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07

CHAPITRE 7

*****MARIE

Après avoir fait ma prière, je dresse mon lit et vais prendre une douche. Ma tenue est déjà posée sur le lit, pliée et repassée. En début d'année, J'en ai acheté cinq. Une pour chaque jour de la semaine. J'ai horreur de porter les vêtements imbibés de la saleté de la veille. C'est pas que je ne veux pas, c'est que je peux pas. À chaque fois que j'ai essayé, j'ai eu des démangeaisons sur tout le corps et ce depuis que je suis petite . Papa dit que j'ai pris les attitudes maniaques de maman. Elle par contre, affirme que j'ai pris les caprices de papa. Quoi qu'il en soit, je ne remets pas un vêtement dans lequel j'ai transpiré la veille sans l'avoir lavé. Ma toilette finie, je porte mon uniforme et je sors de ma chambre. J'arpente nonchalamment le couloir qui mène au salon quand les voix criardes de mes parents venant de leur chambre m'interpelle. D'ausi loin que je me souvienne, c'est deux là se parlent au levé, pendant la journée et au couché. Je me suis toujours demandé ce qu'ils pouvaient se raconter après autant d'années de mariage.

Papa- je ne sais pas

Maman- comment ça tu ne sais pas ? Elle ne l'a pas inventé tout même

Papa( s'enrvant)- J'en sais rien. Comment veux tu que je le sache ? Je vis avec elles ?

Maman( se mettant à pleurer)- Tu es le seul à être au courant de ça

Papa- Ne commence pas à pleurnicher, ça m'agace.

Bon, j'ai assez entendu. Ce ne sont pas mes oignons et je ferais mieux de continuer ma route. Je me rends à la cuisine pour prendre mon petit déjeuner fait par papa. C'est pour m'éviter de prendre du lait car j'en suis allergique. Mais j'aime en prendre quand je n'ai pas le temps de me préparer un bon petit déjeuner. Bien que ce soit plus rapide, je me retrouve souvent avec de l'eczéma et des nausées toute la journée. Il m'est arrivée une fois de me faire hospitaliser tellement je vomissais sans cesse. Sachant comment je suis bornée, pour ne plus revivre cette situation, papa me fait mon petit déjeuner tous les jours. Je le prends gaiement en lisant mes mails professionnels. Le plus important étant celui de Loubah Industrie pour notre réunion. Je leur réponds que 16h me semble correcte. Je fais un tour sur Google news pour prendre les informations du monde. Une fois fini, je rince et nettoie tout fe que j'ai sali . Je n'aime pas donner trop de travail à la ménagère. J'aime quand elle commence le travail tôt et le fini tôt pour aller ensuite s' occuper de sa famille. Chaussures en main, j'arrive hors de la maison. Je les porte et me dirige vers ma voiture. Elle est sortie du garage hier. 7h00 à ma montre, je quitte la maison pour l'école. À cette heure, la circulation est encore un peu fluide. J'arrive à l'école à 7h45. On commence les cours à 9h mais je suis venue tôt parce que j'ai donné rendez vous à mes deux collaborateurs pour commencer à travailler. On commence le matin pour qu'après les cours, nous puissions finir en peu tôt en vue de ma réunion. Quand j'entre dans la salle d'études, il n'y a pas personne. Je ne sais pas pourquoi ça ne me surprend pas. Je soupire avant de prendre place devant la table. Je sors mon ordinateur de son étui et l'installe parfaitement.

Le mince( entrant)- bonjour. Désolé du retard

Moi( le regard porté sur mon ordinateur)- Bonjour

Le mince- Je vois !

Le gros (entrant)- Bonjour tout le monde

Le mince- bonjour bro. Ça dit quoi ?

Le gros- l'école me fatigue

Le mince- Accroche toi bro

Moi- on pourrait commencer à travailler ou vous allez continuer à papoter ?

Ils se sont tus et nous avons pu commencer. J'avais déjà fait des recherches sur notre sujet alors je les expose une à une. Puis ce fut au tour du mince et enfin du gros. J'avoue que je suis extrêmement surprise de voir qu'ils ont travaillé de leur côté. Je pensais que j'allais encore tout faire comme je le fais depuis le lycée. Quand les profs donnaient des exposés de groupe, j'étais toujours la seule qui faisait le travail sur prétexte que je suis là plus intelligente.

