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06

CHAPITRE 6

MA RIVALE

*****SCOTT

Furieux, je sors des locaux miteux de ces deux crimelles. Dans ma voiture, je regarde la blessure sur mon cou. Elle est superficielle mais j'ai vraiment cru y passer. Comment une si petite chose peut avoir autant de forces ? Je n'ai pas réalisé comment elle m'a mis au sol. Je frappe le volant plusieurs. J'ai tellement la rage. Elles vont me le payer très chère.je démarre, Je passe d'abord à l'hôpital puis je vais à la maison me changer. Heureusement pour moi, Pandora n'est pas encore là. Je prend une douche, me change et file au bureau. Je trace directement dans le bureau de Larry

Elle- surtout ne cogne pas avant d'entrer

Moi- Où en est-on avec la publicité de Maloumbi créations ?

Elle(yeux dans ses documents)- ce n'est pas ton domaine d'expertise que je sache

Larry- Alors ?

Elle( déposant son stylo)- Scott, je n'ai pas de comptes à te rendre. Tu connais où se trouve la porte

Lui( me moquant)- Ne me dis pas que tu n'as réussi. C'est papa qui va être content

Elle(enlevant ses lunettes)- avant d'aller ouvrir ta bouche sur mes échecs, concentre toi d'abord sur la simple mission qui t'a été confié. J'attends toujours la proposition finale sur ta participation au projet de la fondation de Mool

Moi- Tu n'es pas mon père

Elle- je suis ton supérieur, c'est mieux

Moi- Je ne vais pas participer à ce projet. Je refuse d'être opposé à des gamines

Elle- tu peux aller déposer ta démission et oublier tous les privilèges liés à ton nom

Moi( rire nerveux)- Tu es qui pour décider de ça ?

Elle(avec assurance)- Ton supérieur hiérarchique, ta grande sœur et la futur directrice de cette entreprise

Moi( énervé)- Tu t'y crois déjà...

Elle- Je ne m'y crois pas. J'y suis

Moi- je réussirais à prendre les rênes de cette entreprise

Elle- Je ne demande qu'à voir. En attendant, mérite ton salaire et surtout mérite le nom que tu portes

Je la fixe pendant un moment puis je me décide à sortir de son bureau pour le mien. Je m'assois dans ma chaise et me tourne vers la baie vitrée derrière moi. J'aime observer le paysage pour me calmer les nerfs. Entre cette garce et les criminelles, j'ai des céphalées.

Mon secrétaire ( entrant)- Monsieur, pendant votre absence, la fondation a appelé. Ils ont besoin de votre confirmation. Les autres ont déjà répondu

Moi(furieux) - Les garces... Confirme notre participation

Lui- Dans ce cas, vous avez réunion demain avec Maloumbi créations à leur siège

Moi( nerveux)- Pourquoi ?

Lui- Vu qu'elles ont répondu en premier, monsieur Mool leur a donné le privilège de choisir le lieu de la réunion

Moi(énervé)- Mais bien sûr... Ils sont mis d'accord pour me faire chier.

Lui- Et une certaine Nathan à dit qu'elle passera dans une heure.

Moi- Si c'est tout, tu peux sortir

C'est le bruit de la porte qui se ferme qui me notifie qu'il est sortie. Je ne peux plus me reconcentrer sur ce que je regardais. Déjà me retrouver dans la pièce que cette vaurien de Marie m'insuporte. Cette petite est impolie, arrogante et moche de surcroît. Quand on est pas belle, on se comporte au moins bien. Ele n'en a visiblement pas conscience. Je me demande ce que ses parents lui on inculqué comme valeurs. Et l'autre qui sort de je ne sais quel trou à rats. Elle se permet de me porter main. Elle sait qui je suis ? Son inconscience me fait rire de stupeur. Elles ne savent pas ce qui les attends. Je leur promet une descente aux enfers lente et sans fin. Elles sauront pourquoi tout les arbres de la forêt n'ont pas la même valeur. Je vais participer à ce projet juste pour leur montrer ma puissance de frappe. Ce ne sont pas deux misérables gamines qui vont me tenir tête.

