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06

Chapitre 6

…… Séréna Johnson……

Quand on me cite en tant que major de ma promotion, je ne suis pas aussi surprise que cela.

La surprise aurai été que je ne sois qu’une simple admise !

Mais il faut tout de même sourire, des grands noms sont dans cette salle.

Je quitte ma place où j’avais à peine déposer le cul après avoir eu à discourir pour le début de la cérémonie et rejoins cette bande de vieux riches et grincheux anciens de l’université.

Le docteur Pathel me regarde fièrement mais le seul regard qui me fascine à cet instant, est celui de mon père. Je peux même jurer qu’une larme est entrain de perler sur son œil gauche .

Rien que pour cela, je serai prête à refaire le même parcours quitte à me sacrifier encore plus.

Je sais que je suis à la hauteur de toutes ses attentes . Il ne pouvait espérer mieux que la perle que je suis.

Maman quant à elle, est en larmes ainsi que la compagne de mon frère Raoul . Je leur souris avant de relever la tête et de me placer devant le doyen de la faculté de medecine pour recevoir mon prix.

Un petit prix de 10.000 dollars pour financer mon projet . (Rire) rien que pour mon mariage , j’ai un budget de 70 milles dollars,alors j’ai juste envie de leur rire au nez. Mais bon ! Il faut faire bonne impression n’est-ce pas ?

On me passe le micro pour que j’ai encore une fois à parler.

Je peux imaginer le cœur saignant de toutes ses pauvres tâches , ces petits cons de gosses de riche qui n’ont jamais pu me blairer. Haaa la vie est si simple pourtant.

Il y’a les uns et il y’a les autres. Je vous laisse déterminer où moi je me situe et ou vous vous situer !

Moi (me raclant la gorge) : waouh ! Je crois qu’il n’existe pas de mots pouvant traduire l’état de plénitude dans lequel je suis à cet instant. C’est tellement merveilleux (essuyant une fausse larme) baba , j’y suis arrivée tu vois !

(La foule rigole)

J’ai travaillé pendant 6 ans pour obtenir ce résultat mais surtout j’ai été épaulée, encouragée et aidée par mes proches.

Je tiens à remercier mon père , Raj Johnson d’avoir toujours cru en moi , de m’avoir transmis cette témérité qui le caractérise, cet esprit d’audace qui a fait naître en moi le rêve d’être sur cette estrade aujourd’hui, d’avoir ce diplôme en poche , d’etre la meilleure parmi plus d’une quarantaine de milliers d’étudiants. Je le remercie encore d’avoir toujours été ce confident, ce rocher sur qui je pouvais venir me reposer en mes temps de doute.

Je remercie ma mère pour ses conseils, son calme et sa façon toujours aimante de me soutenir.

Je remercie mes frères et sœurs, la faculté, mes professeur et surtout le docteur Pathel mon directeur d’étude et de projets et surtout mon mentor !

Je remercie mon fiancé Devos Ikombo d’avoir su entrer au bon moment dans ma vie afin de m’aider à realiser ce rêve.

Je remercie la faculté ainsi que tous mes professeurs, ceux là qui m’ont transmis avec respect et bienllance leur savoir.

Merci à mes collègues d’avoir partagé ce bout de chemin ensemble.

Merci ! Merci !

Ils applaudissent et je vais reprendre ma place.

Rosalie passe à son tour, elle était à tout juste quelques points de m’atteindre. Mais comme je le disais tantôt , il y ‘a les uns et les autres.

Ensuite s’en ai suivi, une séance de photos interminable. Avec mes soit disant condisciples, avec les professeurs et les anciens et finalement avec la famille.

A un moment donnée, mon homme et moi nous sommes rendus dans la voiture, tiré un coup car monsieur m’avait avouer en pleine séance photo avoir bandé en m’écoutant discourir. Que cette soutane accentuait mon air de femme fatale !

Je n’ai pas pu resister ! Nous nous sommes éclipsés, le temps d’assouvir nos instincts primaires.

Devos (me regardant) : j’ai quelque chose à t’offrir !

Moi (remettant ma chevelure en place) : quoi ?

Devos (me montrant une photo sur son telephone) : voilà ! Elle est à toi !

Sur la photo, on peut voir une magnifique villa , un jardin luxuriant et bien sur une maison énorme sur deux niveaux.

Le genre de maison de star de tele realité.

Moi (amusé) : c’est quoi ?

Devos (me fixant) : elle est à toi . Pour te féliciter d’avoir eu ton diplôme. Mais surtout t’offrir un toit décent où nous pourrons très prochainement élever nos enfants . Un toit comme tu as toujours voulu !

