La naissance
(J’étais très contente pour le retour de mon unique enfant.)
*Marcel*
Je ne faisais que prier afin que sa mère puisse l’aider à se faire avorter. Je voulais aussi parler à mon chauffeur pour voir son avis, mais je me suis dit que ce n’était pas important pour le moment. D’ailleurs, nous devions garder ça entre nous, comme un secret. Je n’arrivais plus à me mettre à l’aise, depuis le jour où Noamie m’a dit qu’elle était enceinte. Une semaine après, je lui ai fait tous les papiers nécessaires afin qu’elle retourne au pays. Parfait est allé la déposer à l’aéroport et quelques minutes après, il est revenu chez moi au bureau.
_ J’espère qu’elle a déjà pris le vol non !
Parfait : si, dans quelques minutes après, elle va rentrer au pays.
_ D’accord !
Parfait : je peux savoir la raison pour laquelle elle est repartie ?
_ Pourquoi tu ne lui as pas demandé, lorsque tu l’amènes à l’aéroport ?
Parfait : eh, c’est parce que j’ai oublié.
_ Sa mère est souffrante, donc elle est allée la voir.
Parfait : oh désolé pour sa mère !
Malgré que j’aie mille confiance en Parfait, mais j’ai décidé de ne pas lui dire ça. J’ai fait quelques minutes au bureau et nous sommes partis pour faire certaines courses dans la ville de Kinshasa. Une heure de temps après, tout est bien passé et nous nous sommes retournés à la maison. Moi-même je savais que Diane allait me réserver son magnifique plat encore. Vraiment, celle-là aussi était très parfaite dans ce domaine. Quelques minutes après, nous sommes arrivés à la maison et ma devinette aussi a bel et bien marché. Directement, je suis allé dans la salle de bain pour me laver avant de manger. Après le bain, j’ai appelé mon chauffeur de venir me voir.
Parfait : DG, avez-vous besoin de quelque chose ?
_ Non, je n’ai pas besoin de grande chose. Je voulais juste te poser certaines questions.
Parfait : je vous écoute alors.
_ Tu comptes la marier ou c’est juste une relation à court terme ?
Parfait : oh non DG, on a décidé de faire une relation sérieuse. Peut-être que notre relation sera la meilleure même.
Ce gars me faisait trop rire chaque jour. Même si je n’étais pas d’humeur parfois, à cause de lui, je souriais. Sa dernière phrase m’a tellement fait rire cette soirée et lui-même ne faisait que me regarder. En tout cas, cela pouvait être vrai, car eux aussi s’aimaient bien à mon absence. J’ai échangé quelques mots avec lui et il a finalement décidé de me laisser. Il est à peine sorti et j’ai reçu un appel venant de la part de l’un de mes collègues. Après l’appel, je me suis rendu chez Parfait afin qu’on puisse aller rencontrer le collègue qui m’a appelé. Il s’est concentré sur le volant et moi aussi je me suis tu à côté de lui. Dans un instant, mon téléphone se mettait à sonner et c’était Noamie. À cause de Parfait, je n’ai pas pu décrocher l’appel.
*Noamie*
Malgré que j’étais triste avant de prendre le vol, mais une fois arrivée sur la terre de nos aïeux, j’étais très contente. J’étais vraiment très ravie de revoir la nature de mon pays. C’était en ce moment, j’ai fait la grande remarque entre notre pays et celui de mon DG. J’ai pris un taxi à l’aéroport et directement, il m’a amené à la maison. Dès que ma mère m’a vu, elle était très heureuse et m’a embrassé dans ses bras. Oh quelles magnifiques retrouvailles ! Elle m’a aidé à faire rentrer mes valises dans la chambre. Après la salutation, elle s’est rendue dans la cuisine pour me préparer sa douce nourriture et moi aussi j’ai profité pour appeler le DG en même temps. Je l’ai appelé plus de deux fois, mais il n’a pas décroché l’appel. J’ai en même temps su qu’il était occupé.
