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Lâchement, j'abandonne ma raison et ferme les yeux pour savourer plus intensément ce qui m'attend. Alors que je croyais que je ne pourrais pas vibrer plus fort sous le toucher de cet homme, celui-ci me surprend en laisser courir sa main droite sur ma cuisse que je serre toujours fermement. Ma peau frétille sous son toucher et une vague de chaleur m'envahit au fur et à mesure qu'il me caresse simultanément le haut des épaules et la cuisse du bout de ses doigts. Appelez une ambulance, je ne vais pas tarder à défaillir !
Je sens maintenant son souffle chaud et saccadé frôler insoutenablement mon oreille pendant que ses mains s'occupent toujours de me torturer merveilleusement. Mes yeux toujours fermés, je sens ses lèvres s'ouvrir et je me retiens de m'agripper à sa chemise.
-C'est bon ? On peut reprendre notre travail ? me sussure-t-il à l'oreille tout en prenant soin de promener subrepticement ses lèvres humides sur mon lobe.
Ces mots me ramènent à une réalité dangereuse dans laquelle je suis incapable de maintenir une distance convenable pour ne pas succomber à l'interdit. J'ouvre brusquement les yeux et prends bien soin d'éviter au maximum son regard, bien trop gênée pour assumer ce nouveau moment d'égarement. Je dois rassembler toutes mes forces pour réfréner tous les frémissements sous-jacents de mon corps. Mon cœur et mes poumons sont à deux doigts de défoncer ma cage thoracique pour venir s'échouer à mes pieds. Seul le sentiment d'humiliation qui m'envahit peu à peu réussit à me faire regagner la terre ferme rapidement. Je me redresse, m'éloigne de mon boss, ramasse le stylo qui était tombé par terre et nous nous remettons au travail. Son agaçant sourire arrogant reste scotché à ses lèvres, seul vestige de son assaut interdit.
J'ai toute la peine du monde à être efficace ce soir, je suis bien trop troublée par ce rapprochement qui a bien failli dégénérer quelques minutes plus tôt. Heureusement pour moi, le téléphone de mon patron se met à sonner, l'obligeant ainsi à sortir de son bureau pour s'isoler. Lorsqu'il ferme la porte derrière lui, je libère un long soupir que je retenais depuis bien trop longtemps. Candice, ressaisis-toi bon sang ! Il faut sérieusement que tu arrêtes de réagir comme une ado pré pubère à chaque fois qu'il te touche !
Même si l'attirance entre nous semble mutuelle, Ethan Archer est clairement en position de force car c'est lui qui a inventé le jeu. Il distribue les cartes, décide de qui doit jouer et connais les règles du jeu. Moi, je subis. Et je savoure.
Pourtant, je n'ai aucune raison de réagir de la sorte. Soyons pragmatique: je ne connais pas Mr Archer, nous ne nous fréquentons pas et nos relations sont purement professionnelles. Alors pourquoi est-il le seul à provoquer un tel ras-de-marée rien qu'en promenant furtivement ses doigts sur mon bras ? C'est tout bonnement insensé ! Je dois absolument me désintoxiquer de lui, et ce, le plus rapidement possible. Parce que j'ai tourné et retourné le problème dans ma tête des centaines de fois hier, c'est la seule explication plausible que j'ai trouvé au fait que je n'ai rien ressenti de tel auprès de Gabriel ce week-end.
Samedi en milieu d'après-midi, Gabriel m'a appelée pour me proposer de passer la soirée avec lui le soir même. Je n'ai pas hésité et ai immédiatement accepté. Je crois avec le recul que je cherchais à arrêter de ressasser toutes ces heures passées seule avec mon patron. Gabriel a refusé de me dire où il comptait m'emmener et sa seule directive a été que je me mette sur mon trente-et-un. Excitée par cette soirée inattendue, j'ai joué le jeu de bon coeur et lorsqu'il est arrivé sur les coups de 20h, je l'attendais impatiemment, vêtue d'une longue robe de soirée. Je m'étais coiffée et maquillée pour l'occasion et au moment où je l'ai aperçu élégamment habillé, j'ai pensé que nous devions former un joli couple vu de l'extérieur. Sauf que de l'intérieur, rien ne se tramait de mon côté, à part une subtile affection.
