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Part 7
-Arsène : Emy !!!
Ah c’est comme ça qu’elle s’appelait ? Emy ? Ok
Emy donc ne s’est pas arrêté. Elle a continué son chemin. Mais plusieurs personnes l’ont bloquée alors qu’elle arrivait à la porte. Le marié, la BM, la mère d’Emy et la femme. Et ils ont tous parlez en même temps.
-Le marié: Emy chérie attends!
-La BM: Hey où tu crois aller?
-La mère d'Emy: Emy calme toi!
-Le femme: Emy ne le prend pas comme ça, ce n'est pas ce que tu crois.
Le marié a tendu la main vers le bustier. On ne saura jamais ce qu'il a voulu faire. Il a reçu une gifle si violente que sa tête a tournée sur l'impact. Et la nourriture contenu sur le plateau s'est renversée.
Le geste a eu le mérite de calmer tout le monde.
Elle a fait demi-tour pour se diriger vers le buffet. Certainement pour remplacer la nourriture qui était tombée.
-La maman: Emy ma puce vient. Il faut qu'on fasse quelque chose pour ta robe. Et j'ai besoin de te parler. Quel que soit ce qui s'est passé, ça peut s'arranger.
Emy s'est tournée vers sa mère.
-Emy: j'ai trouvé mon futur mari en train de forniquer avec sa meilleure amie à même pas 40 min de notre mariage. On arrange ça comment?
-La BM: Aka! N'est ce pas tu es la seule femme de ce monde trompée? Tu n'es ni la première ni la dernière. En plus tu monte sur tes grands chevaux alors que vous n'êtes pas encore mariés? quand vous serez mariés tu vas faire quoi? te suicider?
-La maman: c'est vrai Emy. Ce n'est pas bien ce qu'il a fait mais elle a raison.
Nous, les jeunes, ont regardait les mamans, ahuris. Le ton désabusé, résigné et l'acceptation nous a tous choqués.
-La femme: Emy, toi même tu sais que ce n'est pas Arsène que j'aime. Je suis désolée. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je...j'étais malheureuse et j'avais besoin d'être consoler. Ne gâche pas tout à cause d'une fille stupide comme moi. Je suis désolée. Arsène t'aime comme un fou. Je le jure. D'ailleurs tu le sais. C'est juste qu'il voulait me consoler et moi j'en ai profité.
Le métis, Ross je crois, a commencé à enlever sa veste. Alors je me suis précipité et j'en enlevé ma veste de chef et je la lui ai tendu. Elle l'a mise. Puis a pris un plateau
-Arsène: Emy arrête. Ce que Tina t'a dit est vrai. Totalement. Et pendant qu'on parle des choses sérieuses toi tu ne pense qu'à la nourriture? Laissez-nous, il faut qu'on parle Emy et moi.
Personne n'a bougé. Sauf Emy qui a pris un grand plateau creux et s'est mis a verser pleins de trucs à l'intérieur. Quand elle a fini elle m'a tendu le plateau. Je l'ai pris. On s'est encore une fois dirigés vers la sortie.
Cette fois çi s'est Tina qui s'est jeté à l'eau.
-Tina: Emy atte...
Et une gifle pour Tina, une!
-Emy: toujours en train de lorgner sur le mari des autres hein? Comme tu ne peux pas avoir Ross c'est sur le mien que tu t'es jetée? Tu peux aller te pendre avec tes excuses.
-Arsène: Emy ma chérie...
Apparemment Arsène souhaitait avoir une deuxième gifle. Il a été servi.
-Emy: Toi! Toi! je maudis le jour où je t'ai rencontré. Je le maudis de toute mes forces!
Arsène a reculé "traumachoqué".
-Tu penses aller où avec la nourriture là?
La question complètement incongrue venait de notre chère BM.
-Emy: je compte m'en aller avec. Vous avez quelque chose a dire? si ça vous dérange vous n'avez qu'à venir récupérer ce plateau...Allez y qu'on rigole un peu.
...
-Emy: quoi personne? très bien! André passe moi la bouteille de champagne et 1 verre stp.
André s'est exécuté.
-Emy: merci. Aurevoir.
Dès qu'on a mis le pied dehors, elle m'a arraché le plateau et a commencé à manger. Elle s'est tranquillement dirigé vers ma voiture. Apparemment j'allais être son chauffeur pour la journée.
On a roulé un peu. Comme elle ne répondait pas à mes questions (je vous dépose où? Vous voulez que j'appelle quelqu'un?) Je l'ai amené chez moi.