###Driiiiiiiiiiiiiiiiiiig

Le mince- on se retrouve après les cours ?

Moi- c'est l'idée

Le gros- je ne pourrais pas être là

Le mince- pourquoi bro ?

Le gros( souriant)- c'est compliqué bro

Je sors de la salle la première. La sonnerie de début de cours a retentit depuis déjà un moment. J'entre en classe suivie de très près par la prof. Il est suivi du gros et du mince. Après les salutations, nous commençons les cours.

#13h20

La sonnerie retentit encore quand je range mon sac pour la salle d'études. J'y trouve le mince. À quel moment est il sorti ? Je m'installe en face de lui en ouvrant mon ordinateur. Il a les yeux rivés sur sa tablette. Quand je tire la chaise pour m'asseoir , il lève les yeux vers moi. Il enlève les écouteurs et on commence à travailler. Nous revoyons d'abord ce que nous avons fait ce matin. C'est plaisant de travailler avec une personne motivée, Les idées fusent de partout. Il complète parfaitement tout ce que j'ai trouvé. Je suis tellement ravie que je me surprend à aimer travailler avec lui. Ce qui n'était jamais arrivé auparavant. Après avoir rassemblé toutes nos grandes idées, on les a développé une à une. Puis nous commençons à rédiger le devoir à proprement parlé. D'abord dans un brouillon puis sur nos ordinateurs respectifs.

Le mince- point final

Moi- enfin !

Lui- je t'invite manger ? On n'a pas pris une seule pause

Moi- non merci,je...

Lui(me coupant)- je sais que tu es une demoiselle hyper occupée mais un déjeuner ne te fera pas de mal

Moi(étonnée) - qu'est ce que qui te fait croire que je suis hyper occupée ?

Lui(me souriant)- si tu veux le savoir, viens manger

Moi-je ne suis pas si curieuse

Lui- Et tu ne veux pas non plus savoir pourquoi nous nous sommes retrouvés dans le même groupe ?

Là, il pique ma curiosité. Moi qui rangeais mon ordinateur, je m'arrête et lève la tête vers lui. Il me regarde en souriant. J'avoue que là, il vient de marquer un point

Lui (souriant)- Alors ?

Moi(sérieuse)- Tu es un violeur ?

Lui(choquée)- einh ?

Moi(sérieuse)- ou un tueur en série ?

Lui (riant) - ça c'est quel genre de questions ?

Mo(croissant mes mains sous ma poitrine) i- comme tout le genre de questions, elles méritent des réponses

Lui (souriant)- oui je suis un violeur, tueur en série. C'est bon ?.

Moi(le regardant droit dans les yeux)- oui !

Lui(me souriant)- on y va ?

Moi- oui

Je le suis à l'extérieur

Lui- on prend un taxi ?

Moi- non ! J'ai une voiture

Lui(intriguée)- Ah bon ?

Moi- oui

Lui-interessant

Moi(la deverouillant)- c'est la bleue

Lui- jolie bête

Moi- merci

Lui( montant a l'arrière)- je...

Moi(l'interrompant)- je ne suis pas ton chauffeur, monte devant

Lui- désolé, c'est l'habitude

Moi(fermant la portière)- si tu le dis

Lui(fermant la sienne)- c'est inhabituel de voir une une fille de ton âge avec une telle voiture

Moi( démarrant)- tu serais surpris par le nombre de choses inhabituelles que je fais

Lui(souriant)- Intéressant

Moi- on va où ?

Lui- c'est le nikeur du coin

^^^^Au Gabon, on appelle "Nikeur" ceux qui braisent les ailes de poulet. Ils peuvent avoir des locaux où le faire carrément dans la rue, au bord d'un trottoir^^^^^

Moi ( me garant au bas de la rue)- vas y seul

Lui( étonné)- Pourquoi ?

Moi- je n'aime pas manger chez ces gens là

Lui- quels gens ?