Gabriel m'a ensuite conduit sur de nombreux kilomètres à travers la nuit vers un majestueux bâtiment dans lequel je n'étais jamais entré auparavant. Tandis que nous approchions de l'établissement, les grandes portes dorées qui ornaient la façade se sont ouvertes pour nous engloutir dans un monde de luxe et d'excès. Gabriel a alors glissé sa main dans la mienne pour me guider vers une salle attenante au couloir près de l'entrée, dans laquelle une dizaine de personnes était déjà présentes. Mes yeux se sont posés sur la décoration verte et dorée de ce lieu si chic mais mon esprit, lui, restait focalisé sur ma main. Ou plutôt ma main enroulée dans celle de Gabriel. Ce contact était doux et sécurisant. Mais il était tout sauf électrisant, déstabilisant ou encore excitant. Et cette constatation a pollué mon esprit une bonne partie de la soirée. J'ai désespérément cherché à ressentir les mêmes sensations qu'avec mon patron, en vain.
Des serveurs ont commencé à virevolter autour de nous, nous offrant tour à tour des amuse-bouches et des coupes de champagne. Gabriel m'a alors expliqué qu'il venait ici de temps à autre pour assouvir sa passion pour le jeu et plus particulièrement pour le poker. Étant un joueur amateur régulier, il avait participé à plusieurs tournois ces dernières années, en gagnant même certains. Il s'est ainsi constitué un réseau de jeu et a découvert l'existence de ces parties organisées dans des salons privés. Le voir aussi excité en parlant de sa passion m'a immédiatement donné envie de partager ce moment avec lui. Maxime m'a initié au poker lors de soirées entre amis mais je n'y ai jamais joué sérieusement. Ce qui l'exaspérait au plus haut point ! Cass et moi passions notre temps à tricher pour le faire enrager. Sur le moment c'était hilarant mais samedi, j'ai regretté de ne pas avoir été assidue.
-Tu sais, je n'ai jamais joué sérieusement au poker, je n'y connais pas grand chose.
-Ne t'inquiètes pas pour ça, on va jouer ensemble.
Il a laissé passer un instant de silence puis a rajouté, avec des yeux brillants de malice:
-Je vais t'apprendre. Tu vas devoir suivre mes directives et m'obéir bien sagement... a-t-il conclu avec un clin d'œil lubrique.
Je n'ai pas pu retenir un rire franc et sincère devant ses allusions grivoises. J'ai retrouvé le Gabriel taquin qui m'avait dragué virtuellement. Il a ensuite récupéré ma main pour me guider vers les tables de jeu. Il s'est posté derrière moi, a délicatement posé ses mains sur mes hanches et a calé sa tête dans le creux de ma nuque. Il a alors commencé à m'expliquer les règles du jeu et le déroulement de la soirée mais moi, je suis restée concentrée sur son souffle qui glissait dans mon cou. Cette sensation était agréable et légèrement fiévreuse vu notre proximité. J'étais littéralement dans ses bras et ses paroles me berçaient. A un moment, je me suis même surprise à apprécier cet instant isolé, rien qu'à nous. Mais je me suis aussi rendue compte que je ne ressentais pas le besoin de le toucher à mon tour. Mes mains restaient cramponnées à ma coupe de champagne et ne souhaitaient nullement rejoindre les siennes. Ces pensées m'ont instantanément troublée et j'ai lutté pour repousser le visage d'Ethan Archer qui tentait de s'insinuer dans mon esprit pour me rappeler dans quel état il me transportait d'un simple regard.