J'ai garé mais on est resté dans la voiture. Elle m'a proposé son plateau et on a mangé en silence. Il faut avoué qu'à part les gâteaux, je prépare quand même bien hein!
-Emy: je m'appelle Emeraude Kelly Gwag. Vous pouvez m'appelez Emy
-Moi: Al Monkam. Enchanté. Vous ne voulez pas monter pour vous changez et mettre quelque chose de plus...de moins...encombrant?
-Emy: Quand je vais descendre de cette voiture, tout ce cauchemar deviendra réalité. Je devrais me mettre à réfléchir. A me demander ce que je devrais faire. Où je vais habiter. Où je vais dormir ce soir. Je devrais encaisser le fait que ce qui était censé être le plus beau jour de ma vie est devenu...ça. Alors Al, si pouviez allez chercher des plats et des fourchettes pour qu'on attaque la pièce montée...
Ce que la mariée veut, le jour de son mariage (même gâché), elle l'obtient. Je suis monté et je suis descendu avec des plats et des couverts.
On a mangé toujours en silence. Moi j'avais bien rigolé cette journée mais je me suis rendu compte que pour elle s'était...un véritable cauchemar. J'ai eu honte de mon comportement.
-Moi: je suis désolé. Moi j'ai trouvé la journée divertissante alors que pour vous c'était un vrai drame. Désolé.
-Emy: Excuses acceptées.
J'ai ouvert le champagne et on vidé la bouteille en buvant à tout de rôle dans la coupe. A la fin on était tout les 2 saouls.
Je ne sais pas qui a eu l'idée mais on s'est retrouvé tout les 2 en haut, dans ma chambre. Moi sur le lit et elle enlevant sa robe...
Bisous les choupons et les choupettes (Berthe sans pitié on va arranger notre problème, don't worry)
Part 8
Je me suis lentement étiré. J’ai tout de suite compris qu’il y avait quelqu’un avec moi sur le lit. Moi je dors en diagonale. Toujours. Tant pis pour la personne qui dort avec moi. Soit cette personne plie les jambes soit elle accepte que je mette mes jambes sur les siennes. Et la je sentais des tibias tous doux sous mes mollets. J’ai ouvert les yeux. Ah oui...Emy. Elle dormait encore mais elle allait bientôt se réveiller. Elle fronçait déjà les sourcils, signe universel du réveil imminent (ou du cauchemar). J’ai passé une main sous mon torse nu en attendant qu’elle se réveille.
Evidemment elle ses yeux n’ont pas papillonnés, elle n’a pas souri ou fait un autre truc futile que les gens font quand ils se réveillent. Elle a ouvert les yeux d’un coup et a levé sa main gauche. Pas de bague en vue. Puis elle m’a regardé et s’est redressé d’un coup. Mauvaise idée.
-Emy : ooohhhhhhhhhh. Ma tête.
On reconnait les gens qui ne sont pas habitués à la gueule de bois. Je me suis assis et j’ai tendu la main pour la recoucher, mais elle m’a violemment repoussé.
-Emy : ne me touchez pas ! Vous...vous m’avez fait boire dans le seul but de coucher avec moi. Salaud.
-Moi : Bonjour aussi. Je vous signale que vous êtes habillé.
« Et puis je ne couche pas avec les balais » ai-je ajouté plus bas.
-Emy : Vous m’avez traité de balai ? Je préfère être un balai plutôt qu’un être stupide et insensible.
Tsuiiippp. Elle va m’énerver celle là. Elle va m’énerver ! Je me lève brusquement et je file à la salle de bain.
Qu’est ce qu’elle croit ? Que je suis tellement en manque que je dois faire boire les femmes pour pouvoir tirer un coup ? Non mais oh ! On est où là ?
Je sors de la salle de bain après m’être brossé les dents. Dès qu’elle me voit, elle remonte le drap sur ses épaules, malgré le fait qu’elle soit habillée d’un de mes tee-shirts et d’un short. Je regrette même d’avoir prêté mes vêtements à cette ingrate.
-Moi : vous cachez quoi ? Vous oubliez que vous vous êtes baladez à moitié nue hier.J’ai vu vos seins sous toutes les coutures. Je les ai tellement regardés que je peux vous dire que vous avez un point de beauté juste entre les 2 seins. Il y a des serviettes propres dans le placard de la salle de bain. Pareil pour les brosses à dents.
Je la laisse outrée dans la chambre et je vais à la cuisine préparé le petit-déjeuner. Je sors du pain de congélateur puis je casse des œufs.