Moi- ceux qui font de la grillade en pleine rue

Lui- je peux demander pourquoi ?

Moi- je ne suis pas tenue de te répondre

Lui- tu ne serais pas un peu xénophobe dans les bords ?

Moi(le fixant sévèrement)- parce que je ne mange pas les nikes, je deviens xénophobe?

Lui( me fixant)- Ne me prête pas des intentions.

Moi(agacée)- Descends s'il te plaît, j'ai autre chose à faire que de justifier mes choix alimentaires

Lui(me fixant)- Non

Moi(étonnée)- Non ?

Lui- je ne descends pas

Moi(fâchée) - Tu es sérieux là ?

Lui( calmement)- J'ai dit que je t'invite à manger, on va manger

Moi- Tu appelles ça inviter manger ? Des nikes ?

Lui- ce n'est pas de la nourriture ?

Moi- Descends pardon

Lui- non

Dibutative, je le fixe pendant un moment. J'enlève ma ceinture de sécurité et descends. Je contourne la voiture, j'ouvre sa portière, enlève la sécurité sa ceinture de sécurité, et l'attrape par le bras. Je veux le faire sortir de force mais où est la force ? J'arrive à peine à le faire bouger. Malgré mes nombreuses tentatives, rien y fait, il ne bouge pas. Et ce sourire seigneur, il sourit quoi et pourquoi ?

Moi( essoufflée)- Descends

Lui( souriant)- le mot magique !?

Je le dévisage, le toise et l'insulte même rien qu'avec mes yeux mais monsieur continue à sourire.

Moi- S'il te plaît

Lui( descend en souriant)- tu vois quand tu veux

Je préfère ne pas lui répondre. Je passe devant lui. Au moment où je veux ouvrir la portière côté conducteur, le bip sonore m'indique que la voiture vient d'être verrouillée

Moi( énervée) - Qu'est ce que c'est ?

Je tire fort sur la poignée de la portière, rien. Je frappe un grand coup sur la vitre ce qui me fait mal au bras

Lui(devant moi)- c'est ce que tu cherches ?

Je m'en doutais bien qu'elles étaient avec lui

Moi(douce) - Rend les moi

Lui-...

Moi- s'il te plaît

Lui- je te les rendrais après avoir mangé avec toi

Moi( énervée) - Je n'ai pas envie

Lui( rangeant les clés dans sa poche)- ok

Sans ajouter un mot, il passe devant moi. Je veux hurler mais ça ne servira à rien

Lui- tu sais où me trouver

Je soupire de frustration. Si mon sac n'était pas restée dans la voiture, j'aurais pris un taxi ou appeler la police. J'expire et inspire deux fois avant de le suivre. Je vais seulement pour qu'il me remette mes clés. Je vais rien manger. Heureusement pour moi, l'endroit est à quelques pas de là où j'ai garé la voiture. Je la regarde une dernière fois pour m'assurer qu'elle est bien garée. Avant d'entrer dans cet immondice remplie sûrement de microbes observables à l'œil nue, je prie.

Lui ( me voyant entrer)- assieds toi

Je ne sais pas ce qui me choque le plus. La propreté de l'endroit, le décors ou l'amabilité du mince. Cet endroit est tellement propre qu'on pourrait manger à même le sol. La décoration africaine est digne d'un restaurant 3 étoiles au moins.

Moi- pourquoi je n'ai jamais entendu parlé de cet endroit ?

Lui- Sûrement parce que tu n'es pas une mangeuse

Moi- Et toi comment l'as tu découverts ?

Lui- c'est Junior qui me l'a fait découvrir. Il mange ici chaque fois qu'il peut

Moi- c'est qui ?

Lui( me fixant bizarrement)- Le troisième membre de notre équipe

Moi- j'en reviens pas qu'un tel endroit existe

Le serveur ( l'interrompant)- Bonjour madame et monsieur. Je m'appelle Elodie, je suis votre serveuse aujourd'hui. Voici le menu du jour. Si vous avez besoin de moi, pressé sur ce bouton

Nous- Merci

Elle nous sourit et disparaît derrière le comptoir

Moi- Ils sont même hi-tech

Lui( souriant)- Tu es comme un enfant qui vient de découvrir un nouvel endroit

Moi- Je le suis

Lui ( souriant)- Je vois ça

*****GINETTE

Moi (énervée)- Quoi ?

