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-196.- a marmonné Françoise.
Marvis l'a rejointe à l'extérieur de la salle de thérapie avant de la laisser parler, la dame aux cheveux gris les avait mis dehors après 20 minutes.
-Oui, il a hoché la tête. Le garçon en combinaison orange.
La brune a hoché la tête en se dirigeant vers leur étage.
-Je me souviens du jour où il est arrivé. Il s'est raidi. Je n'ai jamais entendu quelqu'un crier autant.
Le regard triste de Françoise s'est déplacé vers les yeux clairs de la blonde.
-Il avait l'air si désespéré Marvis, tu ne peux même pas imaginer. -Marvis ?
-Vous connaissez son nom ?
La brune a secoué la tête.
-Je n'ai jamais entendu parler de lui et personne ne lui parle.
-Pourquoi ? -Marvis a demandé. -Pourquoi personne ne lui parle ?
La jeune fille s'est mordue la lèvre en s'arrêtant devant la salle 48, a croisé ses mains avant de regarder autour d'elle.
-Il y a les verts, comme nous, qui sont là pour des sanctions pas très sérieuses. Se battre, dealer, des choses comme ça...
Marvis lui a fait signe d'avancer lorsqu'elle a entendu le bruit de pas s'approchant de leur position.
-Et puis il y a les gens de l'orange, ils sont enfermés dans l'aile Est et sont accusés de crimes graves.-il a parlé rapidement.
-Alors pourquoi le 196 est au bout de mon couloir ? -Marvis a demandé, en commençant à marcher vers sa porte.
-Il a battu deux ou trois combinaisons orange, et pendant la journée ils le gardent autour pour qu'il ne recommence pas.
La blonde a hoché la tête mais avant de se retourner, elle a été appelée une fois de plus.
-Je sais ce que tu penses, Marvis, a fait remarquer Françoise. Ne t'approche pas de lui.
-La douceur ?
Marvis a levé les yeux au plafond avant de se lever du lit inconfortable et de s'approcher de la petite fenêtre de sa porte.
Louis était appuyé contre la sienne, la regardant avec des yeux fatigués. Un bras pendait toujours à l'extérieur de la porte.
Dis-moi.
-C'est bientôt l'heure du petit déjeuner, n'est-ce pas ? Il a demandé.
La blonde acquiesça, appuyant un coude contre la petite fenêtre, puis laissant tomber sa tête sur sa main. Elle a fixé le bras taché d'encre de Louis.
-Qu'est-ce qu'ils veulent dire ? Elle a demandé avec curiosité. Elle avait besoin de se distraire.
-Quoi, mon coeur. Le Maure bâille.
-Tatouages
Elle l'a entendu glousser avant de tendre le bras vers le centre du couloir et de désigner un petit homme sur un skateboard.
-J'avais l'habitude de le dessiner tout le temps quand j'étais petite.
Marvis a souri à cette révélation.
C'est magnifique, a-t-elle commenté avec sincérité.
Louis a hoché la tête avant de transformer sa voix en un murmure.
-Zayn a parlé de quelque chose hier. -Il a dit.
La blonde a hoché la tête, en plissant le front.
-J'ai réfléchi à un plan pour m'échapper.
La jeune fille a fait un pas en arrière et a sursauté en voyant la tête bouclée de Humbert dépasser de la petite fenêtre à sa droite.
C'est un plan anti-bombe, a-t-il commenté en plissant les yeux.
Marvis a ouvert la bouche, mais Louis l'a bloquée d'un signe clair de ses doigts.
-On en parlera plus tard, il y a des gardes qui arrivent.
La blonde fit un pas vers la chambre puis s'assit rapidement sur le matelas.
-Le petit déjeuner est prêt!' a crié un homme.
Il a entendu quelques portes s'ouvrir et lorsqu'il a vu un garde manipuler le sien, il l'a fixé d'un regard vide.
L'homme en uniforme l'a regardée avec anxiété.
-Et alors ? Debout, il y a le petit déjeuner. - a-t-il ordonné, en frottant une matraque en plastique sur une main.
Je n'ai pas faim, a-t-il répondu avant de croiser ses bras sur sa poitrine.
Le garde s'est approché en claquant des doigts.
-Debout. Il a sifflé.
Derrière elle, Marvis pouvait voir Louis qui la regardait d'un air incrédule.
La blonde s'est mouillée les lèvres avant de cracher sur le visage de l'homme qui s'était penché en avant.
En une seconde, deux mains l'ont attrapée et l'ont fait ramper contre le sol, hors de la pièce.
-Maintenant tu vois, stupide fille. Tu t'amuseras dans l'Aile Est. - le garde l'a narguée et a tiré plus fort en l'entendant crier.
Les garçons en combinaison verte sont restés immobiles, ce n'est que lorsque Zayn a fait un pas vers le corps de Marvis que le garde a pointé sa matraque vers son visage.
-N'approche pas, mon garçon. L'homme a aboyé.
Ce dernier s'est redescendu en prenant les avant-bras de la blonde, Marvis n'a pas arrêté de crier et a commencé à bouger ses jambes alors qu'ils passaient la barre de panique rouge.
Lâchez-moi ! - cria-t-il en tirant ses bras vers lui.
L'homme a ouvert la porte d'un coup d'épaule avant de pousser la fille à l'intérieur.
Elle est tombée au sol mais a essayé de se relever aussi vite que possible pour atteindre la porte encore ouverte. Elle s'est écrasée contre elle et a gémi quand elle a entendu deux tours de serrure de l'extérieur.
-Amusez-vous bien ! cria le garde.
Marvis a glissé son dos contre la porte puis a ramené ses mains devant son visage, la pièce était à moitié vide et seules deux chaises y servaient de meubles.
Une tache sombre l'a fait ramper davantage contre la porte.
Elle a regardé le garçon du haut de sa tour.
Elle le regarde fixement, croisant les bras sur sa poitrine avant de sourire.
Marvis a fermé les yeux, il n'était pas vraiment là.
