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Part 4
Il parait que vous m‘avez demandé ? Je suis là les choupons et choupettes. Je suis précisément dans le lit de Lex. Je vous dis que ce soir là, je dors avec eux. J’ai attendu que Dereck aille prendre sa douche pour m’introduire dans le lit de Lex. Elle m’a regardé faire avec un air désabusé.
-Lex : ce n’est pas que je ne veux pas dormir avec toi, mais tu ferais mieux de partir.
-Moi : Non. Je reste là.
-Lex : ok.
On a commencé à parler tranquillement. Puis j’ai entendu le bruit de la douche qui s’est arrêté. Cinq minutes plus tard Dereck sortait vêtu d’un bas de pyjama. Nos regards se sont croisés. Il est resté très calme et il m’a même souri. Chouette, c’était dans la poche.
-Dereck : tu fais quoi là Al ? Tu dors avec nous ?
Lex s’est mise à rire.
-Moi : Oui.
-Dereck : ok. Tu préfère dormir où ? Du côté de Lex ou du mien ?
Non, Dereck était vraiment un type bien.
-Moi : du côté de Lex.
-Dereck : ok. Fine. On ne va pas éteindre tout de suite parce qu’on a des trucs à faire. Ca ne te dérange pas ?
-Moi : non non allez y. Allez y.
Je n’allais pas non plus faire ma chochotte. J’ai donc enjambé Lex et je me suis retrouvé de son côté. Puis j’ai levé les yeux vers Dereck qui se tenait au pied du lit et regardait Lex. Elle s’est remise à rire. Puis il a détaché les cordons qui nouaient le bas de son pyjama. Je me suis redressé sur le lit. Il n’allait pas oser.
Il a glissé les pouces sous son pantalon et a commencé à le descendre.
-Moi : Aaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, mais qu’est ce que tu fais ?
Est-ce qu’il me regardait? Il avait le regard fixé sur Lex. Un regard très intense. J’ai baissé les yeux sur son pantalon qu’il continuait à faire descendre tout doucement. Quand j’ai aperçu l’os de la hanche j’ai sauté du lit et j’ai fui au salon.
Je les ai entendus éclater de rire. Non mais les gens d’aujourd’hui ! Plus aucun respect, plus aucune pudeur.
Quelques minutes plus tard leur porte s’est ouverte et ce fou de Dereck m’a tendu un drap et un oreiller. Je me suis installé sur le canapé en boudant.
Tous ceux qui me disent de Laisser ce couple tranquille, allez au champ. Voilà. Je ne les laisse pas tranquille. J’étais là avant Dereck et normalement il doit me demander la permission avant de passer du temps comme ça avec Lex. Et puis...et puis Dereck m’aime bien, même si il se ferait couper le cou plutôt que de l’admettre. C’est pour ça que je suis autorisé à venir ici comme je veux. Mais arrêtons de parler d’eux. Je m’ennuie un peu, du coup je vais à la cuisine et je ferme soigneusement la porte derrière moi.
J’ouvre le congélateur et je sors du poisson. Je vais faire un bouillon tiens. Pour me venger de Lex qui ne m’a pas soutenu. Je sais qu’elle n’aime pas ça.
Je commence par éplucher les pommes de terre. Mon esprit va faire un tour et je me mets à penser au prochain mariage dont le restaurant va s’occuper. Je plains Georges. Vraiment. Et la mariée...je ne sais pas pourquoi elle m’agace autant. En fait si je sais pourquoi. Je n’aime pas les gens comme elle, toujours sérieux, toujours parfait. Pas un fil qui dépasse, pas un cheveu qui traine. Je suis sure qu’elle n’a aucun humour. Je me demande ce qu’elle fait comme métier.
Je me mets à découper les légumes pour le bouillon. Et puis elle est stupide. C’est vrai qu’il ne faut pas se fier aux apparences mais sa belle-mère ne l’aime pas et son futur mari est un couillon. Je l’ai vu une fois et je l’ai compris. D’abord il doit être fils unique. On se reconnait entre nous. La différence est que moi ma mère a exercé une discipline de fer sur moi et lui sa mère l’a trop gâté. Il se prend pour le nombril du monde. Comme il est plutôt beau gosse et qu’il est friqué, ça ne peut rien donner de bon. Pourquoi ils veulent se marier ces 2 là ? Mystère. Enfin peut être je me trompe et qu’ils s’aiment vraiment. Que dès qu’elle le voit elle devient moins guindée et lui moins arrogant. Bref je ne sais pas et je m’en fous. Je ne les reverrais plus et c’est tant mieux.
Le bouillon terminé j’arrive enfin à m’endormir. Le matin quand je me réveille je trouve Lex, Dereck et Callie en train de prendre le petit déjeuner. Je me prépare rapidement puis je file. Le dimanche c’est une grosse journée pour le restaurant. Je salue tout le mode et j’y vais.
