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01

CHAPITRE 1

MA RIVALE

Il suffit d'un rien pour que cette envie se déclenche en moi. Un homme torse nu à la télé, une bosse bien dessiné dans un pantalon, un baisé chaud dans une série ou un film et l'envie me vient. Au début, je chasse cette irrépressible envie de me toucher. Je lutte toujours pour ne pas activer le mécanisme mais plus je lutte, plus les images pornographiques ou pseudos pornographiques que j'ai vu dans ma vie me reviennent en tête. Oui, je consomme de la pornographie quand je suis seule pas avec de vrais humains, je trouve ça sale mais avec des dessins plus communément appelé hentai. Je dois faire partir des 1% de femmes de ce monde qui en consomme. J'en ai regardé encore hier soir, bien qu'interressant, je me suis endormie trop fatiguée. Mon réveil raisonne à 6h00, couplé des gémissements de ma voisine qui semble prendre son pied. Tardant à ouvrir les yeux, les images que j'ai visionnées hier soir commencent à resurgir. J'ouvre vite les yeux pour ne pas succomber. Peine perdue, les gémissements de ma voisine ne m'aident pas. Je me retourne et tourne sur le lit pour ne pas entendre mais rien. J'ai l'impression que plus j'essaie de ne pas l'entendre, plus sa voix monte. Je sors du lit et vais à la douche. Je remarque à travers le miroir que mes tétons ont durci signe que je suis excitée et que j'ai besoin de ma dose. Lasse de me battre, je m'assois à même le sol et comme les attouchements. Je commence toujours par imaginer un homme me toucher les seins pendant que je le sais moi même. Puis qu'il me caresse le clitoris de manière sensuelle. Pendant de longues minutes, je me caresse ainsi. L''envie d'une pénétration. Je colle mes cuisses entre elles ce qui fait pression sur mon clitoris. Je me couche sur le ventre puis introduit mon pouce dans mon vagin, toujours avec les cuisses collées et les pieds croisés. Je remue mon bassin d'avant en arrière en m'imaginant être culbutée par un homme. La jouissance ne tarde pas et elle est divine. Je reste quelques minutes allongés sur le sol, je sors mon doigt. Et comme à chaque fois que je succombe, je me mets à pleurer. Pleurer parce que je me dégoute. Pleurer parce que je sais au fond de moi qu'à mon âge, ce n'est pas une chose à faire. Pleurer parce que je partage cette solitude. Je fonds en larmes silencieusement dans ma douche. Je suis fatiguée de cette vie là. Je ne veux plus faire, je ne veux plus.

- kô kô kô! Tu es déjà débout ?

Je reconnais la voie de la sœur que la vie m'a donnée. Je me lève précipitamment, me rince le visage puis me dépêche d'aller ouvrir. Je vis dans une chambre américaine donc les pièces ne sont pas éloignées entre elles

Moi( ouvrant la porte)- Dors un peu mwane(enfant en punu)

Elle(entrant)- Dixit Ginette Lakoumba, madame 7h ne me trouve pas au lit

Moi(riant)- Là c'est toi que 7h n'a pas trouvé au lit madame la marmotte

Elle( souriant)- Parce qu'aujourd'hui est un grand jour ! Le jour où nous allons faire un grand pas en avant vers notre destinée glorieuse.

Moi- Dis comme ça, on croirait que c'est gagné. Je te rappelle que le concurrent en face, ne plaisante pas

Elle( nonchalante)- Lui, c'est un micro problème pour moi

Moi( riant) - ce sont les neuf mois de grossesse de quelqu'une que tu appelles micro problème ?

Elle- Et qui ne l'est pas. Moi j'ai même fait 10 mois, ce n'est pas pour autant qu'il me respecte

Moi(riant)- vous deux là, c'est l'amour qui vous dérange

Elle(horrifiée)- Essuie ta bouche. Seigneur, ne l'écoute pas, toi même tu sais que je suis déjà calée sur Kim Nam-gil et Will smith

Moi( riant)- tu n'as pas encore laissé ton histoire de polyandrie là ?

Elle- toi même quand tu les vois, tu peux choisir qui et laisser qui ?