Moi- entrez

Nathan- la décoration de ton bureau est à l'image de mauvais caractère

Qu'est ce que cette voix a le don de m'apaiser. Je me retourne tout joyeux. Je lui fait mon plus beau sourire et vais la prendre dans mes bras

Elle- Je ne te l'ai jamais dit mais tu pèses

Moi(la serrant dans mes bras)- poids plume

Elle (rigolant)- Qui te ment comme ça ?

Moi( me détachant)- ma fille ne ment jamais

Elle- Mais bien sûr

Moi- Que me vaut l'honneur de ta visite ?

Elle- je suis venue te kidnapper

Moi( prenant ma veste)- On va où ?

Elle(rigolant)- Quel homme pressé

Moi- seulement quand j'ai une aussi belle kidnappeuse

Elle- Flatteur va. On y va

Je lui souris et la suis à l'extérieur.

Moi ( à mon secrétaire)- Des rendez vous ?

Lui- Non monsieur !

Moi- Pouvez prendre votre après midi

Lui( surpris)- Merci monsieur

Moi- Nathan, attends moi dehors, je prends la voiture au parking.

Elle- ok

Je récupère la voiture au parking. Quand je me gare devant l'entreprise, elle est entourée de plusieurs hommes. Ils se croient où ? Je klaxonne furieusement. Ils se retournent tous. Nathan se fraye un chemin jusqu'à la voiture

Elle ( montant) - change un peu

Moi- pfff

Elle ( attachant sa ceinture)- on va d'abord récupérer Panda ?

Moi( démarrant)- elle a un chauffeur pour ça.

Elle (inquiète)- Tu n'as peur qu'il la viole ?

Moi- non ! À moins qu'elle soit une pédophile homosexuelle

Elle- ce n'est pas impossible

Moi( souriant)- Elle ne l'est pas.

Elle- Tant que tu me rassures

Moi- cesse de t'inquiéter. Ton brother gère

Elle( souriant)- OK ! Je te fais confiance

Moi- Alors on va où !?

Elle- Allons prendre de l'air

Je lui souris. Elle m'emmène à Nzeng ayong ( quartier de Libreville). En haut d'une colline, nous pique-niquons en admirant le paysage. C'est vraiment très beau quand tu le regarde de haut. J'adore passer ce genre de moment avec elle. C'est vraiment ma sœur pas l'autre harpie qui ne pense qu'au fauteuil de président de la compagnie. Elle va voir si je la laisse l'avoir. Même si je dois me farcir ces deux impolis, je la ferais vaciller de son pied d'estale. Parole de Scott Loubah

Elle- j'espère que tu as aimé

Moi- viens me kidnapper comme ça tous les jours

Elle- Ah non ! Je ne voudrais pas faire de l'ombre à ta petite amie

Moi- Je n'en ai pas

Elle- ce n'est pas ce que j'ai entendu à l'entreprise aujourd'hui

Moi- Et qu'est ce que tu as entendu ?.

Elle- Il paraît que tu es complètement gaga d'une Nana et d'un Pandora

Moi (riant) - ah ça ! Je ne voulais pas t'en parler au risque de te choquer mais comme tu abordes le sujet, je me lance. En fait, j'ai fais la connaissance d'une femme nommée Nathan que j'ai renommé Nana parce que franchement Nathan pour une femme ça ne le fait pas..

Elle(riant)- Et pourquoi ? Je trouve ça jolie moi

Moi- ne m'interromps pas dans mon histoire s'il te plaît

Elle( souriant)- Excuse moi oh !

Moi- Donc je disais, j'ai fait la connaissance de Nana et elle a foudroyé mon cœur. Je suis tombée amoureux

Elle- ouuuh

Moi- Mais il ya une autre fille, Pandora. Je suis bloquée entre les deux. Donc j'essaie tant bien que mal de les satisfaire toutes les deux

Elle- Je vois ! Tu es donc un coureur de jupon

Moi( faussement vexé)- Non mais...

