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03

Chapitre 3

Steve Asseko.

Jonathan (étonné de ma réaction) : Bah quoi !?

Ce n'est pas non plus la première fois, je te signale.

Moi (curieux) : Oui je sais... Comment était-elle ?

Jonathan (riant aux éclats) : Yaya !

Je t'ai bien eu ah ah !!!

Regarde ton visage !!!

Bon sang yaya, je parle de Roanne kia kia kia.

Roanne, la fille de la sœur de maman.

Moi (roulant les yeux agacé) : Mince, ce petit m'énerve parfois.

J’ai eu une de ses trouilles !!

Avoir peur même pourquoi ?

Qui craignais-je de rencontrer chez moi ?

Personne !!!

Mais quand même sans mentir j'aurai voulu que ça soit elle :

Medelva, lool finalement je n'ai pas oublié son prénom.

Le lendemain

Christine MABIKA ép KOUMBA.

Christine (rentrant de l'église) : Bonjour papa !

Jean (énervé) : Je suis ton père ?

Christine (surprise par sa réaction) : Mais je t'appelle toujours comme ça !!

C'est aujourd'hui que tu refuses ?

Jean (d'un ton sec) : Oui ! Parce que tu me manques de respect !!!

Christine (les yeux écarquillés) : Eh Jean !!!

J’ai fait quoi encore ?

Jean (menaçant) : Ah !!!

Là maintenant c'est Jean ?

Ce n'est plus papa ?

[Me pointant du doigt]

Méfie-toi hein Christine.

Là tu reviens de l'église n'est-ce pas ?

Tu m'as laissé à manger ??

Christine (stupéfaite) : Mais mon mari… !!!

Jean (gesticulant) : Ah voilà que tu te souviens de qui je suis pour toi !!!

Christine (ajoutant) : J'ai tout laissé, tout était dans la cuisine.

J’ai demandé à Medelva de te faire la table.

Jean (l'air désintéressé) : Beh, C’est sûr qu'elle ne l’a pas faite !

Christine (bougeant la tête en signe d'exaspération) : Elle l'a faite devant moi !

***

Je dépose les sachets dans un coin de la cuisine avant de repenser à ce que mon mari vient de faire comme scène !!

Humm quelqu'un tu lui fais du bien, tu prends soins de lui, le soigne, lui fais à manger mais pas de reconnaissance, c’est toi qui dois encore lui donner la nourriture à la cuillère.

Je pense encore aux choses de mon corps lorsque mon cher mari me rejoint dans la cuisine.

Jean (le visage fermé): Oh madame !!

Il faut venir m’assister je dois manger.

Moi : Humm ! Pardon, allons.

Jean me devance et nous nous rendons dans un coin du salon où il prend place et commence à se servir pour manger.

INCROYABLE !!!

Jean est un homme compliqué et difficile à vivre parfois.

Je l'ai connu il sortait à peine de l’Université Omar Bongo et à six mois de notre relation il m’annonça qu'il devait impérativement aller à l'étranger poursuivre ses études car l'UOB ne le convenait pas avec des grèves répétées et des turbulences grotesques.

Imaginez un peu comment je me suis senti ce jour là.

Déjà, pour moi, la relation allait s'arrêter là, Il trouvera certainement quelqu'un de plus belle que moi et aussi intelligente que je ne l'était.

Il faut dire que l'etranger pour nous signifiait : la grandeur d'esprit, la reussite, la richesse et bien plus encore.

C'était difficile pour tous les deux, quoique C’était son rêve d'aller au pays des blancs.

On s'était promis de rester fidèles.

L'absence ne fut pas si longue car un an après il reganait le Gabon d'urgence, son papa venait de nous quitter.

Ce fut éprouvant mais on surmonta ensemble.

Un an après le décès, nous avons continué nos études. Nous nous sommes mariés peu de temps après et nous avons eu cette merveilleuse fille : Medelva

Qui, passe son baccalauréat cette année.

Je regarde mon mari manger sa boulette avec le nyembouet et la viande de brousse que j’ai eu au show-show(Quartier de Libreville), ils en vendent tous les samedis et mardis avec du poisson de Mayumba, crevettes et autres.

Il a pris de l’âge mais il est resté beau. Sauf que grognon mais je l’aime comme ça.

Medelva (qui rentre à peine dans le salon) : Bonjour papa, bonjour maman !

Jean (interrompant son repas) : Bonjour ma grande fille, la future bachelière de chez les Koumba ah ah ah .

Moi (souriante): Bonjour ma fille.

Elle se débarrassa de son sac et nous rejoint à table, lasse.

Moi (m'adressant à Medelva) : il ne serait pas préférable que tu ailles d'abord te changer, laver les mains et revenir te servir ?

Le temps que j’ajoute deux autres plats ?

Jean (avec insistance) : Nooooon! Christine, c’est une future bachelière quand même !

Medelva est tout sourire en écoutant son père le dire.

Moi (l'air navré) : eh mamé, kokolu é ! Ce n'est pas de votre faute adié !

C'est moi qui ai accepté de m'engager.

Je me levais de table pour aller prendre les marmites dans la cuisine sous les rires intempestifs de mon mari et notre fille qui se racontaient je ne sais quoi.

Ils sont complices ces deux-là !.

Jean (raclant la gorge en s'adressant à sa fille) : Bon ! Chérie va te changer [reprenant son air sérieux] et vite !!

Medelva se lève sans broncher prend son sac et file dans sa chambre.

Un vrai bipolaire celui-là !

Je ressors quelques minutes après avec l'une des marmites, je m'apprête à repartir lorsque mon mari m'interpelle.

Jean (prenant un air sérieux) : Madame Koumba ?

Je me retourne, le regarde et lève les sourcils en signe de réponse.

Jean (reprenant) : Madame Koumba ?

Moi (répliquant) : Monsieur Koumba !

Jean (se levant de table) : Là, tu ne m'as toujours pas répondu Madame.

Faire l'école au Gabon c'est du gâchis Bon sang !!

Off.

Humm tu n'as fait qu'un an à l'etranger !

Donc tu es presque pareille que moi.

Lui (ajoutant) : On t'appelle, répond simplement oui chéri.

vraiment ! Fit-il agacé.

Ce n’est vraiment pas la peine !!

Il essuie sa bouche et ses mains avec le torchon qui se trouve sur la table, se dirigeant ensuite vers la chambre.

Je débarrasse la table et pose le plat pour Medelva vaut mieux éviter les conflits.

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Merci.

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