Moi (les yeux grands ouverts) : cette maison , non cette demeure est à nous?

Devos (m’embrassant) : A toi Serena ! Cette maison est a toi !

Moi (les larmes aux yeux) : mais comment….ou tu as….elle a dû couter une fortune….tu….

Devos (amusé) : oui elle a couté quelques milliards mais rien est assez chère pour ma femme.

Moi (ouvrant la bouche) :….

Devos (me fixant) : tu auras tout ce que tu as toujours voulu Serena, tout jusqu’au moindre petit rêve d’enfant que tu as eu. Si tu me donnes ce que je veux, tu auras tout ce qui est possible d’avoir dans ce monde , je t’offrirai le ciel si je le pouvais !

Si je pouvais me voir à cet instant, j’aurai sans doute des etoiles pleins les yeux .

Il n’est pas facile de m’enlever les mots de la bouche mais là, Devos a réussi.

Non seulement par la somme qu’il m’a permise pour l’organisation de notre mariage mais cette maison…cette maison me prouve simplement que je n’ai pas eu tort de miser sur cette relation. Que je n’ai pas eu tort d’y mettre plus que je ne l’avais jamais fait auparavant.

Cela me prouve que comme je l’ai toujours voulu, j’aurai tout ce que ce monde a à m’offrir ! Tout !

La vie est un jeux d’echec , pour gagner la partie, il vous suffit d’être un geni à ce jeux. Ce que je suis contente d’etre.

Moi (me ressaisissant) : on va déjà se marier chéri, tu veux encore quoi d’autre ?

Devos (me fixant): je veux des enfants!

Moi (battant des cils) :….

Devos (sortant de la voiture) : tes parents nous attendent ! Viens !

Je suis restée pantoise après cette discussion bizarre.

J’avais raison de penser que Devos a plus à donner que ce qu’il montre.

Mais suis-je prête a mettre ma carrière entre parenthèse.

Devos ne m’a pas laissé le temps d’y répondre qu’il m’a entraîné a la rencontre de mes parents .

Il n’a plus remis le sujet « enfants » sur la table .

(Un mois plus tard)

La majorité des petites filles dans le monde, rêve de ce jour . Le jour où elle porte une robe blanche et que leur père fièrement les conduit à l’hôtel.

Oui la majorité des petites filles dans le monde , rêve de se marier un jour.

Avec un prince, riche et beau !

Sauf que je n’ai jamais été comme la majorité des petites filles.

Je n’ai jamais rêvé de porter une robe blanche ou une quelconque couleur autre que le blanc . Et surtout, je ne pense pas que mon père lui, a un jour eu l’espoir que je puisse être mariée un jour.

J’entends encore ma mère me dire : « tu es trop exigeante…tu fais trop ta madame je sais tout….les hommes n’aiment pas les femmes trop intelligentes….ferme ta bouche , ça ne te portera que malheur….arrête de regarder la poche des hommes, regarde le cœur…. »

Et pourtant, je suis la, en sari dans la maison de mon père entrain de percevoir ma dote.

Logiquement, si l’on prenait en comptes les origines indiennes de Baba , ça aurai été à moi de payer une dote à Devos et sa famille.

Mais mon père n’a jamais vécu parmi les tiens et tout ce qu’il a pu connaitre de cette culture indienne, vient des films bollywood que ma mère adore regarder.

Pour les miens, le mariage aurai tout simplement eu lieu demain, dans la cathédrale comme prévus.

Mais à la dernière minute, la famille Ikombo a exigé de nous offrir une somme conséquente pendant une petite cérémonie qui serait considérée comme ma dote. Parce qu’il est de coutume chez eux de lier les amants traditionnellement.

Mon père a essayé de jouer au nerveux, mais quand il s’agit d’argent, je ne dis « jamais » non. Mes frères et moi avons su faire pression sur lui pour qu’il capitule. Ils veulent sortir plus d’argent, qu’ils le sortent et j’encaisse.

C’est donc selon les croyances et la tradition des Ikombo que nous avons accepté ce soir ma dote.

Moi (regardant les fruits dans ma main) : c’est quoi ça ?

Devos (chuchotant) : tu dois le croquer et puis m’en donner.

Moi : sérieux ?

Devos (amusé) : fais le !

Je croque dans ce qu’ils appellent « cola » et lui donne aussi. Le procédé est le même avec une sorte de vin tout blanc et aigre.

Puis, son oncle déclare que nous sommes mari et femme .

Je n’ai pas attentivement suivi mais bon, tout se passe pour le mieux alors tant mieux.

