
Résumé
La récalcitrante cendrillon
01
-Eric dépêche toi. Tu en as une autre qui t'attends.
Je me suis dépêché de terminer. J'ai jeté la serviette dans le seau et je me suis reculé pour admirer mon travail. La voiture étincelait. Littéralement.
Je me suis tourné et je me suis dirigé vers mon boss. Quelqu'un venait de garer un RAV 4 particulièrement crasseuse. Couverte de la poussière rouge de Yaoundé. Ca c'était normal. Mas il y avait aussi des traces noires et plein d'autres tâches et je préférais ne pas savoir d'où elles venaient.
J'ai rempli mon seau d'eau et j'y ai ajouté du savon. Puis j'ai dirigé le tuyau vers la voiture. Puis je me suis mis à la laver. Quand je pense qu'au début j'étais content si j'arrivais à laver 5 voitures! C'était sans compter sur la relative notoriété de la laverie et sur mon propre boulot. Quand je faisais quelque chose j'aimais le faire bien. Donc quand je lavais les voitures, je ne le faisais pas à moitié. Les clients étaient satisfaits. Quand je trouvais des objets de valeur dans leurs voitures, je les gardais sur moi avant de les rendre personnellement. Ma notoriété a été faite. Les gens venaient déposer leurs voitures et me demandaient moi Eric. Ils payaient 1500 pour le lavage de base. Le boss prenait 1000 et le laveur 500. Moi je lavais bien 50 voitures entre le vendredi et le dimanche. 10 le vendredi: il faut bien que les voitures soient propres avant d'aller faire la fête. 20 le samedi: il fallait que les voitures soient propre avant le voyage ou encore la bringue (fête) et 25 le dimanche: il faut que la voiture soit pimpante pour le début de semaine. Multiplier tout ça par 500, sans compter les pourboires, je pouvais facilement me retrouver avec un petit 50000 le dimanche soir.
Vous comprenez que je n'ai donc aucune raison d'abandonner mon boulot, aussi rabaissant soit-il. Comme tout bon camerounais qui se respecte, j'économise pour m'acheter un terrain puis construire une maison. Au village ou en ville je ne sais pas encore. On verra ça plus tard. Donc ce que je me fais en semaine c'est pour vivre normalement et ce que je me fais le week-end c'est pour ma maison.
Bon il parait que c'est un format word par partie (vu que c'est une nouvelle), donc là j'ai presque épuisé mon quota. Je suis donc Eric, j'ai 26 ans et je suis laveur de voiture. Mon lieu de travail se situe au niveau du quartier du lac. Mes clients sont les grands de ce pays. Voilà pourquoi je gagne beaucoup d'argent...pour un laveur de voiture. Je suis célibataire et je ne dirais pas non à une petite à me mettre sous la dent. Comme je ne sais pas très bien pourquoi je vous raconte ma vie, je vous dis quand même, on ne sait jamais.
Donc si vous avez une bougna(voiture) à wash(laver) venez me voir, vous n'allez pas être déçu. "Mr Clean carwash" je vous attends.
Bon je suis trop bavard. Je passe le témoin. Mais les gars dites moi ce qui ce passe par ici. C'est un peu bizarre de parler comme ça tout seul.. Chap 2
J'ai regardé la secrétaire partir et j'ai secoué la tête en riant. Non vraiment les femmes d'aujourd'hui! Parce qu'elle travaille dans un bureau et moi à l'extérieur elle croit pouvoir me parler comme si j'étais les fesses de la poule? Oh vraiment les nga. Je regarde ses fesses moulées dans un jupe et je secoue la tête de plus belle. Elle monte dans la voiture que j'ai terminée il y a 30 minutes et s'en va. Ce n'est même pas sa voiture. Son chef est venue la déposé ici ce matin et il l'a envoyé cherchée. Un monsieur sympa. M. Cacao on l'appelle. Je suppose qu'il est dans le cacao. En tout cas, il a les dô "mal mauvais" (il a beaucoup d'argent). Mais il ne regarde jamais les gens de haut comme vient de le faire la secrétaire. Il a oublié une barrette en or dans la voiture. Enfin je suppose que c'est de l'or, qu'est ce que j'en sais? Je n'en ai jamais vu. Bref lorsque je l'ai rendu à la secrétaire là qui pète plus haut que son cul, elle m'a toisé comme si je l'avais volée. Bref Eric, travaille ta part("ta part" après un mot ou un verbe signifie fais ce que tu as à faire et ne t'occupe pas du reste) et ne t'occupe pas des autres. J'ai commencé à laver l'intérieur de la 5ème voiture de la journée.
