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La règle de 3

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Lorkidey
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Résumé

La vie est un perpétuel recommencement. Rien de nouveau sous le soleil ! Surtout dans les relations sentimentales ! Je suis adulé par les femmes. Et cela ne me déplaît guère ! Bien au contraire. Mais j’en ai tellement connu que je m’ennuie. C’est toujours le même schéma. J’ai trente-cinq ans et Je m’ennuie facilement. C’est une constante dans ma vie. J’ai trente cinq ans, et j’ai déjà tout vu, tout vécu. Les visages changent, les sourires varient, les voix murmurent des promesses différentes, mais au bout du compte, tout finit par se ressembler. Et moi, je déteste la monotonie. Alors j’applique une règle : La règle de trois. Trois rendez-vous. Trois rencontres Pas une de plus. Le premier pour la découverte. L’excitation du mystère, le frisson de l’inédit. Le deuxième pour l’approfondissement. Juste assez pour en savoir plus sans m’attacher. Le troisième pour la conclusion. La dernière note d’une mélodie éphémère. Après ça, je disparais. Toujours. Ce n’est pas de la lâcheté. Pas une peur de l’engagement. Mais du pragmatisme. Juste une évidence : l’amour n’est qu’une illusion bien vendue. Un mirage conçu pour distraire ceux qui ont besoin d’y croire. Moi, je n’ai pas ce luxe. Je suis Abel-Malick Touré, fils unique d’un magnat de la finance, héritier d’un empire que je n’ai jamais voulu. Mon père a construit sa vie autour des affaires et des chiffres. J’ai grandi avec une belle-mère froide et acide, une femme qui n’a jamais manqué une occasion de me rappeler que je n’étais qu’un fardeau dans sa vie. Heureusement, il y a eu ma grand-mère. Elle seule a su apaiser les tempêtes en moi. Mais même son amour n’a pas suffi à me convaincre que les sentiments avaient un sens. Alors j’ai appris à jouer. À séduire, à manipuler, à partir avant, parce que c’est toujours moi qui mène la danse. Je suis un homme de médias, un visage connu, un sourire parfait une voix qui charme et qui vend du rêve à travers un micro, un regard qui capte l’attention de tous. J’excelle dans mon métier. Normal, il n’y en a pas deux comme moi. Je plais, et je le sais. On m’écoute, on m’admire, on me désire. Et moi ? Je m’amuse. Toujours. Jusqu’à Elle : Samira Aka. Elle est entrée dans ma vie avec la même arrogance que moi. Un regard assuré, un sourire qui ne cherchait pas à me séduire. Elle ne voulait pas que je la conquière, elle voulait me défier. J’ai ri. J’ai accepté. Parce que je savais qu’au bout du compte, Je gagnerais. Après tout, je ne perds jamais. Jamais.

SexeromantiqueMariage arrangécontrat de mariageles contraires s'attirentamour après mariage

Les retrouvailles

Chapitre 1

Samira était rentrée au pays depuis quelques mois déjà. Elle avait commencé à prendre ses marques dans son nouvel emploi, et avait pris soin de se fondre dans l’anonymat. Sa vie s’était résumée à une routine simple : « boulot, maison, dodo ». Elle avait choisi de s’éloigner de tout ce qui pouvait éveiller les curiosités des autres, notamment celles qui concernaient son divorce, son retour précipité, etc. Mais aujourd’hui, elle n’avait pas d’autre choix que de faire une exception : son frère aîné, Aymeric, épousait aujourd’hui l’élue de son cœur.

Ce n'était pas parce qu’elle n’avait pas eu de chance en amour qu’elle devait priver son frère de son bonheur. Elle se devait d’être là pour lui, de partager ce moment précieux avec lui, même si la solitude et la distance avaient pris une place importante dans sa vie ces derniers mois. Après tout, le mariage de son frère n’avait rien à voir avec ses propres échecs sentimentaux.

La salle était envahie de bruits, de voix joyeuses et de musique enivrante, mais Samira n’y prêtait guère attention. Ses yeux, eux, étaient accrochés à une silhouette. Lui. Abel-Malick Touré. Il se tenait là, au centre de la scène, un micro en main, charismatique comme jamais, captivant toute l’attention de l’assemblée. Il n’avait pas changé depuis toutes ces années. Certes avec ses dreadlocks sur la tête,une barbe soigneusement taillée, quelques muscles en plus, il était beaucoup plus sexy que dans ses souvenirs. Sa verve était toujours aussi irrésistible, et son charisme semblait encore plus puissant.