Sally- Il dit être désolé mais il ne peut pas se déplacer jusqu'ici que vous alliez chez lui

Moi- Et pourquoi il ne peut pas se déplacer ?

Sally- d'après ce que m'a dit son secrétaire, il a une jambe cassée et on lui a prescrit du repos.

Moi( soupirant)- Donne moi son adresse

Elle- Tenez !

Je lui prend le papier des mains et sors de l'atelier. C'est bien ma veine ça. Je vais devoir me rendre chez cet imbécile fini. J'ai la rage rien que d'y penser. Je suis sûre qu'il a fait exprès de se faire mal ou même qu'il n' à pas mal. Il fait juste semblant. Je range tous mes matériaux, enlève mon tablier et gants de travail. Je vais dans la salle de réunion pour récupérer tous les documents qu'on avait déjà préparé. Avec tout ça, impossible de prendre la moto. Sally m'accompagne prendre un taxi et me remets le numéro personnel de cet enfoiré. Dans le taxi, j'appelle Marie qui ne réponds. J'essaie à de nombreuses reprises sans suites. Je lui envoie le message que les plans ont changé. Je lui envoie également le numéro personnel de son ennemi juré. Il est 14h et évidemment c'est l'heure de pointe. Nous arrivons à 15h20 devant la concession. Le taximan m'aide à descendre mes effets. Je le paye

Moi(regardant l'immense barrière devant moi)- Je suis au bon endroit ?

Je sors mon téléphone de la poche pour bien voir la localisation envoyée par whatsapp. Effectivement c'est le bonne endroit. J'appuie sur la sonnette

Gardien- Bonjour, que puis je faire pour vous ?

Moi- Bonjour monsieur, je suis Ginette Lakoumba de Maloumbi créations, j'ai rendez vous avec monsieur Scott

Il ya un silence pendant un certain temps

Lui- Vous dites vous appelez comment !?

Moi- Ginette Lakoumba

Lui - Puis je avoir votre pièce d'identité pour confirmer votre identité ?

Moi- Évidemment

Je sors ma carte nationale et la lui présente. Après une vérification minutieuse, il me laisse entrer

Moi- excusez de vous déranger, pouvez m'aider ?

Lui( souriant)- Bien sur mademoiselle

Il prends le matériel qui est par terre et je le suis. Il me conduit à une salle de réunion, apparemment.

Lui- je vais appeler monsieur

Moi- merci beaucoup

Il disparaît aussitôt par une autre baie vitrée. La salle est entièrement faite de baie vitrée. Et la vue est imprenable. Je ne savais pas qu'il pouvait y avoir une belle sur Libreville. Marie aimerait aussi cette vue, elle est imprenable. Le seul hic, c'est qu'elle se trouve chez son ennemi juré. À cette pensée, je me suis mise à installer le matériel en attendant Scott. Ce dernier daigne me gratifier de sa présence en entrant par la main baie vitrée derrière laquelle, le gardien avait disparu. Je remarque qu'effectivement il s'est fait mal au pied. Son pied est un dans un plâtre qu'il peine à déplacer.

Moi- Bonjour

Lui(nerveux)- Bonjour

Il joue les nerveux avec qui ? Qui a peur de lui ?

Lui- tu es venue seule ?

Moi- oui

Lui- Elle ne viendra pas ?

Moi- elle ne saurait tarder...

