Chapitre 7
Ils se sont regardés au moins pendant 30 secondes sans rien dire puis Hortavie a détourné son regard et elle a pris son téléphone pour appeler la recruteuse pour la prévenir de son arrivée, mais cette dernière n’a pas décroché puisqu’elle était en train de se préparer pour annoncer les règles aux candidates. Elle a encore rappelé, mais, une main a pris son téléphone par-derrière et a raccroché l’appel : c’était celle du prince.
— HORTAVIE : Mon, mon, mon portable s’il vous plaît...
Il ne lui a pas remis le téléphone.
— PIERRE ABENA : D’un, tourne-toi, et de deux, regarde-moi !
Il ne souriait pas et elle non plus. Elle avait un peu peur et elle tremblait... Elle obéit à ses ordres.
— HORTAVIE : Euh bonsoir, je suis navrée d’être venue au mauvais moment puisque vous étiez en train d’enlacer cette fille et...
Pendant qu’elle lui parlait, elle évitait de regarder son beau corps avec ses abdos bien tracés. Il avait un corps de rêve !
— PIERRE ABENA : Et si tu allais droit au but ? La mère de Mimie qui s’est inscrite et qui a refusé de venir !
— HORTAVIE : Je n’ai pas mis ma photo lors de l’inscription. Comment avez-vous su que...
— PIERRE ABENA : Ce n’est pas le sujet. On est d’accord ?
Elle a baissé la tête sans rien dire.
— PIERRE ABENA : Ou bien tu as déjà quelqu’un et tu t’es inscrite parce que ça n’allait pas entre vous, mais après, tout s’est arrangé ?
Elle a levé la tête et elle l’a regardé...
— HORTAVIE: Euh écoutez Monsieur, je suis ici pour m’excuser. L’inscription était une erreur, je n’aurais pas dû la faire. Je vous conseillerais de faire un dernier tirage au sort avec d’autres filles s’il vous plaît, merci !
Elle s’est tournée pour partir et il a attrapé sa main. — HORTAVIE : Quoi Monsieur ?
Il l’a regardée dans les yeux pendant un moment avec de lâcher sa main.
— PIERRE ABENA : Tu dois signer un document qui atteste que tu te retires de l’aventure !
— HORTAVIE : Oh ! Euh... Okay, je vous attends ici avec le document Monsieur !
— PIERRE ABENA : Suis-moi !
Il a tiré sa main et il l’a amenée à l’intérieur, dans le salon principal. Toutes les filles étaient déjà assises, attendant la recruteuse et le prince lui-même puisqu’il devait aussi prendre la parole. C’était quand même lui la raison de tout ça.
Tous ceux et celles qui travaillaient pour la villa étaient dans une autre pièce puisque ce qui devait être dit ne les concernait pas. Les gardes quant à eux étaient toujours dehors et s’apprêtaient à laisser la garde à d’autres gardes pour aller dans l’autre pièce avec les autres travailleurs. Cela a été fait.
Hortavie a admiré l’intérieur et elle a vu toutes les stars qu’elle voyait seulement à la télé ou sur les réseaux sociaux. Elle ne savait pas quoi faire, elle ne savait pas si elle devait s’asseoir ou pas, et si oui, où exactement.
Le prince quant à lui est allé s’habiller et il est revenu. Il a trouvé Hortavie debout.
— PIERRE ABENA : Tu peux t’asseoir sur cette chaise (en regardant la chaise pour qu’elle sache où elle se trouve).
En même temps, il était en train de finir de boutonner sa chemise qu’il avait portée, avec un très beau pantalon jean.
Toute tremblante, elle est allée s’asseoir sur l’une des deux chaises qui étaient en face des canapés où étaient assises les filles. Il y avait une table devant, avec des documents posés dessus. Elle avait une vue compète sur tout le monde.
Lui il est resté debout en manipulant son portable puis il a dit :
— PIERRE ABENA : Elle sera là d’ici peu ! J’espère que vous allez bien sinon !
Elles ont répondu « oui » en souriant.
