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Part 18
Ce con avait osé me dire qu'il n'était pas un garçon facile. Comme si MOI j'étais une fille facile, comme si moi j'avais juste envie de coucher avec lui...
J'ai essayé de me calmer et je me suis rendu compte que ce qui m'énervait le plus ce n'était pas qu'il ai insinué que j'étais une fille facile mais plutôt le fait qu'il ai tapé dans le mile. Il avait juste dit ce que je pensais faire avec lui.
Je n’avais jamais pris les devant comme ça avec un homme. Je n’avais jamais été repoussé comme ça non plus. C’était très désagréable. Très. Mais ce cher Al n’imaginait pas combien j’avais besoin de lui, ni combien j’avais envie de me venger. Tiens justement voici ma cible qui m’appelle.
-Moi : Oui bb ?
-Arsène : bonsoir ma chérie comment tu vas ?
-Moi : bien mon cœur et toi ?
-Arsène : je vais bien maintenant que j’entends ta voix.
J’ai eu comme un écho et je n’ai pas pu m’empêcher de rire en repensant à ce qu’Al m’avait répondu quand je lui ai dit ça.
-Arsène : j’adore entendre ton rire. Mais pourquoi tu rigoles ?
-Moi : c’est parce que je suis heureuse moi aussi.
-Arsène : ça te dirais que je passe chez toi ?
-Moi : humm il se fait tard.
-Arsène : mais ce n’est pas un problème. Je peux dormir sur place non ?
Sale connard ! On t’a dit que la vie est facile ?
-Moi : non bébé. J’ai envie que ce soit spécial, notre nouvelle première fois.
-Arsène : tu as raison ma chérie.
Même si j’avais tord tu pouvais dire le contraire ?
-Moi : Bonne nuit bb. Bisou.
-Arsène : bonne nuit. Je t’aime.
J’ai raccroché et je me suis tout de site mise à repensez à Al.
Je sais que c’est votre chouchou. Al par çi, Al par là, je reçois même des menaces. Je ne veux pas lui faire de mal, mais en même temps il n’est pas en sucre quand même. Et puis ce n’est pas comme si il n’allait rien gagné dans l’affaire. Peut importe les raisons pour lesquelles j’ai envie que l’on soit ensemble, l’essentiel c’est que l’on soit ensemble, vous ne pensez pas ?
De toutes les façons je m’en fous de vous et de ce que vous pensez. Vous ne m’aimez pas ? eh bien c’est réciproque. Je défie celle qui a vécu ce que j’ai vécu venir me dire de ne pas me venger ou de ne pas utiliser Al. En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. Et moi je suis en guerre avec Arsène. Il ne le sait pas mais ce n’est pas mon problème. J’ai rageusement brossé mes dents puis je me suis mise au lit.
Tout le reste de la semaine, je n’ai pas pu voir Al. Quand je terminais il était au restaurant, et quand il était libre je dormais. Mais je ne suis pas restée inactive. J’avais enroulé Arsène autour de mon petit doigt. Il allait bientôt être à point, donc ce cher Al allait devoir se bouger un peu, sinon tout mon plan allait être à l’eau.
Samedi après midi il était au restaurant et m’a demandé de venir le rejoindre si je voulais. Il avait un peu de temps.
Quand je suis arrivé il était de dos. Je me suis surprise à le regarder. Non pas comme un simple outil mais comme un homme. Je me suis également surprise à penser qu’il était super drôle et horripilant. Dans d’autres circonstances peut être qu’on aurait pu aller beaucoup plus loin. Je me suis avancé et le voile qui entourait Al s’est déchiré. Il était assis avec une femme et il jouait avec ses doigts !!!
J’ai senti une violente colère monté en moi. J’ai ralenti le pas. Puis la femme a fermé son ordi puis elle s’est levée. Il lui a fait une bise sur le front pendant qu’elle lui faisait une bise sur le menton puis elle a pris la direction de la sortie de derrière.
J’étais tétanisée, glacée. Cette fille et Al...il y avait quelque chose entre eux, c’était évident. Leur étreinte était tellement naturelle, tellement...et ce n’était pas sa sœur. Ils ne se ressemblaient absolument pas. Al était resté debout à la regarder partir. Et moi je le fixais son dos. Il a tiré son oreille, une fois puis 2 et s’est soudainement retourné. Un sourire hypocrite à illuminé son visage.
-Al : Ma maîtresse favorite. Bonjour.
-Moi : bonjour !