Moi- Mais Will Smith est mariée

Elle- je serais sa tchiza en étant la femme de Kim Nam-gil

Moi( riant)- tu me fatigues, je vais me laver

Elle- Brosse bien les dents einh. On ne sait jamais, tu pourrais tomber sur l'homme de ta vie aujourd'hui

Je me dépêche de m'apprêter car je connais l'impatience de cette petite personne. 6h50, je suis prête à décoller. Mais avant, on revoit notre présentation en prenant un petit déjeuner léger. Nous avons rendez- vous à la fondation Okoss ye Mool aujourd'hui. C'est une fondation qui s'occupe de la construction et/où de l'autonomisation des orphelinats. On veut s'associer à eux car on pense que notre marque de chaussures écologiques peut être utiles non seulement pour montrer un corps de métiers méconnu ou sous-estimé et aussi apporter notre pierre à l'édifice. Nous n'avons pas choisie cette fondation par hasard, elle est jeune et dynamique. Elle n'a pas besoin que tu sois fortuné pour t'accepter, juste que tu es quelque chose de positif à apporter à la cause. Dis comme ça, on croirait qu'il suffit de se présenter devant eux, leur montrer les plus bonnes intentions de ce monde et gagner. Loin de là, à l'instar de monsieur Mool Kibô qui est réputé pour être un vrai "salopard" dans le sens où les questions qu'ils posent lors des entretiens déstabilisent, il ya sa mère Matemba Solange qui est une dure à cuire. Il ya aussi mademoiselle Okoss Minko mais ça m'étonnerait qu'elle vienne car, d'après les rumeurs monsieur Mool qui est son fiancé, n'aime pas trop la montrer. Mais elle a son mot à dire dans la décision finale. Grosso modo, si nous voulons obtenir ce partenariat, nous devons les convaincre tous les trois sinon c'est mort. Nous quittons la maison pour le centre social de la fondation qui se trouve à Nkembo( quartier de Libreville). N'ayant pas le permis, c'est Marie qui conduit. À cette heure, les embouteillages sont naissants ce qui mets les nerfs de ma pauvre amie à rude épreuve. Amusée par toutes ces mimiques, je la filme discrètement. Nous arrivons au siège social dix minutes avant l'heure du rendez-vous vous. Le stress de ça, je peux sentir la sueur se frayer un chemin dans mon tailleur.

Moi( à l'accueil)- Ginette Lakoumba et Marie Maroundou, nous avons rendez vous avec la direction générale

Elle- suivez moi, c'est par là

Nous la suivons dans une pièce du siège

Elle( montrant la porte)- Entrez et essayez vous. Ils ne sont pas encore là

Nous- Merci

Nos concurrents sont déjà apparemment là. Tout de noir vêtu, on aurait dit qu'ils appartiennent à une secte ou une organisation d'espionnage. L'ennemi juré de Marie étant leur lead, nous ne les saluons pas, les ennemis de mon amie sont mes ennemis. Nous asseyons en face d'eux. Nous disposons nos classeurs sous leurs effacés. Ils vont comme s'ils ne nous voyaient pas.

Mr Mool( entrant)- Bonjour à vous

Nous ( nous levant)- bonjour

Madame Matemba- Asseyez vous

Nous nous exécutons. La porte s'ouvre à nouveau et c'est la petite amie de monsieur Mool. Elle est mieux en vrai que sur les photos.

Elle- bonjour ! Restez assis s'il vous plaît. Et excusez moi du retard

Mon regard s'attarde sur le magnifique diamant qui trône à son doigt. Aurais je cette chance un jour ? Je n'ose même pas y rêver. Quel homme voudrait d'une femme qui se masturbe? Je soupire intérieurement et reviens à la réalité. Madame Matemba a demandé à l'équipe de l'ennemi de Marie de commencer à faire la présentation de leur projet et vision. Je dois avouer que tout au long de leur présentation, j'ai été impressionné non seulement par leurs idées mais auusi par le charisme du lead. Je regarde de temps en temps Marie. Elle ne semble pas ravie de ce qu'il raconte, limite, elle s'ennuie. Sa tête le démontre bien. Puis ce fut à notre tour. J'ai exposé de long en large, en détails la vision de notre jeune entreprise et aussi le projet que nous avons pour les orphelinats indépendants.

Mr Mool(visage fermé)- Bien ! Tous les propositions faites sont magnifiques. Néanmoins, nous devons nous assurez de votre bonne foi.. Ma première et seule question va à monsieur Scott Loubah. Je suis étonné que votre entreprise veuille avoir à faire à notre fondation quand on sait que votre père a mis à la rue des milliers afin d'acquérir illégalement ds terrains. Ma question es donc, pourquoi?

