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Juste une nuit

Blake

Je suis là la serrant contre moi, et bien que ma conscience me grille le cerveau en me disant que je ne devrais pas faire ça, nos langues entrent en contact et ce courant qu'elles dégagent à cet instant me font oublier tout. Je ne veux plus penser à cette bague à son doigt, je ne veux plus penser à son âge, ni au fait qu'elles pourraient avoir des enfants. À cet instant, pendant ce moment où la douceur de sa bouche se mélange à la mienne, et que son corps touche le mien, je ne veux que penser à l'émoi qu'elle m'insuffle.

La douceur de sa nuque je tiens entre mes doigts, le goût fraise de son rouge à lèvre, cette odeur de vanille qu'elle dégage que ce soit sur elle, ou dans ses cheveux. Je veux la sentir encore plus que le peu qu'elle me laisse humer. Je resserre ma main posée sur ses reins pour la sentir encore plus contre moi, mais un endroit de mon corps semble beaucoup trop vouloir la sentir et je ralentis notre baiser pour quitter sa bouche. Non, j'en veux encore. Mes lèvres restent contre les siennes, comme si nous jugions tous les deux de la température que cela a fait monter en nous. En ce qui me concerne, Gizmo est déjà passé en mode Gremlins et je suis certain qu'elle doit le sentir aussi, vu comme nos corps sont proches.

J'entrouvre les yeux doucement, respirant profondément par le nez. Ses magnifiques yeux océan sont toujours fermés, comme si elle se délectait elle aussi de ce que nous vivons à cet instant. Je devrais la lâcher, et m'excuser. Mais je n'en ai aucun courage. Ma main dans son dos et dans sa nuque veulent plus, tout comme mes lèvres. Je veux sentir cette odeur vanille encore, tout comme ce goût fraise qui s'est posé sur mes lèvres.

- Serais-je inconscient de te proposer de venir avec moi ? Murmuré-je et ses cils se mettent à trembler. Pourtant, elle maintient ceux-ci fermer. Elle doit peser les mots que je viens de prononcer. Quelque chose que je n'ai pas du tout fait et que je risque de regretter par mon inconscience. Mais si je la laisse partir maintenant, j'ai l'impression que je vais le regretter le reste de ma vie.

Ses lèvres sensuelles que j'aimerais à nouveau conquérir, rentrent un peu dans sa bouche, laissant apparaitre ses magnifiques dents blanches pour mordiller sa lèvre inférieure. Un simple geste qui éveille en moi une envie encore plus folle de l'embrasser à nouveau.

- Ma réponse risque d'être inconsciente si je te réponds oui. Murmure-t-elle en ouvrant doucement ses yeux, et tout mon corps frémit. À cet instant, si je ne glisse pas ma main dans la sienne, pour l'emmener à l'arrière du bar pour rejoindre mon appartement ; j'ai l'impression que ce que nous venons de vivre n'aura servi à rien. J'ouvre la porte donnant sur l'escalier, et tout en lui tenant la main, je monte les marches qui nous mènent à mon appartement.

Shana

Quand je lui ai répondu à sa question, mon corps et mon esprit étaient en accord. Ce baiser échangé m'a totalement envoutée, tout comme sa gentillesse et sa douceur. Un sentiment étrange m'a envahi, et alors que sa main m'entraine dans les escaliers qui nous conduisent à son appartement, je ressens une peur en moi. Qu'est-ce que je fais là au juste ? Je regarde les marches qui défilent devant moi, en me posant un tas de questions plus idiotes les unes que les autres jusqu'à ce que nous arrivions au palier devant une double porte en bois.

Mes questions sont futiles. Je réfléchis à la couleur de mes sous-vêtements ne sachant plus si je les ai accordés. Je réfléchis au fait que ma poitrine n'est plus aussi ferme qu'une jeune fille de son âge. Mon esprit se perd dans un tas d'idioties qui ne devraient pas être. Car la vraie question que je devrais me poser, c'est qu'est-ce que je fais devant la porte d'un jeune homme qui pourrait être mon fils ? Je fais un pas en arrière, alors qu'il tourne la clé dans la serrure. Je devrais partir, je n'ai rien à faire là. Mais quand son regard revient dans le mien, mes convictions s'effritent à nouveau, et je me laisse emmener à travers cette porte immense pour entrer dans un monde où jamais, je n'aurais pensé mettre les pieds. Et surtout pas avec un jeune homme qui pourrait être mon fils.

