
Résumé
Croiser un regard qui vous perce jusqu’à découvrir votre âme. Voilà l'amour véritable. Mais comment pouvoir y accéder quand tout semble vous séparer. Une question d'âge, une question de contexte, une question de vie... Dix-sept ans… L’âge où toutes les filles aiment folâtrer autour des garçons… sauf moi. Ma timidité envers tout ce qui m’entoure ne me vaut pas une vie paisible, même si je tente de m’effacer où que je me trouve en crayonnant ce qui passe dans mon esprit. Une soirée avec ma meilleure amie virera au cauchemar et elle changera ma vie à jamais. Cependant, ses émeraudes brillantes d’intensité lorsqu’il les plonge sur mon visage, me donneront envie de me relever. Cette promesse prononcée sur l’Esplanade sera tout ce qui me sauvera de mes démons, et me permettra de me relever chaque jour en sa présence. Lui, ce pilote nommé Speed Breaker qui s’avère être un homme défendu pour une jeune étudiante comme moi… Il est mon opposé. Je suis son interdite.
Prologue
Alix
Alix Stevens, voilà mon prénom qui représenterait un garçon, mais je vous assure que je suis bien une fille. J’habite dans un petit appartement au troisième étage avec ma maman qui se situe dans un immeuble de quinze étages dans le centre de Manhattan.
Aujourd’hui, nous sommes le dix juillet et c’est mon anniversaire. Pour cette occasion, ma meilleure amie ; l’excentrique Marina m’emmène dans une nouvelle boîte de nuit qui vient d’ouvrir récemment. Personnellement, je ne suis pas habituée à ce genre de sortie, cependant, ma mère et Marina me reprochent sans cesse de rester enfermer dans ma chambre à dessiner, ce qui fait qu’exceptionnellement, j’accepte leur idée.
En ce qui me concerne, j’adore le dessin… en fait, je pense que c’est à cause de mon père qui est décédé quand j’avais huit ans. C’était un super bon dessinateur, celui-ci a même créé une BD avec un de ses meilleurs amis.
Pour moi, le dessin est un réel apaisement et il me permet d’être avec lui lorsque je prends mes crayons pour dessiner.
— Alix, Marina est là !
Ma mère a le don de crier alors que nous sommes à quelques mètres l’une de l’autre et en plus ma porte est ouverte. Maman, cette femme-enfant qui a trente-quatre ans et travaille comme serveuse dans un restaurant. Aujourd’hui, étant son jour de congé comme par hasard, elle confirme juste sa décision de me mettre en valeur avec Marina pour cette sortie.
Je suis plutôt du genre assez effacé à coté de Marina, je porte des jeans tous les jours, comparée à celle-ci qui se vêtit en jupe ou en robe non-stop. Elle peut se le permette, puisqu’elle est grande, blonde avec de magnifiques yeux bruns alors que moi je suis de taille normale et noir de cheveux aux yeux verts.
Ma mère dit toujours qu’avec des yeux pareils je ferais craquer tous les garçons… mais pour cela, il faudrait déjà qu’ils m’intéressent
—Alix, tu es prête pour les essayages ?! s’exclame Marina en arrivant dans ma chambre.
— Oh pitié, Marina. Je suis très bien habillée comme je suis ! rétorqué-je déjà irritée à l’avance.
Marina me toise un instant avant de se mettre à rire.
— Ma chérie, il est hors de questions que tu sortes en boîte dans cette tenue, déclare-t-elle en se tournant vers son sac qu’elle a apporté.
Je la regarde dépitée… je ne veux pas de séances d’essayage de vêtements. Cependant, je n’ai pas le choix, puisque ma chère mère vient s’en mêler et me voilà emmener limite de force dans la salle de bain.
Les tenues sont aussi sexy que je le pensais, ce qui me rend mal à l’aise à chacune d’elle portée et je ne vous raconte pas ma tête, quand elles décident de me faire mettre cette mini robe noire très sexy avec son ouverture devant… et surtout le fait qu’elle soit si courte
Et comme je m’y attendais, c’est cette robe que ma mère et Marina choisissent unanimement alors que moi je me sens complètement nue dans cette tenue.
— Super tu es magnifique ! affirme Marina alors que je trouve cette tenue à la limite de la vulgarité.
— Tu es trop belle ma chérie. Tu vas en faire tourner des têtes, ajoute ma mère en pleurnichant
— Maman, arrête de pleurer, la consolé-je.
J’esquisse un sourire dépité lorsque Marina attrape nos sacs et m’entraîne vers la porte en direction de ma nouvelle vie pour mes dix-sept ans.
Derek
Je gare la moto devant le bar The Dead Rabbit où je dois rejoindre mes meilleurs amis. Aujourd’hui, pas de courses pour moi en ville, j’ai promis à mon meilleur ami de l’accompagner dans ce nouveau club en ville. Il me tanne tellement que j’en cauchemarde même la nuit.
Je rentre dans le bar et comme d’habitude, Ayden et Félicie sont à notre table. Nous avons la même depuis le lycée, sous laquelle, je crois même que Ayden a écrit nos noms quand on a eu fini nos études.
— Derek ! s’écrie Félicie en me voyant arriver vers la table
— Salut ! Je vois que vous êtes déjà bien lancé, leur fais-je remarquer en m’asseyant.
— Ce sont les vacances, mec ! Il faut qu’on en profite !
— Ne m’en parle pas, grommèle Félicie, Rien que de penser que moi je n’ai pas encore pris de vacances, ça m’en rend malade.
Je bois une gorgée dans ma bouteille de Corona en souriant.
— Au fait Derek, tu as enfin trouvé un boulot ? me questionne Ayden.
— Ouais, affirmé-je, Un boulot peinard. Vous serez surpris en l’apprenant. Mais vous ne le saurez que quand je serai sur place.
Félicie et Ayden me regardent interrogatifs, mais ils savent bien que je ne cracherai pas le morceau.
— Derek !
Une blonde que j’ai déjà aperçue quelque part vient s’asseoir près de moi et m’embrasse goulûment, alors que personnellement je ne me souviens pas d’elle.
C’est le problème avec moi, j’aime faire plaisir aux femmes, mais j’ai du mal à me souvenir de celles que j’ai rencontrées.
Il faut dire que l’alcool n’aide pas et encore moi l’euphorie après une course de moto.
La fille se décollant enfin de moi, je vois le regard de Félicie posé sur moi et je lui souris narquoisement.
Je considère Félicie comme ma sœur, elle est super sexy, grande brune aux yeux bruns avec un caractère équivalent au mien et pour couronner le tout, c’est une fan de courses de voitures comme moi avec ma moto. On a du mal à croire en la voyant qu’elle a fait des études d’avocate.
Son regard totalement noir posé sur la fille, la fait se sentir si mal à l’aise qu’elle décide d’elle-même de nous laisser ce qui fait rire Ayden.
Ayden, quant à lui, est le genre de mec à draguer les filles sans pour autant aller au bout des choses. Du haut de son mètre nonante et de ses yeux bleu vitreux comme l’océan, il se réserve pour la femme de sa vie.
Il est vraiment à l’opposé de moi et Félicie qui profitons de la vie, car après tout, on ne vit qu’une fois.
— Bon, on y va ! m’exclamé-je en buvant ma bouteille cul sac.
— Oui. Allons voir les petits canons qu’on va se dégoter !
— Pitié. Je parie qu’il n’y aura que des gamins ! rouspète Félicie pour bien nous plomber.
Mais en ce qui me concerne, j’ai bien l’intention de m’amuser ce soir.