Elle- C'est Panda qui va être déçue

Moi- Tu ne comptes le lui dire, si ?

Elle- Quand je la verrais

Nous nous sourions. Nous rammassons notre bazar. En chemin, nous jetons nos ordures dans une poubelle. Si tous les gabonais faisaient ça, le Gabon serait le pays le plus propre du monde. Mais hélas, la quasi majorité pense que ce sont aux éboueurs de nettoyer leur saleté. C'est bien leur travail mais jeter les ordures dans le bac prévu à cet effet ne va pas les mettre au chômage. Surtout que cet argument est vite contredis que les éboueurs entrent en grève. Les ordures ménagères deviennent des citoyens tellement ils sont partout. C'est à cet instant qu'on voit l'insalubrité criarde des gabonais. Quand tu le feras le remarque, ils s'attarderont à t'insulter pour conclure enfin que c'est à l'Etat de le faire. Comme s'ils n'étaient pas compris dans cet État. Anyway, j'ai passé un bon après midi, je ne veux pas penser aux choses négatives. On rentre à la maison. Des que je gare, je vois Panda courir vers nous en serviette. Sa mère coure la rattraper au vol.

Nana- Mon bébé a grandi

Moi- Ça ne fait qu'un jour

Panda- Mais j'ai grandi entre temps

Les deux me tirent la langue. Je les suis dans la maison.

Nana- Il ya quoi à manger ?.

Moi(surpris)- Tu veux encore manger ?

Elle- bah oui ! J'ai faim

Moi-, je me demande où va toute la nourriture que tu ingurgite tous les jours

Panda- ça veut dire quoi ingurgiter ?

Nana- ça veut dire beaucoup manger. et ça va dans mon cerveau

Moi-j'en doute

Elle- Panda, va finir ta douche et viens m'aider en cuisine

Panda- d'accord maman

Elle détale dans le couloir en direction de sa chambre. Je me dirige aussi dans ma chambre pour prendre une douche. Habillé d'un bermuda et d'un polo, je retrouve la mère et la fille en cuisine. Elles m'ont interdit de les aider alors je me contente de les regarder. Une fois le dîner prêt , on joue à un jeux de société en attendant 20h pour passer à table. On a choisi le ludo et le moins qu'on puisse dire est que Nana ne blague pas. Entre barrières et bouffage de pions, Panda et moi sommes au bord des larmes. La bonne dame érige des barrières à chacunes de nos entrées. Dès que tu mets le nez dehors, elle te ceuille comme une goyave mûre. Et à chaque fois la douleur est insupportable. Surtout quand elle a réussi à faire entrer tous ces pions dans la case des sorties. La haine de ça. On finit enfin par circuler normalement, en essayant de rattraper cette tricheuse. Elle galère pour faire sortir ses pions. Le salaire du péché c'est la mort, tu vas vivre ça. Il nous reste un pion à chacun dans le carré

Panda- Et ? ( lançant le dé) 4. ( joyeux) On a gagné tonton

Je sautille avec elle sur le canapé

Nana( énervée) - Il reste encore un pion à tonton Chéri. Et c'est à mon tour de jouer

Nous nous arrêtons de sautiller pour la regarder lancer le dé. On se tient fermement les mains, serre les fesses et les dents. Elle lance. Le dé tourne sur le plateau de jeux et c'est un... 3. Nous recommençons à sautiller sous le regard dépité de ma sœur

Elle(énervée) - joue au lieux de faire le bruit

Je prends le godet, fais une petite prière et lance le dé

Panda(joyeux) - 4

Moi( sautillant avec elle)- Les premiers seront les derniers

Nana(dégoutée)- Panda range le jeux et toi viens m'aider à dresser la table.