La porte se referme derrière nous, et je retiens ma respiration prise dans une sensation de peur et de frénésie à l'idée de braver un interdit. Mon dieu, moi qui n'ait jamais embrassé, ni même effleuré un autre homme que James, je m'apprête à faire l'impensable. Je déglutis nerveusement, et je serre les dents en l'entendant marcher. Je n'ai vraiment aucune volonté à cet instant, et je ferme les yeux.

- Veux-tu boire quelque chose ? Me demande-t-il et j'entends le bruit de clés tomber dans un pot.

- Je n'ai pas d'aussi bons alcool qu'en bas, mais je peux te préparer un petit spécial. Me fait-il, alors que j'ouvre les yeux pour le voir se diriger dans la grande pièce de vie. Je me mords la lèvre. Mais à quoi je pensais moi ?!

- Euh, je préfère... Bafouillé-je en avançant comme sur des oeufs vers la pièce.

- Un tonic. Me fait-il et j'esquisse un sourire gêné en restant à l'entrée de la pièce.

Il se baisse dans un frigo bar et il sort une bouteille de Tonic en souriant, alors que moi, je suis là entrain de serrer la lanière de mon sac à main, comme si ma vie en dépendait.

- Tu peux entrer. Désolé pour le désordre, mais je n'ai pas eu l'occasion de ranger. Me fait-il en versant du tonic dans un verre, et il relève son regard dans le mien. Un regard tendre, mais qui en un instant, se remplit de doute.

- Je... Je devrais peut-être partir. Fais-je et je fais demi-tour trouvant que j'ai assez joué l'imbécile pour ce soir. Mais alors que j'ai à peine fait deux pas vers la porte, ses bras se referment autour de ma taille. Son souffle doux et chaux chatouille mon cou et le dessus de ma poitrine, tout mon corps frémit à cet instant. Mon ventre est pris d'une chaleur qui me semble exagérée dans ces circonstances, et je déglutis nerveusement.

- Je te l'ai dit tout à l'heure. Commence-t-il d'une faible voix.

- Je ne suis pas pour draguer les femmes mariées. Continue-t-il.

- Mais c'est plus fort que moi, tu exerces une attraction dont je n'arrive pas à me dépêtrer. Murmure-t-il et la douceur de ses lèvres se posent dans mon cou nu. Je relève un peu la tête pour le sentir encore plus, et sa main quitte mon ventre pour remonter le long de mon bras. Sans un mot de plus, il fait glisser ma veste de mes épaules et ses doigts rejoignent ma nuque doucement. Tout mon corps est en alerte de ses doigts sur ma peau et de ses lèvres qui reviennent dans mon cou, remontant le long de mon oreille. Sa langue passe sur le côté de ma boucle d'oreille, me faisant frissonner entièrement. Pas un frisson quand on a froid, mais un frisson qui réchauffe chaque partie de votre corps, même les plus intimes. Je sens mon buste se redresser un peu, quand sa main glisse doucement la tirette de ma robe bordeaux et que dire quand celle-ci glisse sur le sol, dévoilant ainsi mon corps à ce parfait inconnu. Ce jeune homme qui doit avoir vu des corps tellement plus jeunes et plus beaux que le mien.

Il ramène sa main sur mon ventre et tout en embrassant mon épaule et ma clavicule, il vient me faire face.

Son regard se pose dans le mien et je ne sais pas ce qu'il y voit, mais il a un geste de recul tout en laissant sa main sur ma hanche.

- Si c'est trop dur...

- Non. Le coupé-je sans réfléchir une seule seconde.

- Juste que je suis plus vieille que les conquêtes que tu dois ramener ici. Lui fais-je en esquissant un sourire gêné.

Il me sourit. Pas un sourire pour me rassurer, mais un sourire franc et plein de douceur, alors que son regard se pose sur mon corps. Je suis plus que mal à l'aise, ayant l'impression qu'il juge mon corps. Je porte ma main à mon bras, me cachant comme je peux en me mordant la lèvre.

