elle ne lui a pas dit.
- Moi: excuse-moi, continue.
-Dani : elle lui a di qu’effectivement elle te voyait avant parce que tu es un de mes amis.
-Moi : bien vu !
-Dani : puis il a commencé à dire qu’elle ne lui a même pas laissé le temps de s’expliquer sur ce qu’il attendait de leur relation ici au Camer. Quand il a commencé à dire que tout ce qu’il lui demandait c’était du temps...
-Moi : elle a raccroché ?
-Dani : non
-Moi : elle aurait dû.
-Dani : je pense aussi. Il lui a dit qu’il voulait la tester en disant qu’il ne se sentait pas prêt. En fait il voulait juste du temps pour se poser, pour s’acclimater et pour s’habituer au changement dû au retour au pays.
-Moi : hum ! Pardon ! Mieux de ceux qui rentrent au pays. Nous qui ne somme jamais sorti là on va faire comment ?
-Dani : Je te dis ! Il continue en disant qu’il ne faut pas qu’elle croit qu’ilm va se laisser faire. Il va se battre pour elle. Que toi Eric tu ne la mérite pas.
J’espère juste qu’elle a sauté sur l’occasion de récupérer son djo.
-Moi : Et ? Elle a accepté ?
-Dani : non. Elle a dit « bon Thomas j’enlève le haut parleur et je vais raccrocher. Eric dit que tu commences à devenir ennuyeux ».
Mama ! Elle a brock (cassé) le djo d’autrui. Mais...
-Moi : Mais pourquoi elle a fait ça? elle ne va jamais le récupérer. Je suis sur qu’après ça il ne va plus jamais l’appeler.
-Dani : on t’a dit qu’elle voulait le récupérer ?
J’ai laissé tomber le tee-shirt que je lavais dans l’eau.
-Moi : si elle ne le récupère pas elle va faire comment ? Elle va rester seule comme ça toute sa vie ?
-Dani : que les hommes sont finis sur terre ? Jordanne est une très belle fille, gentille. Elle est un peu timide mais bon...je ne doute pas qu’elle va trouver quelqu’un qui la mérite, pas comme cet idiot de Tom.
-Moi : mais elle est alb...
Je me suis tu. Parce que Dani était en train de laver une serviette et je voyais bien qu’elle avait envie de me frapper avec.
Mais sérieux, soyons tous sérieux un moment. Si tu te mets avec un nguéguérou (Albinos) c’est que toi-même tu sais ce que tu cherches. Si tu prends leurs cheveux et que tu vends au sorciers tu auras les dô mal mauvais, mais comme eux même sont des sorciers, tu ne sais pas ce qui peut arriver. Et puis tout le monde sait qu’avec leurs os on réveille les morts. Et il y a plein de choses encore que vous tous ici connaissez, ne faites pas comme si vous venez prendre dans ma bouche.
J'ai entendu des pas et j'ai regardé qui venait. J'ai regardé au niveau du sol et j'ai vu une paire de ballerines à l'intérieur desquelles se trouvaient 2 pieds blancs. Ah tient c'est même bien qu'elle soit là celle là. Il faut qu'elle me rende l'argent que j'ai dépensé pour Isa.
-Jordanne: bobobobobonsoir.
J'ai levé les yeux. Elle portait un mini-kaba avec son immense sac à main.
-Dani: Ah bonsoir. C'est comment? Mets seulement les babouches tu viens m'aider.
-Moi: oui et quand tu auras fini de mettre les babouches tu viens, on fini ensemble.
Elle m'a -enfin - regardé. Je me suis levé pour me mettre juste devant elle.
-J: Papapapapardon?
-Moi: toi la go çi tu blague mal hein. Pardon gi moi mes dô. Tu crois que je parlais de quoi?
Elle a ouvert la bouche pour parler, mais l'a refermée sans rien dire.
Un sentiment de malaise commençait à m'envahir.
-J: je...
-Moi: je parie que tu as encore oublié? Ce n'est pas grave. Tu vas me donner une autre fois.