Quelques heures plus tard, j'étais en train de prendre ma pause quand j'ai vu une femme débarquée dans la laverie. Je la connaissais vaguement de vue. Elle venait de temps en temps laisser sa voiture ici mais je ne l'avais jamais lavé. Pourtant ce n'est pas l'envie qui me manquait. Elle avait un magnifique Touareg noir. Certainement un cadeau de ses parents ou de son chaud( petit ami). Mais madame ne m'avait jamais demandé personnellement, ce qui prouve qu'elle n'avait aucun goût. Elle a foncé à l'accueil et je l'ai entendu parler avec le boss. Ils sont ressortis ensemble 1 minute plus tard.
-Le boss: une prado blanche vous dites? Immatriculée XL...CE? Attendez (il regarde dans le régistre)...c'est Eric qui s'en est occupé. ERICCCCCCC!
Je me suis levé. Je me suis approché.
-Moi: Oui boss?
Le patron n'a pas eu le temps de placer un mot que la femme avait pris la parole.
-Elle: Bo...bo...bonjour Mo...mo..mo...monsieur. Dans la voi...ture dont vous vous êtes o...o...occupé ce ma...tin, il y a avait une ba...barrette en or. Vous l'a...vez vue?
J'ai baissé les yeux sur la femme et elle a baissé les yeux vers le sol. C'est moi qu'elle appelle "monsieur"? Ok si elle y tient. Donc la barrette était en or, j'avais raison. Mais en plus elle ne nous a pas directement soupçonné de vol, style "MA BARETTE EST OU?" comme certaines folles furieuses. Elle avait l'air inquiet et me regardait avec espoir.
-Moi: Bonjour. Si je l'ai trouvé. Je l'ai remise à la femme qui est venu récupérer la voiture tout à l'heure. Il faut lui deman...
Je n'ai pas eu le temps de terminé ma phrase qu'elle lançait un "me..merci" sonore et s'en allait. Je wanda sur son comportement.
Enfin bref, j'ai effacé barrette en or de mon esprit pour me concentré sur ma future tâche: la chasse aux belles gos!!
Chap 3
Je vous explique. Nous, à la laverie on prend notre pause, avant ou après les pauses de ceux qui travaillent dans les bureaux et les ministères qui nous entourent. La raison est simple. Souvent pendant leur pause ils viennent nous laisser les voitures et les récupère à la fin. Donc nous on doit être disponibles. Et pendant cette pause beaucoup de sous-fifres sont dehors. Les gens de la même classe que moi. La secrétaire de la secrétaire. Les femmes de ménage et autres assistantes. Remarquez que je ne cite que les femmes. Beh oui parce que je ne suis pas pédé!!!
Donc à l'heure de la pause. Je me mets torse nu. Officiellement parce qu'il fait chaud. Officieusement parce que j'aime qu'on m'admire. Quoi je ne vous ai pas dis? 65% de mes fidèles clients sont des femmes...Beh oui, je suis un beau gosse! J'ai des dread locks qui m'arrive au niveau des épaules. Elles encadrent un visage que j'estime parfait. En dessous de ce visage il y a mon cou...bien évidement! Et en dessous de mon cou...il y a le reste de mon corps. Je ne veux pas vous donnez l'impression de craner mais en vrai...je suis parfait...presque parfait. C'est vrai que je suis un peu petit...mais pour le reste, je souffre assez quand je fais de la muscu pour m'assurer que le résultat est parfait.
J'enlève donc mon...quoi comment ça je fais quelle taille? Ca ne vous regarde pas! Allez là bas! Les gens d'aujourd'hui n'ont même plus peur de fouiller dans la vie des autres! Wanda!...Taille vous même!