Tout à coup, la recruteuse s’est pointée et elle a salué tout le monde et chacun a répondu. Elle a vu Hortavie et elle a regardé le prince comme pour dire « mais c’est qui elle et puis qu’est-ce qu’elle fait sur cette chaise où vous êtes censé vous asseoir ? » En vérité, elle ne savait pas que c’était la candidate qui était censée venir s’excuser, car lors des inscriptions, il était formellement interdit de mettre ses photos.
Le prince lui-même avait bien remarqué que la candidate absente avait le même nom qu’Hortavie et il s’est dit que ça devait sûrement être elle. Mais bon, « plusieurs personnes ont ce nom », a-t-il chuchoté le matin quand il faisait les captures d’écran de son compte. C’est quand elle est venue à la villa qu’il a donc su qu’il s’agissait bel et bien d’elle.
La recruteuse est allée s’asseoir sur l’autre chaise et elle a pris certains documents. Puis elle a commencé à faire des va-et-vient en regardant tout le monde et en parlant.
— Bonsoir encore, j’espère que tout le monde va bien ! Bon, vous connaissez le prince et vous me connaissez, car j’ai pris la peine d’échanger avec vous. C’est moi la recruteuse, voilà ! Il est question pour moi de vous donner les règles de cette aventure et de vous dire exactement de quoi il est question.
Elle est allée s’asseoir et elle a commencé à lire un document en parlant.
— Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de l’émission « bachelor », mais il est question de ça ici ! C’est-à-dire d’un homme qui remplit tous les critères qu’une femme recherche et qui est célibataire ! Ce dernier décide alors de participer à une aventure avec plusieurs filles afin de choisir l’élue de son cœur à la fin. Au fur et à mesure de l’aventure, il y aura des éliminations. Est-ce que ça vous convient ?
Toutes ont répondu « oui madame ».
Elle a pris un autre document et elle l’a lu avant de reprendre la parole.
— Voici donc les règles : il est interdit de contester à une élimination ; il est interdit de faire des pratiques bizarres pour avoir le prince ; il est interdit d’aller au dernier étage sans le consentement du prince, c’est un espace qui lui est réservé.
Elle a lu plusieurs autres règles encore, mais c’était des règles du même type, rien d’étrange. Puis elle a demandé si quelqu’un avait quelque chose à ajouter.
Indira et Olivia ont levé la main.
— INDIRA : J’aimerais savoir si le prince prendra nos croyances en considération. Moi par exemple, je suis chrétienne. Je peux boire de l’alcool, mais j’évite de boire à l’excès. J’espère que, s’il me demande d’aller en dehors de ce principe et que je refuse, il ne va pas...
Le prince a pris la parole.
— PIERRE ABENA : Ici on ne force personne à faire quoi que ce soit ! Sois tranquille, d’accord ?
Elle a souri.
— INDIRA : D’accord merci.
Olivia a aussi pris la parole.
— OLIVIA : Est-ce qu’on aura le droit d’aller hors de la villa de temps en temps ?
— Justement, j’y viens ! Euh oui, vous aurez le droit de sortir. D’ailleurs, il y aura un planning pour ça. Toutes ces informations seront collées sur les portes de vos chambres.
— OLIVIA : D’accord madame, merci !
— Okay ! Euh, Monsieur, je vous laisse la parole !
Le prince qui était debout a posé sa main sur la table pour prendre appui, juste devant Hortavie.
— PIERRE ABENA : S’il y a une chose que je déteste, c’est le mensonge. Si par hasard je découvre que vous êtes en relation, mais que vous avez quand même pris la peine de venir ici, je ne vais pas en rire !
Il avait un visage très sérieux quand il parlait. Il était vraiment imposant quand il le voulait. Il a laissé la table et il a commencé à faire des va-et-vient en parlant.
— PIERRE ABENA : À la fin de cette semaine, cinq filles seront éliminées. La semaine prochaine, trois filles seront éliminées et après cela, deux filles et par la suite, une fille seront éliminées par semaine. Quand il restera quatre filles, l’aventure deviendra plus intense. On sortira d’ici et on fera des voyages pour passer des moments en tête-à-tête, loin de tous. Quand il restera trois filles, je rencontrerai leurs familles et leurs proches pour les connaître. Et pour ce qui est de quand il restera deux filles, c’est une surprise. Ça vous convient ?