Lui( me coupant)- Si elle n'est pas là, je refuse de parler avec une manœuvre

Moi( calmement)- Ok

Je finis d'installer tout le matériel en mettant en évidence le modèle que j'ai choisi puis je m'assois en face de lui. J'appelle d'abord Marie, elle ne réponds pas toujours. Je me connecte sur whatsapp pour voir quand elle s'est connecté pour la dernière fois. Ça remonte à ce matin. Bon, ça ne sert à rien d'insister. Je me mets à me balader sur le net sans but précis. Hormis le compte de l'entreprise, je n'ai plus s de compte sur les médias sociaux. Parce que j'étais devenu accro à un point que j'ai perdu un an de ma vie sans m'e rendre compte. Je passais des heures et des heures à défiler sur le fils d'actualités de Facebook, instagram, Twitter sans réel but. Dès que je veux déposer mon téléphone pour étudier, une chose intéressante est publiée. Photos, vidéos, articles peu importe, je regardais avec excitation. Au bout de cinq minutes, je m'ennuyais de nouveau sur les réseaux sociaux, à naviguer sans but précis. Le pire étant que je de pensais des sommes astronomiques juste pour être connecter. Avec les coûts exorbitants des forfaits internet chez nous, c'était trop cher payé pour m'ennuyer en ligne

Lui- Elle arrive ?

Je pouvais aisément m'ennuyer chez moins. De plus, je devenais vite aigrie quand je voyais une jolie fille bien maquillée avoir des likes alors que je sais pas me maquiller. Ou que mes artistes préférés ne défendaient pas les causes auxquels je crois. C'était devenu n'importe quoi donc j'ai préféré me retirer tout simplement.

Lui- Tu vas me répondre ?

Bon, faut aussi dire qu'à cause de ça, j'ai raté le bac. Même en classe, je perdais mon temps sur internet au lieu de suivre des cours. Qu'est j'y cherchais ? Rien de particulier juste le goût de traîner sur les réseaux sociaux. Le plus terrible étant que Je depensais mon argent du taxi, de poche et même du prepa pour avoir la connexion

Lui(criant) - Ginette, je te parle

Moi( toujours dans mon téléphone)- Eh! Tu cries le nom de qui ? Sur qui ?

Lui( criant)- Tu me réponds quand je te pose une question

Moi( toujours dans mon téléphone)- Tu ne me commandes pas

Lui ( rire nerveux)- le dicton qui dit :qui s'assemble, se ressemble est vraiment vrai. Une impolie avec une sauvage, quoi de plus naturel

Moi(toujours dans mon téléphone)- Tu dois savoir de quoi tu parles. Ton monde de fils de connard toi être bien rempli

Lui (énervé)- Tu as la chance que j'ai cette entorse au pied, je t'aurais foutu une bonne raclée

Moi- Youpi ! Merci à la personne qui t'a fait ça

Lui( se levant)- Tu sais quoi, c'était une grossière erreur de ma part de vous accorder mon temps pour cette sottise de fondation. Tu connais la route...

Moi(déposant mon téléphone sur la table et le fixant)- Premièrement, tu es un enfoiré doublé d'un idiot arrogant et prétentieux. Deuxièmement, tu es un laid et gros. Troisième tu es un lâche,un irresponsable en costume qui se cache derrière la fortune de papa. Je savais que tu n'avais rien de bon en toi, mais j'aurais juré que tu prennes au moins ton travail au sérieux. Donc le dicton qui dit "les vilaines personnes font de vilaines choses" est vrai. (me levant) je vais y aller, fais parvenir mon matériel à l'atelier, ça au moins tu peux le faire ? Je prends juste le prototype au risque tu le voles. Je n'ai plus confiance en toi déjà que la confiance en question était à zéro.

Pendant toute ma tirade, il me tournait le dos sans bouger. S'il est fâché, c'est son problème. S'il pense pourvoir m'intimider parce que nous sommes chez lui, il aurait tord de le faire. Ce n'est pas dans son intérêt.

Lui( mâchoires serrées)- Qu'as tu à proposer ?

Moi- tu veux maintenant parler avec la manœuvre ?

Lui- Ai je le choix ?

Moi- On a toujours le choix

Lui( s'asseyant en face de moi)- je t'écoute.