Quelques semaines plus tard
Je suis dans mon bureau en train d’essayer de faire les comptes. Je n’aime pas ça mais Lex m’oblige. Pfff je laisse tomber. Je vais en cuisine. Je me lève au moment où la porte de mon bureau s’ouvre. C’est Georges.
-Moi : oui Georges ? Il y a un probl...
J’ai le souffle coupé. Georges a le poignet dans le plâtre. J’ai la chair de poule quand je vois ça. Non, non et non.
-Georges : Al désolé, mais c’est toi qui va devoir le faire.
Pas besoin de préciser quoi. Les gens de cette famille ont réussi à énerver tout mon staff ces 2 dernières semaines avec leurs demandes stupides et leurs incessants changements d’avis. On est tous à cran. Hier on a même tiré au sort ceux qui iront et ceux qui n’iront pas. Ceux qui étaient dispensé et moi ont a fêté ça autour d’un verre. Georges me fait quoi là ?
-Al : barré ! Je vais tuer quelqu’un là bas. Débrouille-toi pour trouver quelqu’un d’autre.
-Georges : tu sais très bien que c’est un trop gros mariage. C’est ou toi ou moi.
-Moi : comment tu t’es cassé le poignet ?
-Georges : euh...
-Moi : Laisse tomber.
Je sors pour terminer la pièce montée. Je n’ai pas fait le gâteau mais la décoration c’est moi. On est jeudi. Dès demain matin le boulot va commencer. Putain de bordel de merde ! Mieux je vais me coucher pour essayer de me calmer parce que je sens que ça ne vas pas être facile.
Bon avant d’aller dormir, dormir les gars et les filles, j’ai vu qu’on avait sauté un chapitre. Ca signifie que quelqu’un d’autre vous a parlé. Je suis sure que c’est une fille. Elle est comment ? Elle est belle ? Son tour de poitrine svp. Soyez sympa et décrivez la moi un peu histoire de me remonter le moral. SVP.
Bisous les choupons et les choupettes
Part 5 :
« Je me marie aujourd’hui, je m’en fous des beaux pères...je me marie aujourd’hui je m’en fous des belles-mères...je me marie aujourd’hui je m’en fous des belles sœurs »
Je ne sais pas qui a eu l’audace de mettre cette chanson là. En tout cas ce n’est pas moi. Mais c’est vrai que je me marie aujourd’hui. La je suis toute seule dans la chambre. Il est quelque part dans la maison. Je m’habille chez lui parce qu’il a dit qu’il veut me voir avant tout le monde. J’ai été maquillée, puis coiffée. Ensuite tout le monde est parti. Même ma mère qui voulait m’aider. Je tenais à m’habiller seule. Parce que c’est MOI qui me marie, pas mes amies, ni la mère du marié. MOI. J’ai donc enfilé ma robe. Blanc cassé. Bustier en dentelle, très long voile et un gant blanc sur ma main droite. Voilà, je suis prête. Je mets mes chaussures et je me regarde une dernière fois dans le miroir. Je ne suis pas romantique c’est vrai. Mais j’ai quand même rêvé de ce jour toute ma vie. C’est la seule fantaisie que je me suis permise. Un mariage de princesse, parfait avec un prince charmant tout aussi parfait. Tout n’est pas comme je l’avais prévu mais ça va quand même. Il est temps d’aller voir mon prince à moi toute seule.
J’ouvre la porte et je vois dans les yeux des demoiselles et dames qui sont là que je suis belle. Mais ce n’est pas leur approbation que je cherche, c’est celle de mon prince. Je sors donc de la chambre et je passe au salon. Les gens du service traiteur sont déjà en train d’installer le buffet. Tout à lieu ici à la maison. On a fait venir un prête et les invités sont déjà en train de s’installer sur les chaises dehors.
En passant je ne peux m’empêcher de jeter un coup d’œil. Tout à l’air bien.
-Est-ce que ça vous convient ?
Je me retourne vers la personne qui a parlé. C’est le traiteur. Il me regarde avec un air légèrement dédaigneux. Encore un jaloux.
-Moi : Oui ça m’a l’air bien.
-Le traiteur : j’ai pris sur moi de remplacer certaines viandes par du poisson. C’est quand même votre mariage.
Il me dit cela en chuchotant. Et il remonte dans mon estime. C’est vrai que je voulais un menu végétarien. Je souris.
-Moi : merci.
-Lui : de rien. Vous êtes très jolie dans cette robe.
Puis il s’éloigne avant que je n’ai eu le temps de répondre. Je cherche Arsène au salon, mais je ne le trouve pas. Je ne croise personne, puisque tout le monde est dehors à nous attendre. Il reste 45 min avant notre entrée mais il y a déjà des animations pour faire passer le temps.
Arsène n’est pas au Rez-de-chaussée. Je me dirige donc vers l’escalier que je commence à gravir lentement. J’ai une longue robe avec une traine et je ne veux pas la salir. Ce qui explique mon allure.
