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chapitre 1

Il sonnait exactement 20h , le ciel étoilé, brillait sur toute l'étendue du territoire avec une beauté rayonnante. Cette beauté ne montrait que l'obscurité chez moi. Assise sur un tabouret, dos adossé au mur, main placée au menton, j'étais hors de moi, je n'arrivais pas à comtempler cette belle lumière que le ciel dégageait. J'étais toute soucieuse.

Autour de moi, il y avait la joie, les enfants dansaient, couraient, criaient dans tous les sens.

Soudain, quelques souvenirs envahissent mon enfance. J'avais quel âge ? 03ans ? 04ans ? Non, je pense que ses souvenirs étaient pour mes 06ans. Une année qui m'a montré combien de fois la vie est belle, je jouais, dormais, dansais, sans même me souvenir de quoi que ce soit. Pour cette souvenir lointaine ? Je ne saurai le dire pour le moment, même si la vie est belle, elle reste et demeure toujours une sorte de malédiction pour certains, surtout à nous qui du jour au lendemain, nous faisons face à de nombreux difficultés.

Les soucis traversaient mes exprits comme si j'étais devant une série Novelas. À chaque fois que j'essayais de les supprimer de ma tête, une nouvelle épisode s'y presentait.

Avez-vous déjà vécu à des situations agaçante ? Des situations qui vous montrernt la cruauté de la vie ? Quitter la maison le matin, le ventre totalement vide pour aller suivre un cours d'histoire géographie ou un cours de français. C'était vraiment difficile, étant l'aîné de la famille, je devrais passer le BEPC cette année, un diplôme incontournable. Pourquoi allais je au cours avec le ventre absolument creu ?

Travailler comme un fonctionnaire d'État ou être dépendant d'une société, nécessite beaucoup d'énergie, les deux peuvent te virer à tout moment.

Mon père, un grand homme, était le plus respectueux dans mon quartier, étant un grand comptable au port, nous jouissons très bien de sa richesse. J'étais au CE2, je fréquentais une très grande école privée, l'une des écoles la plus chère à Cotonou, je ne manquais de rien, on mangeait comme des personnes civilisés, mon père sortait chaque matin avec son sac et rentrait toutes les soirs avec un sachet remplit de viande ou de poisson. Je l'acceuillais toujours à l'entrer de notre grande immeuble.

Tout a commencé ce maudit jour. Un jour que je maudis toujours, c'était un mardi. Je venais de quitter l'école, en prenant par le salon, j'ai vu mon père qui allongé sur le divan, dormait profondément avec son uniforme de travail. Je me suis approché de lui et je lui touché, il a ouvri tout doucement les yeux, s'étira et se leva.

___ Tu es déjà rentrée la chérie ? Me demandait mon père.

___ Papa tu es rentré tôt aujourd'hui. Disais je

___ Oui chérie tu es encore trop petite pour comprendre ce que ton père traverse en ce moment. Se confessa t'il.

Il se leva et quitta le salon tout en me laissant seule. J'étais inquiète, mais la télévision avait pris ma tête. Je suis allée dans ma chambre, j'ai enlevé mon uniforme et je suis revenue me classer.

Ce soir-la, alors qu'on était entrain de dîner, j'ai su que quelque chose n'allait pas chez mon père, il mangeait comme s'il n'avait pas d'appétit.

___ Papa pourquoi tu manges comme ça ? Demandai-je à mon père.

Il me regarda, sourit, se leva et me laissa moi avec ma mère toute seule au salon. Ma mère regardait mon père comme s'il avait quelque chose à reproché à ce dernier, elle se leva et le laissa toute seule au salon. De loin, j'entendis le claquement d'une porte. L'appétit avait disparu, vu mes parents se comporter comme ça, me mettait vraiment hors de moi, je me suis levée et j'ai quitté le salon.

En partant dans ma chambre, j'entendis la discussion entre mon père et ma mère.

__ Chéri je t'avais dit de ne pas jouer au malheur devant notre fille, tu l'as connais très bien et toi même tu sais de quoi elle est capable. S'écria ma mère.

___ Chérie, je suis désolé. Comment veux-tu que je me sente devant notre fille sachant que je ne pourrais plus m'occuper de vous. J'ai été licencié ce matin pour quelque chose que je n'ai jamais fait.

___ Je le sais, mais nous allons trouver une solution.

___ C'est ça tu trouves à dire ? Une solution ? Tu auras un enfant d'ici quelques mois, qu'allons nous faire ?

___ Je le sais, je ne resterai pas les bras croisés. Compte sur moi.

Ils discutaient tellement forte que leurs voix me faisait flipper. J'ai couru pour aller m'amllonger dans ma chambre.

Les jours passaient et mon père ne quittait pas la maison, mon père avait perdu sa forme, je ne comprenais rien de ce qui se passait. Assise au dehors, les yeux rivés sur mon livre d'activité, je vis deux zems rentrèrent dans la maison avec ma mère, l'un d'entre eux avait attaché un colis et l'autre à pris mère.

Arriver à mon niveau, les deux ont aidés ma mère à mettre le contenu de ses achats dans la maison.

Ma mère voulait commencer la vente des friperie, ma mère ne faisait rien avant mais depuis le jour que mon père avait arrêté de partir au service, elle a décidé de vendre . Elle allait au marché le matin et elle revenait les soirs toute fatiguée. Mon père avait cherché de boulot un peu partout mais la porte de l'emploi était fermée. Et c'est là tout nos calvaires ont commencé, plus les jours passaient et plus les souffrances s'augmentaient .

Chaque année, mon père avait l'habitude de m'offrir des présents, des cadeaux inoubliable,des fois en rentrant à la maison, il m'apportait un jouet avec lequel je passais toute ma journée les weekends. Mais depuis ce temps, tout était devenu la misère, je ne bénéficiais plus de cadeau.

Mon père se sentait coupable de ne pas avoir été capable de subvenir aux besoins de sa famille et à complètement maigrir, c'était difficile de le reconnaître. Il se levait chaque matin avec son cv en main, en sortant de la maison, il rassurait ma mère de revenir à la maison avec une très bonne nouvelle mais hélas, mon père rentrait toujours avec un visage désespéré.

Si je pouvais faire quelque chose dans le temps je le ferai,mais qu'est ce qu'une petite fille de 8 ans comme moi pouvais faire pour soulager les peines qu'en duraient ces parents en ce moment ?

Chaque jour que le soleil se levait, nous espérions que tout aille mieux mais la situation se multipliait, j'accompagnais ma mère au marché pour la vente ses fripperies. Grâce à son commerce, nous arrivons à trouver quelque chose à manger.

En penssant à toutes ces épisodes passées et ce qui m'était venue à l'esprit à l'instant, je me demandais bien quand est-ce que tout cela va s'arrêter, surtout quand je pense que demain je vais encore marcher le ventre creux pour aller à l'école et se retourner sans savoir quoi manger une fois à la maison.

Il faut que je sois forte comme toujours pour ne pas sombrer dans la dépression parce que j'ai un examen à préparer et je dois réussi et que Dieu me vienne en aide, je ne dois pas être en train de souffrir ainsi et échouer encore à la fin d'année.

A suivre...

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