Pendant que ma famille et les quelques membres de la famille Ikombo qui ont eu la gentillesse de venir festoyer, je prends un verre de vin rouge en regardant ma sœur faire du charme à un cousin à Devos. Pas le bon cousin parce que cette veste Ermest qu’il porte, a appartenu à Devos il y’a un an !

Devos (m’embrassant dans le cou) : j’ai hâte qu’on soit à demain et que je puisse de nouveau passer la nuit dans tes bras !

Moi ( fixant le couple) : on peut s’éclipser et faire ce que tu sais dans un coin !

Devos (lechant mon oreille) : je ne m’y opposerai pas.

Moi : mais avant, demande à ton parent de ne pas s’approcher de cette fille !

Devos (amusé) : ta sœur est le genre à savoir ce qu’elle veut tout comme toi !

Moi(le plantant) : Bref ! Tu ne veux pas alors.

Je suis allée me mettre au niveau du couple ce qui a attiré premièrement l’attention du cousin vers moi.

Lui (anglais approximatif) : notre femme !

Moi (le regardant) : vous êtes de la famille de mon mari alors on va se dire les choses clairement. Ma sœur ne couchera pas avec vous, ni ce soir, ni jamais. Donc retournez a l’intérieur festoyer avec les autres au lieu de jouer au batifoleur dans la sainte cuisine de ma mère.

Surpris et un tant soit peu honteux je dirai, il a remis en ordre son costume sans doute pour se donner contenance. Costume que je tiens a préciser qui ne lui appartient pas. Avant de regarder d’un air dédaigneux l’abitacle dans lequel nous nous trouvons, pour me montrer comment c’est misérable je suppose. Puis de rejoindre les autres. Non mais quel con !

Khaji (rouge de colère) : de quel droit tu viens décider avec qui je peux m’envoyer en l’air ou pas ? Tu te prends pour qui ?

Moi(la fixant) : pour la mariée. Je sais , tu sais et tous le monde sait que tu es bête dans cette famille mais cela ne veut pas dire que la famille de mon mari aussi va le savoir. Leur fils vient de me doter avec 15000 dollars ! 15000 parce que Baba a refusé de recevoir plus! Le budget de mon mariage 70 milles ! C’est une fortune et surtout une marque d’honneur ! Et toi comme la conne que tu es, tu voulais te donner ainsi comme une vulgaire catin. C’est vraie que cela ne te derange pas de te laisser traiter comme de la merde mais moi si car par ricochet, je suis une merde aussi , vu que tu es sortie du même ventre que moi !

Khaji : donc tu crois que le fait que tu te vendes plus chère, fait de toi une meilleure personne que moi Serena ? (Rire) mais tu te leurres tellement ma chère grande sœur. Tu es autant une catin que moi ! Que ce soit des milliers de dollars ou pas, se vendre signifie se vendre ! Il n’y a que tes parents qui te prennent pour le messi, pour moi, à part ton intelligence , nous sommes toutes les deux des merdes.

Moi (rire) : une merde qui en une soirée vient de sortir la famille de la pauvreté, une catin qui dès demain aura un mariage en grande pompe avec noté bien des ambassadeurs, des gouverneurs pour invités, une catin qui sera appelée madame Ikombo (lui montrant mon doigt) c’est du diamant 24 carats que je porte car si je suis aussi une merde que tu dis…alors j’en suis une bien grosse et fumante . Toi par contre tu ne l’auras jamais ma chère petite sœur, si tu continue à jouer à la petite merde . (Pouffant) Te souiller sans aucune ambition mais à quoi bon Johnson ! A quoi bon commettre le péché, te salir si tu n’obtiens rien de palpable ? Rien qui te fasse briller au point d’en faire mourir de jalousie ? Batifoler avec un crevard qui n’arrive pas à marcher avec un Weston, qui porte la vieille veste de Devos !

Khaji :….

Moi(la fixant) : tu veux un homme riche ? Un homme qui t’honorera comme le fait Devos ? Des vêtements de luxe ? Le regard fièr de Raoul et de Baba ? Le sourire de Ma ? Un homme qui t’offrira le monde ? Tu veux être à ma place ?

Khaji (ravalant sa fierté) : oui ! Je veux avoir la même vie que toi ! Je suis aussi belle peut être même plus que toi merde !

Moi : il n’y a pas que la beauté dans la vie. C’est certes ma beauté qui a attiré Devos et tant d’autres avant lui mais ce n’est pas ma beauté qui l’a fait se retrouver coller comme une mouche à la grosse merde que je suis.

Khaji :….

Moi : c’est mon assurance, mes ambitions , mon caractère vrai et franc ! Alors dès aujourd’hui soit une femme respectable et je t’offrirai cette vie !