Toutes ont répondu « oui ». Mais Sonya a levé la main pour poser une question.
— SONYA : Qui choisira la destination ? Vous ou nous ? — PIERRE ABENA : Vous !
Elle a souri et elle s’est dit intérieurement « je crois être la plus riche parmi ces filles et je suis sûre que je serai encore là, le moment donné. Je vais choisir Dubaï, ah ouais » puis elle a dit :
— SONYA : D’accord, c’est compris !
Roxane était dans la voiture depuis et elle en avait déjà marre d’attendre. Elle a appelé Hortavie, mais cette dernière n’a pas décroché. Pas parce qu’elle ne voulait pas, mais, parce qu’elle ne pouvait pas.
Le prince pendant ce temps à continuer son discours et quand il a fini, il a dit :
— PIERRE ABENA : Préparez-vous, car demain, j’aurai un tête-à-tête avec deux groupes de filles. Un premier groupe de trois filles le matin et le deuxième en soirée. Sur ce, bonne nuit...
Elles ont dit « merci, bonne nuit » et ont commencé à chuchoter entre elles pour savoir qui allait être choisie et tout...
Le prince a demandé à Hortavie de le suivre dans son espace personnel, mais avant, il a chuchoté dans l’oreille de la recruteuse « c’est la candidate absente » et elle a répondu en chuchotant « elle ressemble à la fille présente sur la photo que vous étiez en train de regarder ce matin ». Il a regardé la recruteuse sans rien dire et il est parti avec Hortavie.
— Bon, c’est l’heure de manger et après, chacune fera ce qu’elle veut, mais n’oubliez pas qu’à 23h, il faudra aller au lit.
Certaines sont allées manger, d’autres sont allées s’amuser dans la piscine, d’autres sont allées jouer au basket. Tout était éclairé même pendant la nuit donc on pouvait faire des activités sans problème.
Ils sont arrivés au dernier étage et Hortavie est restée devant la porte. — HORTAVIE : J’attends alors le document s’il vous plaît.
Il s’est tourné et il lui a dit :
— PIERRE ABENA : Viens !
Elle est entrée et il lui a demandé de prendre place dans le canapé. Elle a obéi. Il est allé dans la chambre prendre le document et quand il est revenu, il s’est assis tout près d’elle.
— PIERRE : Tiens (en lui donnant le document et un stylo). — HORTAVIE : Merci Monsieur !
Elle a commencé à lire et après avoir fini, elle a vu l’endroit où il fallait signer et elle lui a demandé :
— HORTAVIE : C’est bel et bien ici qu’il faut signer Monsieur ? (En montrant l’endroit avec sa main).
— PIERRE ABENA : Oui, c’est ça !
Il s’est levé et il est allé prendre la télécommande sur la table pour allumer la télé et il est tombé sur une chaîne de musique et la musique qui passait disait: « t’en va pas, reste là, j’ai besoin de toi ». Il a tout de suite zappé avant de guetter Hortavie légèrement et de faire comme si de rien n’était.
Hortavie est restée perplexe. La chanson en question a eu un petit effet sur elle et lui a donné la chair de poule.
— HORTAVIE : D’accord merci.
Elle a fermé les yeux et elle a signé puis elle a remis le document au prince. — HORTAVIE : C’est bon Monsieur, j’ai signé !
Il a pris le document et il est allé le déposer avant de revenir. — PIERRE ABENA : Laissez-moi vous accompagner...
Il l’a amenée jusqu’au portail et elle est partie, mais avant, elle a regardé Fanny qui était en train de s’amuser avec d’autres filles dans la piscine pendant quelques secondes et l’image du prince et elle en train de s’enlacer est repassée dans ses pensées. Puis elle est partie.
Quand le prince est retourné dans son espace personnel, il a demandé à ce qu’on lui serve un verre de vin et ça a été fait. Il a pris le document pour regarder en buvant et quand il est arrivé à l’endroit de la signature, il a constaté que...
À suivre…