Un bandeau noir retient mes cheveux et j'enlève donc mon tee-shirt et je me mets au travail. Presque aussitôt je repère ma cible du coin de l'œil. Elle est en train de s'installer pour manger. En effet en contrebas de la laverie, il y a un petit restau-bar tenu par la femme du boss. Donc souvent les travailleurs viennent manger là tandis que d'autres prennent un verre en attendant leur voitures.
Bref Isabelle, puisque c'est comme ça qu'elle s'appelle, s'installe et quand nos regards se croisent, elle me fait un signe de la main. Je lui répond en souriant. Elle au moins n'est pas snobe. C'est la première chose qui m'a plus chez elle.
Je vous ai dit que j'étais célibataire mais plus pour très longtemps j'espère. Isabelle doit me tomber dans les bras et ensemble on va construire notre vie. Elle est grande, belle et pas timide du tout. Sympathique et ouverte. Ca c'est ce qui m'a attiré chez elle ensuite. Enfin elle a une paire de... LOLOS!!!!!!!!!! Bien gros et bien hauts qu'elle trimballe partout avec elle. Ils me déconcentrent chaque fois que je la vois.
Un jour que je me reposais entre 2 voitures, elle est venu prendre une pause tardive. Je trainais près du bar et on s'est mis à bavarder. C'est même elle qui m'a abordé. Depuis les mercredi et les vendredi on se fait un petit tête à tête. Ces jours là elle prend sa pause plus tard parce qu'il y a des réunions qui durent jusqu'en début d'après-midi. Elle est la secrétaire des assistantes de direction. Oui j'ai fait la même tête que vous quand elle m'a annoncé son poste. Bref passons.
Je...quoi c'est déjà fini? Franchement c'est injuste hein! Bon les gens je vous dis @+
Chap 4
Aujourd'hui on est mercredi et j'attends Isa. Je suis assis au bar. J'ai pris soin de mettre une chemise et un pantalon propres avant de m'installer. Je sentais, que c'était la femme de ma vie. Elle me convenait parfaitement. A croire qu'elle avait été créée pour moi. Nos pensées se rejoignaient parfaitement. Elle était lion et moi aussi. J'aimais les voitures et elle aussi. Elle adorait le travail bien fait et moi aussi. Je chérissais l'honnêteté et elle aussi. Tous les 2 orphelins, même si elle avait encore un cousin de sa mère. La liste est encore longue et chaque minute passée en sa compagnie me conforte dans ma résolution. Et aujourd'hui il était temps d'attaquer franchement.
Elle arrivait justement l'air complètement claquée. Elle était avec une autre femme et un homme. Ses collègues. Mais elle les a laissé s'installer ensemble et s'est dirigé vers moi. Je me suis levé pour lui tirer sa chaise. Ce n'est qu'après m'avoir fait une bise qu'elle s'est assise.
Au lieu de m’asseoir en face d'elle, je me suis assis à côté.
-Moi: tu m'as l'air bien cass(fatiguée), trop de boulot?
-Isa: non même pas. C'est à cause des foutaises qui se disent dans ses réunions. Les gens tournent en rond, se lancent des fleurs, j'en passe et des meilleures. Bref toi comment tu vas?
"J'en passe et des meilleures"! Je me demandais si un jour j'aurais l'occasion de dire cette expression.
-Moi: Ah moi je suis là. Je t'offre quelque chose à boire pour accompagner ton repas?
-Isa: oui merci.
Elle a commandé un poisson braisé qu'elle a mangé avec les mains devant moi sans faire de manières. Elle m'a même proposé de l'accompagner. Ce que j'ai fait sans hésiter. Je fabrique? Il n'y avait pas de femme qui m'attendait dans ma petite chambre à Bata nlongkak (quartier), avec un repas chaud dans les mains, donc vraiment...
-Moi: Sinon Isa, on dit quoi?
-Isa: bof rien de spécial?
-Moi: je me demandais, je ne t'ai jamais vu avec ton gars ici. Il ne vient jamais te chercher ni rien C'est comment tu as honte de lui?