Pour être directe, il va droit au but. Il ne prend pas de raccourcis. Je l'aime déjà

Scott- Monsieur Mool, vous êtes sans ignorer que je ne suis pas responsable des actes de mon père. C'est le mien, je ne vais pas le nier, son sang coule dans mes veines. Néanmoins, en toutes choses, il faut faire une distinction. Mon père c'est mon père, moi c'est moi. Je veux faire partie de c projet car ça me tient à cœur

Mr Mool( le regardant droit dans les yeux)-Je pensais que vous alliez dire que c'est une manière pour vous de vous racheter. Mais je constate que l'humilité n'est pas chose habituelle dans votre famille

Scott-...

C'est moi ou c'est ça qu'on appelle un "tais toi".

Mr Mool- j'en ai fini. (regardant à toi de rôle sa fiancée et sa mère) si vous avez des questions

La fiancée- j'avais la même question pour Loubah industrie donc je vais directement passé à Maloumbi création. Nombreuses sont les jeunes entreprises qui veulent se servir de notre fondation pour booster le CV de leur entreprise sans jamais se préoccuper de la raison véritable de notre fondation: les enfants. Qu'est ce qui vous différencie ?

Marie- l'ambition et la raison.

Madame Matemba - Mais encore ?

Marie- j'ai pour devise: je ne fais rien pour rien et ma sœur a pour devise : aider son prochain du mieux qu'on peut. À nous deux, nous avons l'ambition et la raison. Je ne fais rien sans rien, tant que j'ai ce que je veux, je ferais mon travail proprement, avec ma dernière énergie. Ma sœur quant à elle, fait toujours tout ce qu'il faut pour rendre heureuse la personne qui se trouve en face. Si vous nous faites confiance, nous réussirons à relever le défis car nous sommes complémentaire comme la terre et l'eau et en parfaite équilibre comme le Ying et je Yang.

Je retiens mon envie de la prendre dans mes bras. Elle parle trop bien la petite là

Madame Matemba- c'est tout pour. Nous vous enverrons notre réponse par e-mail au plus tard lundi matin

Mr Mool- Bonne journée à vous

La fiancée- Soyez prudents en rentrant

Ils sortent les uns après les autres. La mère devant suivi de la fiancée puis de monsieur Mool. La bande à Scott aussi est sortie presqu'aussitot.

Moi( à Marie)- N'est- il pas beau ?

Elle(pouffant)- tu les trouves toujours beau mais tu ne fais jamais rien

Moi- ce n'était pas ma question

Elle- il est beau mais il ne dépasse pas...

Moi( levant les yeux au ciel)- je sais je sais Wil Smith et Kim Nam-gil

Elle ( faussement émue)- Heureusement que tu connais

Nous rạngeons nos classeurs en riant. Nous avons passé ensuite la journée à glander. C'est samedi aujourd'hui . Elle ne va pas à l'école et je ne travaille pas. On en profite pour déambuler au centre ville. On visite des boutiques même les plus futiles comme bébé Zakia. C'est un magasin dédiée à l'habillement du bébé. Aucune de nous n'est enceinte. Ça ne nous empêche pas de nous extasier devant de jolis grenouillères ou des bassines. On rentre ensuite chez moi

Marie( s'affalant sur le canapé)- Allô

Pendant qu'elle parle au téléphone, je vais me déshabiller dans la chambre. Je troque mon costume en pagne africain contre une culotte et un crop top. C'est ma version de pyjamas.

Elle(me voyant)- Mum te salut

Moi- elle s' inquiétait encore ?

Elle- tu la connais

Moi- tu as de la chance d'avoir une mère comme ça

Elle- Elle veut t'adopter mais c'est toi qui ne veut pas

Moi( faisant semblant d'être effrayée)- Ta mère est trop flippante quand elle est en colère

Elle- c'est ce que tu n'as pas encore vu mon père

Moi- rhô ! Ton père est un vrai choux à la crème

Elle( rigolant)- Si tu savais... Même maman a peur de lui quand ses yeux tournent au blanc ?

Moi- oh ! Il fait souvent des attaques cardiaques ?

