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Je voulais réfléchir sur plusieurs choses.
D'abord, qui étaient Sakina et Bintou pour Adriel? Comment est-ce que Issa avait eu le courage de draguer la sœur de sa copine? Allais-je vraiment tenir à la promesse que j'ai faite à Nadine ? Rosine était quand même ma cousine chérie. Savoir que son copain drague sa sœur sans rien lui dire était pour moi comme une trahison.
Promettre à Nadine de ne rien dire et ne pas honorer ma promesse aussi était pour moi comme une trahison.
J'étais perdue!
Mes réflexions se sont penchées sur Luc-Rich. J'aimais bien l'attention qu'il me portait. C'était un garçon vraiment cool. Je pensais aussi à la famille d'Adriel qui avait interdit notre relation, sauf son frère Grâce bien sûr! J'ai pensé à la famille de Luc-Rich qui croyait que j'étais sa copine. Oui, j'ai pensé à cette famille qui m'aimait bien, sans oublier l'amitié qui liait la mère de Luc-Rich à la mienne.
Pour couronner le tout, j'ai pensé à l'amour qu'il y avait entre Adriel et moi. Cet amour fort et magnifique.
Mais il fallait qu'on parle. J'avais à lui dire. Il fallait qu'on mette plusieurs choses au clair.
Bref j'ai pensé à tout...
Je l'attendais avec impatience, car il me manquait trop.
Nadine est venue me voir…
--NADINE : Comment est-ce qu'on peut être en train de causer tu te lèves et tu pars?
--Je suis désolée. J'avais envie de réfléchir sur certains trucs.
--NADINE : Hum okey. Et pour Issa alors? Je fais comment?
--MOI : Que tu fais comment? Tu oublies que c'est le copain de ta grande sœur ? Tu poses encore ce genre de question comment?
--NADINE : Stuip/Thruuuu ça va même alors. Si je savais je ne te disais même pas.
--Trop tard! Il te plaît?
--NADINE : Un peu!
--Seigneur Jésus!
--NADINE : Quoi?
--MOI : Non rien. Vous deux, hum okey j'ai compris.
--NADINE : On dirait que tu n'es pas fière pour moi.
--MOI : Si moi-même je te dis que je suis contente pour vous, tu vas me croire?
--NADINE : Oui non?
--Haha d'accord. Bon je vais aller réviser.
--NADI : Depuis quand tu révises? Tu veux fuir la conversation?
--Tu as tout compris.
Je suis allée dans la chambre, j'ai pris un cahier que j'ai posé devant moi pour faire semblant de lire. Je voulais fuir toute conversation qui allait déranger mon cerveau.
Il devait être 16h30. J'attendais 17h avec impatience.
Rosine est entrée dans la chambre pour faire un truc quand elle a remarqué ma mine : j'étais pensive…
--ROSINE : Je dis hein ma mère qu'est-ce qui ne va pas?
--Tout va bien Rosine , t'inquiète (en forçant le sourire).
--ROSINE : Je te connais ma mère. Il y a plusieurs trucs que tu me caches. Depuis un certain temps tu es devenue bizarre. Tu ne veux plus me dire tes trucs c'est ça?
--MOI : Si je ne te dis pas je vais dire à qui? Adriel me manque c'est tout.
--ROSINE : Il est déjà rentré. Issa et lui se sont vite avancés. Ils sont en train de s'apprêter, ils seront là dans quelques minutes.
J'étais très heureuse, j'ai souri et c'était un vrai sourire cette fois-ci.
--Ah d'accord merci bien.
--ROSINE : Je vois comment tu es alors fière!
--MOI : Laisse seulement. J'aime trop Adriel.
--ROSINE : Ça se voit!
Issa et Adriel sont venus quelques minutes après. Nous étions déjà assis sur la véranda. Issa a salué tout le monde, arrivé sur moi, j'ai esquivé sa main et j'ai piaffé (stuip/thruuuu). Nadine m'a lancé un regard comme pour dire "Ne fais pas ça, sinon il va savoir que je t'ai tout dit."
