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Part 16
« Ca me touche mais je reste debout, chuis touché, je reste debout, j’essaie de .... »
Hello les zamis ! Ca fait un bout de temps hein ? Là c’est moi en train de chanter faux sous la douche. Je ne sais pas ce qui ce passe mais je vous sens un peu tendus. La personne qui est passée avant moi vous as dit quoi comme ça ? Ne vous énervez pas, la vie est trop courte pour ça.
Bref, on est lundi et c’est mon jour de repos. Je sors de la douche et je prends mon téléphone pour appeler Emy. Elle a tenté de me joindre hier mais j’étais en plein boulot. Je suis rentré tard, j’ai dormi. Du coup ce n’est que ce matin que je peux la joindre. En plus il est 9h45. Elle doit être en pause. J’appelle.
-Emy : Allo ? Al ?
-Moi ; Hello, comment tu vas ?
-Emy : bien maintenant que j’entends ta voix. Et toi comment tu vas ?
-Moi : euh...bien.
J’ai rêvé ou elle a dit « bien maintenant que j’entends ta voix » ? Ca ne lui ressemble pas de dire des trucs comme ça.
-Emy : Alors ?
-Moi : Alors, tu as vraiment dit que tu vas mieux maintenant que tu as entendu ma voix ?
Le fait de fréquenter Lex me rendait des fois un peu trop direct.
-Emy : oui je l’ai dit. C’est que euh...tu m’as manqué depuis hier.
J’ai froncé les sourcils et j’ai regardé le téléphone. C’était bien la voix d’Emy mais elle me semblait bizarre.
-Moi : d’accord. Et si on se voit après tes cours, je suppose que ton manque va disparaître ?
-Emy : lolll. Oui, il va disparaitre.
On a décidé de se retrouver une nouvelle fois au bois Ste Anasthasie. Le moment qu’on avait passé ici ensemble la veille avait été génial. Donc pourquoi pas ?
J’étais déjà installé sur un bac quand elle est arrivée et m’a repéré. Quand elle est arrivée à mon niveau je me suis levée et je me suis penchée vers elle pour lui faire 2 bises. A la deuxième, je ne sais pas ce qui s’est passé mais au lieu de la joue, mes lèvres se sont posées sur le coin de sa bouche. J’ai reculé.
-Moi : euh, désolé, je ne sais pas ce qui s’est passé.
-Emy : ne t’excuse pas, ce n’est rien.
-Moi : je ne veux pas que tu penses que j’ai juste envie de t’embrasser ou de coucher avec toi ou...
-Emy : tu n’as pas envie de m’embrasser ou de coucher...non faire l’amour avec moi ?
Alors que mon cerveau criait « siiiiiiiiiiiiiii ! », j’ai lutté pour garder un ton posé.
-Moi : c’est une proposition ?
-Emy : prend ça comme tu veux...
Quelque chose n’allait pas. Emy était bizarre. Elle me paraissait...je ne sais pas. J’essayais de réfléchir mais le problème était que mon sang affluait de manière insistante vers le dessous de ma ceinture, privant ainsi mon cerveau de touts ses moyens.
-Moi : les maitresses d’écoles ne devraient pas faire des allusions aussi...grivoises.
-Emy : on est des femmes avant d’être des maîtresses d’écoles.
Pour mon propre bien j’ai détourné le sujet. Puis de manière totalement inattendue :
- Tu penses que je devrais faire quoi par rapport à Arsène ?
-Moi : c’est qui Arsène ?
-Emy : mon ex-fiancé !
-Moi : Ah !!...euh...rien. Ne fait rien.
-Emy : comment ça ?
-Moi : beh je ne sais pas. Te connaissant un peu, je te dirais de pardonner et de passer à autre chose. Moi si j’étais à ta place je me serais vengé d’une manière ou d’une autre parce que j’aime que les choses soient équilibrées.
-Emy : tu veux dire que tu es rancunier !
-Moi : oui c’est ça. Mais toi ce n’est pas ton cas. Donc passe à autre chose, de toutes les façons, il n’en vaut plus la peine. Tu ne crois pas ?
Elle ne m’a pas répondu et j’ai trouvé qu’elle me regardait bizarrement. On a parlé longtemps. De chacun de nous. Puis elle m’a fait remarquer qu’on était tous les 2 des enfants uniques. J’ai préféré me taire plutôt que de renier une partie de moi.