Nous nous fixons pendant un moment. En temps normal, j'aurais déjà pris mes affaires et serait partie sans remords. Cette fois ci, je vais essayer de mettre mon orgueil de côté pour les enfants. Je le quitte du regard pour déposer le prototype et allumer le projecteur. Je lui présente la bottine que j'ai imagé et dessiné. C'est une bottine de travail pour tout âge fait en caoutchouc recyclable et quelques matériaux solides. Je lui explique que c'est un produit qui met en valeur notre créativité et l'expérience du groupe de son père. Déjà le désign est pensé par nous et les matériaux utilisés sont de chez eux. Les enfants ainsi que les travailleurs des orphelinats de la fondation pourrait s'en servir même hors travaux champêtres. J'ai quasiment fait un monologue, il n'a rien dit. On peut littéralement entendre une mouche volée. J'espère pour lui qu'il a bien écouté. À la fin de mon monologue, nous échangeons sur la protection de mon œuvre et sur la participation concrète de Loubah industrie.

Moi( rangeant)- Nous avons en fini

Lui- je crois bien

Moi- tu pourras me faire livrer le matériel à l'atelier ou j'appelle une personne ?

Lui-.je..

Une voix ( le coupant)- TONTON SCOTT ? TU ES LÀ ?

lui(criant)- Oui ma chérie

MA chérie ? Il sourit ? Je n'ai pas le temps de réaliser que Je vois débarquer une petite frimousse adolescente qui lui saute dessus. Il ne la repousse pas. Il est pédophile ? Non attends, un humain ne peut pas avoir tant de défauts

Elle- tu m'as trop manqué.

Lui( la serrant bien fort)- Toi aussi mon panda

Moi( énervée)- Tu n'as pas honte ? Elle pourrait être ta fille

Lui- c'est le cas

Moi- einh ?

Panda - C'est qui ?

Lui- une collaboratrice du travail

Panda- Tu sais tonton, je ne suis plus petite einh, je suis en âge de comprendre certaines choses

Moi- Je vais vous laisser

Scott- de quoi parles tu ?

Nous parlons en même temps ce qui fait rire sa nièce

Panda(à moi)- Vous pouvez rester manger avec nous ?

Scott, Moi- Non

Elle ( me regardant)- S'il te plaît? Ça me fait plaisir de dîner avec la petit amie de mon oncle

Moi( vomissant presque)- Je ne suis pas sa petit amie

Scott- C'est juste une collabora...

Elle( le coupant)- Vous êtes sa fiancée alors ?

La petite a quel problème ? En plus elle sautille même de joie

Elle ( me tirant)- Venez, je vais vous faire visiter la maison

Elle me tire de toutes ses forces et m'entraîne dans la maison malgré les appels ignorés de son oncle. Je veux oposer une résistance mais cette petite choses est vraiment forte. En me tenant fermement la main, elle me fait le tour de la maison. J'ai même eu droit à la visite des toilettes de la chambre de Scott. Chambre qui est au passage très bien rangé et très propre. En plus, elle sent superbement bon. Il est propre, c'est une qualité sur ces 9 milliards de défauts. On finit la visite par la cuisine. Cet enfant est vraiment perspicace vu qu'elle m'a convaincu de faire un dîner.

Scott( essoufflé)- Panda

Elle( allant vers lui)- Mais repose toi, ta chérie et moi faisons à manger

Lui- ce n'est pas ma chérie Panda.

Elle- D'accord j'ai compris mais repose toi d'abord. Le médecin a dit que tu ne devais pas fournir beaucoup d'efforts.

Elle l'aide à s'installer devant la télé puis reviens m'aider en cuisine. Elle m'aide à couper les oignons pendant que je fais les beignets de banane bien mûres que j'ai trouvé. J'ai quasiment grillé tout un régime par peur qu'il se gaspille. Vu que le poulet était déjà dégivré, je l'ai assaisonner puis griller. J'ai fait une sauce moutarde pour accompagner. Et pcome déssert, crêpes sucrés.

Panda- À table tonton

Elle va l'aider à se mettre debout. La scène me fait rire car il doit faire dix fois son cabarit mais elle est persuadée qu'elle le soulève. Ça se voit pourtant qu'il ne s'appuie pas sur elle, il se contente juste de passer sa main sur son épaule

Elle( le faisant asseoir)- J'espère que tu vas bien manger einh

Lui- comme c'est fait avec amour par ma Panda

Elle lui sourit puis m'invite à m'asseoir. Pendant tout le dîner, je me suis délectée de la complicité oncle/nièce. C'est tellement rare de nos jours que c'en est beau.

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