--Haha je blaguais. Comment tu vas?
--ISSA : Hum, je vais bien merci et toi?
--iSSA : Bien aussi. Je sens que tu as à me dire. C'est ta première fois d'agir ainsi avec toi.
Il a regardé Nadine, puis il m'a regardée. Il avait tout compris.
Entre-temps je me suis éloignée avec Adriel comme d'habitude.
Nous sommes allés chez lui, vu que ses parents n'étaient pas là.
--Tu m'as tellement manqué (en me jetant dans ses bras).
--ADRIEL : Toi aussi, je ne faisais que penser à toi.
Nous étions debout, je me suis éloignée de lui…
--Ne bouge pas. Reste comme ça et regarde moi dans les yeux…
--ADRIEL : Hum okey…
Nous sommes restés comme ça pendant près de cinq minutes, à nous regarder dans les yeux.
Adriel était plus que beau!
Il souriait de temps en temps et ça me faisait vibrer.
Quand je le voyais, j'avais des frissons.
Je pouvais passer toute une journée à le regarder comme ça sans me fatiguer.
Ses yeux brillaient quand il me voyait, les miens aussi quand je le voyais.
--Je t'aime Adrie!
Il m’a prise dans ses bras.
Cette sensation!
Quand la personne que tu aimes te prends dans ses bras.
Il n'y pas de mots pour décrire…
J'étais bien, j'étais heureuse.
--ADRIEL : Tu peux m'expliquer ce que tu viens de faire la?
--Haha rien.
Quand j'étais avec lui, j'oubliais tout : Mes soucis, mes angoisses. Si j'avais faim, je devenais rassasiée. Si j'étais malade, je devenais rassurée.
Il était mon tout.
Il m'a enlacée pendant un bon moment.
--ADRIEL : Tu connais un mot au dessus de je t'aime?
--Oui…
--ADRIEL : Ah bon? C'est quel mot?
--C'est Adribren tout simplement.
--ADRIEL : Haha, je te Adribren ma chérie.
--Moi aussi je te Sakina et Bintou.
Je me suis reculée, les yeux remplis de larmes…
--ADRIEL : Ne me dis pas que tu vas revenir sur ce sujet?
--C'est qui ces deux filles?
Il s'est approchée de moi, a essuyé mes larmes, tout en caressant mes joues…
--ADRIEL : Brenda, avant de te dire qui elles sont, sache que tu es la seule fille que j'aime. Je n'ai jamais aimé une autre fille avant ta rencontre. Je n'aime que toi et ce pour toujours.
--D'accord.
--ADRIEL : J'ai fait le CM2 avec ces deux filles. Mr Abdou était notre maître, tu le connais bien, c'est ton maître aussi donc, tu pourras vérifier auprès des redoublants.
--Non ça va, je te crois.
--ADRIEL : Okey. Enfaîte ces deux filles m'aimaient beaucoup. C'était deux amies. Une fois, elles ont bagarré à cause de moi. Ça a fait le tour de la classe. On a commencé à m'attribuer à elles. Que oh c'est mes deux femmes etc.
--Donc, il ne s'est jamais rien passé entre elles et toi?
--ADRIEL : Non rien. Elles étaient juste des amies. Et tu sais comment les gens aiment bien dramatiser les choses.
--Je comprends. C'est un peu comme Luc-Rich et moi. On croit toujours que je suis avec lui pourtant ce n'est pas le cas.
--ADRIEL : Exactement! À force de me répéter cette phrase, j'ai failli être vraiment avec elles. Mais je ne les aimais pas, c'est pourquoi je ne suis pas tombé.
--Donc si je comprends bien, à force de dire que tu as fait un truc que tu n'as jamais eu l'intention de faire, ça peut te pousser à essayer de le faire c'est ça?