Khaji (éfiante) : depuis quand tu penses a moi ? Je suis loin d’être ta sœur préférée !

Moi : j’ai déjà bossé pour Sali, je lui offre déjà tout ce que je n’ai pas eu. Mais toi, tu n’as pas notre intelligence et la beauté, elle n’est pas éternelle alors maintenant que je suis bien placée pour te faire faire de bonne rencontre. Je le ferai !

Khaji : okay !

Moi (lui souriant) : alors soit belle et tais toi ! Je ferai le reste.

Khaji (emue) : okay !

Je lui fais une bise pour amadouer Ma que j’ai senti derrière la porte avant de rejoindre mes gens dans le salon.

…….

Devos : Moi Devos Junior Ikombo, je te prends Serena Johnson pour épouse, je promets de t’aimer et de te proteger dans la santé comme dans la maladie, la richesse et la pauvreté et même la mort ne nous separera pas.

(Rire )

Moi : moi , Serena Johnson , je te prends Devos Junior Ikombo pour époux, je promets de t’aimer et te protéger, dans la santé comme dans la maladie, dans la richesse et la pauvreté dans chacune de nos prochaines vies.

Le prête n’est pas content qu’on ai pas respecté les vœux originaux, mais il nous déclare tout de même mari et femme.

Ensuite nous signons les papiers du mariage !

…..

Les parents de Devos sont là , ils sont arrivés ce matin et n’ont pu assister qu’à la soirée.

Je pense même que sa mère a fait exprès de mettre du noir.

Je me promets de lui rendre la pareil à chaque fois que l’occasion se présentera.

Notre salle est juste magnifique, tout dans mon mariage ressemble à un conte de fée sorti tout droit d’un livre.

Non seulement je me marie a l’homme que j’aime, en plus, je me marie en ayant tout ce dont j’ai toujours rêvé.

Quand mon père vient me chercher pour notre danse , je ne peux m’empecher de verser des larmes. Car non seulement je suis heureuse, mais j’ai aussi soudain la vision de mon depart. Avec cette impression que tout ne sera plus jamais pareil, que je suis dorenavant une autre personne, une Ikombo.

Baba(a mon oreille) : je suis tellement fier de toi !

Moi (émue) : je t’aime !

Ensuite Devos vient prendre sa place, puis s’en vient le moment de notre pièce monté à sept niveaux.

Je peux voir le regard envieux de tout ces gens que je ne connais pas. De toutes ses femmes qui aimeraient être à ma place .

Et je peux sentir mon sourir eclatant, dire d’une certaine manière « Fuck » à la vie qui a cru être une chienne avec moi ! « Fuck » a la nature qui a pensé me faire venir au monde dans le mauvais pays ou encore la mauvaise famille ! « Fuck » a ces gens qui croyaient que j’aurai une vie minable !

Et surtout , un gros « Fuck » a toutes les inégalités auxquelles , j’ai dû faire face a cause de ma situation !

…..

Devos (me tenant la main) : ça va ?

Moi (prenant une grande respiration) : oui !

Des gens viennent chercher nos affaires dès notre sortie du jet , des hommes en veste noir et lunettes faisant pensé à des gardes du coprs se mettent à l’avant…

Devos place ses lunettes de soleil sur le visage et prend un portable qu’on lui tend.

J’ai l’impression que nous sommes conduit par une armée. Je sers presque son bras tellement je suis surprise par cet accueil.

Nous ne passons pas par l’imigration, ni par un quelconque office !

Une limousine noir aux vitres tintés nous attend dehors, nous sommes les seuls a monté ainsi que le monsieur au telephone.

Devos : Bébé, je te presente Armand, notre garde du corps. Armand t’accompagnera partout ou tu ira .

Moi (le regardant) : bien sure que non !

Devos : Serena !

Moi : j’ai dit non .

Devos (soupirant) : ici je suis….

Moi : j’ai bien compris que tu n’es pas un monsieur tout le monde Devos. Et je ne tiens pas a avoir cette conversation devant un inconnu !

Devos (baisant ma main) : okay ! Bienvenue chez toi, madame Ikombo.

Je me suis mise à regarder defilé le paysage , en ayant l’impression que je n’ai pas du tout quitté l’Afrique du sud. Ce sont les même trait, les mêmes visage que je vois.

A Singapour tout était si différent de l’Afrique , que j’ai même l’impression de reconnaitre des immeubles de Brazzaville.

La limousine se stationne , Armand vient nous ouvrir et je suis émerveillée de revoir ma maison en vrai.

Moi (sautant au cou de Devos) : je t’aime mon cher mari !

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