Vraiment, ma mère était la meilleure cuisinière du mondes. J’étais au salon, mais l’odeur de ce qu’elle préparait, me parvenait jusque là. J’imaginais même le goût de ce plat. Je suis allée rejoindre ma mère dans la cuisine pour l’aider avant de me rendre dans la salle de bain. Quelques minutes après, la nourriture était prête et je suis vite allée me doucher avant de manger. Trentaine de minutes après, nous avons fini de manger et il était temps qu’on aille parler sérieusement concernant ma grossesse.
Lila : ma chérie, encore une fois, sois la bienvenue !
_ Merci maman !
Lila : la fois passée, tu m’avais dit de quelque chose au téléphone, mais honnêtement, je ne t’avais pas bien saisi.
Qu’est-ce que ma mère me racontait au juste ? Donc, moi Noamie, je suis quittée à Kinshasa pour revenir au pays, mais elle ne savait pas la raison pour laquelle j’étais de retour ? Si je comprenais bien, elle ne pouvait pas m’aider à me faire avorter ou comment ? Hum, vraiment le comportement de cette dernière m’a un peu touché, mais j’ai décidé de garder mon calme. Ma seule prière était qu’elle m’aide à débarrasser cet enfant.
_ Maman, es-tu sérieuse là ?
Lila : ta mère vieillit, donc elle oublie vite certaines choses.
_ Tu n’as même pas encore atteint soixante ans, est-ce que tu le sais ?
Lila : j’oublie les choses, mais je ne peux jamais oublier mon âge.
_ Pourquoi ?
Lila : C’est parce que cela est très important pour moi.
_ S’il te plaît maman, ne m’énerve pas avec tes comédies ! Maintenant, il faut savoir que je suis de retour pour me faire avorter ici.
Bizarrement, elle se mettait à sourire après mes propos. Cette femme ne voulait pas m’aider ou quoi ? Oh non, cela ne pouvait jamais être possible. À cause de ses attitudes, je commençais même à regretter de rentrer au pays. Si je savais, j’allais faire cet avortement à Kinshasa à l’aide du docteur de mon DG. Vraiment, moi aussi j’étais très naïve et un peu stupide de ce côté. J’imaginais comment elle-même allait regretter, si elle ne m’a pas pu aider. Ah oui, si ça arrivait que j’ai accouchée, j’allais automatiquement abandonner ma mère et mon enfant même, car cet enfant pourrait m’empêcher de bien profiter de ma vie.
Le lendemain matin.
*Edwige*
J’ai passé des années avec d’autres collègues, mais on ne s’aimait pas de cette manière. Noamie est partie et on dirait que j’ai perdu une grande partie de mon corps. J’étais très triste et je me sentais trop seule à cause de son absence. La nuit aux alentours de vingt heures, on a beaucoup discuté sur WhatsApp et elle m’a dit qu’elle serait encore là dans peu de temps. Dans tous les cas, je n’avais pas d’autre choix que de l’attendre impatiemment. Le lendemain matin, je me suis réveillée avec une humeur très désagréable et c’était toujours à cause de Noamie. Après avoir mangé, je me suis rendue au service toute seule. À ma grande surprise, j’ai vu Parfait ce beau matin-là devant le portail principal de l’entreprise.
_ J’espère que tu te portes bien.
Parfait : on dirait et toi ?
_ Ça ne va pas.
Parfait : pourquoi ? Ou bien, c’est à cause de ta seconde jumelle ?
_ Tu as bien deviné. Elle me manque déjà.
Parfait : ne t’inquiète pas, elle sera de retour dans quelques semaines.
_ Est-ce qu’elle-même t’a dit ça ? Bon, dis-moi pourquoi tu es ici ?
Parfait : je suis venu avec ton directeur général.
_ Mon DG est different par rapport au tien ?
Parfait : il est mon patron et non mon DG.
_ Tu es malade psychologiquement, est-ce que tu le sais ?
Oh vraiment, Parfait aussi était très drôle parfois. À cause de lui, j’ai un peu souri ce matin-là. Après avoir discuté avec lui, je me suis rendue au bureau. Quelques minutes après, j’ai senti que quelqu’un frappait à ma porte. Sûrement, cette personne devrait être le patron de Parfait, mais mon DG, haha…. Je lui ai demandé de rentrer et il a fait son entrée. Son comportement m’étonnait vraiment. Malgré sa richesse, mais il se respectait bien. Certaines personnes milliardaires se croyaient comme si elles n’allaient jamais mourir dans cette vie.