Dani et elle m'ont regardé en fronçant les sourcils. Moi même je ne me comprenais pas. Après lui avoir demandé l'argent j'ai pensé que si elle me le donnait, je n'aurais plus de relation avec elle. Avant que je n'ai le temps de me dire que ce n'est pas grave, j'ai sorti la phrase écrite plus haut. Allez savoir pourquoi. Bref ce n'est pas grave, je balance ma réaction incompréhensible loin dans mon esprit et je me rassoit sur mon banc pour continuer ma lessive.
Jordanne entre chez Dani et ressort avec un autre Kaba et des babouches. Dani lui fait de la place sur son banc.
Les gens, je vais vous laissez. Je vais voir la magie ici, celle là dit qu'elle lave les habits. Est ce qu'elle sait même comment on tient le savon. Et Dani que la laisse faire, après elle va encore porter les même habits là? Moi ce sont les habits que je portais hier que je suis en train de wash (laver). Comme je le dit tout le temps avec ces gens mieux tu prends tes précautions.
Chap 17
Je la regarde tremper ses mains dans l’eau. Il parait que le sang des albinos apporte l’or. Et les sorciers disent souvent que pour avoir l’argent il faut coucher avec une albinos. Et puis on fait souvent beaucoup de chose avec les zozes (zoses=zizi) des albinos. Tout le monde sait ça. Donc pour la dernière fois arrêter de me traiter de bête, c’est même comment ?
Jordanne a échangé sa place avec Dani c’est maintenant elle qui lave. Un tee-shirt est passé puis elle a pris une chemise. Au fur et à mesure qu’elle lavait, mes mouvements ont ralentis. Comment dire, elle s’en sortait bien. Elle lavait avec méthode, d’abord le col puis les aisselles et les poignets. Puis elle frottait un peu la chemise dans son ensemble. Tandis que moi je lavais sans faire attention aux endroits stratégiques.
Ok je m’excuse, elle sait faire une lessive. D’ailleurs je vais lui dire.
-Moi : Ma chérie, tu te débrouille bien hein ! Après tu viens laver aussi pour moi.
-Dani : tsuuuiiippp.
-Moi : il parait que ton gars t’a call hier ? Et que tu as fait genre tu ne veux plus ?
-J : cececececece n’est plus mon ggggars !
-Moi : donc l’affaire là est sérieuse ? Tu le barres vraiment pour des futilités comme ça ?
Elle a violement lancé un vêtement dans la bassine d’eau devant Dani. Ok j’ai compris, j’arrête. Mais je maintiens qu’elle devrait pardonner à Tomtom. Selon moi, même si il mérite une bastonnade, il n’a pas fait grand-chose de mal. C’est surement parce qu’il mop avec Jordanne qu’il a pu s’acheter sa Mercedes là. Mais si je lui dis ça on (« on » là c’est vous hein) va encore dire que je suis méchant donc mieux je me tais.
On a continué à faire la lessive chacun de son côté. Puis le téléphone de Dani à sonné dans la chambre. Elle est entré répondre puis elle est ressortie habillée.
-Dani (à J) : ma chérie, j’arrive. Mon oncle m’a envoyé l’argent. Je vais chercher ça là là là ! Je reviens tout de suite. Ca ne te dérange pas ?
-J : Nnnnon ! Vas-y, je t’attends là.
Dani partie on est resté tous les 2 face à face. Enfin moi je suis resté face au haut de sa tête. Parce qu’elle a plongé les yeux dans sa bassine et ne les a plus levés. Bon Dani n’étant pas là j’avais le champ libre.
-Moi : c’est comment tu as peur de moi ?
-J : Foufoufoufoufous moi le camp.
-Moi : Hé ton père sait que tu parle mal comme ça aux gens ?
-J : Ne croit pas que papapapapparce que tu m’a aiaiaiaiaiaiaider hier que tu peux tout te permettre. D’ailleurs.
Elle s’est levée et est entré dans la chambre pour ressortir avec une enveloppe blanche qu’elle m’a tendue. J’ai regardé l’enveloppe là comme si c’était les cacas.
-Moi : C’est quoi ?
Je savais parfaitement ce que c’était mais je ne voulais pas prendre.
-J : c’est ton aaaaargent. Comme ça tu vas arrêter de me poupoupoupourrir l’existence.