Nous nous exécutons joyeusement. Malgré sa défaite, nous dînons dans une bonne ambiance. 22h, nous allons tous au lit. Je leur souhaite bonne nuit et vais dans ma chambre. Avant de me coucher, j'allume mon téléphone et le mets en charge. Le temps qu'il prend à s'allumer, je vais me brosser les temps. La vitesse à laquelle la tonalité des messages s'enchaîne m'inquiète un peu. Même si les compagnies de téléphonie mobile aiment envoyer des messages, je doute fort que ce soit à cette fréquence sinon c'est du harcèlement. Je me rince la bouche et vais prendre mon téléphone. J'ouvre les messages. Ce sont les messages qui me notifient que mon secrétaire a essayé de me joindre. Qu'y à t- il de si urgent ? Au moment où je veux le rappeler, il m'appelle. Ça doit vraiment être urgent

Moi- qu'est ce qu'il ya ?

Lui( soulagé)- j'arrive enfin à vous joindre. Je pensais qu'il vous était arrivé un malheur

Moi- Pourquoi m'arrive t-il malheur ?

Lui- Suite à la nouvelle de la nomination du prochain directeur général

Moi( étonné)- Quoi ?

Lui- je pensais que vous le saviez

Moi- savoir quoi ?

Lui- Que le conseil de disciple s'est réuni en urgence cet après midi pour discuter de la place du nouveau directeur général.

Moi( énervé)- Pourquoi je n'étais pas informé ?

Lui- J'ai essayé de vous joindre en vain. Et vu que vous n'étiez pas là, vous avez été écarté du poste. Votre sœur est la seule en liste

***GINETTE

Je me remet au travail. Scott ne mérite pas ma colère car ce n'est pas une personne qui compte pour moi. Je ne vais pas gaspiller mon énergie sur lui

Sally( une employée)- mademoiselle, on vous demande à l'accueil

Moi- qui ?

Sally- il dit être votre frère

Je lève tout doucement la tête, réalise ce qu'elle vient de dire. Ça ne peut être lui. J'enlève les gants et le tablier et me dirige à l'accueil. Il ne peut pas avoir autant de toupet. Il n'est pas fou. Quand j'arrive à l'accueil, le bon monsieur qui me tourne le dos est entrain de draguer la réceptionniste

Moi- Qu'est ce que tu fais ici ?

Lui( se retournant)- la grande sista

Moi- je ne suis pas ta sœur

Lui( souriant)- les années passent et les ânes ne changent pas

Moi- si tu penses que tes insultes ont un quelconque impact sur ma vie, tu te mets le doit dans l'œil jusqu'au coude. Si tu as finis, je vais te demander de quitter les lieux et de ne plus jamais revenir

Je tourne mes talons

Lui- si tu ne m'écoutes pas, il pourrait arriver malheur à ta chère mère.

Je m'arrête. Je serre mon poing tellement la frustration est grande. Je me retourne et m'avance vers lui

Moi( le dépassant)- Suis moi à l'extérieur

Lui( me suivant)- À plus jolie Andrea

Je marche jusqu'à l'entrée de la ruelle

Moi( me retournant)- dépêche toi

Lui- c'est plutôt toi qui devrais te dépêcher. Il ya une réunion actuellement à Lalala et ta présence est vivement souhaitée. Vu que tu ne réponds aux appels, j'ai été commissionné.

Je le fixe pendant de longues minutes. Son sourire moqueur énerve chaque cellule de mon être. J'ai envie de lui flanquer de bonnes paires de gifles. Mais je vais me retenir. Je le dépasse et Je me dirige vers l'atelier, ramasse mon sac et me casse. De toutes façons, vu comment je suis énervée, je ne pourrais pas travailler. J'enfourche ma moto. Malgré la rage et l'incompréhension qui m'habitent, je roule prudemment. Je ne veux pas mourir parce qu'un chien aurait réussi à me mettre en colère. Après avoir roulé pendant quinze minutes, je me gare devant la maison familiale. Effectivement, il ya une réunion. Toutes les voitures qui jonchent la ruelle enclavée appartiennent aux membres de ma famille plutôt à celle de mon père. Je me dirige directement au salon dans lequel se déroule les réunions. Quand j'apparais, Tout le monde se tait et me dévisage . Je m'en fiche, je ne leur dois rien. C'est en m'asseyant à côté de mon petit frère que j'enlève mon casque.