De fait je ne me sentais pas comme un fils unique. J’avais une sœur : Lex. J’avais des frères : les frères de Lex et même Dereck. Mais si je me lançais là dedans ça allait mal se terminer, je le sentais. Et puis depuis que je l’ai revue aujourd’hui, je ne me sentais plus aussi à l’aise avec Emy. Ce n’étais pas comme hier. Je la sentais différente. Comme plus dure. Bref je sentais qu’il y avait quelque chose de différent en elle. Et ce quelque chose n’étais pas forcement bien. J’ai profité d’un moment de calme.
- Moi : Dis-moi ce qu’il y a ?
-Emy : comment ça ?
-Moi : il y a quelque chose qui ne vas pas ? Je te sens bizarre.
-Emy :...non, il n’y a rien. C’est juste que j’ai décidé d’être moins conne. Moins gentille avec les gens qui ne le méritent pas.
-Moi : je vais te donner un conseil : n’essaie pas d’aller contre ta nature. Ca ne va donner rien de bon. Ne te force pas à être ce que tu n’es pas. Lex par exemple me dit tout le temps de faire plus attention à mes fréquentations, d’être moins crédule et tout ça. Mais j’ai beau essayer je ne peux pas. Souvent j’ai des problèmes à cause de ça, mais au final je fini toujours par m’en sortir, ou Lex vient me tirer de là. J’ai beau lui dire que les gens qui profitent de moi vont le payer un jour ou l’autre, ça l’énerve quand que je me laisse faire. Tout ça pour te dire de ne pas changer ta manière de penser, ta manière d’être ou ta manière de vivre parce qu’un abruti à trouver bon de te tromper le jour de ton mariage. Tu lui accorde trop de poids.
-Emy : wahou. C’est la première fois que tu alignes autant de phrases en étant aussi sérieux.
-Moi : Oui et maintenant j’ai mal à la tête. Viens je te raccompagne.
Je l’ai déposé devant son studio. Et je l’ai accompagné jusque devant sa porte.
Elle a ouvert et s’est retournée.
-Emy : beh merci pour tout.
-Moi : de rien ça m’a fait plaisir de te voir. Pour notre prochain rdv je te laisse la main. La balle est dans ton camp.
Je me suis retourné pour partir.
-Emy : Il faut faire quoi pour que tu essaie de m’embrasser ? Passer un concours ?
Ca vous est déjà arrivé ? Une espèce de court-circuit, comme un blanc dans votre cerveau ? Un truc qui vous rend incapable de réfléchir. C’est ce qui m’est arrivé pendant une mini-seconde. Juste avant que la voix dans ma tête me dise « une fille canon te demande de l’embrasser et toit tu perds le temps à expliquer des conneries à des gens que tu ne connais même pas ? Agis ! ». Bizarrement la voix dans ma tête étais celle de Lex, allez savoir pourquoi.
Bon...euh...Les gens que je ne connais pas là, les choupons et les choupettes, je dois vous laissez, le temps d’établir les règles du concours dont je suis la récompense !!!
Part 17
-Lex : et alors qu’est ce que tu as fait ?
-Moi : je ne me suis pas retourné, j’ai vaillamment continué mon chemin pour venir vers toi, la seule qui détient mon cœur !
-Lex : Al !
-Moi : Ok d’accord. Je me suis retourné et je l’ai fait ployer sur mon bras tandis que je prenais fougueusement ses lèvres. J’ai glissé mes doigts dans sa magnifique crinière blonde et une bouffée de vanille est montée....
-Dereck : tu devrais arrêter de lire les harlequins de Lex.
-Moi : qu’est-ce que tu fais là d’abord ? C’est à Lex que je raconte l’histoire.
-Dereck : Je suis chez moi et Lex c’est MA femme, chose que tu semble oublier. Mais c’est chaque fois un plaisir de te le rappeler.
-Moi : c’est ta femme parce que je l’ai permis ! Et voilà comment tu me remercie. Ingrat. Lex viens on va à la cuisine. Il y a trop d’ondes négatives ici.
-Dereck : les ondes négatives viennent de toi parce que tu n’as pas été capable d’embrasser Emy tout seul comme un grand, il a fallu qu’elle te demande.
-Moi : Elle m’a demandé parce que je suis irrésistible et que
-Lex :AL !!!! Qu’est ce que tu as fait ?