Barré !!
-Moi : mes mains sont mouillées, je ne peux pas prendre ça là maintenant.
Elle m’a regardé comme si j’étais fou. Et moi-même je me posais des questions sur mon comportement. Puis l’étonnement s’est transformé en colère. Elle a contourné une bassine et a foncé vers moi, visiblement pour entrer dans ma chambre. Je me suis levé au même moment et elle m’a percuté.
Après la décharge électrique (je l’avais presque oubliée), j’ai senti une douce pression sur mon torse et des doux cheveux dans mon cou. Ils sentaient bons jusqu’aaaaaaa. J’ai automatiquement posé mes mains sur ses hanches (que j’ai loupées) et elle a posé les mains sur mes épaules.
Comme je le disais, j’ai loupé ses hanches. En fait mes mains se sont posées un peu plus au sud. Je JURE sur la tête de ma mère que je n’ai pas fait exprès mais...j’ai fait glisser mes doigts. L’instant d’après je recevais une gifle sur ma joue. Elle m’a lâché et a reculé. Je ne sais pas ce que je trouvais le plus étonnant : le fait qu’elle m’ai giflé, le fait qu’elle a des lass (fesses) aussi intéressantes ou le fait que MOI j’ai caressé lesdites fesses et que j’ai apprécier ? Vraiment je me posais la question tandis qu’elle me regardait avec des yeux ronds et la main devant la bouche.
- J : jejejejejejeje...excuse moi. Je n’ai pas ffffffffait exprès. Mais il ne fallait pas toutoutoutoucher mes ffffffff...mes fefefefefefefefe....euh...
-Moi : Tes lass.
Elle a secoué la tête de haut en bas.
-Moi : moi non plus je n’ai pas fait exprès.
Elle s’est tournée puis baissé pour mieux installer son banc. Sur ses fesses, mes mains mouillées avaient laissées 2 traces. Elle s’est assise et moi aussi. Elle a pointé le doigt vers le sol.
-J : Voivoivoivoivoilà ton argent. Comme tutututututu les as essuyé sur mes fefefefefefesses, tes mains doivent être sèches maimaimaimaintenant !
J’ai regardé l’enveloppe et l’enveloppe m’a regardé. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas ramasser ça. Si je la prenais, il n’y aurait plus de lien. Comment ça « lien entre qui et qui ? » ? Est-ce que moi-même je sais, tout ce que je dis c’est qu’il n’y aurait plus de lien. Comprenez ça comme vous voulez. Mais d’un autre côté, j’allais encore trouver l’argent facile comme ça où ? C’est donc à contrecœur que j’ai ramassé l’enveloppe et je l’ai balancé sur mon lit. Zuttttt. Bon j’espère au moins que ce n’est pas l’argent de la malchance.
-Moi : comment tu connais John Brie ?
-J : John brie c’est ququuuuuuui ?... Ah Jean ?
-Moi : oui. Le gars qui vous a raccompagné la dernière fois.
-J : Il a essayé de me rarararaser la tête pour vendre mes chchchchchchchcheveux.
Quoi !!!!!
-Moi : heinnnn ! Et vous êtes devenu amis ?
-J : ooooui. Je lui ai expliqué que ça ne servait à rien. Et je lui ai dododododonné de l’argent à la ppppplace.
Je m’apprêtais à poser une autre question quand elle a levé la tête en plissant les yeux. Alors qu’elle n’avait pas fini la lessive, elle s’est brusquement levé et a ranger les seaux, les bassines et le banc.
-Moi : ekiéé, c’est comment ?
-J : rien !
Elle a regardé ses bras puis encore une fois le ciel. Avant de rentrer dans la chambre et de s’assoir sur le pas de la porte. C’était quoi cette histoire ?
-Moi : fini au moins la lessive de ta cota (cota=ami/amies) non ? C’est quoi ces manières ?
-J : Eeeeeeeeeric, fous moi la paix.
-Moi : je te fous la paix comment. C’est toi-même qui a dit que tu allais aider Dani. A peine elle est partie que tu abandonne déjà, tu penses que....
-J : LE SOLEIL !!!