J’entends un rire de femme. Il me fait penser à celui de Tina. En fait j’ai découvert le fin mot de l’histoire. Tina est amoureuse Ross. J’ai failli tomber quand elle m’a dit ça. Ross est l’un des meilleurs amis d’Arsène et accessoirement...le mari de Gabie. Je lui ai demandé de quitter derrière les problèmes parce que la petite gabonaise là ! Mais est ce qu’elle m’écoute ? Elle tourne autour du pauvre homme en se ridiculisant.
J’arrive enfin sur le palier et j’entends quelqu’un monter derrière moi. Je me retourne et je vois André qui a une main devant les yeux. Il monte les escaliers en s’agrippant à la rampe. C’est le 2e meilleur ami d’Arsène, l’heureux mari de Loulou.
-André : Emy ne te fâche pas, je t’ai à peine vue. Et de dos en plus. Mais je dois voir Arsène. Enfin, ON doit voir Arsène.
Ross apparait dans mon champ de vision, une main devant les yeux aussi. Je rigole.
-Moi : Allez ce n’est pas grave. Vous pouvez regarder. Et puis je suis de dos. Moi aussi je cherche mon mari. C’est lui qui doit me voir.
Moi devant et les 2 autres derrière on marche dans le couloir. Dès la 2e piève on entend des rires. De femme. C’est celui de Tina. Un rire plus grave lui répond. Ahhh Arsène ! J’aurais du me douter qu’ils étaient ensemble ces 2 là.
-André : Ah les voilà !
On avance encore un peu quand les rires se transforment en gémissements. Que se passe-t-il ? Je me mets à marcher plus vite quand je sens une main bloquer mon bras. Je m’arrête. Rose me lâche et passe devant moi sans même me jeter un regard. Son expression est bizarre.
-Ross : attend, je vais voir.
André passe devant moi et bloque ma vue. Lui aussi son expression a changé. Les gémissements deviennent de plus en plus forts. Ils se transforment en halètements. J’ai la chair de poule. Je ne sais pas pourquoi mais mon cœur est glacé.
-André : tu sais que tu es vraiment splendide dans cette robe ?
La signification des gémissements fait enfin route jusqu’à mon cerveau malgré la tentative de diversion d’André. Je le contourne et je m’élance vers la porte sur laquelle Ross s’apprête à cogner. André essaie de m’arrêter mais il ne réussi qu’a agripper mon bustier dans le dos, qui se déchire dans un grand « kracccck ». Mais je m’en fous. J’ouvre la porte.
La vision est à jamais gravé dans mon cerveau. Arsène complètement nu, en pleine jouissance, entre les jambes écartées de Tina qui griffe frénétiquement son dos. Ils ne sont même pas rendu compte que la porte est ouverte et qu’on les observe. Mais le bruit que j’ai fait en reprenant ma respiration (ou en étouffant un sanglot je ne sais pas) a fait qu’ils lèvent la tête.
Tina à été plus prompt à réagir. Elle a poussé Arsène et s’est levée du lit en se couvrant avec un drap.
-Tina : Ross ce n’est pas ce que tu crois !! C’est juste...
Je regardais Arsène, qui me regardait émerveillé.
-Arsène : Emy, ma chérie, tu es splendide.
Le caractère incongru de la remarque m’a fait réagir. J’ai tourné les pieds et je me suis élancé vers l’escalier.
-Arsène : Emy, attends, ce n’est pas ce que tu crois.
Je sentais le bustier glissé dangereusement mais je m’en foutais. Au milieu des escaliers j’ai entendu des cris venant de la cuisine. Le temps d’arriver au bas des marches, j’ai vu le traiteur sortir en trombes.
- Le traiteur : Allez-vous faire foutre !!!
Il est sorti par derrière.
-Arsène : Emy !!
Je me suis tournée. Il était en haut des marches. Il avait juste pris le temps de mettre son boxer. Lorsqu’il a commencé à descendre les marches je me suis retournée. Je me suis dirigée vers la porte arrière. En passant devant le buffet, je ne sais pas pourquoi j’ai pris un plateau de petits fours. Puis j’’ai glissé ma main dans l’alcôve où était caché la pièce montée. J’ai mis le plateau des petits fours sur le chariot ou était placé la pièce montée et je l’ai poussé vers la sortie. Le mouvement a fait tomber le bustier mais je m’en foutais. Je suis arrivé au parking et j’ai foncé vers le traiteur qui était en train de monter dans sa voiture. Il a levé les yeux et ils sont devenus ronds comme des soucoupes. J’ai ouvert la portière arrière, j’ai transféré la pièce montée et les petits-fours sur la banquette arrière avant de m’installer sur le siège avant.
A son crédit il n’a rien dit. Il a semblé comprendre l’urgence de la situation. Il s’est assis et a démarré. Et juste comme on passait le portail, j’ai vu dans le rétroviseur Arsène sortir en courant, vêtu de son pantalon cette fois-ci. Le pantalon que l’on avait choisi ensemble pour notre mariage.
J’ai fermé les yeux et les larmes ont commencé à couler.
