Bibliothèque
Français
Chapitres
Paramètres

Chapitre 3

Chapitre 3

__Je déteste tellement cette femme, déclare Landerlie.

__Pourquoi ? je demande curieuse.

__Juste pour le fait qu'elle est la fiancée du patron elle se croit au dessus de tout le monde.

...La fiancée du patron..... Cette phrase sonna dans ma tête comme un écho. Alfred n'a pas osé faire une telle chose. Parmi toutes les femmes qui existent sur terre, il n'a trouvé que cette pimbêche pour me remplacer ? J'avais mal.... très mal. Je perds le peu d'humeur qui me restait.

__Est-ce que tu peux me montrer mon bureau s'il te plaît ?

Elle me regarde sur un air désolée avant de me demander de la suivre. Mon bureau n'avait rien d'extraordinaire mais j'adorais le fait qu'il me donnait une vue magnifique sur l'extérieur. J'avais la possibilité d'observer les véhicules défilés et les passants marchés. Chacun allait dans sa direction et portais au fond de lui ses soucis et ses déboires. Mon attention fut attirée par un couple au milieu de qui se trouvait un petit garçon. Cela me fait penser à Alfred et moi dans le passé.

*** Flashback***

__Tu aimerais avoir une fille ou un garçon en premier ? lui avais-je demandé en étant dans ses bras.

__Que cela soit une fille ou un garçon, je m'en fiche. L'essentiel pour moi c'est que tu sois la mère de mes enfants. Mais je voudrais surtout que nos enfants te ressemblent parce que tu es tous ce que j'ai de précieux.

__Mon rêve à moi c'est d'avoir un petit toi en premier. Au moins j'aurai la chance de l'observer à ta place à chaque fois que tu seras absent.

__Et si on réalisait ce rêve maintenant ? dit-il d'un ton sexy.

Il termine sa phrase en m'embrassant. C'était toujours un plaisir pour moi de l'avoir à mes côtés et d'être dans ses bras. Dieu seul est témoin de l'amour que je lui porte.

***Fin du flashback***

J'essuie une larme rebelle qui avait coulée de mes yeux. Juste au moment où je voulais détourner mon regard je vois le petit me gratifié d'un beau sourire auquel je réponds avant d'aller m'asseoir. Le passé me hante tellement. Est-ce que je ne mérite pas de vivunz vie heureuse comme toute autre personne de mon âge ? J'essaie de me calmer un tout petit peu parce que l'heure n'était pas à la mauvaise blague. Je fis l'effort d'adoucir le mal que je ressentais avec une pommade et je me lance sur les dossiers qu'on m'avait confié méchamment.

J'étais tellement concentrée que je n'ai su à quel moment la pause déjeuner avait défilée sous mes yeux et qu'il sonnait désormais dix-huit heures trente. J'ai juste trente minutes pour faire le point et remettre ces documents. Je m'arrange avec mon bandage à la main et me dirige vers son bureau. Un «Entré» provenant de sa grosse voix me permit d'y aller. Il avait sa tête dans son ordinateur, ce qui signifie dans les normes qu'il était occupé.

Je profite de son moment d'inattention sur moi pour le dévisager. Il était encore devenu plus beau que dans mes souvenirs. Sa carrure était plus imposante que dans le passé. Je me mordis les lèvres face à de tel charmes.

__Tu comptes me relooker pendant tout le reste de ta soirée ? Il est bien possible que je t'offre un portrait de ma personne. Je crois que cela sera le mieux adapté.

Je grince les dents de colère du fait de m'être fait surprendre. Putain ! Qu'est-ce qui m'a pris ?

__Les documents sont prêts, dis-je en lui remettant les dossiers déjà traité.

Il me regarde d'un œil froid avant de les prendre.

__Est-ce bien traité ?

__Vous n'avez qu'à le vérifier vous même..... Monsieur, déclarai-je en étant sûre de moi.

S'il y a une chose sur laquelle je refuse qu'on me fasse de reproches, c'est sur mon travail. Je sais faire preuve de mon professionnalisme. Et peu importe le malentendu qu'il y avait entre nous, je ne permettrai jamais que cela joue sur moi et mon travail. Il me demanda de sortir après un moment de silence. Ce que je fis sans demander mon reste. Je croise Landerlie dans l'ascenseur et elle me souhaite une bonne soirée. C'était la fin de ma première journée dans l'entreprise de mes rêves avec le patron le plus tordu du monde.

*******

Alfred DAVILA

Tout le monde me prends certainement comme un homme méchant ou trop égoïste. Mais je n'en ai que faire. Je suis le seul qui sait ce que j'ai enduré après notre séparation. Cela ne me fait pas plaisir de lui faire du mal ou de la traiter mal mais c'est la seule manière que j'ai pour lui faire payer tous mes moments de douleurs. J'ai toujours du mal à croire qu'elle m'est fait une chose pareille. Elle a l'air si innocente que j'ai l'impression de me perdre parfois dans son regard. Mais en vrai elle n'est qu'une louve déguisée. Voir ce bandage autour de son poignet m'a fait me sentir comme un être sans cœur. Ce fût mon téléphone qui me fait sortir de mon état de rêverie. C'était un message de ma fiancée me signalant qu'elle était déjà de retour avec ma voiture donc on pouvait rentrer.

Je prends mon costume et me dirige vers la sortie. Par malheur je me retrouve nez à nez dans l'ascenseur avec Paola. Tel un homme, je fais tout comme si sa présence ne me gênait en rien mais en vrai, j'avais peur de faire une gaffe. J'avais porté des verres fumés sinon elle aurait remarqué à quel point j'avais les yeux posé sur ces rondeurs. Je l'avoue,Paola est une magnifique femme avec de belles formes et sa tenue de femme fatale vient justement mettre tout en valeur. Elle aurait été mienne. Elle ne m'avait pas accordé la piètre importance avec ses yeux plantés dans le téléphone. Ma haine avait pris un grain de plus après que j'ai remarqué qu'elle discutait avec un homme. Dès que l'ascenseur s'ouvre,je la bouscule tout en faisant exprès en m'en allant.

Je marche à grand pas vers ma fiancée et lui captura sensuellement les lèvres dès que j'arrive à sa hauteur. Je pouvais sentir le regard dure de Paola sur nous et sentir également l'étonnement de Carmélia face à mon comportement. C'est la première fois que je lui accorde une telle grâce. Elle met ses bras autour de mon cou et prolongea le baisé dès que j'ai voulu le stopper. Je m'y mets aussi sans y mettre trop de cœur. Après Paola je n'ai plus jamais pris du plaisir à embrasser une femme. Ce n'était jamais du pareil. J'ai toujours eu l'impression qu'il manquait quelque chose. Elle ne s'arrêta qu'au moment où elle fût à bout du souffle. Elle m'adressa un large sourire montrant sa joie face à cet acte mais ce sourire ne fait pas long feu dès que son regard croise celui de mon ex fiancée. Je restais juste tranquille à les observer avec plaisir. Le regard de Paola passait de Carmélia à moi. Après quelques secondes d'échange de regard,un taxi s'arrêta à son niveau et elle s'en alla.

On fit le reste du chemin dans un silence de cimetière. Je n'ai aucune envie d'aller voir mes parents alors,je me suis arrêté directement dans ma propre villa. Même le plan de cette villa a été choisi par mon ex. Merde ! Je n'arrive pas à la sortir de ma tête. Carmélia sort et referma violemment la portière. Je sais..... cela sens une crise de jalousie.....

Téléchargez l'application maintenant pour recevoir la récompense
Scannez le code QR pour télécharger l'application Hinovel.