La soirée s'est agréablement déroulée et je me suis beaucoup amusée. Je ne pensais pas me prendre autant au jeu mais j'avoue avoir adoré ces parties mêlant hasard, stratégie, bluff et excitation. Gabriel était assis autour de la table de jeu, les cartes en main et moi je suis restée debout derrière lui, penchée sur son épaule pour voir son jeu et échanger avec lui. Mes mains sont restées collées à ses épaules et ma joue frôlait la sienne dès que je me penchais. Emportée par l'excitation du jeu, je me suis laissée aller et j'ai profité de cette proximité plutôt plaisante. Je me suis sentie bien au contact de Gabriel et j'ai repris confiance en moi et en mon corps. Finalement, peut-être que je dois simplement prendre le temps de connaître cet homme et arrêter de tout vouloir ressentir trop intensément et trop vite ?
S'il y a bien une chose qui m'a troublé concernant ma soirée de samedi, c'est bien le sex-appeal qui émanait de Gabriel ! Le voir concentré, sûr de lui en abattant ses cartes et jubiler en mettant au tapis ses adversaires m'a permis de le découvrir sous un nouveau jour. Il semblait fort, puissant, doté d'une grande assurance et son petit sourire aux lèvres n'a fait que confirmer mes pensées. En somme, j'ai passé une très bonne soirée avec lui. Il m'a fait entrer dans sa vie et j'ai aimé ce que j'y ai trouvé. Et par dessus tout, j'ai compris une chose essentielle qui me bloquait jusque là: je dois prendre mon temps avec lui et laisser le désir s'installer. Je n'ai pas le droit de lui reprocher le calme de nos effleurements, je dois simplement les apprécier à leur juste valeur.
Le bruit d'une porte qui claque me ramène à la réalité. Mon patron a terminé son appel téléphonique et me rejoins pour continuer notre travail. Apaisée par mes sages pensées concernant Gabriel, je n'ai aucun mal à replonger dans ma tâche et à ignorer le corps de mon boss encore plus près du mien que lorsqu'il a quitté la pièce.
L'orage tiraille toujours la tranquillité de la nuit noire dehors quand nous mettons un point final à notre session de travail du jour. Un peu plus tôt, Ethan nous a fait livrer un assortiment de mini sandwichs. J'ai ouvert des yeux ronds comme des billes quand j'ai vu la quantité impressionnante que contenait la boite livrée. Il devait en avoir au moins 30 ! Il nous a pris pour des ogres ou quoi ? Voyant la surprise se dessiner sur mon visage, il m'a simplement dit qu'il avait commandé la totalité de la carte car il ne savait pas ce que je préférais. C'est beaucoup trop mi... STOP !! C'est donc le ventre bien rempli que nous nous dirigeons vers le couloir. Pendant que mon boss se charge de ranger ses dossiers et de fermer son bureau, je sors mon téléphone pour appeler ma meilleure amie. Ce matin, j'ai déposé ma voiture au garage pour une révision et elle m'a gentiment proposé de venir me chercher ce soir. Je m'enfonce un peu plus dans le couloir et compose son numéro.
-Bonsoir Cassiopée, j'ai fini, tu peux venir me chercher ?
-Bah enfin ! Non mais t'as vu l'heure ? Il est plus de 20h15 ! J'espère que si tu es restée si tard c'est parce que Gabriel t'a rejoint et que vous avez baisé comme des bêtes sur ton bureau !
Cass lâche ces mots au moment même où mon patron me dépasse pour aller appeler l'ascenseur. Pitié, faites qu'il n'ait rien entendu ! Après avoir appuyé sur le bouton, Ethan se retourne et plante son regard dans le mien en arborant un discret mais très arrogant sourire. Je pique immédiatement un fard et me détourne de son regard en bredouillant :
-Euh... n'im...n'importe quoi ! Bon tu peux venir ou pas ? Je récupère ma voiture demain matin, j'ai besoin de toi seulement ce soir.
