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[Prince Philip]
Êtes-vous vraiment prêt à aller jusqu’au bout de toute cette folie, Felipe? Allez-vous vous sacrifier pour quelque chose qui ne peut pas être annulé à l’avenir?
Frederick demande insatisfait de mon choix alors qu’il marche furieusement d’un côté à l’autre dans le bureau de notre père.
Même après trois jours de la conversation chaleureuse et presque drastique que notre famille a eue sur le grave malheur auquel nous devons faire face, avant que les conséquences ne deviennent publiques et ne ruinent l’image du roi en apportant le chaos sur le royaume, Frédéric ne se conformait toujours pas à l’arrangement dans lequel j’étais le principal impliqué et que j’avais accepté, cela apporterait une solution partielle à nos problèmes actuels.
Au fond de moi, j’ai compris ses motivations pour agir contrairement à la décision prise. Frédéric, en tant que frère aîné, se soucie vraiment de moi et de mes choix, alors il craint qu’à l’avenir je puisse me repentir amèrement du choix que j’ai fait, et que je le referais si nécessaire.
J’ai pris ma décision, Frédéric. Et il n’y a rien pour me faire reculer.
Je dis en tapotant mes doigts sur le bol en cristal contenant de l’eau que j’ai dans les mains.
De plus, vous ne pouvez pas oublier que Francesca est notre sœur, et il est de notre devoir de la protéger avec nos vies.
- Mais Philippe... -Frédéric commence à protester et j’ai la main libre en le tenant.
Francesca peut même simuler cette image d’une femme mature et inébranlable pour le monde extérieur, mais nous savons tous les deux qu’elle n’est qu’une fille sensible qui a perdu sa figure maternelle trop tôt.
Je dis tranquillement en examinant le reste du contenu dans ma tasse, juste pour vous offrir le temps qu’il faut pour absorber mes mots, puis je regarde à nouveau vers vous et passe à autre chose.
- Notre sœur ne survivrait pas à un tel scandale, Frédéric...
- Causée par elle-même, Felipe! - il exaspère en me coupant.
Et alors, mon frère ? Quelle est l’importance de cela maintenant? Quelle différence cela fait-il pour ceux qui appartiennent à la culpabilité ou à qui il cesse d’appartenir ?
Cette fois, c’est moi qui me mets en colère en élevant la voix sur certains tons.
Peu importe si Francesca a fait une erreur, c’est ma sœur, ma famille, du sang de mon sang. Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la protéger de tout mal possible que le monde ou d’autres personnes pourraient vouloir lui faire.
Je dis convaincu en tendant l’index en riste à votre poitrine avec le regard ferme.
Je n’y réfléchirai pas à deux fois avant de faire un quelconque sacrifice si cela vous évite quelques douleurs, et c’est clair à ma portée.
Frédéric tord le coin de ses lèvres de désapprobation, mais ne réfute pas ma déclaration par des arguments contraires.
Et tu sais, frère, qui ferait aussi la même chose pour toi ou notre père. Tu es ma famille, la seule chose que j’ai de plus importante dans la vie et rien ne peut être plus précieux que cela.
-Ton amour et ta loyauté envers cette famille sont des qualités et des défauts admirables, Felipe.
Il commente après quelques étranges secondes de silence et croise les bras devant son corps dans une posture troublée mais résignée, puisqu’il avait déjà réalisé que je n’avais pas l’intention de revenir sur ma décision, puisqu’il avait donné ma parole d’honneur.
J’apprécie vos paroles, mon frère. -Je réponds en siandant la dernière gorgée de la tasse et en la déposant sur la vaste table en acajou de notre père.
Je suis désolé de vous décevoir, mais ce n’était pas un compliment, petit frère.
Frédéric secoue la tête en négatif et on rit, le temps lourd se défaisant progressivement étant remplacé par le détendu.
Je t’aime, mon frère. Je m’inquiète juste de ton bonheur, tu le sais, n’est-ce pas ?
Je sais, Frédéric, et je suis très reconnaissant de t’avoir comme frère dans ma vie. Mais vous ne pourrez toujours pas changer ma décision avec ces déclarations d’amour fraternel.
Je joue pour ensuite gagner un livre volant, qui passe à quelques centimètres de ma tête, quand je descends juste à temps pour que l’objet me frappe.
- Misérable... -rire.
-Comme je ne peux pas le faire changer d’avis, il y a toujours l’option la plus simple qui est de le tuer avec un objet non létal...
Frederick dit au moment même qu’après deux coups à la porte, un garde l’ouvre et regarde d’un frère à l’autre avec le visage alarmé tout en écoutant la phrase de Frédéric.
Il plaisante. -le réconfort et l’homme avale à sec avant d’être autorisé à parler.
Je suis venu informer Vos Altesses que l’invité vient d’entrer dans le château, et qu’elle attend la permission d’être reçue par vous.
C’est super. Frédéric tourne les yeux avec sarcasme, mais ignore son acte d’insolence et tourne son attention vers le garde qui attend un ordre.
-Informez le roi et la princesse Francesca de la présence de la jeune fille dans le château. Je veux dire, levez-vous. Et accompagnez notre invitée ici, nous l’attendons.
Oui Monsieur. Le roi avait déjà été informé et est en route. Seule la princesse doit être avertie. -il répond et l’amende volontairement. Y a-t-il autre chose?
Non, c’est tout. Merci, Narcise. - Je vous remercie poliment.
A votre service, Vos Altesses. -il s’incline et sort de la même manière discrète qu’il était apparu en fermant la porte juste derrière lui.
Je ne suis toujours pas d’accord avec cette folie, mais je vais respecter et respecter tes choix, frère. Frederick dit quand nous sommes à nouveau seuls en laissant échapper un soupir fatigué.
Je compte là-dessus, mon frère. -Je sens avec ma tête souhaiter de tout cœur qu’il dise la vérité et ne crée plus de frictions inutiles.