Elle( sérieuse)- les yeux de mon père deviennent blanc quand il est en colère

Moi( rigolant)- tu racontes n'importe quoi

Elle- je te jure. Et même que des fois, il devient tout pâle. On te parle d'une personne qui est noire comme un atanga( prune) mûre

Moi( riant) - Je vais te trahir à ton père

Elle- il ne va pas te croire. Il sait que je l'adore

Moi- c'est pour ça que tu le critiques

Elle- si je ne le critique pas avec toi, je vais le faire avec qui ?

Moi ( riant)- Avec ta mère

Elle- iiiiih ! C'est une traîtresse. Elle nous vend sans le moindre srupule quand elle doit se faire pardonner de papa

Moi( riant) - Jure?

Elle- une vraie traîtresse

Nous faisons la cuisine entrain de critiquer nos parents respectifs. De mon côté, j'ai coupé les ponts avec ma famille paternelle, elle était trop nuisible. De ce qui est de ma mère, nous avons de bons rapports. Pas aussi spéciaux que ceux que Marie entretient avec sa mère mais ça va. L'essentiel est de se parler et se voir le plus possible et très souvent.

Marie ( dressant la table)- ce que j'aime le plus chez toi, c'est cette terrasse à ciel ouvert qui laisse une vue imprenable sur les étoiles

Moi(déposant la marmite de riz sur la table)-c'est à cause de toi que je laisse ça comme ça einh sinon moi je refais tranquillement mes travaux. Ça me gâche la vie en saison des pluies

Elle- Aucun romantisme dans ta vie ma chère

Moi( enlevant mes gants)- Si le romantisme c'est avoir l'eau chez moi, alors non merci

Elle- pitié einh !

Moi- Assied toi et mange. Tu dois renter

Elle- j'ai dit à maman que je dormais ici

Moi- tu aimes provoquer ton père einh

Elle- papa a confiance en toi... Ce que je trouve d'ailleurs étrange. Il n'a pas confiance en moi son propre sang mais à toi si. Ça un sens ?

Mo- tu es le c de cas et moi le b de bọn sens. C'est pour ça

Elle- N'importe quoi

Nous avons mangé dans les moustiques einh parce que madame veut voir les étoiles en mangeant. Après dîner, nous avons fait la vaisselle. Nous avons regardé un film à Nollywood puis suivi un drama coréen sur Netflix. Elle a pris sa douche après moi puis sommeil. Quand je dors avec une personne, je n'ai pas envie de masturber surtout si cette personne c'est Marie. À son jeune âge, elle pourrait me copier chose que je ne veux pas. Je veux qu'elle grandisse normalement. Nous avons cinq ans d'écart. Du haut de ses vingt ans, elle devrait se préoccuper d'autres choses que de la masturbation. Même si elle en vient à ne pas l'imiter, elle sera tenter de me venir en aide par tous les moyens. Et c'est quelque chose que je ne veux pas. Je veux sortir de là avec mes moyens. Dimanche matin, comme tous les dimanches matins, elle m'entraîne à son église. Sur place, on y retrouve ses parents. Sa mère nous fait de gros câlins à tour de rôle

Maman Janine- Mais Ginette, tu a perdu des joues

Moi(riant) - c'est parce que je travaille beaucoup

Elle- Pamphile, on aurait jamais dû la laisser partir de la maison

Lui- ce n'est pas toi qui m'a fatigué les oreilles avec ton histoire d'indépendance ?

Elle- quelrancunier !

Marie- Papa, tu es trop beau aussi einh

Moi- c'est vrai papa Pamphile, vous êtes trop swagg

Lui- Au moins des gens qui l'ont remarqué

Maman Janine- c'est vous qui le rendez comme ça

Marie- Qui ? C'est le travail de ta belle mère et toi

Le culte commence. Ce que j'aime le plus dans cette église c'est la chorale. La petite chosriste principale me donne des frisons à chaque fois. Elle s'appelle Paul à ce qu'il paraît. Elle a une voie qui te transporte dans les profondeurs de ton être. Si c'est une chanson dansante, toute l'assemblée danse à tus tête. Si c'est une adoration, l'assemblée va pleurer de frissons. C'est dingue comme ce petit bout transporte. À chaque fois que je sors d'une messe chantée par elle, je me sens pleine et heureuse pendant au moins trois mois. Mais malheureusement, elle ne chante que quand les autres chorales ont des empêchements. Deux heures plus tard, la messe est finie. Je veux aller la tenir dans mes bras mais il ya toujours beaucoup de monde autour d'elle. Je me rétracte et suis Marie.

Maman Janine- vous venez mangez à la maison ?