-Je suis au supermarché, je finis vite fait mes courses et j'arrive. Le temps de passer en caisse et de venir jusqu'à la soierie, je devrais être là d'ici 30 minutes, ok ?
-30 minutes ? Je souffle doucement puis reprends. Bon d'accord, je t'attends, merci.
En raccrochant je m'engouffre dans l'ascenseur tout en prenant bien soin de me positionner à l'exact opposé de mon patron. Hors de question de réitérer notre petite séance de la dernière fois, surtout qu'il y a à peine une heure, j'ai failli céder sous ses mains habiles. Le court trajet se fait dans le silence le plus total, Ethan me fixant toujours et moi essayant tant bien que mal de poser mon regard partout sauf sur ses lèvres que je rêve secrètement de goûter. Quand les portes de la machine s'ouvrent, je me précipite à l'extérieur pour rejoindre la porte du bâtiment et ainsi m'éloigner le plus loin possible de la tentation. Mais le bruit du tonnerre qui déchire le ciel et de la pluie martelant le sol et les fenêtres me stoppe net dans mon élan. J'angoisse déjà à l'idée de passer les trente prochaines minutes seule dans la pénombre du bâtiment, avec pour seul compagnon le bruit de la pluie et du tonnerre.
Mr Archer me dépasse tout en sortant ses clés de voiture de sa poche et ne m'adresse pas un mot. Par simple politesse, je lui murmure tout de même un faible "bonne soirée" mais aucune réponse ne me parvient. Je n'en attendais pas de toute façon !
A travers la pluie qui brouille totalement ma vision, je distingue sa voiture quitter le parking et me laisser seule dans ce bâtiment vide et effrayant. Je sors mon téléphone pour essayer de me changer les idées mais je suis contrainte de le ranger dans mon sac quand je remarque que ma batterie est presque vide. De longues minutes peinent à s'écouler alors que je patiente, immobile et apeurée. Je fouille frénétiquement mon sac à main à la recherche de mon IPod mais après l'avoir vidé au sol, je dois me rendre à l'évidence: je l'ai laissé chez moi et je n'ai aucun moyen d'assourdir le bruit tonitruant de la pluie qui frappe sur les vitres.
Après seulement dix minutes d'attente, je vois des phares aveuglants se rapprocher et un véhicule se garer juste devant la porte d'entrée. Je suis ravie que Cass se soit dépêchée et ai abrégé ses courses et je sors en courant la rejoindre. Le mur de pluie qui s'abat sur moi m'empêche de regarder droit devant moi, je suis donc obligée de baisser la tête et de plaquer ma main contre mon front telle une visière afin de me protéger les yeux. Mes pieds avancent sans que je ne distingue quoi que ce soit.
Je m'engouffre dans l'habitacle mais je remarque immédiatement que quelque chose cloche. Ce n'est ni la voiture de ma meilleure amie, ni celle de son petit-ami. Je tourne vivement la tête pour découvrir qui est le chauffeur et ma respiration se coupe quand je découvre mon patron au volant de sa berline. Par réflexe, je me recule et mon dos vient taper la portière. Je le vois froncer des sourcils en le remarquant. Sa main quitte alors le pommeau de vitesse pour se poser sur ma cuisse avec la plus grande douceur.
-Je vous ramène. Vous n'allez pas attendre seule dans la nuit. Donnez moi votre adresse.
Ses mots ne claquent pas l'air, ils flottent. Son ton n'est pas cassant mais il mêle une pointe d'inquiétude à beaucoup d'assurance. Je ne sais pas quoi faire. Je ne devrais pas être là, dans sa voiture, à jubiler de sentir sa main chaude sur ma cuisse tremblante. Je devrais sortir du véhicule pour retourner dans le bâtiment attendre tranquillement Cassiopée. Mais l'idée de poireauter plus de 20 minutes seule dans le noir et l'orage ne m'enchante guère. Et puis, je crois que je n'ai pas très envie de repousser la main d'Ethan. Je suis toujours en pleine tergiversation quand sa voix grave résonne entre nous.