--ADRIEL : Oui c'est ça. C'est pourquoi quand on te dit que tu as fait ceci pourtant ce n'est pas le cas, essaie de stopper ça le plus possible en t'imposant. Sinon tu vas craquer…
--D'accord j'ai compris. Merci pour ta sincérité.
--ADRIEL : Promets moi que tu ne vas plus revenir sur le sujet.
Je me suis dit "Hum moi encore avec ce genre de promesse? Si j'apprends encore un truc sur ces deux filles, lui je vais faire comment?"
--Non! Si on me dit encore un truc sur vous, je vais venir te demander donc…
--ADRIEL : Hum...
Il m'a enlacée en me rassurant…
--ADRIEL : Tu es la seule que j'aime. Il y a ma famille, puis il y a toi. Et c'est tout.
--Moi aussi Adriel.
On a tendu la voix de ses parents. Il m'a donné un cahier, on s'est assis pour faire semblant de faire mes devoirs.
--ADRIEL : Oui tu as trouvé. Les conjonctions de coordination sont : Mais, ou et donc or ni car…
Je voulais rire mais je me suis retenue.
Ses parents sont entrés.
-- Bonsoir les enfants. Ah vous êtes en train d'étudier.
--Bonsoir paa et maa. Oui Adriel m'aide avec mes devoirs.
--C'est bien ça. Du courage!
--Merci beaucoup!
Adriel ne faisait que me regarder. Lui aussi il voulait exploser de rire. L'amour!!!!
--Bon paa et maa je vais rentrer. On a fini.
--Déja? Vous pouvez continuer hein, il n'y a pas de soucis. Bon allez sur la véranda alors, vu que nous sommes en train de travailler.
--NOUS : D'accord merci.
Nous sommes sortis. Nous avons posé le cahier devant nous et on a profité pour vraiment étudier. J'ai lu ses cours(les cours de la sixième) et c'était très intéressant.
--C'est facile hein ! Qui me met en sixième nor?
--ADRIEL : Haha ça viendra.
On a fini, il est allé déposer son cahier et nous sommes allés chez nous.
Les autres étaient en train de jouer aux cartes avec Luc-Rich qui était là.
Luc-Rich avait le sac où il avait mis mon biscuit. J'ai commencé à trembler. S'il sortait ça pour me donner, Adriel allait me tuer.
--LUC-RICH : Yo le couple présidentiel ça dit quoi?
--NOUS : on va bien merci et toi?
--LUC-RICH : Ah ça va. Bon ils sont là, on peut commencer le championnat non?
--ROSINE : Yes!
--NADINE : Je choisis Issa oh.
J'ai regardé Nadine et Issa. J'ai secoué la tête. Issa a vu mon geste et il a encore tout compris.
Rosine et moi nous nous sommes regardées…
--LUC-RICH : Je suis avec Brenda oh. J'avais déjà dit.
Tous les regards se sont rivés sur nous.
Moi j'ai regardé Adriel, je voulais d'abord son accord.
--TRÉSOR : Vous les regardez pourquoi? Ce n'est pas parce que Brenda est avec Adriel qu'elle doit forcément être avec lui. C'est le jeu hein, mettons l'amour de côté.
--NOÉ: De même pour Rosine et Issa. Ils ne sont pas obligés d'être ensemble. Donc Nadine sera avec Issa. Mettons vraiment l'amour de côté.
Adriel m'a fait un clin d'oeil pour dire "Ah ils ont déjà parlé, on va encore dire quoi?"
Adriel faisait comme si ça ne le dérangeait pas mais je sentais au fond de moi qu'il était gêné. Je ne voulais pas le blesser, je l'aimais trop pour ça.
--Je n'ai pas envie de jouer.
--ROSINE : Brenda arrête ça. On se comprend…
--TRÉSOR : Pourquoi vous êtes même compliqués comme ça ? Okey j'ai une idée. On va chercher une fille qui va jouer avec Adriel, pour compenser.
