
Résumé
Compilation d'histoires érotiques : Entre leurs mains Léna, jeune femme indépendante au caractère de feu, accepte un poste d’assistante dans une maison d’édition familiale réputée. Elle pensait y trouver une stabilité. Elle y découvre le chaos… et le désir. Il y a Raphaël, l’aîné : froid, exigeant, autoritaire. Son patron. Il ne sourit jamais, mais quand il la regarde, son corps réagit sans réfléchir. Et il y a Léo, son jeune frère : charmeur, libre, provocateur. Il la trouble d’un simple clin d’œil, joue avec elle, la fait rire, l’énerve… la fait craquer. Tous deux la veulent. Tous deux la touchent, la marquent, la testent. Léna tente de résister, mais entre la tension dans le bureau, les jeux nocturnes, et les secrets qui les lient tous les trois, elle perd peu à peu le contrôle. Mais dans cette histoire, ce n’est pas que de sexe et de passion. Il y a des mensonges de famille, des blessures anciennes, et un choix impossible. Car si elle cède à l’un… elle perdra l’autre. Ou peut-être… se perdra-t-elle elle-même entre leurs mains.
Chapitre 1 — Deux feux 1
Je m’appelle Alma.
Lui, c’est Kael.
Deux feux qui n’auraient jamais dû s’effleurer. Deux âmes qui se consument dès qu’elles se frôlent.
Quand je l’ai vu pour la première fois, il m’a suffi d’un seul regard pour comprendre que cet homme n’appartenait pas au monde ordinaire. Tout en lui crie le danger : ses épaules taillées comme pour porter un fardeau invisible, son regard sombre et tranchant comme une lame, sa façon d’occuper l’espace comme si rien ne pouvait lui résister.
Nous nous sommes rencontrés il y a trois mois.
Je sortais d’une période chaotique, après avoir tout quitté : mon travail, ma ville, mon passé. J’avais besoin d’air, d’une nouvelle vie. Et puis il y a eu ce club, cet endroit où tout brûle sous les lumières tamisées et les basses étouffées. Je ne voulais pas être là ce soir-là. Mais il y était.
Kael.
Il m’a vue. Et je l’ai vu.
Il ne m’a pas approchée tout de suite. Il s’est contenté de me fixer depuis l’autre bout de la salle, un verre à la main, ses yeux rivés sur moi comme s’il cherchait déjà à me décortiquer. C’était suffocant, comme si mon corps lui appartenait avant même que je sache son nom.
Le lendemain, il m’a retrouvée. Je ne sais pas comment. Cet homme ne demande pas, il prend.
Et maintenant, il est là, à moins d’un mètre, dans cette pièce sombre.
L’air est chargé, presque étouffant. Une faible lueur traverse les volets, dessinant des reflets dorés sur ses pommettes et ses lèvres.
Il se tient immobile, massif, ses épaules larges découpées dans l’ombre. Son regard ne vacille pas. On dirait un prédateur qui a déjà flairé sa proie.
Je reste figée. Mon souffle se bloque. Ma peau picote sous son regard comme s’il pouvait la brûler sans même me toucher.
Un sourire carnassier tord sa bouche.
Il ne dit rien.
Il avance, lentement, chaque pas résonnant dans ma poitrine comme un coup de tonnerre. L’air devient électrique, lourd, comme chargé d’un orage prêt à éclater.
Il s’arrête juste devant moi.
Sa main se lève, frôle ma joue, puis glisse sur ma gorge. Sa paume est chaude, rugueuse, presque brûlante. Le frisson qui me traverse me coupe les jambes. Il ne serre pas, pas encore. Mais je sens qu’il pourrait tout faire, qu’il a ce pouvoir que je lui ai déjà, malgré moi, laissé prendre.
— Tu brûles déjà, murmure-t-il, sa voix grave et rauque, comme un grondement contenu.
Je veux répondre, nier, mais aucun son ne sort. Mes cuisses se resserrent, mon ventre se contracte, et ma peau s’échauffe sous sa main.
Il me plaque contre le mur, sans prévenir. Le choc me coupe le souffle. Sa bouche s’écrase sur la mienne, brutale, dévorante. Ce n’est pas un baiser, c’est une attaque. Ses lèvres me possèdent, sa langue m’impose son rythme, me dévore comme s’il voulait m’arracher le souffle. Je gémis contre lui, incapable de lutter.
Ses mains descendent sur mes hanches, pressent ma taille, remontent le long de mon dos. Ses doigts s’enfoncent dans ma chair, marquent ma peau, comme s’il voulait y graver sa présence.
— Regarde-moi.
Sa voix est un ordre qui me cloue sur place.
Je relève les yeux, et je m’y perds. Ses pupilles noires, brillantes, sont un gouffre. C’est violent, magnétique. Tout en lui est tempête.
Il me soulève d’un geste sec, mon dos se colle au mur, mes jambes s’enroulent autour de sa taille sans que j’aie besoin d’y penser. Sa main glisse derrière ma nuque pour me maintenir, l’autre serre ma cuisse, sa poigne ferme et possessive. Chaque mouvement de ses hanches contre les miennes m’arrache un gémissement. La brutalité se mélange au plaisir, une onde de chaleur dévastatrice qui me consume de l’intérieur.
Kael mord ma peau, mon cou, mes épaules, comme pour signer son territoire. Sa main s’enroule dans mes cheveux, tire légèrement, m’obligeant à lever la tête pour qu’il marque ma gorge de ses lèvres.
— Tu es à moi, souffle-t-il, sa voix vibrante au creux de mon oreille. Compris ?
Un « oui » rauque m’échappe, comme un souffle arraché.
Il bouge contre moi, chaque coup de reins est une vague qui me submerge. Mes ongles s’accrochent à ses bras, mes jambes se contractent autour de lui. Je perds toute notion du temps, du lieu. Il est partout. Il ne me laisse pas respirer, pas une seconde de répit, comme s’il voulait me briser et me reconstruire en même temps.
Quand mes muscles cèdent enfin, il me retient. Il me garde contre lui, sa main ferme sur ma nuque, l’autre pressée sur mes reins. Je halète, vidée, tremblante.
Il relève mon menton du bout des doigts, plonge ses yeux dans les miens, et son sourire s’élargit. Cruel. Dangereux.
— Ce n’était rien. Tu n’as encore rien vu.
Je ne respire plus.
Mon corps est plaqué contre ce mur froid, mais je sens toute la chaleur de Kael contre moi, comme un brasier qui menace d’embraser chaque parcelle de ma peau.
Son poids pèse sur moi, lourd, puissant. Ses mains serrent mes cuisses avec une force qui me surprend, me soulèvent comme si je ne pesais rien. Mes jambes s’enroulent instinctivement autour de sa taille, cherchant un ancrage, une prise dans cette tempête qui s’abat sur moi.
Il mord ma lèvre, fort, sans retenue, et je retiens un cri qui me brûle la gorge.
Puis il recule juste assez pour plonger ses yeux dans les miens.
— Tu me veux, Alma. Dis-le.
Je secoue la tête, incapable de formuler une seule parole. Ma voix est prisonnière d’un chaos que je ne contrôle plus.
Son sourire se fait plus sombre, presque cruel.
Sa main glisse lentement le long de ma gorge, effleure ma peau comme une flamme qui lèche et laisse des brûlures invisibles mais indélébiles. Puis elle descend sur mon épaule, effleure mon bras, caresse comme une menace douce-amère.
— Dis-le, murmure-t-il, sa voix basse me transperçant comme une lame.