Elle a ri en penchant la tête en arrière tout en me lançant un regard en coin. Les femmes!!
-Isa: c'est toi qui m'a donné le gars?
-Moi: une belle fille comme toi? tu veux dire que les gars sont aveugles ici dehors?
Elle a encore ri. J'étais vraiment sur la bonne voie.
-Isa: comme toi tu vois bien alors, il faut faire ce qu'il y a à faire!
-Moi: tu fais quoi après le boulot?
-Isa: je rentre chez moi. A moins que...
-Moi: A moins que je te propose de prendre un pot?
-Isa: hihihi, pourquoi pas? Dès que je finis je te bipe? Tu viens me cherche au bas de mon immeuble? On prendra le taxi ensemble.
J'ai accepté et on a terminé le repas puis elle est partie. Vous voyez ce que j'aime avec Isa? Pas de manières de fausses filles là, qui veulent d'abord te faire monter et descendre avant d'accepter de te voir en tête en tête. Non sans avoir accepté tous les jus/bières que tu lui offre. Bref je vais m’asseoir à l'ombre au niveau de la terrasse de la laverie. De là j'ai une vue sur l'ensemble de la zone des bureaux. Comme il n'y a rien à faire, j'en profite pour me rincer l'œil sur les passantes. Quoi??? Les yeux c'est fait pour regarder. Et puis est ce que je suis déjà avec Isa? Je peux encore faire tout ce que je veux, avec qui je veux...Mais au fond j'ai hâte qu'Isa et moi avancions. Depuis quelque temps je me sens incomplet, je sais qu'il me manque LA femme. Et je l'ai trouvée. Je suis un très grand romantique et je sais qu'Isa c'est mon âme sœur.
2016....speechless
Chap 5
"L'homme! Le ventre et le bas ventre, le tour est joué, l'homme! Le bas ventre et le ventre, le...". Je trouve que cette chanson ne dit pas totalement la vérité. Ce ne sont pas QUE ces 2 choses qui nous intéressent. On devrait faire une chanson pour les femmes. Le chemin du cœur des femmes passe par le rire. Et Isa était justement en train d'éclater de rire, et ce son me rendait stupidement fier de moi. Je lui avais raconté l'histoire du string bleu que j'avais trouvé dans la voiture d'un client. Cet idiot était venu chercher la voiture avec sa femme. Sur le coup j'ai improvisé et j'ai dit que c'est moi qui m'était amusé dans la voiture et que ma copine avait oublié son string. J'ai pris ledit string et je l'ai mis dans ma poche. J'ai du re-nettoyé l'intérieur de la voiture devant la femme et elle s'est évidement plainte au patron. Le patron, le mari et moi sommes restés stoïques face à sa rage et son dégoût, unis par l'universelle solidarité masculine. Elle a bien évidement interdit à son mari de revenir chez nous. Il est évidement devenu un client fidèle. Il nous a laissé au boss et à moi un généreux pourboire ce jour là. Finalement Isa s'est calmée.
-Isa: c'est drôle mais j'espère que tu n'es pas ce genre d'homme? Un multirécidiviste des infidélités?
-Moi: euhhh
-Isa: Eric!!!
-Moi: en fait ça dépend...
-Isa: eh! Vous les hommes! Ça dépend de quoi? Ou tu décides de tromper ta femme ou tu décides de ne pas le faire c'est tout.
Elle a voulu s'éloigner de moi mais j'ai pris sa main et ses doigts se sont naturellement glissés dans l'espace entre les miens.
-Moi: je crois en la fidélité. Mais si cautionner l'infidélité d'un client peut m'apporter des avantages je le fais sans hésiter. Je ne veux pas te mentir. Si il y a les dos derrière moi j'accepte plein de choses... du moment que je ne suis pas concerné d'une manière ou d'une autre.
-Isa: hum j'aime mieux ça.
-Moi: mais oublions ça. Parle-moi de toi. J'aime entendre ta voix.
Il n'en fallait pas plus pour qu'elle se mette à parler comme une radio. Ah les femmes. Mais je n'avais pas menti, j'aimais bien sa voix.