--ROSINE : Haha Trésor ci hein, sinon tu as raison. Parce que le genre qu'ils se regardent déjà bizarrement hum, il ne faudrait pas qu'ils se disputent après.
Trésor est parti chercher Samira. Ma voisine de banc à l'école. Je l'avais vu causer avec Adriel une fois et je me suis fâchée et il m'a rassurée que c'était juste une voisine.
Bon je l'avais cru.
Et puis elle savait qu'on était en couple donc…
Je suis quand même devenue nerveuse, Adriel aussi!
--SAMIRA : Bonsoir.
--NOUS : Bonsoir.
--TRÉSOR : Brenda et Adriel ça va nor?
On n’a pas répondu.
--TRÉSOR : Aka je m'en fous. Jouons!
Nadine Issa / Rosine Noé / Luc-Rich Brenda (moi) / Adriel Samira.
Trésor était l'arbitre.
Nadine Issa et Adriel Samira se sont affrontés.
Adriel Samira ont gagné.
Samira Adriel et Rosine Noé se sont affrontés.
Samira Adriel ont gagné.
Luc-Rich Brenda et Nadi Issa se sont affrontés.
Luc-Rich Brenda ont gagné.
Luc-Rich Brenda et Noé Rosine se sont affrontés.
Luc-Rich Brenda ont gagné.
Rosine et Noé Nadine et Issa se sont affrontés.
Issa et Nadine ont gagné…
Bref on a refait le même tour. Issa et Nadine on perdu.
Il ne restait plus que deux duos! Samira Adriel et Brenda Luc-Rich.
--TRÉSOR : Hummm c'est chaud. Mieux je me tais. Vous êtes prêts?
J'ai regardé Luc-Rich, j'ai regardé Adriel. Je me suis dit "Brenda, imagine que Samira et Adriel sont ensemble. Venge toi!"
Je suis devenue nerveuse et en colère…
--Vas-y Trésor, balance les cartes!
--ROSINE : Hummm ça va cuir!
Personne ne voulait perdre. C'est pourquoi le dernier round a duré. Mais finalement, une équipe a gagné : Luc-Rich et moi.
J'ai souri, Luc-Rich a sauté de joie et il m'a portée.
--Fais moi descendre(en riant).
Il m'a fait descendre et il m'a enlacée.
J'ai directement pensé à Adriel et j'ai tout fait pour me retirer discrètement. Je suis allée féliciter Adriel et Samira.
--Waouh mes félicitations quand même!
--ADRIEL & SAMIRA : Ah, merci.
Samira est partie.
L'ambiance est devenue bizarre.
--TRÉSOR : Ça va alors, ce n'était qu'un jeu! Souriez maintenant!
--NOÉ : Je wanda même hein.
--TRÉSOR : Si Bé Juuu était là, il allait dire que…
--ROSINE : Eh Trésor ferme ta bouche…
Adriel et moi nous nous sommes éloignés pour causer.
Il m'a rassurée et j'ai fait pareil.
--C'était dur hein mais bon ce n'était qu'un jeu. Ne t'inquiète pas.
--ADRIEL : Ouais! Mais prochainement on va refuser ce genre de duos. Tu ne peux pas être là et je me mets avec une autre.
--T'as raison. Je t'aime.
--ADRIEL : Moi aussi je t'aime.
Il m'a fait une bise sur le front…
Il fallait maintenant que je parle avec Issa
Après avoir fini mes amourachements avec Adriel, je lui ai posé quelques questions sur lui..
--Adriel? Que pense-tu d'Issa?
--ADRIEL : Ah c'est un bon pote. Il est toujours là pour ses potes et il est prêt à tout pour ceux qu'il aime.
--D'accord. Tu penses qu'il aime Rosine?
--ADRIEL : Ah ça je ne sais pas hein. Mais s'il ne l'aimait pas il n'allait pas être avec elle non? Qu'est-ce tu en penses?
--On peut peut être avec une personne sans l'aimer.
--ADRIEL : Qu'est-ce que tu veux dire par par-là?