-Candice...? Votre adresse...
Je ravale toutes mes hésitations et me surprends à prononcer "24 rue Sainte-Helene" malgré moi.
Ses yeux brûlants se posent alors sur la route et sa main quitte ma cuisse pour reprendre sa place sur le levier de vitesse. Je réprime le tourbillon de déception et de manque qui essaie de m'engloutir et pose à mon tour mes yeux sur la route. Nous roulons silencieusement depuis quelques minutes quand je me rends compte qu'il faut que je prévienne Cass. Je pianote un rapide message sur mon téléphone et je réalise également que je n'ai même pas remercié mon patron. Je prends alors mon courage à deux mains et lance:
-Merci d'être revenu me chercher.
Ma voix ne tremble presque pas et j'en suis fière. Car à l'intérieur de moi, c'est un vrai champ de bataille. Ma raison et mes désirs se battent en duel et je ne sais pas encore qui en sortira victorieux. Pour seule réponse, Ethan repose sa paume sur ma cuisse et la presse délicieusement. Ce moment est absolument divin. Il n'y a que lui et moi dans l'obscurité de la nuit, dans l'espace réduit de sa voiture et la sensation de sa main sur ma jambe résonne partout en moi. Je n'entends plus rien, seulement mon coeur qui tambourine beaucoup trop fort et beaucoup trop vite. Ses doigts se mettent à me caresser, partant de mon genou pour remonter en haut de ma cuisse puis redescendent et ainsi de suite. Ils ne sont plus hésitants, ils ne me frôlent plus. Non, ils sont fermes et à l'aise comme s'ils se sentaient chez eux sur ma peau. Et cette sensation m'enivre beaucoup trop.
A cet instant, prise par une assurance encore inconnue jusqu'à maintenant, je décide de planter mes yeux sur son visage et de l'observer. Je veux voir ce que ces gestes provoquent en lui mais par dessus tout, je veux lui montrer que je ne subis pas. Je profite.
Voir son visage d'habitude si impassible montrer des signes de faiblesse est jouissif. Ses yeux se plissent légèrement, ses lèvres s'entrouvrent et j'ai soudainement envie d'y glisser ma langue. Mais je ne fais rien. Je reste simplement là, à le regarder. Il sent mon regard peser sur lui et raffermit la pression de sa main sur ma jambe. C'est bon ! Beaucoup trop bon !
Quand il tourne enfin la tête et que ses beaux iris marrons retrouvent mes pupilles vertes, un courant électrique me traverse des pieds à la tête. Il se penche lentement vers moi, son visage se positionnant langoureusement près du mien, telle une douce torture. Ses lèvres papillonnent au moment où mon coeur bondit. Va-t-il m'embrasser ? Mes mains tremblent si fort que je me force à les planter dans le cuir de mon siège pour les stabiliser. Quand le bout de sa langue sort pour humecter ses lèvres dans une lenteur plus qu'insoutenable, je me dis que ça en est fini de moi.
-Nous sommes arrivés chez vous Candice.
Quoi ? Je n'avais même pas remarqué que la voiture était à l'arrêt et que nous étions garés devant chez moi. Une immense panique prend possession de moi quand je réalise que j'étais prête à accueillir son assaut et à m'en délecter sans la moindre pointe de culpabilité. Je dois absolument sortir de cet voiture ! Personne ne m'avait prévenue que les flammes de l'enfer étaient si délicieuses...
Frénétiquement, je me recule pour échapper à son emprise et je rassemble maladroitement mes affaires avant de poser ma main droite sur la portière. Au moment où je m'apprête à l'ouvrir, Ethan agrippe fermement mon bras, m'obligeant ainsi à me retourner. Son visage beaucoup trop proche du mien, il me susurre alors:
-Je suis ravi de nos séances de travail. Nous avançons exactement comme je le pressentais et nous aurons bientôt terminé, ne vous en faites pas. À demain Candice...
