Le nouveau PDG
(Avec les larmes ardentes aux yeux, je me suis rendu à l’intérieur.)
___Sylvain___
Le bon Dieu était en train d’écouter nos prières ou quoi ? Isaac et moi étions en pleine discussion et Victor est venu chez nous. Il nous a parlés de la maladie de notre PDG et on faisait semblant comme si nous étions tristes. Au fond de nos cœurs, on priait afin que son père meure. Après son départ, je suis premièrement allé fermer la porte de son bureau. Il était temps que Isaac et moi, nous nous discutions concernant la situation du PDG.
_ Qu’est-ce qu’il se passe ?
Isaac : je prie qu’il meurt. Mais, est-ce qu’il aura la possibilité de…
Il voulait parler, mais je l’ai stoppé. Mon ami était très peureux plus qu’une fille même. Je pouvais avoir peur des gens, sauf Victor. Il n’était personne devant moi. Il était diplômé et moi personnellement, je m’en foutais de ces diplômes. La seule personne qui devrait partir afin que les choses se passent dans la bonne condition, c’était le PDG. Heureusement, il était malade. Après avoir stoppé mon ami, il était choqué et ne faisait que me regarder. C’était nous les patrons dans l’entreprise ce jour, donc quelques temps après, on a décidé de se rendre à la maison. Sûrement, Victor ne pouvait plus revenir au bureau. Isaac s’est rendu dans son bureau pour bien arranger les papiers et autres avant qu’on ne parte. Cinq à sept minutes après, chacun d’entre nous a fait son entrée dans sa voiture.
_ Salue-la de ma part !
Isaac : qui ? Dare ?
_ Non, ma grand-mère qui est au village !
Isaac : mon frère, si tu continues avec tes bêtises, je vais te tuer un jour.
_ As-tu oublié le nom de mon village ? Et mes ancêtres, tu ne te souviens plus d’eux ?
Isaac : bonne journée !
_ Merci, pareil à toi !
Il a démarré sa voiture et m’a faussé compagnie. À chaque fois qu’il se comportait comme ça, j’aimerais bien rigoler, mais je me ressaisissais devant lui. Lorsque nous étions en classe de sixième, j’ai amené Isaac dans mon village natal et depuis ce jour, il commençait à avoir peur de moi. Mes arrières grands-pères n’étaient que des féticheurs, donc on ne blaguait pas avec nous. C’était la raison pour laquelle, je n’avais même peur de Victor. Soit il se retournait en France ou il nous laissait l’entreprise de son père ! Isaac et moi, on s’est séparé et directement, j’ai pris la route qui menait chez Immaculé. Je voulais lui faire une petite surprise, donc je ne l’ai même pas informé. Une fois arrivé, j’ai fait ma sortie de la voiture et je suis rentré dans la maison. À ma grande surprise, la porte était fermée. J’aimais beaucoup les surprises, donc cette fille aussi m’a fait une agréable surprise. Je n’avais pas d’autre choix encore que de l’appeler.
Immaculé : allô bébé ! Tu n’es pas allé au travail aujourd’hui ?
_ Si, mais on a déjà fini. Où es-tu actuellement ?
Immaculé : je suis un peu sortie. Y a-t-il un souci ?
_ Je suis chez toi.
Immaculé : j’arrive dans un instant. Je t’ai plusieurs fois dit de m’avertir avant de venir chez moi, mais tu refuses toujours. Et si j’ai refusé de rentrer tout de suite ?
J’étais sans voix, car je ne savais plus quoi dire. Cette fille allait me tuer un jour avec ses mots. Elle était toujours honnête. Si c’étaient certaines autres filles, elles n’auraient même pas l’audace de me parler comme ça, car leur plus grand souci, c’était l’argent des hommes. Elles n’avaient même pas le temps de guider leurs petits amis. Waouh, Immaculée était une bénédiction dans ma vie, car elle était très différente.
___Immaculée___
Le pire, il n’arrêtait pas de me dire qu’il était en train de me faire des surprises. C’était quel genre de surprise ça ! Sylvain était très bizarre. Je ne savais même pas la raison pour laquelle il faisait tout cela. J’étais en train d’étudier avec mes copines, mais je n’avais pas d’autre choix que de me rendre à la maison. J’ai pris le taxi et quelques minutes après, je suis arrivée chez lui. J’ai ouvert ma porte et nous avons fait l’entrée à l’intérieur. Sûrement, quelque chose de très spéciale allait se passer encore.