Heinnnn ?
-Moi : le soleil a fait quoi ? tu n’avais jamais vu le soleil avant ? Tu es même comment ?
Elle a soupiré.
-J : Le soleil frappe trop fort...je ne sususususpporte pas ça.
-Moi : tsuiiiiiip, tu es vampire pour ne pas supporter le soleil ?
-J : ta bêtise m’éééééééétonne chachachachachaque jour un peu ppppplus. Des fois tu ne vois que mon alalalalalbinisme, des fois tu l’oublies complètement.
-Moi : l’albinisme a quoi à voir là dedans ?
-J : les albinos doivent craindre le soleil. A cause du risque de cancer. En bref ils ne supportent pas le soleil trop fort et moi je ne supporte pas les cons. Donc je rentre.
Et elle est rentrée en fermant la porte. Bon...euh...bon...euhhhhhh. Albinisme mon œil ! Voilà ! Au lieu d’avouer qu’elle est vampire et qu’elle sort la nuit, elle commence à dire que les albinos craint le soleil. Un africain peut craindre le soleil ? Tsuuuuuiiiiiiiip.
Je me rassois et je mets ma lessive de côté pour prendre celle qu’elle a abandonnée. Le soleil, le soleil !! Elle ne pouvait pas rester là dehors avec moi ? Au bien si le soleil la brulait vraiment elle aurait au moins pu laisser la porte ouverte. Je finis sa lessive et je vais l’étaler, ensuite je me rassois pour finir la mienne. Quoi ? Vous là c’est quoi votre problème ? Quoi je ne peux plus faire la lessive d’une amie ? Oui exactement je fais ça pour Dani pas pour l’autre vampire bégayeuse là.
Je frotte rageusement un jean avec la brosse. Et puis c’est quoi le problème de John Brie là ? Qu’est ce qu’il a à braquer les gens comme ça ? C’est quoi ce comportement ? Avant il me laissait indifférent (traduction il me faisait peur) mais là il commence sérieusement à me tchop (tchop= manger/ça me tchop= ça m’énerve). Non mais sérieux, il faut faire quelque chose. Les gens ne peuvent pas être en train de faire leurs choses, tu viens avec une tondeuse les déranger. Non non, je ne pense pas spécialement à la vampire là, mais bon...voilà quoi, quelqu’un doit faire quelque chose. C’était Jordanne, mais ça aurait pu être n’importe qui. Ca aurait pu être...Isa !
Je m’accroche à ce prénom comme à une bouée de sauvetage. Oui ça aurait pu être Isa. C’est pour elle que je m’inquiète et c’est à elle seule que je dois penser. D’ailleurs je fini ma lessive et je la call. Il faut que je lui demande si elle savait que les albinos craignaient le soleil.
Bon les gens, on se capte.
Chap 18
Je suis là dans la chambre de Dani l’oreille collée à la porte. Puis je me rends compte que je suis trop ridicule comme ça et je m’assois sur le lit. Ce gars là, Eric, il est troooooooooooooooop beau. La première fois que je l’ai vu je me suis sentie trop bête. Je suis resté scotchée devant la voiture de papa. Mais évidement lui ne m’a pas remarquée. Mais ce n’est pas allé plus loin que ça, vu qu’à ce moment, je m’investissais encore avec Thomas.
Et sa manière de parler me rend toute chose. Il m’a détesté dès le début sans que je ne comprenne pourquoi. Mais maintenant je sais que c’est parce que je suis albinos. Et mon bégaiement l’énerve. En même temps je n’y peux rien contre ces 2 états de faits. Il est vraiment con et plein de préjugés. Mais j’aime bien parler avec lui. Je crois qu’il n’est pas vraiment méchant. Et en plus j’ai vu qu’il a terminé la lessive de Dani, ce qui est tout de même gentil. En plus il a accepté de m’aider pour Thomas.
Je me demande si...bon allez, je me demande si il est célibataire. Je crois. Je ne sais pas quelle fille est capable de le supporter. Oui je suis sure et certaine qu’il est seul. Non pas que ça me concerne mais...c’est bon à savoir.