J'ai pensé à la promesse que j'ai faite à Nadine...
--MOI : Rien chéri. Bon donne moi quelques minutes s'il te plaît, j'ai un truc à dire à Issa.
--ADRIEL : D'accord.
Je me suis agrippée sur lui…
— Je t'aime de tout mon cœur Adriel. Ne l'oublie jamais. Tu es l'amour de ma vie, mon premier amour (le regardant dans les yeux).
--ADRIEL : Je sais ma Brendi. Moi aussi je t'aime. Je vis un truc incroyable avec toi.
--Moi aussi!
J'ai trouvé Issa en train de causer avec Rosine comme si de rien n'était. J'étais vraiment en colère. Il jouait très bien son jeu. Je me suis approchée d'eux…
--Yo les amoureux! Issa ça se voit que tu aimes beaucoup Rosine hein ( en souriant bizarrement.)
--EUX : Haha la fille ci hein, va voir ton Adriel.
--MOkey. Mais j'ai d'abord envie de te parler Issa.
--ROSINE : Okey je vous laisse alors…
Issa est devenu nerveux. Il a vite compris ce qui se passait.
--ISSA : Je sais que Nadine t'a dit un truc…
--Je sais que tu sais qu'elle m'a dit un truc donc, ce n'est pas ça que je veux entendre. Explique toi Issa.
--ISSA : L'amour a ses raisons que la raison ignore.
--Donc, tu es déjà poète?
--ISSA : On peut avoir plusieurs personnes qu'on aime, mais au fond, il y aura toujours une personne qui aura cette grande place.
--Je n'ai pas dit le contraire. Je t'écoute j'ai dit!
J'étais vraiment furieuse. Parmi toutes les filles qu'il y avait au quartier, il a fallu qu'il tombe sur la soeur de sa copine? Hum.
--ISSA : Brenda je suis perdu. Nadine me plaît bien…
--Et Rosine ?
--ISSA : C'est compliqué. Je l'aime beaucoup tu sais…
--Comment ça c'est compliqué? Tu me fais peur là!
--ISSA : Je l'aime mais … bref ça va. Ne lui dis rien s'il te plaît.
--Tu me déçois, bye!.
Rosi est revenue et ils ont continué leur discussion.
J'étais vraiment triste. Je voulais lui dire la vérité mais je ne pouvais rien faire.
Je me suis mise à réfléchir sur comment j'allais faire pour qu'elle sache la vérité sans rien lui dire. D'habitude, je trouvais des solutions rapidement mais là, c'était compliqué. Je n'ai pas baissé les bras. J'ai continué mes recherches.
Entre temps, je suis allée voir Noé, Trésor et Luc-Rich qui étaient en train de causer. Les parents d'Adriel l'avaient appelé donc…
--TRÉSOR : Yes, Luc-Rich est fort, Brenda est forte, ça donne vraiment.
Je me suis rappelée des dires d'Adriel. "Oui c'est ça. C'est pourquoi quand on te dit que tu as fait ceci pourtant ce n'est pas le cas, essaie de stopper ça le plus possible en t'imposant. Sinon tu vas craquer…"
—Qu'est-ce qui donne? Tu n'as pas ta vie? Arrête avec ça ekier (j’étais en colère).
--NOÉ : Ayaaa, Trésor tu as cherché.
--TRÉSOR : J'imitais seulement Bé Juuu.
Luc-Rich ne faisait que me regarder et moi aussi.
Pourquoi les gens aimaient trop nous associer ensemble?
Il fallait que je trouve une solution à ce problème.
--Luc-Rich je veux qu'on parle s'il te plaît.
--LUC-RICH : D'accord pas de souci.
Nous sommes allés derrière la maison.
--LUC-RICH : Je t'écoute…
--MOI : Qu'est-ce que tu veux de moi? Sois honnête s'il te plaît.
--LUC-RICH : Brenda tu sais très bien que je t'aime. C'est vrai que tu es déjà avec mon pote mais…
--Oui, et je l'aime.