Il enlève sa main de ma hanche, et il vient enlever mon bras qui tente de cacher mon corps. Je frissonne, mais son regard cherche le mien et je m'y plonge pendant un instant, oubliant ce qui se passe.

- Tu n'as rien à envier à qui que ce soit. Me fait-il d'une voix certaine et je me mords la lèvre. Sa main sur la mienne, revient à mon visage et il glisse son index dans ma bouche.

- Tu sais que j'ai passé la soirée à te regarder faire ce mouvement, et qu'il me rend vraiment fou. Me fait-il d'une voix sensuelle tout en se rapprochant contre moi et ses lèvres engloutissent les miennes, alors qu'il m'enveloppe dans ses bras fermement.

À cet instant, je n'ai plus une once d'hésitations et tout mon corps suit le sien, ne sachant pas où cela m'emmène.

Blake

La sentant rassurée sur la pureté de son corps et ce qu'elle dégage, nous rejoignons ma chambre en nous embrassant. Un baiser qui ne fait aucun doute ce qu'elle ressent et ce que nous voulons tous les deux. Une fois allongé sur le lit, ses doigts entreprennent de défaire les boutons de ma chemise restants, alors que notre baiser s'enflamme comme nos corps. J'ai du mal à contenir les mouvements de mon bassin contre elle, pour lui faire sentir la dureté qu'elle me donne. Ses doigts frôlent mon torse, alors que j'enlève ma chemise, et je sais que je n'aurai pas assez de patience pour ne pas l'envahir d'un coup.

Je suis en feu, un feu hardent qui brûle et qui est sur le point d'imploser quand nous nous retrouvons tous les deux nus dans ce lit. Pourtant, je veux profiter de chaque partie de son corps, chaque frisson que procure ma bouche sur cette peau si douce et si enflammée comme la mienne. Je descends le long de son corps et elle se tortille au contact de ma langue sur sa poitrine. Je retiens ses jambes pliées le long de mon corps de se serrer, alors que son corps frissonne sous la caresse de ma langue sur son téton.

Un gémissement s'échappe de sa bouche, et je relève mon regard vers son visage pour apercevoir celui-ci rougir de honte. J'aime qu'elle me montre cette honte qui l'habite, et je ne compte pas la laisser reprendre son calme. Je mordille chaque téton doucement, alors que ses mains glissent dans mes cheveux. Un autre petit gémissement sort de sa bouche, et je ramène ma main qui retient ses jambes pour caresser sa croupe.

Un soupçon de poils rasé assez haut qui forme comme un petit triangle des Bermudes où mes doigts vont se perdre plus bas. Des lèvres chaudes et gonflées, mais aussi humides prêtes à m'accueillir. Mes doigts prennent ce que j'appellerais sa température interne comme dirait un médecin pendant quelques minutes, jugeant de son taux d'humidité interne.

- Mmm...

Un son qui me ramène à son visage et qui me fait quitter sa poitrine. Mon regard plongeant dans ses magnifiques yeux océans, je décide que Gizmo a le droit de jouer aux Gremlins, et je l'embrasse, la laissant me guider à l'intérieur de ses lèvres.

Sa bouche cherche à quitter la mienne, mais je ne la laisse pas faire. Je veux sentir ce goût de fraise, en lui procurant du plaisir. Ses mains se cramponnent à mes épaules, alors que mes mouvements de bassin deviennent plus rapides en elle. Je remonte encore d'un cran ses cuisses pour les amener limite à hauteur de nos bras, et je m'appuie sur les genoux pour m'enfoncer bien plus profondément.

Son regard remplit de désir ne me lâche pas du regard, et ses mains se cramponnent à moi comme si elle allait succomber si elle me lâchait. Oui, elle va succomber, mais uniquement de plaisir.

Je ne pense pas avoir pris autant de plaisir avec aucune des filles qui sont passés dans mon lit, et pendant un bref instant, alors que nos bouches s'humidifient l'une l'autre ; je regrette presque que ce soit juste pour une nuit.

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