Finalement je me relève et je pousse légèrement le rideau. Il est en train d’étaler les habits et vraiment, même si il n’est pas grand, le spectacle en vaut la peine. En plus il s’est mis torse nu. J’observe les muscles de son dos tandis qu’il lève les bras pour mettre un pantalon sur la corde. Son jean tombe bas sur ses hanches et je ferme les yeux en priant qu’il n’ai pas de fossettes dans le dos. J’ouvre les yeux. Pas de fossettes. Ouf. Pas de fossettes mais de jolies fesses, qui, pour autant que je puisse en juger, ont l’air fermes et musclées. Est-ce qu’il fait de la musculation ?
Il se tourne pour se baisser et prendre un habit. Une mèche des ses locks s’échappe du chignon qu’il a fait. Je n’aurais jamais pensé qu’un homme puisse être aussi sexy avec un chignon haut (pour les mecs, chignon haut=chignon fait au centre de la tête, chignon bas : chignon fait au niveau de la nuque). J’avale péniblement ma salive et je me rince l’œil. Je déteste le soleil. Sans lui je n’aurais pas été obligée de rentrer dans la chambre.
Finalement je me rassois sur le lit. Je vais arrêter de faire la femme en manque, même si c’est le cas. Eric n’est pas et ne sera jamais à ma portée. Il est trop beau. Peut être que si j’avais été quelqu’un d’autre...
Toc toc toc
***************************************************************************************************
Je vois le rideau qui bouge, alors que j’attends devant la porte. Je dis hein ? La go si se croit même où pour guetter les gens comme ça. Elle croit que quoi ? Il est presque 18 heures et est ce que à cette heure ci on agresses les gens ? Il ne faut pas qu’elle dérange hein.
Je m’apprête à frapper quand j’entends :
-J : qu’est ce que tututututututu veux ?
-Moi : Je veux que tu ouvres la porte.
La porte s’ouvre.
-J : oui ?
-Moi : le soleil est parti...
-J : ououououououi et ?
-Moi : tu peux sortir. Comme tu jouais la paresseuse j’ai fini la lessive de Danielle.
-J : je ne vvvvvvais pas te ppppayer pour ça !
Je dis hein ? C’est la malchance avec la nga ci ?
-Moi : Je t’ai demandé quelque chose ?
Comme depuis qu’elle a ouvert la porte sa tête était baissé j’ai du moi aussi me baisser pour rencontrer son regard.
-Moi : Je n’ai pas fait ça pour toi mais pour Dani.
-J : je ssssais.
-Moi : Donc je ne vois pas pourquoi je vais te ask les dô.
Je me suis redressé.
-Moi : pourquoi tu ne regarde jamais les gens dans les yeux ?
... Je dis hein mbom (mbom=gars/mec) c’est quoi ces questions là ? Qu’est ce que ça peux bien te faire qu’elle ne regarde pas les gens dans les yeux ? Je demande parce que...parce que...parce que je veux savoir c’est tout. Je suis curieux.
-J : jejejejejeje...humhum
-Moi :...
J : jejejejejeje...
Cette histoire de bégaiement commence à bien faire. Pourquoi elle n’est pas à l’aise avec moi ?
-Moi : je dis hein ? Tu dis que tu n’as pas peur de moi mais tu n’es pas à l’aise, tu bégaie tout le temps. C’est comment ?
-J : jejejejeje ne peux pas être à l’aise avec toi si toi tu es mal à l’aise chaque fois que tu me vvvvois.
-Moi :Rhooo, je ne suis pas mal à l’aise avec toi.
Hum ! Heureusement qu’il fait presque nuit. Parce que la qualité de mensonge ci en pleine journée, ce n’est pas bon.
-J : Aaaaaaaaah bon ? Bon touche moi alalalalalors je vois !
Que je la touche ? Des images de seins et de fesses ont envahies mon esprit. Plus précisément de moi derrières ces fesses ou devant ces seins.
Un bras tendu devant moi m’a fait reprendre pied dans la réalité.
-J : Vas y ! Toutoutoutoutouche moi !
Hey les gars, est ce que les fesses et les seins dans ma vision étaient BLANCHES ? Eh God ! J’ai reculé d’un pas sous le choc.