Vers 20 heures elle a dit qu'elle devait partir. Je l'ai évidement raccompagné chez elle. Elle vivait à au Camp Sic Tsinga.
On s'est arrêté devant l'immeuble.
-Isa: merci de m'avoir raccompagné. J'ai passé un très bon moment.
-Moi: moi aussi. On se revoit demain si tu veux?
-Isa: oui pourquoi pas? Tu m'appelles?
-Moi: oui.
Je me suis penché pour l'embrasser...sur la joue. Il ne faut pas aller trop vite en besogne non plus.
J'ai pris mon taxi direction Bata Nlongkak. Bientôt Isa...bientôt.
Chap 6
Je suis descendu du taxi au rond point Nlongkak. J'ai marché un peu avant de prendre une piste qui entrait dans le quartier. Pour arriver chez moi je passais par la cour d'une maison particulière. Au sortir de là je devais passer entre 2 murs séparés par un espace de 50 cm tout au plus. Il fallait jouer l'équilibriste à ce niveau sous peine de se retrouver les pieds dans la rigole pleine de détritus qui serpentait entre les 2 murs. Au sortir de là, on prenait à gauche pour tomber directement sur une poubelle géante en plein air, au côté de laquelle on trouvait des toilettes traditionnelles mal isolées par des tôles trouées. Une autre rigole, une autre piste et on arrivait enfin dans le camp où je vivais. Je suis entré.
-Gars Eric c'est how?
-Moi: gars je suis là, voici mes restes. On dit quoi?
-Gars lep moi (laisse-moi) le nguémé (la pauvreté) me gère. Gars lance moi même kolo (1000 frs) je vais take (prendre) une guinness.
Je lui ai donné 1000 avant de me diriger vers ma chambre. Celle de ma voisine avait la porte grande ouverte. J'entendais des rires sortant de là. J'ai ouvert ma porte. Ma voisine était une gentille fille qui étudiait dans une des écoles privées de Bastos là. Vu la pension qu'elle devait payer, elle ne pouvait que s'offrir cette petite chambre. Très gentille. Elle s'appelait Danielle. Elle ne recevait pas beaucoup d'amis chez elle. Selon ses propres dires, elle avait honte de son lieu de vie. Du coup je me demandais qui pouvait être la personne qui faisait rire la très timide Danielle aux éclats.
Je me suis placé devant ma porte pour écouter sans vergogne ce qui se passait en face.
-Et..et...et...et, je lui ai...ai...ai dit: "fou...fous...fous...le camp!", s..s...sans bé...bé...bégayer. J'étais...tais trop en colère!
Et elles ont éclatés de rire encore plus fort toutes les 2. Je ne voyais pas ce qu'il y avait de drôle dans ce qu'elle a eu tant de mal à raconter, mais ce n'est pas ça qui m'interpellait. Cette voix - et ce bégaiement! - me disent quelque chose.
-Danielle: et je suppose que tu as démarré en trombe après!
-Elle: é...é...é..évide...de...dement, j'avais trop pe...pe..peur qu'il descende po...po..pour me ta...ta...per. Il allait falloir que...que...que j'expl...ique à pa..pa...pa qu'on m'a tapé parce que j'ai été gro..gro..gro...grossière avec quelqu'un.
-Danielle: et là avant de chercher le coupable il allait bien te sermonner.
-Elle: bi..bi..bien sur. Je va...vais rentrer. Il commence à se faire tard.
Ah tiens?! Pas de bégaiement dans cette dernière phrase? En quoi ça te concerne Eric? Me demandais-je.
Je ne sais pas, mais toujours est-il que je me suis rendu compte que je m'étais assis devant ma porte pour mieux écouter. Soudain ça a fait "tilt" dans ma tête. Je savais pourquoi ça me concernait, je voulais trouver à qui appartenait cette voix, et cet agaçant bégaiement, qui trouvaient un écho dans ma tête.
Comme pour répondre à mes questions le rideau qui pendait devant la porte de Danielle s'est écarté et la propriétaire de la Touareg est apparue juste devant Danielle!!