J’ai croisé les mains sur mon torse.
-Moi : Supplie-moi d’abord !!
-Lex : Mouf va au champ. Un mboutoukou comme ça ! Parle !
-Moi : La violence verbale ne résout ri...
-Lex et Dereck : Allllllllllllllllll !
-Moi : oh ! Ca va, calmez vous ! Euh j’ai...euh
-Lex : tu l’as embrassé !! C’était comment ?
-Moi : non ça ne c’est pas vraiment passé comment ça.
-Lex : tu as encore fait l’idiot ? Rhooo Al !!
-Moi : mais c’est elle qui a parlé de concours !
En fait voilà ce qui s’est passé.
Je me suis retourné pour croiser le regard tranquille d’Emy.
-Moi : tu es gagnante d’office si tu me laisse toucher tes fesses ou si tu touches les miennes.
Elle m’a regardé en silence.
-Moi : tu choisi qu...
Le reste de ma phrase s’est perdu parce que… euh...Emy venait de plaquer sa bouche contre la mienne.
J’ai reculé.
-Moi : Je ne suis pas un garçon facile !
-Emy : quoi ?!
-Lex : quoi ? Tu es fou ? Pourquoi tu lui as dit ça ? En plus TU ES un garçon facile Seigneur Al ce n’est pas possible.
-Moi : C’est Cecile Emeraulde Ruby qui m’a dit de lui prouver que je n’étais pas un garçon facile. Et puis si je répondais à son baiser elle allait croire que je n’attendais que ça. Et puis elle est trop directe, je ne sais pas j’ai l’impression qu’il y a anguille sous roche. Et puis j’étais stressé. Emy me stresse !
-Dereck : donc tu as fait quoi ? Tu as fui ?
****
Donc revenons à Emy.
-Emy : quoi ?
-Moi : je ne suis pas un…
-Emy : j’ai parfaitement compris ce que tu as dit !
-Moi : et puis on ne dit pas « quoi » on dit « pardon ».
-Emy : je sais ce qu’on dit, je suis maitresse je te signale.
-Moi : beh en ce moment on ne dirait pas !
-Emy : Al !!!!! Donc tu insinue que je veux juste coucher avec toi c’est ça ? Que moi je suis une fille facile ? Hein ?
-Moi : euh…oui !
-Emy : PARDON ?!
-Lex : QUOIIIIIII ? Mais Al !
-Moi : rhooo, pour le coup je lui ai dit ce que je pensais. Et elle n’a pas vraiment apprécié.
-Moi :Euh Emy, tu viens juste de sortir d’une relation intense. Vous alliez vous marriez. Donc vous étiez actif sexuellement. Et moi j’ai envie de toi et tu le sens, c’est surement pour cela que tu as envie de coucher. Je te soupçonne d’avoir juste envie de t’envoyer en l’air. Or moi j’ai envie que tu t’envoies en l’air avec MOI et pas juste avec un homme qui a envie de toi.
-Emy : …
****
-Lex : MA GNI FI QUE !
-Dereck : bien dit Al ! Bravo.
-Moi : merci.
***
-Moi : Emy ?
-Emy : oui. Ok j’ai compris. J’ai juste l’impression d’être un nympho.
-Moi : mais non. Tu es juste déboussolée. Et crois dès que je vais remonter dans la voiture , je vais regretter de ne pas avoir profiter de la situation. D’ailleurs je regrette déjà, donc pour notre bien à tous les 2 il vaut mieux que je m’en aille. D’accord ?
-Emy : Ok.
-Moi : Tu penses que ça va aller ?
-Emy : oui. Tu peux partir !
-Moi : tu es sure que tu vas t’en sortir sans moi ? Tu ne vas pas faire de bêtises ?
-Emy : je m’en sortais parfaitement sans toi avant donc casse-toi !
-Moi : On ne dit pas « casse-toi » on dit
Elle a tiré mon oreille et l’a tourné dans un sens puis dans l’autre. Là j’ai su qu’elle allait bien.
-Moi : Ok, je m’en vais. Bonne soirée. Je t’autorise à rêver de moi.
Je n’ai pas entendu la réponse mais je crois qu’elle m’a insultée. Je suis monté dans ma voiture et je suis venu chez vous.
Bisous les choupons et les choupettes !!!