-Al : Comment tu vas. Pas bien je dirais, tu fais une drôle de tête. Dis tout à tonton Al. Attends je te sers d’abord à manger.
Je l’ai laissée faire silencieuse. Je réfléchissais à la manière la plus subtile d’aborder le sujet. Je me suis retrouvée assise sur une table devant une assiette dont je ne saurais vous dire le contenu.
-Al : Alors ?
Moi : c’était qui la femme qui vient de sortir là ?
Al s’est redressé surpris. Moi-même j’étais surprise par l’âpreté de mon ton. Par sa violence. Au fait qu’est ce que ça pouvais bien me faire qui était cette fille et ce qu’elle faisait avec Al ? RIEN ! Rien du tout. Mais...
-Moi : Alors ? Tu ne parles pas ?
-Al : quelle femme ?
-Moi : celle qui est partie par là.
J’ai montré du doigt la porte arrière.
J’observais le visage d’Al pour ne perdre aucune de ses expressions. Et là son visage s’est fermé et il a pris un air lointain.
-Al : c’est...une amie.
J’ai voulu le questionner davantage mais le ton sur lequel il avait parlé m’a fait fermer ma bouche. C’était qui cette fille ? Je n’étais pas jalouse non. Je voulais juste savoir si je devais la pousser hors de la vie d’Al pour qu’il se consacre entièrement à moi. J’avais besoin de son attention pleine et entière.
-Moi: une amie...proche?
-Al: tu veux vraiment parler d'elle? là tout de suite?
-Moi: non tu as raison. Tu me fais visiter ton restaurant?
-Al: ce n'est pas mon restaurant. On est 2 associés. Moi comme tu t'en doute, mon domaine c'est la cuisine. Mon associée s'occupe de la gestion.
Il m'a fait visiter tout le restaurant. On a passé près de 45 min en cuisine. Je n'était pas particulièrement intéressée par les ustensiles, les fours et tout ce qui va avec mais Al en parlait avec tellement de passion que je me suis retrouvée captivée. Je le regardais parler, sérieux pour une fois et j'étais comment dire...un peu excitée.
A la fin il a tenu à me raccompagné alors qu'il devait commencer à se préparer pour le rush du soir. Ce qui a renforcer ma détermination. Al était un gars bien. Un type qui tellement bien qu'Arsène allait se sentir plus bas que terre.
Donc la fille là, qui qu'elle soit, n'allait pas se mettre entre Al et moi. Pas moyen. Je devais atteindre mon objectif et ce n'est pas elle qui allait m'en empêcher!!!
Messieurs et dames, je vous saluePart 19
Lors de sa visite au restaurant, Emy avait émis l'idée de faire une visite au restaurant avec sa classe. L'idée m'avait plus et j'avais décidé de la mettre en œuvre à son insu. Donc le lundi j'étais passé à l'école pour rencontrer sa directrice. La fameuse Berthe. Pas commode la dame, mais j'avais réussi à lui faire accepter mon idée. Et elle n'a pas tardé. Elle m'a dit qu'après mon départ elle a convoqué Emy dans son bureau pour lui demander d'apprendre aux enfants la recette que j'avais laissé. Le mardi matin quand je l'ai appelé, elle m'a assuré que la recette allait être diffusée aux enfants pour le mardi après midi.
Du coup je me suis fait beau, j'ai pris ma plus belle veste de cuisine et je suis allée à l'école d'Emy. Quand Berthe à convoqué Emy j'ai eu le champ libre pour entrer dans la salle.
Sous les regards ébahis, dubitatifs ou rieurs des enfants je me suis installé tout au fond de la classe tout en mettant mon index devant ma bouche.
Emy est revenue et elle n'a pas remarquée ma présence. Les enfants chuchotaient et riaient entre eux.
-Emy: Silence les enfants!
Mon Dieu! Quelle autorité. Tout le monde s'est tu et même moi je me suis redressée sur mon banc.
-Emy: bon alors, qui peux me dire à quel niveau noue en étions?
Plusieurs petits doigts se sont levés.
-Emy: Oui Davina?
-Davina: On voyait une recette madame.
-Emy: Exact. On applaudi pour Davina. La recette de quoi?
Encore des dizaine de petits doigts.
-Emy: oui Gahol?
-Gahol: On voyait la recette d'une ome...ome...omelette!
-Emy: exact. On applaudi pour Gahol. Qui sait de quoi on a besoin pour faire une omelette?
-Des œufs!! De l'oignon!!! De la tomate!!! Du saucisson!!!
