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11

[Lumière]

Mlle Catherine, j’ai une proposition pour vous. - J’annonce et je lève la main quand la jeune femme mentionne m’interrompre. -Écoutez d’abord ma proposition et ne répondez qu’après y avoir réfléchi. Mais réfléchissez bien avant de donner le dernier mot, car nous n’avons pas affaire ici seulement à notre vie, mais à celle d’autres personnes comme vos frères et celle de votre mère. Je vais vous voir.

D’accord, dites-moi ce que vous faites dans votre tête folle. -elle frappe en croisant les bras dans une posture pétulante, qui ne me secoue en rien, maintenant que je sais que c’est juste un prétexte pour masquer sa faiblesse et se protéger.

En moi, il y a un sentiment de compréhension et je comprends comment une femme dans sa position a dû développer des dispositifs pour préserver l’esprit sain et le cœur intacts même au milieu du chaos, pour pouvoir survivre comme elle le pouvait, et toujours aider la famille à ne pas mourir de faim. Catherine est une femme forte et griffue et je l’admire pour ces qualités. Car combien de personnes ont tourné le dos à leurs proches parents dans des situations de besoin ou de privation de certains avantages? C’est quelque chose de triste, mais une réalité indéniable qui se produit tous les jours autour de moi.

- Je veux que tu viennes vivre dans ma maison avec tes frères et ta mère.

Mais je ne peux pas...

Attendez, je n’ai pas encore fini. - je le fais taire quand je suis coupé. - Bientôt, je vais devoir quitter la maison et aller à un... ailleurs, résolvez certains problèmes personnels. Je ne serai pas ici longtemps, et pour cette raison, ma maison sera abandonnée à la merci de tout fauteur de troubles malveillant qui pourrait vouloir s’y introduire en mon absence. Alors pensez avec moi, ce sera une rue à double sens, je vais vous aider en vous offrant un endroit en ville pour vivre avec votre famille et avec cela la possibilité que vous et votre mère obteniez de meilleurs emplois pour subvenir à vos besoins, et j’aurai quelqu’un pour prendre soin de ma maison pendant votre absence. Réfléchissez, c’est un bon arrangement pour nous deux. Tout le monde y gagne à la fin. -Je conclus la pensée à la vue de ses yeux bruns suspects.

Je ne pense pas comprendre tout à fait ce que vous voulez dire, mademoiselle. Offrez-vous votre maison à une femme complètement inconnue qui n’est pas votre confiance, afin qu’elle vive avec sa grande famille pour une durée indéterminée? -Catherine interroge dans un mélange d’incrédulité et de sarcasme.

- Vous êtes une femme intelligente, et apparemment vous comprenez très bien la proposition. -Je réponds en la regardant fermement dans les yeux pour que vous compreniez que je suis sérieux.

Et qu’obtenez-vous pour cela? Personne ne tend la main sans attendre une pièce de monnaie en retour. - elle insiste sur son incrédulité en libérant le proverbe.

Je vous l’ai dit, Catherine! - Je commence à me fâcher contre ton imosis, et maintenant c’est moi qui veux frapper la bouilloire dans ta tête.

Facile, Luz! Inspirez et expirez lentement. Vous n’êtes pas une femme en colère qui vous laisse secouer par le mauvais temps. Vous êtes une personne bonne, calme et paisible. Alors ne perdez pas la tête rapidement avec cette jeune femme désorientée.

C’est comme un prêt, mademoiselle. - Je dis chercher à détendre la posture tendue de ma colonne vertébrale douloureuse. - Vous utilisez la maison pour vous abriter, et en retour vous vous en occupez pour moi. Regardez, c’est si simple!

- Je ne te fais toujours pas très confiance. La générosité lorsqu’elle est offerte sur un plateau d’argent facture toujours un prix élevé à l’avenir. J’ai eu mes propres expériences pour le savoir.

Elle se dispute avec esprit et malheureusement je dois reconnaître qu’à un moment donné, la fille a raison. Même moi, si je me mettais à votre place, j’aurais peur d’un étranger aussi. Et pour être tout à fait honnête, je m’identifie beaucoup à Catherine pour vivre une situation similaire, mais dans un contexte très différent, mais au final, nous sommes tous les deux dans le même bateau, tenant une échelle imaginaire avec peu d’alternatives d’un côté et de l’autre. À tort et à raison, quelle est la meilleure décision?

- Je ne veux rien devoir à personne. -dit-elle enfin, après quelques secondes de réflexion en silence.

Je vois à travers les yeux tristes et réticents la lutte interne que Catherine mène dans son esprit avec des dizaines de pensées contradictoires. Je dois l’aider à prendre cette décision judicieusement, sans que vous vous sentiez coupable de faire la bonne chose.

Ne sois pas fière, Catherine. Pensez au bien que votre famille fera. -Je commente d’un ton attrayant et sa bouche croustille dans un geste de colère. Si le problème est d’argent, j’accepterai que vous me payiez autant que vous le souhaitez, lorsque vous serez stabilisé et que vous aurez les ressources pour le faire.

- Pas comme je le souhaite!

Elle proteste immédiatement et je tourne les yeux avec impatience.

Je n’accepterai votre offre qu’à la condition que je vous paie la devise par devise, exactement le juste montant pour tout. Ni plus ni moins que cela. -elle impose sa déclaration de manière décisive, et je sais qu’elle ne reviendra pas en un seul mot.

La fille est ferme dans ses idéaux, je le vois et l’aime, autant que cela me cause un petit mal de tête inutile.

Très bien, j’accepte vos conditions, Mlle Catherine. - Je suis d’accord pour me lever. Et toi? Que répondez-vous à cela? Avons-nous un accord? -Je demande camouflé l’anxiété à l’intérieur, en tendant la main gauche vers vous.

Oui, je suis désolé. Nous avons un accord, Mlle Luz. -elle répond avec un petit sourire sur le côté sur son visage, et me serre la main pour sceller les fiançailles.

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