--LUC-RICH : Justement! Mais c'est plus fort que moi. Ce n'est pas comme si j'avais demandé à t'aimer non, c'est venu comme ça. J'ai essayé de t'oublier mais ça n'a pas marché.
--Je te comprends…
--LUC-RICH : Je ne veux pas te séparer d'Adriel non, c'est mon pote et toi aussi tu es ma pote. Je veux juste être sincère, sache que je t'aime.
Luc-Rich avait tellement l'air sincère. Ça se voyait qu'il m'aimait beaucoup. Il me regardait dans les yeux en parlant. Ses yeux étaient déjà devenus rouges…
--LUC-RICH : Brenda je peux te poser quelques questions?
—Oui, vas-y!
--LUC-RICH : Est-ce que je suis le genre de mec avec qui tu peux sortir?
--MOI : Est-ce que tu es un animal? Tu es un homme donc oui.
--LUC-RICH : Si Adriel n'avait pas été là, est-ce que tu aurais accepté d'être avec moi?
--Dans les normes, pour être avec une personne il faut l'aimer n'est-ce pas?
--LUC-RICH : Bien sûr!
--Alors non. Je n'aurais pas accepté…(en baissant la tête.
--LUC-RICH : Je ne te crois pas. Regarde moi Brenda.(en soulevant ma tête). Dis-moi la vérité, est-ce que tu m'aimes ? Même si c'est un tout petit peu.
--Oui je t'aime! Tu es un être humain non?
--LUC-RICH : Or arrête! Réponds moi s'il te plaît.
--Luc?
--LUC-RICH : Oui?
--Que je réponde ou pas, ça ne servira à rien. J'aime Adriel et tu le sais. Il me suffit…
--LUC-RICH : D'accord…
--Et pour rien au monde je ne le quitterai pour quelqu'un d'autre. Maintenant tout le monde croit que nous sommes ensemble et ça me met mal à l'aise…
--LUC-RICH : Les gens remarquent mieux ce qui se passent entre nous que nous-mêmes. Ils savent que je t'aime, et que c'est réciproque…
--C'est ce que tu crois. Tu sais quoi? Je ne veux plus te parler. J'aimerais que ça cesse. C'est Adriel que j'aime et ils doivent comprendre ça.
--LUC-RICH : D'accord Brenda, bonne nuit. Et rassure toi que je ne te dérangerai plus jamais.
Il a dit ça et il est parti…
j'avoue que ça m'a fait mal. Mal de savoir que je n'allais plus lui parler. Après tout, c'était mon pote. Il avait toujours été là pour moi. Quand j'étais souvent triste, il m'aidait à sourire avec son humour.
J'ai couru pour le rattraper, j'ai saisi sa main…
—Je suis désolée Luc. J'ai été égoïste. J'ai pensé à moi seulement sans penser à toi.
--LUC-RICH : Ce n'est pas grave. Mais tu as raison quelque part…
--À quel niveau ?
--LUC-RICH : Quand tu dis qu'il faut qu'on ne se parle plus. J'ai un truc à te proposer.
--Vas-y!
--LUC-RICH : J'aimerais qu'on fasse deux semaines sans se parler. Si ça fait taire les gens on continuera ainsi d'accord?
--Et au cas contraire?
--LUC-RICH : S'ils ne se taisent pas ah, on sera obligés de toujours se parler.
--Hum okey ça marche…
--LUC-RICH : En passant j'ai ton biscuit dans le sac hein…
--Garde ça, tu me le donneras une autre fois haha.
--LUC-RICH : Si on se parle toujours…
--MOI : Ah c'est vrai. En tout cas je te taquinais hein, mange le!
--LUC-RICH : D'accord, dans deux semaines alors pour faire le bilan.
--Okey ça marche!
Il s'est mis à courir pour rentrer en disant "J'espère que je ne vais pas te manquer."
Je n'ai pas répondu…
Adriel l'a croisé quand il rentrait.