Marcel : Edwige, comment vas-tu ?
_ Je vais un peu bien.
Marcel : d’accord, je te comprends. Je veux que tu me fasses une promesse.
_ Je vous écoute.
Marcel : tu es la seule personne qui sait que Noamie est tombée enceinte et je veux que cela reste toujours entre nous.
_ Ayez confiance en moi !
Marcel : merci beaucoup !
Il est sorti et je me suis mise à verser mes larmes. Vraiment, ça se voyait qu’il n’était pas encore prêt pour avoir un enfant, mais par l’accident, Noamie est tombée enceinte. Dans un instant, elle-même m’a appelé et nous avons beaucoup discuté ce matin-là au téléphone.
*Lila*
Je jouais la conne, pourtant j’étais la plus intelligente. C’était juste le premier jour de son arrivée au pays, mais elle était très fâchée contre moi. Si elle pensait à se faire avorter à l’aide de moi, là elle se trompait sans se rendre compte. Je l’avais porté dans mon ventre durant neuf mois, sans penser à l’avortement et pourquoi c’était elle qui allait le faire ? Non, je ne pouvais jamais lui faire avorter, car j’avais aussi envie d’avoir des petits-enfants. Ce serait un peu compliqué pour moi, mais je savais ce que je pouvais faire.
J’étais dans la cuisine en faisant la vaisselle et Noamie est venue chez moi. Lorsque j’ai jeté un coup d’œil sur son ventre, je me suis mise à rire. Ma seule prière, c’était qu’elle mette au monde un joli garçon afin que je lui donne le surnom de mon mari.
Noamie : je peux savoir la raison pour laquelle tu ris ?
_ Ça ne te concerne pas.
Noamie : maman, on dirait que tu t’en fous de moi, pourquoi ?
_ Je ne te comprends pas.
Noamie : depuis que je suis de retour, tu ne m’as pas encore parlé de comment les choses d’avortement vont se passer, mais qu’est-ce qu’il ne va pas ?
_ Oh ma princesse, je te comprends et je suis désolée pour mon silence. Hier nuit, j’ai appelé mon docteur et il m’a dit qu’il faut qu’on se patiente jusqu’à trois mois après.
Noamie : d’accord, mais il fallait me mettre au courant non !
_ Je te disais que c’était hier nuit seulement que je l’ai appelé.
Noamie : ok j’ai compris.
Vraiment, Noamie était très naïve plus que ma grand-mère même. Je lui ai parlé de trois mois, mais elle n’a rien dit. Oh vraiment, merci Dieu, car mon plan allait marcher.
Quelques mois plus tard.
*Noamie*
C’était avec beaucoup de difficultés que j’ai pues ouvrir mes yeux. J’ai senti une forte douleur dans ma partie intime et moi-même je savais pourquoi. Lorsque mes yeux sont tombés sur ma mère, j’avais tellement envie de la poignarder ce jour-là même. À cause d’elle, je n’ai pas pu me faire avorter, car c’était trop tard. Elle m’avait parlé de trois mois et je croyais que c’était de la vérité, mais c’était plutôt le contraire. Lorsque nous sommes allées voir le docteur, trois mois après, il nous a dites qu’il ne pouvait rien faire encore, car je risquais de perdre ma vie, si vraiment je voulais débarrasser cet enfant. Depuis ce jour, je commençais à détester ma mère avec tout mon cœur et mon seul souhait, c’était de mettre au monde vite et repartir à Kinshasa pour continuer ma vie là-bas toute seule. Ah oui, j’ai décidé d’abandonner ma mère et l’enfant, car moi Noamie, je n’étais pas encore prête pour supporter ces désordres.
Je me suis toujours couchée sur le lit d’hôpital et ma mère me voyait droit dans les yeux. Cette femme était très courageuse hein. En tout cas, dans peu de temps, nous allions voir la plus courageuse entre nous. Dans un instant, j’ai entendu le cri d’un bébé.
Lila : waouh Noamie, toutes mes félicitations à toi, car tu as mis au monde un joli garçon. Son nom est K….
Elle voulait parler encore, mais je l’ai stoppé avec un cri.
À suivre….