.Mon oncle- disais donc avant d'être interrompu que pour le mariage de Rachel, les cotisations sont fixées à 100000 frncas pour les travailleurs et 50000 francs pour les chômeurs actifs. Ce qui est des étudiants et des chômeurs inactifs, les cotisations commencent à 20000 francs

Dieu merci, je ne suis dans aucune catégorie citée. De plus, tout ce je sais de Rachel c'est que c'est sa fille. Son visage m'est complètement inconnue alors pourquoi je devrais cotiser ou même assister à son mariage. Juste parce que nous sommes de la femme famille ? Je ne crois pas.

Lui- Nous devons vraiment faire l'effort pour réunir la somme arrêtée. Je sais que ça vous prend de cours mais vous savez ces blancs n'aiment pas traîner avec le mariage

Une tante-Vraiment ! Ma fille a vraiment bien fait de choisir un blanc. Ce sont les vrais hommes. Quand ils aiment, ils épousent. Ce n'est pas les bacotilles des obambas qu'on part nous ramasser. Foutaise

Mon oncle--Adeline, ce n'est pas la compétition. Benissons le seigneur qui ouvre cette porte sur nos enfants

Tante Adeline- Raymond toi aussi, même si ce n'est pas question de compétition. Toi même tu vois ça comment ? Un blanc de hier, même pas un an de vie commune veut déjà marier notre fille. Et l'autre, on sait seulement qu'elle est en couple avec un obamba qu'on a jamais vu. Est ce que c'est normal ?

Tonton Raymond- Là n'est pas le sujet Adé. On parlera de ça plus tard.

Tante Adélaïde- Au contraire c'est le bon moment. Il faut rappeler à ces gens qu'ils devraient avoir honte de vivre dans le concubinage. Il faut rappeler à ces gabonais que quand on aime une femme, on l'épouse. Ils passent leur temps à copier les mauvaises choses chez les blancs Jamais les bonnes

Un autre oncle--Adeline, ce n'est pas un tribunal ici. Calme toi

Elle se tait, tourne sa tête vers moi, me dévisage. Elle fait trembler son pied pour montrer son mécontentement comme le ferait n'importe quelle femme noire africaine. Je sais pertinemment qu'elle parle de moi. Je suis en couplé depuis l'âge de 18 ans avec un obamba ( ethnie du sud du Gabon). Mais si elle espère une réponse de ma part, elle mourra avant de l'avoir. Je ne suis pas venue ici pour me chamailler avec qui que ce soit encore moins justifier mes choix de vie.

Tonton Raymond- Sur les montants à cotiser, des questions?

L'assemblée (sauf moi)- Non

Lui- OK d'accord ! Nous allons donc lever la réunion. Il ya un petit buffet, sevez vous

Je me lève, prends mon petit frère dans les bras et vais vers la sortie.

Tonton Raymond ( m'appretant à mettre mon casque)- Ginette

Je me retourne et lui face.

Tante Adeline- L'impolitesse de cet enfant ne cessera jamais de m'étonner. Déjà on te force à venir à la réunion, au lieu de savoir pourquoi on t'a fait venir, tu ramasses tes grosses fesses et tu t'en vas

Tonton Raymond- Adeline !

Elle- je ne parle plus vos choses pardon

Lui( à moi)- Tu comptes donner combien pour le mariage de ta sœur ?

Moi( sèche)- Ce n'est pas ma sœur

Tante Adeline( riant)- seigneur, entends ta main

N'est ce pas tu as dis ne plus parler nos choses ?