_ Chéri, jusqu’à quand vas-tu arrêter de faire ça ?
Sylvain : j’ai fait quoi encore ?
_ Pourquoi tu ne m’avais pas averti avant de venir ?
Sylvain : ce n’est plus la peine de gaspiller mon crédit en l’air.
_ D’accord ! Tu viendras ici un jour, tu ne me verras pas. Tu vas m’appeler, mais je n’aurai même pas envie de décrocher l’appel. Maintenant, dis-moi ce que tu vas manger !
Il était surpris et se mettait à sourire. J’étais une fille très simple, mais au fond de moi, j’étais très compliquée. Je n’aimais pas qu’on m’embête, car je ne manquais jamais de respect à qui que ce soit. Il était juste mon simple petit ami et non mon Dieu, ni mes parents. S’il m’aimait, il était obligé de me supporter, au cas contraire, la voie était libre à tout un chacun de nous. Sylvain était vraiment riche, mais moi je ne calculais même pas sa richesse. Je voulais aussi avoir ma propre richesse en travaillant dure et non être à la charge d’un garçon. Ça me faisait très mal, si je voyais le comportement des jeunes de notre génération. Surtout certaines filles, elles n’allaient jamais chercher à travailler, car elles ont toutes mis dans leurs sales têtes qu’un jour, elles allaient se marier. Parfois, je me disais que si j’étais à la place de certains garçons, je n’allais jamais me marier que les filles très dynamiques qui avaient déjà au moins un travail ou qui étaient en apprentissage d’un travail…. Mes camarades me disaient que je risquais de perdre Sylvain, si je continuais toujours comme ça, mais je m’en foutais de leurs discours-là. Si vraiment, nous étions faits l’un pour l’autre, nous allions nous finir par nous marier un jour…
Sylvain m’a dit qu’il ne voulait plus manger et honnêtement, j’étais un peu surprise. Du coup, il a encore changé d’idée en disant qu’il me voulait. C’était clair pour moi que le gars avait envie de la chose encore. Malgré tout, je ne blaguais pas avec ce côté. Je faisais semblant comme si je n’en avais pas envie, mais c’était le contraire. Sans même lui répondre, je suis allée me coucher sur le lit. J’étais très confiante qu’il allait venir me rejoindre là-bas. Il était là à cause de ça, donc à peine une minute seulement, Sylvain est venu se coucher à côté de moi. Je l’ai embrassé et il m’a aidé à me déshabiller.
_ Je t’aime bien.
Sylvain : chuuu !! On ne parle plus.
_ Pourquoi on ne parle plus ?
Sylvain : il n’y aura pas la concentration. J’espère que tu as bien compris.
_ C’est toi-même qui sais ce que tu dis, donc tu es la seule personne à comprendre ce discours à mon avis.
Sylvain : une fois que tu vas goûter la banane, tu comprendras tout.
Quelques heures plus tard.
___Isaac___
Une fois que nous nous sommes séparés au travail, je suis directement allé chez mon amour. Dare était dans la cuisine avant mon arrivée, donc je ne voulais pas me rendre à la maison sans avoir mangé la nourriture qu’elle préparait. En plus, elle était la meilleure en matière de cuisine. Après avoir mangé avec elle, je suis allé à la maison pour me reposer un peu. Je suis à peine arrivé et mon téléphone se mettait à sonner. J’étais très surpris en voyant le nom de Victor sur l’écran de mon téléphone. Je me demandais s’il est allé au travail encore ou quoi ? Franchement, j’étais un peu peureux avant de décrocher son appel.
_ Allô ! Comment va le PDG ?
Au lieu que cet imbécile me réponde, il se mettait à pleurer. Si je savais, je n’allais même pas décrocher l’appel. Je croyais qu’il allait me parler, mais bizarrement il ne faisait que chanter dans mon oreille. Je me demandais si c’étaient les pleurs de l’état de santé de son père ou quoi ? À ma grande surprise, Victor a pu ouvrir sa bouche et m’a annoncé une nouvelle que moi personnellement, je ne m’attendais pas encore. Notre PDG n’était plus là ? Oh Dieu, pourquoi ? Hein pourquoi ? Sûrement, cette nouvelle allait rendre mon ami très joyeux. Victor a raccroché l’appel et du coup, Sylvain même m’appelait.