Moi- vous n'allez pas me le demander deux fois

Marie- on vous suit.

Le dimanche, chez eux, la coutume s'est retrouvé en famille. Les frères et sœurs de Marie viennent peu importe leurs occupations. Célibataire ou marié, tout le monde doit être là. Hormis Jeremy, tous les frères et sœurs de Marie m'aiment. Lui je ne comprend pas son problème. Bref,une fois que tout le monde était arrivé, que tout le monde ce soit salué, nous passons à table. Elle a préparé mes légumes préférés" folong". Je ne connais pas le nom en français. Elle a mis le concombre et la sardine fumée. Accompagnement :banane semi mûre. Mon Dieu c'est un délice. Elle aussi fait du poisson à la braise, la carpe à l'etouffé avec un peu de chocolat indigène, les silures en paquet. Tout ça sent divinement bon. Le piment vert ajouté à chaque met rehausse à chaque fois le goût. Cette femme est un cordon bleu, tout le contraire de Marie. C'est à peine si elle sait cuire du riz. Mais faut la voir engloutir les plats comme un orgre. Elle mange comme un obèse mais ne prend jamais un kilos. Un si petit corps qui engloutit tant de nourriture. Ou tout ça se stocke ? Papa Pamphile a dit dans ses fossettes. Après le déjeuner, on range et lave avant de nous livrer aux différentes activités. Jeux vidéos pour certains, ceux de sociétés pour d'autres. Je rentre chez moi à 18h après avoir battu Marie et Jérémy au ludo. Il va encore bien me détester celui là. Je me lave et m'endors sans avoir de pensées obscènes. Cette petite me fait vraiment du bien. Je suis réveillée pas par les gazouillements des oiseaux, ou les gémissements de ma voisine mais par la sonnerie de mon téléphone. Rien qu'à la sonnerie, je sais que c'est Marie. Depuis quand l'enfant là est matinale comme ça ?

Moi( encore endormie)- ça intérêt à être urgent

Elle( énervée) - s'il ne voulait pas de nous à la fondation, un simple non aurait suffit

Moi- de qui parles tu ?

Elle- De monsieur "je suis trop beau" et sa bande

Moi- de quoi parles tu ?

Elle- ils nous ont donné le donner le feu

Moi- le problème se situe où !?

Elle- on doit bosser avec Loubah industrie

Moi( me réveillant d'un bond)- non ?

Elle(dégoutée)- comme quoi, ils disposent d'un matériel dont nous avons besoin et nous de la main d'œuvre dont ils ont besoin. Je ne sais pas de quelle main d'œuvre il parle quand on sait que c'est une plus grave société que la notre

Moi- moi non plus !

Elle- je suis trop dégoutée

Moi- on pourrait refuser mais ce serait vraiment idiot, on a travailler dur pour ça

Elle- je sais ! C'est ce qui me frustre encore plus

Moi- c'est quand la première réunion avec eux ?

Elle- ce samedi ?

Moi- on y va ?

Elle- je ne sais pas

Moi- c'est de notre bébé dont il s'agit. On doit mette tous les chances de notre côté si on veut pas ramasser les clés plus tard.

Elle- M'ouais

Moi- tu as cinq jours pour réfléchir

Elle- M'ouais

Moi- sois courageuse ma petite

Elle- je ne suis pas petite, j'ai vingt ans

Moi- et moi 25 donc tu es ma petite

Elle- ouhm !

Moi- bisous là-bas. Je dois aller au travail

Je raccroche. Je m'apprête pour le boulot. Bien que je sois à mon propre compte, je néglige pas mon entreprise. Je suis toujours là avant tous les employés et repars après eux. Je suis la Fondatrice Présidente. Marie en est la Directrice Générale. Du haut de ses vingt années sur terre, elle a une maîtrise exceptionnelle de l'économie qu'elle tient de sa mère. Sa mère est l'une des rares femmes auditrice internationale gabonaise. Nous avons lancé Maloumbi créations il ya maintenant cinq ans. Avec l'aide de nos actionnaires, Maman Janine et papa Pamphile, nous nous sommes lancées dans le défis fou de réaliser des chaussures à partir des matières recyclables. Nous utilisons aussi bien les matériaux comme du plastique que des matériaux locaux tels que le rafia etc. Cette idée est née de ma passion pour les chaussures et l'envie d'autonomie de Marie. Je suis cordonnier et j'adore métier

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