Tonton Raymond ( l'ignorant)- Nous sommes ta famille Ginette. Et nous devons nous soutenir dans ce genre de moments. Tu ne sais pas quand viendra ton tour

Tante Adeline ( se moquant en se tapant les mains)- Ne me fait pas rire Raymond, quand tu la vois, elle a l'air d'une personne qui va se marier un jour ? Tu te moques de qui ? L'enfant d'une prostituée ne peut finir que prostituée. Les chiens ne font pas les chats

Moi( du tic au tác) - Tu sais de quoi tu parles vu que ton fils est un gigolo

Elle( après m'avoir giflé)- Tu parles comme ça à qui ? Je suis ton égale ? Tu me vaux ?

Tonton Raymond ( l'attrapant)- Adeline, toi aussi

Elle( l'ignorant)- Si tes parents ont manqué ton éducation, je vais la refaire. Tu te crois plus impoli que qui ? Que c'est toi qui a inventé l'impolitesse ? Chienne comme ta mère. Prostituée, mendiante, connasse, chienne

Moi( calmement)- Je ne suis pas venue ici pour me discuter avec qui que ce soit. Je suis juste venue vous dire que la personne qui va encore essayer de menacer ma mère, aura à faire à moi. (regardant tante Adeline dans les yeux) Tu sais, les prostitués ont beaucoup de ressources.

Elle( se debattant)- Tu t'adresses à qui comme ça ?

Je mets mon casque, monte sur ma moto et quitte d'ici. Je suis trop énervée pour retourner travailler. Je vais passer le temps chez maman. Je veux surtout me rassurer qu'elle va bien. À l'arrêt du feu tricolore, je ne sais pas ce qui me pousse à tourner ma tête vers la droite. Je suis surprise de voir Scott Loubah entrain de rire avec une femme. Donc il connaît comment montrer ses dents joliment ? C'est nouveau ça. Le feu passe au vert. J'appuie sur l'accélérateur. Ma mère habite Nkembo( quartier de Libreville) avec les autres frères et sœurs. Je gare dans la barrière quand je vois mon cousin entrer. J'enlève mon casque et on se défie du regard. Si il est là, ce qu'ils n'ont pas compris le message. D'accord, je vais leur montrer pourquoi Bruce Lee n'était pas gros mais avait une puissance de frappe impressionnante. Je descends de ma moto. Je compte les gars avec lequel il est venu. Lui inclus, ils sont cinq. Je vais pourvoir mettre mes années d'arts martiaux en pratique. Vu comment le générique de Zee Magic résonne jusqu'à dehors, je comprends pourquoi les petits ne sont pas venus voir qui garait dans la concession. J'espère que ce bruit continuera à couvrir le bruit des coups qui vont pleuvoir.

Un voyou- c'est ta cousine ?

Lui- oui

Lui- elle est mal bonne einh.

Un autre- Vrai vrai, j'ai seulement envie de la lecher quoi

Un autre - la petite Nga est mal niang ( propre, jolie, stylé)

Mon cousin- Prenez la en partouze si vous voulez

Tous- Ouaiiiiis !

Pendant qu'ils faisaient leur bruit, je m'etirais. Quand ils ont foncé sur moi, je frappe les deux premiers à la tête avec mon casque. Le troisième, je lui donne un coup sur les boules et un coup de pied sur sa joue. Le quatrième, le lui donne un coup de pied retourné. Ils gisent tous au sol pendant que je fais à mon cousin. Je lis de la stupeur dans ses yeux

Moi( regardant ma montre)- Deux minutes. Je me fais vieille dis donc.

Lui-...

Moi- Tu viens qu'on en finisse ?

Lui( effrayé)- Les gars, on se retrouve au QG

Il sort de la concession en courant. Satisfaite, je tourne sur mes talons. Ses acolytes essaient de se relever. Je vais vers celui qui est prêt de moi et lui tends la main. Il hésite à la prendre. Je lui fais signe de la tête que c'est juste pour l'aider. Il me tend la main et je l'aide à se relever. Je fais de même avec les autres. Puis je leur indique la sortie. Quand ils sont tous bien sortis, j'entre dans la maison. Je trouve maman et ses enfants entrain de commenter l'épisode de Zee Magic qu'ils viennent de suivre

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