Sylvain : il est le même hier, aujourd’hui et éternellement.
_ Qui ?
Sylvain : notre Dieu ! J’espère qu’il a entendu mes cris.
_ Je ne te comprends pas mon frère.
Sylvain : Victor ne t’a pas appelé ?
_ Si, c’est à cause de son appel même que je suis très triste ici.
Sylvain : arrêtes de m’énerver parfois ! Donc, toi tu ne cherches pas la mort de notre PDG ?
_ Hum !
Sylvain aussi était très cruel hein. La situation était très compliquée, donc je ne pouvais même plus me reposer encore. Je me suis rendu chez Sylvain et directement, nous sommes allés rejoindre notre futur PDG à l’hôpital. Une fois arrivés, on a aperçu notre boss, allongé sur le lit. Victor même était en pleur. Ses yeux se sont inondés par les larmes jusqu’à ce qu’il ne sache même pas que nous étions là. Je l’ai pris dans mes bras pour le consoler. Quant à mon second, il est allé s’asseoir à côté du corps de notre PDG.
_ S’il te plaît Victor, calme-toi !
Victor : et si c’était toi ? Je n’ai aucune autre personne comme famille sur cette terre à part mon père, mais pourquoi Dieu m’a fait ça ?
_ Dieu ne fait rien au hasard, donc il faut qu’on laisse tout dans ses mains.
Victor : s’il te plaît, je n’ai plus besoin de tes conseils là. Désolé, si je t’ai mal parlé.
_ Oh non Victor, je te comprends, donc ne t’inquiète pas. Il faut qu’on amène son corps à la morgue.
Trois semaines après.
___Victor___
Si je savais depuis que mon père n’avait aucune autre personne à part moi, je n’allais même chercher à revenir à Yaoundé. Ce serait mieux pour moi de continuer ma vie en France. Lui-même savait qu’il allait mourir dans peu de temps et c’était la raison pour laquelle il me forçait de revenir au pays. Vraiment, quelle injustice ! Parfois, je me demandais si notre Dieu était aveugle ou quoi ? Je savais bel et bien qu’il voyait tout ce qu’il se passait sur la terre, mais pourquoi ? La seule personne qui me rendait très heureux chaque jour, aussi m’a laissé seul dans ce pays. Il était déjà mort et on ne pourrait rien faire encore, donc après une semaine seulement, nous avons enterré mon père. Ah oui, je ne savais même pas la raison pour laquelle nous allions garder son corps à la morgue. Depuis qu’il était mort, j’ai donné le congé à tous ses employés. Ceux-là aussi ont beaucoup pleuré pour sa mort, mais hélas. Rien ne pouvait se changer encore ! Quelques semaines après les obsèques de mon père, j’ai décidé de reprendre les activités. Un lundi matin, après avoir pris mon petit déjeuner, je me suis rendu au travail. Bizarrement, les employés de mon père commençaient par m’appeler « PDG », depuis le jour où nous avons fait les funérailles de ce dernier. Cela était une fierté pour moi, mais aussi une tristesse à cause de l’absence de mon père. Quelques minutes après, je suis arrivé au service. Mes deux collègues aussi étaient là avant mon arrivée. Grâce à Sylvain et Isaac, je me sentais bien parfois, car ils sont devenus mes compagnons de tous les temps. Au moins, grâce à leurs soutiens et conseils, l’entreprise de mon père allait toujours progresser. Dizaines de minutes après, nous étions tous présents dans la salle de réunion.
_ Bonjour chers tous ! D’après tout ce qu’il m’est arrivé, j’ai remarqué combien de fois vous m’aimez. Vraiment, je suis très content pour vous. Ce matin, j’aimerais juste vous informer que dorénavant, c’est moi Victor A., qui suis votre nouveau PDG. Mon père même vous avait tout dit, donc ce n’est plus la peine de parler beaucoup.
Isaac : je suis très ravi. Je vous souhaite tous les biens de ce monde !
Sylvain : mon PDG, vraiment je suis mille fois très content ici. Nous allons collaborer avec vous pour bien élargir cette entreprise.
Grâce à leurs soutiens, je me sentais toujours heureux.
À suivre….