Ils ont causé pendant un bon moment avant qu'il ne vienne vers moi.
--ADRIEL : C'est vrai ce qu'il m'a dit?
--Quoi?
--ADRIEL : Que vous avez décidé de ne plus vous parler.
--Oui Adriel, c'est vrai! J'en avais marre tu sais? On nous associait déjà trop. Et toi aussi tu avais souvent des doutes.
--ADRIEL : Je te comprends Brenda. Ça prouve vraiment que tu m'aimes. Mais n'oublie pas que c'est ton ami hein, tu es quelqu'un de très important chez eux. Il ne faudrait pas que votre relation se gâte à cause de moi.
--Ne t'inquiète pas, je sais ce que je fais. Les gens doivent m'associer avec toi, pas avec lui.
--ADRIEL : Hum j'ai entendu comment il a dit qu'il espère qu'il ne va pas te manquer. Il s'est basé sur quoi pour dire ça?
--Je ne sais pas. Mais arrêtons de parler de lui, parlons plutôt de nous ( en souriant.)
--ADRIEL : Je t'écoute Madame Adriel!
--Je t'aime Adriel, et mon amour grandit de jour en jour tu sais, tu m'as envoûtée non? Dis-moi la vérité.
--ADRIEL : Haha chérie, c'est à moi de te demander ça. Tu m'as attaché au village?
--Haha non, va là-bas.
Nous nous sommes amourachés pendant un bon moment avant que Mamy ne rentre avec Majolie, Nidèleet Junior qu'elles sont allées chercher chez la tantine du quartier avant de rentrer.
Nous sommes allés saluer mamy et les autres, Adriel aussi.
Adriel était aimé dans notre famille. Tout le monde l'aimait, de part l'amitié qu'on entretenait avec sa famille, mais aussi parce qu'on partait souvent à l'église ensemble.
En plus de cela, il était serviable et gentil.
--MAMY : Mon fils ça va? Et la famille?
--ADRIEL : Oui mamy ça va, merci beaucoup. Et vous?
--MAMY : Je vais bien mon fils.
Adriel est venu avec nous au salon.
On a mis un film d'action pour regarder tous ensemble.
On a entendu les bruits de la moto de notre oncle…
Tout le monde s'est levé pour arranger ce qui n'allait pas. Si tes pieds étaient sur la table, tu les enlevais vite etc.
J'étais assise près d'Adriel; Nous nous sommes un peu décalés pour qu'il ait un peu d'espace entre nous.
Mamy était assise devant avec Majolie, Nidèle
et Junior donc elle ne nous voyait pas.
Nous étions assis derrière.
En moins d'une minute, tout était nickel.
--TONTON MOYO : Bonsoir ici. Vous allez bien? (Il a enlacé mamy(sa mère)).
--NOUS : Oui tonton Moyo et toi?
--TONTON : Oui les enfants, merci beaucoup. Bon éteignez moi la télé la, il faut qu'on parle.
Tout le monde a commencé à trembler.
Même mamy s'est tournée vers nous en secouant la tête en mode "Wair mes enfants vous avez encore fait quoi? »
--TRÉSOR : Les gars, je go d'abord pisser. Comme ça si j'entends les bruits des pleurs je simule la diarrhée ( en chuchotant.)
En voulant sortir, tonton Moyo l'a recalé.
--TONTON MOYO : Tu fuis quoi? Viens ici là.
--TRÉSOR : Ton…..je….
--TONTON MOYO : Tu bégaies pourquoi?
Trésor est venu s'asseoir.
On était mort de rire mais chacun a serré ses dents pour ne pas rire.
--TONTON MOYO : Bon, on va finir les travaux de la maison plutôt que prévu. Je vais choisir trois personnes et ces personnes vont déjà préparer leurs sacs. Je viendrai la semaine prochaine les chercher.
Adriel et moi nous nous sommes regardés.
--TONTON MOYO : Majolie, Noé et…
À suivre…