Je prends mon téléphone. 17 appels manqués de Lex, 10 de Dereck et encore une dizaine de mon staff. Eh merde !!
Je rappelle Lex.
-Moi : Allo
-Lex : Non mais ! Tu te fous de ma gueule ? Tu étais où ? ca t’arrive de penser que je pouvais m’inquiéter ? Je m’apprêtais à venir chez toi.
-Moi : je sais que tu es amoureuse folle de moi mais ne crie pas sur moi le matin, tu as un mari pour ça.
-Lex : Al je t’emmerde ! Tu vas bien ?
-Moi : oui je suis...
Krack. Lex a raccroché. Je crois qu’elle est un peu énervée.
Je casse des œufs. Je m’apprête à rajouter du saucisson quand je me souviens que l’autre stupide là est végétarienne. Quand il s’agit de gâcher la journée des gens en les séquestrant en tant que chauffeur ou en les empêchant de manger ce qu’ils aiment elle répond présente. Mais dès qu’il s’agit de dire merci c’est le désert du sahara !
J’ai coupé le pain en tranche que j’ai mis dans le grille-pain puis j’ai fait du café. Et maintenant j’attendais debout comme un con que madame veuille bien se donner la peine de venir manger.
Elle est entrée dans la cuisine vêtue d’un autre de mes tee-shirts, avec le bas de sa robe de mariée. Pieds nus. Dès qu’elle est arrivée je me suis installé.
-Moi : servez-vous. Après je vous raccompagne chez vous.
-Emy : C’est très mal poli ce que vous faites. On dirait que vous êtes pressé de vous débarrasser de moi.
-Moi : c’est le cas.
-Emy :...
-Moi : comme j’ai vu vos seins et que selon vous on a couché ensemble je propose qu’on se tutoie. Il y a du pain, du beurre, de la confiture, des œufs, du café et du lait. Prends ce que tu veux.
-Emy : Il n’y a pas de thé ?
Mes poils se sont hérissés en réponse. J’ai gardé la bouche close sinon j’allais lui dire une autre vacherie.
J’ai fini mon petit-déj et j’ai lavé ce que j’avais utilisé. Puis je me suis tournée vers elle :
-Je vais prendre une douche. Je peux te laisser seule ici ? Tu ne vas rien voler ?
-Emy : comment oses-tu ? Je ne suis pas une voleuse.
-Moi : tu crois pouvoir être la seule à pouvoir insulter les gens dès le matin ?
Je suis parti prendre ma douche énervé. Pourquoi je faisais même tout ça ? Je pouvais très bien la mettre dehors et m’en laver les mains.
Je suis sorti habillé. Elle m’attendait au salon. Sans un mot je me suis dirigé vers la porte et je l’ai maintenue ouverte en attendant qu’elle sorte. Elle a porté ses talons vertigineux et est passé devant moi.
On est monté dans la voiture en silence.
-Moi : je te dépose où ?
-Emy : Au cradat si ça ne te dérange pas.
-Moi : si ça me dérangeait je ne te l’aurais pas proposé.
STOOOOOP. Qu’est ce qui m’arrivait ? Je ne me reconnaissais pas. D’habitude je suis un garçon plutôt enjoué. Mais là depuis ce matin je suis à fleur de peau. De mauvaise humeur. Ce qui est rare chez moi. Et je sais qui est responsable de mon état. Je jette un regarde mauvais à la personne assise à ma droite.
Elle regarde droit devant elle. Je ne sais pas comment elle a réussi ça, mais ce matin elle est aussi nette que d’habitude. A tel point que je me sens même un peu débraillé.
Arrivé à proximité du Cradat, je ne sais pas pourquoi je me suis mis à ralentir. A tel point qu’une moto nous a dépassé alors que la route était largement libre devant moi. Puis on est arrivé au Cradat. J’ai suivi ses indications et je me suis garé devant une petite maison.
-Emy : bon beh c’est là. Merci de m’avoir raccompagné.
-Moi : de rien.
Elle est descendue et s’est penché à la portière.
-Emy : merci pour tout en fait.
J’ai démarré.
-Moi : j’ai été largement récompensé par le spectacle de tes magnifiques seins.
J’ai fait marche arrière en trombe. Je lui ai même envoyé un peu de poussière. LOL. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui lâcher cette dernière phrase.
J’ai tourné et j’ai jeté un coup d’œil dans le rétroviseur. Elle me regardait partir les mains sur les hanches. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais la conviction qu’on allait se revoir.
Bisous les choupons et les choupettes
