Chapitre 4
Alfred DAVILA
__Peux-tu me dire ce que ton ex fiancée fait dans ton entreprise ? m'agressa t'elle dès que j'entre dans le salon.
Je ne la calcule pas et me rends dans mon mini bar tout en desserrant ma cravate. J'ouvre quelques boutons de ma chemise et me débarrasse de mon costume. Je me sers un bon verre de vin blanc avec quelques glaçon et me désaltéra librement.
__C'est à toi que je parle, Alfred et tu n'as pas le droit de m'ignorer.
Elle est en colère. Ça je le sais ! Mais je n'ai rien à faire de son humeur. Alors faudrait qu'elle se calme très vite.
__J'ai eu une journée très chargée et tout ce que je veux LÀ EN CET INSTANT MÊME, c'est le calme. Si tu es incapable de me satisfaire cette volonté tu peux toujours prendre la porte, Carmélia.
__Je te demande juste de répondre à cette putain de question,je suis ta fiancée.
__Tu vois ? Tu n'es que ma fiancée. Une simple fiancée,rien de plus. Tu n'es pas ma Femme et encore moins ma mère pour me donner des directives sur ce que je dois faire ou ce que je dois dire. Alors ne m'énerve pas.
__T'énerver ? Mais c'est toi qui m'énerve là ! Bordel !
Je ne lui dis plus rien et prends juste mon verre et part m'installer dans la salle de séjour tout en sirotant ma boisson et en prenant plaisir à chaque trait du goût qu'il m'offrait. Petit à petit, j'arrivais à me détendre mais il a fallu que cette vipère vienne me taper sur les nerfs.
__QUAND JE TE PARLE TU ME RÉPONDS, SALE CONNARD. DIS-MOI CE QUE FAISAIT CETTE PUTE DANS TON ENTREPRISE, me cria t'elle dessus en brisant mon verre au sol à la même occasion.
Le mot *pute* avait suffit pour contracter de nouveau mes nerfs. Certes,elle m'a fait du mal mais personne n'as le droit de la traiter de la sorte et encore moins une femme comme cette Carmélia. Aucune femme n'a plus le privilège d'hausser le ton sur moi et encore moins à m'exiger quoi que ce soit. Mes yeux virent au rouge et mes veines se dessinaient aussitôt partout sur mon corps. Je me lève dans une colère noire et lui serra le cou jusqu'à étouffement. Au vue de sa taille moyenne,ses pieds flottaient en l'air.
__Tu ne parle pas d'elle de cette manière, est-ce claire ? je déclare sur un ton menaçant.
__J'hallucine ? Tu....es...en...train de... défendre la femme..qui t'a....trahi ?, avait-elle articulé difficilement.
__Respecte-toi. C'est moi qu'elle a trahi et non toi. Et même si on divise les qualités qu'elle portent en mille, tu n'as pas une seule partie. Elle n'est pas comme toi parce qu'elle sait se donner du respect. Et une dernière chose que tu dois garder dans ta tête....PLUS JAMAIS TU N'ÉLÈVE LA VOIX SUR MOI....je dis bien... PLUS JAMAIS. Ose le faire et la prochaine fois c'est ton cadavre qu'on viendra retrouver dans une forêt...et encore c'est sauf si les animaux sauvages ne t'ont pas déchiqueté.
Je la relâche et elle tombe au sol comme un sac de farine. Elle se mit à tousser très fort en essayant de reprendre son souffle mais je n'avais à l'égard d'elle aucune pitié. Je me dirige directement dans ma chambre. Je me sépare de mes vêtements et me rends directement sous la douche. Je laisse couler l'eau sur mon corps en essayant d'apaiser la colère qui m'animait. Je ferme les yeux et elle était encore là. Son visage parfait avec ces traits de petite innocente venait de se dessiner encore dans mon vaste champ de vision.
__Sors de ma tête putain ! avais-je crié en donnant un coup de poing sur la glace devant moi et elle se brisa sur le champ.
La porte de la douche s'ouvre en fracas laissant entrevoir Carmélia.
__Désolée..je...j'ai entendu du bruit et je suis.....Oh mon Dieu ! s'écria t'elle. Qu'as-tu fais bordel ? Alfred ?