Les ingrédients pleuvaient. Mais aucuns des enfants ne donnait l'ingrédient principal.
-Emy: c'est vrai vous avez tous raison. Mais c'est la recette d'une omelette un peu spéciale. On va rajouter un ingrédient incontournable. C'est celui ci.
Emy montre une pomme de terre à toute la classe. Elle prend la crai et se tourne vers le tableau.
-Emy: quelqu'un peu me dire ce que c'est?
Un silence de cathédrale lui répond. C'est l'ouverture que j'attendais.
Je prends une voix fluette, me tasse sur ma chaise et lève le doigt.
-Moi: moi madame!
Emy se retourne en fronçant les sourcils. Elle se penchant pour regarder à qui appartient ce doigt et moi je me penche également pour lui sourire.
-Moi: MOI MADAME.
Tous les élèves se tournent vers Emy pour attendre sa réaction. Mais elle ne dit rien, elle me regarde juste les sourcils froncés.
-Akassi: Madame, le monsieur à la réponse.
-Emy: oui mais ce n'est pas un élève de cette classe.
-Kichou: oui mais madame, il a levé le doigt.
La main toujours en l'air je claque les doigts pour montrer mon impatience. Finalement Emy pousse un gros soupir.
-Emy: oui Al?
-Moi: c'est une pomme de terre madame!
-Emy: c'est effectivement une pomme de terre.
Elle se tourne pour écrire "Pomme de terre" au tableau.
-Akassi: Madame on n'applaudi pas pour Al?
Je sens qu'Emy va bientôt exploser. Je lui fais mon plus beau sourire.
-Emy: Non!
-Gladys Flore: Madame vous nous avez dit de ne pas répondre comme ça, parce que c'est malpoli!
-Xander: Madame on doit applaudir pour Al!
-Maila: c'est vrai!
-Emy; rhooo, on applaudi pour Al!
Tout le monde applaudi et je me lève enfin. Je fais le salue de miss france ce qui fait rire les enfants.
-Emy: Les enfants je vous présente monsieur Monkam Al. Il est chef cuisinier et il va vous montrer comment faire une omelette avec les pommes de terre, qu'on appelle communément Tortilla.
Je prends effectivement le relais. J'ai dejà travailler avec les enfants donc je suis capable de répondre aux questions et de les calmer. J'ai amené des pommes de terre, des oignons et autres ingrédients qui rentre dans la composition de la Tortilla.
C'est dans un joyeux brouhaha qu'on entend la sonnerie qui marque la fin des cours. Emy donne a chacun une fiche pour l'autorisation concernant la sortie scolaire. A la fin on reste tous les 2 seuls.
Elle range ses affaires puis efface le tableau et se tourne enfin vers moi.
-Moi: bonjour.
-Emy: bonjour. Qu'est ce que tu fais là?
-Moi: J'en senti que je te manquais. Alors me voici. Comment tu vas? Tu devrais arrêter de froncer les sourcils comme ça, tu auras des rides.
-Emy: Comment tu as su qu'aujourd'hui on allait voir cette recette.
-Moi: je suis allé voir Berthe.
-Emy: Berthe? Ma directrice? Tu l'appelles par son prénom?
-Moi: Oui, on s'entend très bien et elle est très gentille.
Emy a encore froncé les sourcils puis s'est mise à effacé le tableau qui était pourtant déjà propre.
-Moi: Tiens ça devrait te calmer.
Le lui ai tendu une gamelle dans laquelle j'avais mis une salade.
-Emy: qu'est ce que c'est? Oh c'est pour moi?
-Moi: beh oui. J'ai pensé à toi et je me suis dis que tu allais avoir faim après tes cours. Et puis comme me voir t'énerve un peu, j'ai mis des carottes, ça rend aimable.
Elle a rit puis a pris la fourchette que je lui tendais. J'ai pris ma propre gamelle où il y avait de la viande et on s'est mis à manger tout en parlant de tout et de rien.
J'aimais beaucoup parler avec Emy. Elle avait beau dire, elle était assez rigide comme fille. Et ça ne me génait pas. Ca me plaisait même. Une femme qui avait des principes, qui ne pensait pas qu'à elle et qui n'avait pas de mauvaise idée derrière la tête quand elle me voyait. Avec elle je me sentais en sécurité. Et j’adorais ça.
A demain les choupons et les choupettes!!! En attendant j'attends vos avis sur Emy, vous en pensez quoi?