En l’observant, des souvenirs oubliés resurgirent dans son esprit. Des souvenirs de son enfance, des heures qu’ils passaient à jouer dans le jardin avec son frère. Abel-Malick s’était lié d’amitié avec son frère, car sa famille habitait dans la villa mitoyenne à celle de la grand-mère de ce dernier. Il avait passé toute son adolescence là bas. Abel-Malick, ce garçon qu’elle avait secrètement admiré, mais qui ne l’avait jamais remarquée. Il ne l’a voyait que comme une petite sœur .

Une tape sur l’épaule la fit sursauter. Son regard se tourna automatiquement vers sa mère qui l’observait, un sourire malicieux aux lèvres. Il était temps pour le traditionnel lancer du bouquet.

« Ah non, maman ! Je t’ai déjà dit que je ne suis pas intéressée par tout ça », répliqua Samira en haussant les sourcils, ses yeux presque fuyants.

Sa mère la fixa d’un regard insistant, une moue déterminée sur le visage. La leçon de cette journée, c’était qu’il n’était pas question de refuser. Pas ici, pas maintenant.

Sans autre choix, Samira se leva et se dirigea vers la piste de danse, rejoindre les autres demoiselles d’honneur. Elle se moquait des coutumes, des attentes. Mais ce jour-là, elle n’avait pas l’intention de faire de vagues.

Le bouquet vola, et comme prévu, une des filles se jeta sur le petit bouquet de fleurs avec une telle force qu’elle tomba presque. Samira, avec un léger sourire, profita de l’effervescence pour se glisser en retrait et regagner son siège. Mais dans sa hâte, elle heurta quelqu’un

« Excusez-moi, madame », s’excusa une voix grave, assurée.

Samira releva la tête, reconnaissant la silhouette familière. « Ce n’est rien, Malick », répondit-elle presque sans y penser, sa voix trahissant une surprise mêlée à une touche de tendresse. Une tendresse qu’elle n’avait pas ressenti depuis longtemps.

Malick, intrigué, remarqua la familiarité de son ton. Cette manière de l’appeler, comme s’il l’avait déjà rencontrée. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, à peine perceptible, mais suffisant pour éveiller une certaine curiosité en lui. Il se demandait bien ce qui se cachait derrière cette apparence si distante et réservée. Puis soudain tout devint plus claire.

« Samira, c’est ça ? » demanda-t-il, son regard perçant se posant sur elle avec plus d’intensité qu’il ne l’aurait voulu. Un brin d’amusement se mêlait à l’étonnement dans ses yeux.

Elle hocha la tête, son sourire à peine visible. « Oui. Ça fait longtemps. »

Elle avait changé. C’e n’était plus la petite rondelette, avec l’acné sur le visage qui était peu sur d’elle. Elle était ravissante dans sa robe « terracotta ».

« Bien trop longtemps, je dirais. » Sa voix se fit plus douce, moins assurée, comme si cette rencontre inopinée venait de raviver quelque chose qu’il avait longtemps ignoré.

Avant que Samira n’ait eu le temps de répondre, la musique se fit plus forte, et d’autres invités se pressaient autour d’eux. Un léger malaise s’installa, mais les deux restèrent là, figés, comme deux personnes qui s’étaient croisés après des années d’absence. Mais l’air entre eux était bien plus chargé que ça.

Il l’invita sur la piste de danse. Elle ne se fit pas prier, et se lâcha sur une musique endiablé de Meiway.

Ces retrouvailles lui avait fait du bien. Elle était en sécurité, elle pouvait se lâcher et profiter.

Abel-Malick et Samira, deux âmes liées par le passé, se retrouvaient pour la première fois, et tout était sur le point de changer.

Chapitre 2 :

Le lundi qui suivit le mariage, Samira reprit le cours normal de sa vie. Dans son bureau, le matin était dédié à l’analyse des rapports de performance des agences de la banque. Responsable du Réseau d’Agence, elle veillait scrupuleusement à ce que chaque objectif soit atteint, et ce n’était pas une tâche facile. Ses journées se déroulaient en suivant un rythme effréné, mais elle ne s’en plaignait pas. Le travail était son ancrage, sa zone de confort, un lieu où elle contrôlait les choses.