-Moi : tutututututu vois ? Tu n’es mmmmmmême pas capable de toucher mon bras !
La mini-seconde pendant laquelle nos regards se sont croisés avant qu’elle ne lève les yeux vers le ciel m’ont permis de constatée qu’elle était déçue et énervée. Elle a commencé à baisser son bras et je l’ai spontanément rattrapé.
Cette fois ci je n’ai presque pas senti la décharge électrique. Je commençais à m’habituer. Tellement que j’ai posé l’autre main sur son épaule.
-Moi : tu vois que je suis à l’aise avec toi. Il faut donc qu’on travaille sur toi. Pour commencer tu vas venir dans ma chambre. Tu ne vas pas rester toute seule alors que je suis là et que je m’ennuie.
Eric, mbom, QU’EST-CE QUE TU FAIS ?
Elle m’a fixé avec étonnement et j’ai souri. Pas à elle hein ! A ses yeux que je voyais pendant plus d’une seconde.
Je l’ai tirée et elle s’est laissé faire. Elle a fermé la chambre de Dani pour entrer dans la mienne. Elle s’est arrêté net à peine entrée.
-J : Oh !
J’ai regardé ce qui l’étonnait. Ah oui, sur mon mur il y avait en poster, les différente voitures que j’aimais bien. Il y avait une BMW Z3, Une Mini Cooper avec le drapeau de l’Angleterre dessus, un Hummer et... une Touareg.
-J : c’est mmmmma voiture ! Et tu n’as pas passé l’âge des posters ?
-Moi : je préfère ça aux murs nus. Et puis tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter des tableaux pour accrocher aux murs.
-J : je ne savais pas que tu aiaiaiaiaimais ma voiture comme ça.
-Moi :...ce n’est pas ta voiture. Tu veux manger ?
-J : tu veux la conduire ?
On avait parlé en même temps.
-Moi : heinnn ?
-J : rrrrrrrien !
Vous-même vous avez entendu comme moi non ?
-Moi : comment ça « rien », tu m’as proposé de conduire ta voiture. Ehhhhhhh Dieu ! Oui je veux la conduire.
-J : je ne sssssssais même pas si tu sais cococococonduire. Oublie ce que j’ai dit...Oui je veux manger stp.
J’ai croisé les bras sur mon torse, elle a regardé mon torse avant de me regarde moi.
-Moi : Ma chérie, tu vas manger APRES que j’ai conduis ta voiture. Je sais très bien conduire.
Je ne savais absolument pas conduire. Je savais comment démarrer une voiture et avancer mais c’est tout. Mais ne lui dites pas.
-J :...tutututu es sur ? Tu as appris où ?
Fais quoi, fais quoi j’allais devoir aller à l’église demain. J’ai trop menti cette journée.
-Moi : oui je suis sur. On m’a appris.
On était tombé d’accord que « on » là c’est vous non ? Donc plutôt que de m’insulter commencer à me dire qu’est ce qu’on fait après avoir passé la première.
-J :...Ok. Allons-y aaaaaaalors.
J’ai sauté sur elle et je lui ai fait une bise sur chaque joue avant de la mettre hors de ma chambre. On ne sait jamais si elle change d’avis. Je lui ai a peine laisser le temps de prendre ses clès et j’ai pris sa main pour la tirer jusqu’en route.
On a marché jusqu’à la station ou le bijou était garé.
-Le mieux c’est que tu conduises jusqu’à l’omnisport et là bas sur l’esplanade du stade je pourrais conduire comme je veux.
Bon les gens, on se capte...quoi encore ? Non je n’ai rien remarqué...Quoi ? Je n’ai embrassé personne et surtout pas une nguénguérou ! Même sur la joue, je n’ai rien fait, vous êtes malades! Moi Eric, embrasser Jordanne, JAMAIS. « Vois moi les ! » (Vois moi le/vois moi la/vois moi les= façon péjorative de dire regarde moi celui/celle/ceux là).
Je baisse les yeux sur la main de Jordanne qui est toujours dans la mienne alors que j’admire la voiture avant de monter dedans. Je persiste et je signe, je ne l’ai pas bisoutée !
